Le crépuscule bannit la nuit jusqu'à en insuffler l'odeur de l'insomnie.
Alors que je sommeille encore, mon corps s'adonne à la délectation des émois étourdis par un charme ravi.
Tout s'élève jusqu'à l'éruption d'un plaisir déjà loin. Mais c'est à l'orée du jour que se tracèrent nos destins.
Quand soudain l'entrevue de ta main qui par sa beauté me fraya l'énoncé d'un lendemain.Ton visage porté au dessus du mien me délivra de l'indécente accalmie d'un réveil lointain.
Je succombai à l'essence du refrain clamant haut et fort la puissance de tes reins qui rythmant la ferveur, enchantèrent la rencontre de nos coeurs.
La frénésie s'unissant à l'offrande m'offrit l'espoir d'une croyance naissante en ce geste édifiant. Je connais la douceur pour que, suspendue à nos âmes, coule l'émotion de nos sensations déjà sœurs.
La beauté baignait l'atmosphère de son halo poétique où déjà se fondaient les désirs nostalgiques.
Dans la pénombre, une rose s'épanouissait au gré des rythmes magnifiques.
Mon être s'éleva sans peur et sema le parfum d'une succulente odeur.
Je t'aime et je sais qu'importe l'innocence de nos espoirs sans fin. Nos esprits s'uniront dans ce paradis aux senteurs de jasmin.
C'est par cette élévation que je compris avec déraison combien le temps importait à la séduction des amants passionnés. En pareille union, j'aurais préféré me décrire, te dire toute la félicité de mon être magnifié. Car je ne sais combien j'aime, tellement je retiens mes mots pour te dire que je t'aime.
J'aurais tant décrié la contrainte du levant en berçant l'aura de mon corps, un matin déchirant, quand de ta présence j'en compris l'élégance.
Le sacré a remplacé l'amertume de l'aurore, la séduction, la crainte d'une paresse esseulée, l'instant s'est transformé en générosité désarmée.
J'aurais tant pardonné mes errances blafardes, oublier Le Parnasse en ces temps suspendus et saisir le moment de ta revenue.
Unissant l'amour à la folie des saveurs de cette nuit, nous nous sommes réunis, fidèles à nos envies. J'en béni aujourd'hui toute l'idylle de ce jour qui dans l'ombre incarnait la rapsodie de nos vies.