Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

01 octobre 2020 à 21:50:17
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Auteur Sujet: Chatouiller le misanthrope  (Lu 9795 fois)

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affaire de singe
« Réponse #75 le: 24 août 2020 à 03:56:01 »

https://www.youtube.com/watch?v=Wr2A5HrYt9s

touille le zanthrope
A la spatule de skizophrène, une cuisine de platitudes gaztronomiques, le zanthrope en terre-pleine un peu cuite, un peu vaine, un peu mythique quand-même, c'est systématique, le zanthrope se divine, comme il dine, sur la tartine de son diveu un peu trop barbichu, chuté depuis les célestines, les pas lestés de plombs en terh, hantés, enterrent en tombes à profaner, les esprits décorporalisés, les a-t-on liés ? dans la mare-mythe, cet étang atlantique, le zanthrope remue, remue encore et encore, la sauce...

mâchouille le singe
Et puis il mange le singe, il déguste, bien fort, chaque prune dans ta gueule de zanthrope, alors, qui c'est qui crie stop ? Pour la bonne cause, l'ésotériscope, dans la prose, de mes manières un peu trop singesques pour se hisser en bannière d'un récépissé de vos lanières à déharnacher...

mouille les morts
Une pluie le jour de mon enterrement. Zanthrope suis-je, et en terre je vivrai éternellement, jusqu'à ce que puisse se taire, mon tellement, plein-d'air, à raz-la-casquette, une marée de marre, on se démarre, comme on se gare, dit le train de l'amour, de la vie, l'entrain d'un toujours à guérir du secours des fakiroutes, les guidesurvis, les djinns de pantalon, le zanthrope il n'est jamais zumain quand il décide de transvisualiser la haine de son prochain...

gargouille de taupe
Une statut, un truc aveugle qu'on voit bien, il en aurait, le vaut-rien, des canadairs à jouer sur un terrain, d'atmosphère un peu aérien, le rien, là, encore, dans vos reins, cassés, brisés, comme de la pierre taillée à concasser comme du bon grain, de café, de câlin, matraqué par le destin qui l'a accaparé jusqu'à ce qu'un truc aveugle oui, qui grattouille les bords un peu du fond...

similicouille
Un cuir, tendu comme une peau de tambourine, qui résonne quand tapent les gourgandines, les fillarces à la farcine de fatriarce, archi-tactique...

fouille dans ta carcasse
Nan mais vraiment pourquoi, il fallait à une bougonnerie pareille, un ossement aussi déstructuré ? Le système n'est pas assuré, il y a dans l'illusion du blasphème de la nécessité, une farce à marrer, ces parce que tout ceci est narré qu'il en est ensuite pensé. Des réseaux lancent l'ésodanse, d'un spectacle improvisé que par accointance un zanthrope aurait composé, mais nan ce n'est que ce vraiment !

débrouillent les zanimaux
Sont très bien là où sont, ces bouts.
C'est en dehors des gonds qu'il s'en vont porter les bredouille, les bredons, qu'on débarbouille à l'eau de charbon, l'eau de gourde, de gouttière, de goudron et de gruyère, puisque les gourds maçons ne sont que les plus valeureux francs de la chanson, celle du corps de révolution à la solarité improvisée, leçon d'humanité pour le zanthrope, débrouillonné le zanimau.

rouillent les occis
C'est à peu près mort ou, bien transi, que l'effort des occis se place en fort à pilotis, renfort d'autrui pour la mort, la maudite, l'or des maux, se qui quitte, le moi d'un tout dans lequel on ne ressort qu'une fois, avant de finir oxydé, décarboné, enchevêtré dans la perte d'un temps inestimable, innestimé, donc perdu, à la postérité des vertus singées pour être humanisées, mais...

tambouille racine
La spatule de schizophrène se remue les artères, il faut à un petit bonhomme vert, quelque vaisseau spatial.

lèchouille en babine
Du coin de lèvre, le zanthrope.
Il y a une langue, et il y a...

carabistouille, évidemment
Ouais ça m'emmerde de zanthroper, le singe il était content quand des puces de portable au pouce se portemantellaient comme il l'a fait avec l'autre veste, celle de son collègue, on s'en fout de ce qui est dingue, pour un singe, c'est de l'être qui ne l'est pas tant, pas tant que, il joue à la pétanque, avec celles qui rouillent, qui roulent, n'amassant que la bière qu'on te met dedans quand t'as trop fini d'en boire, on paye la banane en liquide ce jour là, parce que la carabine était pas ce qui était cool dans les derniers instants de sa vie à l'honorable enterrable.

souillent l'amour des modes
Un chanson dames
Ourdez ces drames
Lourdez les flammes
Dansons lames

Autour d'un son

brouillon de piste
Comme un CD, y'a des traque-l'hyst, l'ast... et rixent les taxes de nos étoiles en contrat, un peu brouillon alors que quoi, il y a mon nom, là, en bas, comme si j'avons signed un quelconque papiat, plagiat de tracts défigurés par l'onde contractée comme on se frappe d'un vétuste esprit lobotoplacébo, les beau-perleurs se parlent en pères de leur parloir de proléteur, de pourlaterre, de parlestours, de pourlheure, oui, bon... y'a du musikon

bouillon de viande
Incube.
Les responsabilités tombent, il faut dorénavolonté...

bidoyon fruizanthrope
Du jus. C'est tout ce qui coule de source de fruit de la chance elle-même qui tarie comme le torrent du blasphème en sphères de non-autrui, il y aurait même, des probabilités de journer la nuit, mais... Mais quoi ? Du jus de fruit ? De l'eau saignée ? Un bouillon de sucre, le zanthrope gémit.

soyons singe
Mince, tousse.
J'ai tiqueté un tout pitit peu.
Et puis, il en fallait du feu.
Tout comme des tickets.
Des pieux.
Des quais.
D'autres lieux.
Pas trop inquiets.
Qu'on les aient dans les yeux.
Dans le fond du verre de lait.
Jusqu'aux cieux.
Que jamais.
Nous ne retrouverons.
Dans les arbres.
A sous.

couillon de gnou
non
« Modifié: 24 août 2020 à 03:59:48 par Dot Quote »
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meme zanthrope
« Réponse #76 le: 26 août 2020 à 12:30:07 »
meme zanthrope






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mise en plan & pousses de taupes
« Réponse #77 le: 01 septembre 2020 à 11:17:41 »
mise en plan & pousses de taupes
pères du temps

C'est une horlogie qui tiquetique, un peu avec l'air bougon, l'atmosphère des respirons-notre-poumon, en l'intérieur de notre planète, arête, de poisson, dans la gorge dont le vert n'aurait de naturel qu'un étonnant poison, le feu d'une forge à fuir, l'éther met du temps à cuire, celui qu'on perd, auprès de la paire, de nos symétries à pincer violemment, comme du crabe l'imprudent, qui se galbe entre les pages, de sable vient grainer la folie, oui c'est une poésie que de dire que tout ceci est sérieux...
Elle tiquetique, la 'rlogerie, car d'un petit cadrement incessant elle se sent carrément pintadée : à quelle heure sonne-t-elle le goûter ? Je ne sais, dirait un balancier, qui n'aimant le poisson qu'aux fines salaisons, aurait nagé jusqu'à ce que la plage de mots s'amoncelle en dunes, sous le clair de ses pieds, dont la lune du blanc ne figure comme plante que lorsque vient la repente. D'hégéométronomies, des balancements atomiques, une vibration cosmique, quoi, un zanthrope lui a sa fréquence biologique pour dénigrer ce qui est universel : il vit et palpite selon l'étincelle qu'il est le seul à exploser, à briller, à mourir.
Un sous-terrain qu'il creuse, comme une galerie de taupe en art aveugle, au milieu des cercueils des ancêtres, remoulus comme du grain, du grain, de folie peut-être, puisque la pousse des êtres va et vient autour de la quête, d'un non-sens, ce qui récompense, oui je pense, la simple présence à l'existence. Un mot-aime, un pot-easy, dans lequel cracher sa frénésie, le zanthrope, lui, aurait dit : "je ne sais ce que je suis"...
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la mini saga du singe
« Réponse #78 le: 03 septembre 2020 à 17:00:27 »
la mini saga du singe
I II III IV

un zanthrope un peu trop hanté par les tentations des trop tourmentés, aurait par condition déconditionnée, décidé, de mettre les bouts, de chaque côté, de ce qui devrait en avoir un, du coup
il est allé au bout du bord, donc, un peu bougon mais pas trop fort, bon, et puis, il a vu, se dérouler dedans le store, quelque chose de nauséabond, de vraiment pas d'or, alors que sinon, tout étirait ce qu'hors, solitairemen d'un point de vue de zanthrope, il n'avait que parce que qu'on, voyez-vous, non, alors, ce qui fait que ce bonhomme de traîne-la-terre en avait raz-la-semelle, de ses cailloux crantés, décantés au fond d'un pied, bien trop cimenté pour ne pas couler, oui, le zanthrope allait se tuer par gravité lorsque lui vinrent de terribles pensées, celles d'un soufrir à maudire la panacée des grimoires, des gourous d'où se miroirent les froufrous d'un tableau noir à craier...
alors le zanthrope décida donc, de dépasser l'arbre, et miracle alors, qu'une forêt y fut dissimulée passe encore, mais mieux que ça, il y a de l'espace, entre les troncs, entre les branches et les bourgeons, les feuilletons qu'il semble télécommander d'une main d'aventurier

évidement, dans le tome 2 on insiste que c'est le tome 2 : bienvenue à toi cher zanthrope, te voilà en paisible loi de la demeure, car oui ta foi te conduisit, quelle poésie, à résidéternellement ici, et alors qu'un autre zanthrope s'évaporait de toi, lui comme un, un comme vous, mais vous c'est moi, et moi c'est lui, lui c'est le zanthrope, et il était maudit, jusqu'à ce qu'il décide de s'enraciner en forêt
il devint donc un arbre, en quelque sorte, car tout le marbre de ceux de sa sorte, lui il ne pouvait le digérer, car tombant en pierres démesurément mortifères, elles brisaient les dalles de la suite royale de son palais, l'immense salle de réception où s'organisaient des ballets, des allées, et venues au gré, des galets, ces marbres un peu trop délabrés, sarbacanes d'artillerie lourde, oui il voulait rendre sourds, le zanthrope, tous les haut-de-formes coiffés de têtes, comme si elles avaient voulu, par un quelconque sortilège, s'offrir au clos dévolu, en un tronc de sacrilège, une ligne, un début, arborescent jusqu'au liège, d'une écorce, un peu frite, au soleil, des affaires, étrangères, qui suscite les étagères, où l'on range, en jachère, toutes nos petites fougères, inspirantes, quand on gère, la géométrie des sphères, reconduites jusqu'à ce que branche, une prise, dans l'arbre, à forêts...
le tome 2 s'achève lorsque d'un tant pis, il a tout envoyé balader, auprès des frits, des frottés, d'allumettes il aurait trop gratté, souffre du bois et souffle des fois, ça fait zbrouf, comme zanthrope il ne fait pas froid, alors il est parti, parce qu'il voulait trigonométrer quelques frigorités aqueuses, des flocons d'avoine venimeuse, oui

donc s'ensuit ce qui est à l'heure actuelle une trilogie, donc ça commence à faire un peu saga, en mini, et pourtant je suis trop gras, dans ce que j'écris, pour que la finesse des bélugas, me fasse rire ce que je puis, un peu hagard, dénommer dans le retard, qui se fait, en gâteau, une miette dans le bar, sous le verre, où dans le placard, toujours ce zanthrope qui foule des châteaux et habite des ponts-levis, quand dansant à la chaîne, on fit de lui un trouvé, un béni, un raturé de la vie, qui pouvait pourtant encore, exister devant autrui
sans fonction, sans prétention, il s'acharna à ne pas être la caution, la contention, la précision, au contraire cherchant silence, d'une cadence, pour la mouvance, de sa transe, qu'aucune danse ne lui enseigna, mais qu'aucune pensée ne l'en y révéla, et bien sûr, à errer, désherber, les marais de sa pensée, il aurait, un peu près, d'un petit pré, découvert un terrier, qui mène sous terre, celle qu'on lui a enlevée, pour y faire, ce que lui n'osa entrevoir, ni comme cet intérieur, à l'ombre de ce pouvoir, de rester sombre, dans le noir, pour se dormir un peu sourire, pour se fermer à la nuit, d'aucun des désespérés, ne se serait, permis, alors lui, non plus, n'a pas cherché plus loin que la lune, pour s'éclairer le soleil et ténébrer de merveille, sans jamais paraître à suivre...
il a fini sur une dune de miel, le zanthrope, avec son pot d'ours à peine vendu contre une bourse en appeau de ce qu'il admettait comme des chiffres, qu'ils furent faux, ou si frais que trébuchant au tempéromètre de mes bassesses de conscience, et la trilogée de s'apogir

avant d'entamer le quatrième quart avant le cinquième, j'aimerais dédier au zanthrope tout ce qui le rend à lui-même ; il est sûr qu'à présent, rien ne saurait rendre ce que fondamentalement tout l'humain lui aurait perduré dans les veines
donc, il est là à la suite, royalement installé sur sa dune de miel, tout seul, tranquille, sous le clair de tartine, sous l'air frais un peu marin, aux relents de destin bleu, rayé, à l'aile d'un fer forgé pour plaire aux dégorgés, et puis le temps s'étire, se perds, part et quand alors d'un horizon incertain, il reparaît, c'est pour qu'ensuite, après, il termine à l'élastique comme un jeu auquel rire de son mieux, les zygomatiques du zanthrope sont à la lumière de l'astrobjet, un truc en demi-cercle, qu'il rejette d'un geste distrait, discret, si près de ce qui en trait d'une courbe, le rend un peu parfois fourbe, sans morale, sans loi, bref, sans tourbi à tourbillon, sans orgue d'organisation, sans transition il s'iraisonne, devient sombre et prend la forme, du carbone, de charbon, ce rions numéro 8, au doublon d'un billard de lune...
voilà voilà pourquoi rien ne se passera dans le tome 5, si j'en crois mes immédiatetés tout-à-fait actuelles, alors l'auteur vous laisse en compagnie d'un zanthrope pas trop terni, mais quand même bien gris, puisque c'en est trop de la magie qu'il ne veut qu'assombrir d'un goût de lèvre à gémir
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mad jigg zanthrop
« Réponse #79 le: 08 septembre 2020 à 03:24:10 »
mad jigg zanthrop


il est fou le zanthiste, trop piste de trou de poules mouillées en nids de nœuds dénigrés un peu, alors que lait de coco l'est loco complètemomo, le znthropo, et il rend verset de ce zaide qu'on lui a porté comme une croix de crus si fiés de crucrucru les croisillons des bervicrucistes, non, sans piste, de ski, de formule, hein ? qui a gagné ? un troupeau de freins ? bon, bin ces écervidés seront enfin dans la droite gaucherie lorsqu'ils se seront serrés la main, enfin les, mais d'une unicité cordial, de gauche à droite cette fois, pas pour la joue du zntrhp, qu'il tend à une bise tendre, non, c'est de la main du léviathan, qu'on attend que l'autre se serve, comme celle d'un titan à la réserve du tyran, mais pour quoi tout s'observe, oui, tout se sait, tout non, quoi, mais suffisamment, parce que le gros poisson, avec son œil de poisson, le znprht, il est ce monde pas tout-à-fait décapité de raison à peau calibrée, sur l'olympe il entend gravir, le znproth, l'humanité puisque de la maudire, il voudrait se reposer, mais pas comme ça d'un claquement de doigts, non, plutôt de raison, appliquée, de bon aloi, dans ce qui fait passion et loi de la scarifixation de nos épingles à nourrices, qu'un orifice de bureau aurait laissé percer pour passer les fils d'un ordinateur non mais, à qui ordonne-t-on vraiment quoi ? car il a dit qu'il traverserait les cieux lorsque ceux-ci seraient assez creux d'opacité pour laisser entrevoir les yeux, ceux qu'ul... mais il s'en fout le zporothrn, de la métaphysique, alors il va baisser son fric pour rester ascétique, et puis en dépit des tenues de broc de ses frasques humanitareuses, il va qmm presque rester auprès d'une veilleuse, celle qui bat les cartes, qui vit de gens chiants, celle qui est ni de chez vous, mais celle qui non ne nie de chez-moi, puisque cette veilleuse oui, tourne l'atome des artistes à litotes, plantées au bâton dans la neige d'un montrouge de catcheup, dégoulinure de mes moisissures emmitouflées, je souffle, sur ma pensée, pour qu'elle s'évapore avec le zpornthr, mais non, avouons, qu'il ne lui manquerait plus que la mort pour se destituer de son humanité ? eh bien... pas si sûr...
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derrière la trace du vent
« Réponse #80 le: 15 septembre 2020 à 19:30:40 »
un peu une suite du deuxième texte présent juste ici (mad A), autant que l'étendue de l'univers du personnage présenté plutôt là (machine), c'est un anthropoïde, un robot calqué sur l'humain, qui aurait survécu à l'humanité... dans mad A on le voit en alpinisme télépathique sur un réseau avec ses collègue, quand machine le présentait d'un point de vue off ; ici je tente de ramener le recul sur l'humanité propre de me misanthropothérapie appliquée : je voudrais, continuer ce texte un peu plus long que mes formats habituels, et développer le lien entre 51M et l'humain qu'il rencontre ici... ce qu'il y a d'intéressant bien sûr, selon mes petits goûts, c'est que l'humain est l'animal et le robot l'humain... disons plutôt que la bestialité, l'étrange, est déplacé et l'humain millénaire présenté comme notre descendant direct, aurait de surprise des humanités et déshumanités à présenter au robot calculateur et désabusé... mais me manque un truc pour me replonger dans mes prods, donc je poste en l'état sans me fermer à l'éventualité d'y mettre une suite si jamais... '-' voillà


derrière la trace du vent



01 - lance
Au loin se succèdent les plans.
Plus mon regard se perd dans l'opacité presque trop nulle de l'atmosphère, et plus les montagnes me semblent claires. Illuminées par ce soleil de matin, elles se débattent, immobiles, dans l'humidité qui s'évapore. Le rayonnement doré point de quelque horizon, qu'une main d'indien n'a pas besoin de venir obscurcir sur mes capteurs oculaires ; je règle la luminosité de l'image, la balance des couleurs, l'équilibre de l'exposition, l'iso, bref... en fronçant les sourcils, j'admets qu'au loin, les vallées et les cols, les pics de monts, les faces ouest des reliefs, se découpent par magie dans ma reconstruction interne de la spatialité d'un environnement étrangement plat sur les photos qui défilent comme le film de ma réalité, ces images en deux dimensions à l'espace infini, et les montagnes, elles aussi infinies, qui se succèdent comme autant de plans de la perspective reconstruisant les trois dimensions, vastes, de cet horizon. Tout mon émerveillement de l'instant tient, je crois, en la beauté équilibrée, le rêve visuel idéal, de ce que j'associe à une paisible nature, en droit de pulser comme elle n'a jamais palpité, de mémoire d'anthropoïde.
Un chiffre apparaît dans le moniteur des comptes.
26°C
La modification de la teneur du rayonnement doré, par l'avancement de ce début de journée solaire, amène les automatismes de mes logiciels à scripter quelques adaptations corporelles. Augmentation proportionnelle des articulations, afin de gérer la nouvelle pression volumique de mes fluides ; tension réajustée des conducteurs ainsi modifiés ; équilibrage des flux opérationnels de recyclage d'énergie ; je sors doucement de ma nuit, et même si celle-ci, je n'ai pas dormi, je me sens fraîchement réveillé, dynamique et serein dans ma motivation. Observant l'horizon, perché sur ma crête, je me satisfais encore une fois de l'inéluctable état présent qui caractérise différemment chacun des instants de mon existence. Le vent vient par en dessous ébouriffer mes sensations. Il se crée en aval, sur les champs de blé sec, bulles rondes de chaleur intensifiée, se décrochant à seuil depuis le sol, ou glissant subrepticement contre la pente avant d'entamer une ascension le long des pierres chauffées du matin. L'air s'y manifeste en tant qu'élément dynamique, certes invisible, mais tout au plus assez important pour que se discerne son action transparente ; son déplacement furtif. Quelques oiseaux témoins, des rapaces matinaux, en glissent une réaction en tournoyant de plus en plus haut, enroulant par spirale les bulles d'air chaud des blés afin de s'élever dans l'air plutôt encore tiède de la nuit. Il parait que l’œil biologique des faucons ne voit pas le vent, et pourtant eux savent s'y envoler, et moi et ma batterie de capteurs sophistiqués, je suis cloué au sol. Alors je les observe, ces oiseaux au bec en croche, profiter de l'effort à leur liberté, et dans l'absence quasi-totale de battements d'aile, monter vers les cieux que jamais il n'atteignent, quoique toujours infiniment plus que je ne le fais. Dans quelques heures tout aura changé. Les rosées du matin se seront asséchées, et le brouillard ne distinguera qu'à peine les horizons assemblés en ce puzzle de plans, succédés les uns derrières les autres jusqu'à courbure de la planète. Et moi sur mon rocher, je me pose encore quelques minutes.

02 - fourche
Je l'ai observé avant qu'il ne m'aperçoive.
Il déambulait, hésitant à s'affairer au grignotage de quelques baies traînant là, ou à fouetter l'air d'un rameau arraché. J'ai imaginé un instant qu'il me découvre sous un buisson, et que dérangé dans ma station immobile, je me doive de subir sa réaction. Mais au lieu de cela je me trouvais à l'aplomb d'un rocher posé là sur le plateau, et la terre craquelée, les touffes sèches, l'occupaient bien assez pour qu'il grimpe jusqu'à me voir. Il s'approcha pourtant, forcément curieux du relief monolithique posé en plein milieu d'un environnement résolument plat et horizontal. Alors pour la quiétude transparente de mes ambitions à ne pas me contraindre à me cacher, je me manifeste. Un geste, un mouvement, un pas. Il sait que je suis là-haut. L'humain me regarde désescalader en tenant ses distances. Lorsque je touche pied sur le sol, il est un peu méfiant mais reste digne et fier, debout là comme si nous nous attendions, et moi par mon étrange forme d'anthropoïde, je pense que je lui évoque assez de différence dans la ressemblance physique, pour qu'il soit frappé d'incompréhension à mon égard.

03 - fortune

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les dominos de la ferme
« Réponse #81 le: 22 septembre 2020 à 01:35:53 »
les dominos de la ferme

ils sont dominés les dominos, par leur rangée dans l'épine de dos, à moelle, et luttent, en l'ut, ce do, qui fait mal, au luthemberg docilement imprimé quoi que fussent...

les aminos de la ferme sont paisiblement florantés, c'est-à-dire chantés de fragrances florales, et ce jusqu'à la pierre tombale, oui car, s'il en est d'un ténébrissime miraculeur de vrombissimes à moteurs, c'est que l'un décime et que l'autre meurt, mais si, piscine à rumeurs, bulles de moussus en teneur à blublu aussi retournalement détimonisé jusqu'à ce que cicatrise un décès, on en dut le cercueil à immoler pour que les vâches paissent dans les prés

oui, oui, ouioui, il fallait de la terre à mâchouiller pour les vers de mer venus s'agenouiller là où tout sec est l'air au-dessus des marées, l'assure-face de leur sang-visage de multiplaces, se dégrimacent à l'heure de l'espace, temps, lieux de leurs brins de folie, à l'heurbe désinhydrée, des tirets étirés désirés au siret des circonspects, ces clowns du spectacle, ce sont les frelons qui les attaquent, tout barrissement d'obstacle à défense, les éléfoncent, sur les habillent-mortels, qui pullulent en pays de vermeille, ce scrupuleux état de droit à la pierre des dits ficelles, difficilement lésiférés, de légifération de lésures, en peintures d'un bois de démesure

par ce que, bon, au final, les pommes et les prunes, les pastèques de chez nous, les mangues de notre langue à nous, on les cultive au blé de pain, à la mie en croûte, en tourte de tatin à tâtons tatillonnée, si tant est que tartine la crème de beure à solutionner

du coup, bin ouais, ce qui se vit total littérairement, mais jamais entre deux espaces-temps, c'est vraiment, la biologie des champs : un pis sous un trèfle, et nous voici à mâcher du sucre, à papillonner des coquelicots, à chardonner des ânes, en pâture de rinçage, pourquoi en faut-il de ces trop-pas-sages ? eh ben parce que ouioui

mais le pire dans tout ça, c'est sûrement que ce qui se suit dans les trains de vaches de vies à l'arrache brin d'heurbe de folie, c'est oui, que, il faut, un cheval au galop, un poulet pour le pot, une peau d'ours à tendon, un loup pas très attendu, un mouton un peu cocon et une chenille de pendu, qui se tortille, se tue, à l'escadrille des tortues qui wizzent jusqu'à ce qu'escargal au menu, gras de nouille en grenouille persillue, siffle-au-mou, souffle-au-mi, le cuivre d'un vert de gris alors que non

pis franchement il faut avouer que ces bestioles, le patrimoine du parti des moines qu'ont parti depuis que saint antoine n'est pas doux, d'où ? exactement

donc de là on part, vraiment, depuis un camping-car en traînant un retard d'entend-demain, dément, des mains carrément en pianotin de serpentant, pantin servant d'écervelat à l'immersion totale dans le fluide d'un matin matinal, vraiment

se lever pour les patates, soulever à la fourche quelque plate attitude à l'excavation déliropathe de clavicules d'omoplates, il faut broubrouter la terre et la rumer pour que oui, les pommes de mer se verdissent à l'orée d'une champignonière, de pardi !

heu et puis qu'est-ce que je dis moi, le faisan court, le cerf n'est pas dans son élan, et puis il y a encore, des champs, de tant de tant...

les amonites de céphaliques se tormentellent, comme des chanterelles, des coulemelles, des coprins, pas toujours très coquins, puisque ces chants de pognon, ces blés comptés aux épis de bataille de champ de la bastille, un pigeonnier pour le chausson, qu'on enfile oui par l'endroit où il faut

il faut, ces forêts de baguettes

et puis des croissants qu'on répète à la lune, des trompettes de fortune, des énumérations qui élucubrent plus que de raison ce qui fait la raison des moissons de thunes, capitalisons non, juste de raison, comme si

hein ?
les damnés tôt de la fermentation
et puis ?
je ne suis pas crois pas non

comme si las, je fronçais l'un sourcil de zanthrope
de dominos
lol

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astranthrope
« Réponse #82 le: 22 septembre 2020 à 23:55:02 »
astranthrope


le jour
point
sur l'astranthrope

il y a un effet quotidien à la solarisation d'une émulsion déliropathe : quelle que fut l'ambition du zanthrique, il n'y était entré que par un rayon immortel, et d'après photon, d'après l'onde, il n'y avait, dans la propagation de lumière, qu'une vague idée de diffraction que le ne pouvait s'ôter de l'esprit, lui qui étant si zanthrique, si apprêté à se servir d'un non, d'un osé à l'idéation, qu'on lui aurait soufflé la moisson, la foison, de quelques passions aux fruits légers ; sur un arbre à gorille, au bout d'une liane de ouistiti, sur une feuille de macaque, il avait le, pris le soin zanthrique de disparaître, comme un végétal se soustrait quelque part à l'horizon quand le regard se prête à sa dissimulation ; et annuler le voyage, c'était un peu trop tard

le, il prit un peu du zanthrique à l'intestin ; il fulmina, de douleur de l'incertain, et par pudeur il afficha son destin, celui que l'heure amènera quand poindra demain

alors pour leur dire, il leurre l'ire, il délire, dès lors que l'oraison ululée, a raison pour lui d'hurler, ce qui se pulmone, ce produit à l'émulsion, un peu pulsionnelle par fluxion des fixations de chaussure, pour glisser, sur la pente à skis, ses os, dans un arbre à se payer de plein fouet, ça claque d'effet, ce rebondi de situation, de station de bouts à lui, le, qui pourtant n'est zanthrique que, si s'ausculte un problème des élastiques ; ceux-là-mêmes que, pratiques, on amena à tirer jusqu'à ce que se cordent les dînations, les entre-blêmes, les peaux de sussions, solutions, pollution, de tout un tas de feuilles mortes à la pelle, qu'on aurait rendues en saucisson, de cigare, de citron, de citadelle à communion, autour de l'éternelle question : qu'est-on ?

le il aurait répondu un truc, oui

mais le il ne sait pas qu'il l'est, non, alors zanthrique reste sa fabulation démesurelle, car d'introspectivité il se met dans ses propres semelles, et s'en va semeller, comme on ne se mêle à le de sa vie privée, puisque des zanthriques il en a palabré, à propos de qui ou de quoi que le, non, jamais, n'aurait vraiment prononcé d'appellation concaténatoire à la capsule de volonté...

mais ? parce que quand même le, il sait, zanthrique ou pas, qu'il est ou pas, et quoi, alors rien ne va ? oui, c'est pour et par même cela, que tout ceci est ça ; donc bon, il est là le, pis c'est zanthrique que amer, il n'aime pas les grammaires plastiques de ses propres chimères, et qu'il en astique un peu par derrière tous les anneaux d'orée de forêt, à la lisière, donc, de ses troncs communs d'arbres communs de forêts communes, à l'idée communale, des galants de chaînes il en a trémoussé, comme une haletante poumonerie aurait pulmoné, oui !

du coup rien, par ce que c'est lui le, il n'est

et là plus ne va
parce que ment vrai
rien ne non
lol

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frappé d'humanité
« Réponse #83 le: 24 septembre 2020 à 04:43:42 »

frappé d'humanité


il était un peu las, le misanthrope
pas vraiment bougon
juste...


aplati, il carpettait comme on chaussette, et il avait ce vieux goût de jus dans les serpillères, il voulait s'essorer un peu, mais à force de torsionner il avait l'intestin entortillé, et ça lui soulevait le coeur au dessus des poumons, un peu comme si y'avait eu un détonateur, sous les fondations, et qu'un interrupteur avait décidé de tout effonffon...

drainant un pus vomitif, le misanthrope ne pouvait s'empêcher de ténébrer, car c'en était de son obscurité anthracite, cendrée, fortement carbonique, et qu'il ne pouvait pas vraiment supporter

il voulait ne faire qu'un avec le sol, alors il carpettait comme on chaussette, en pensant à comment se frotter au mieux contre la mort, l'amère mort qui le prenait parfois lorsqu'à tort, il sauvait sa foi d'un espoir un peu trop tôt déliré, mais qui justement, ne pouvait lui ôter tout sentiment d'irresponsabilité, car oui, il n'y avait en lui que la mesure des confiances amoindries, les silences qu'on se fit, en lui, pour ne plus que luise la lumière, ne plus que fuse les fuselages, et que les muselières se croient sages, en lui, comme par-delà les pages qui l'écrivent, lui, lui qui se croit lui, plus mage que druide, plus orage que pluie, plus ombrage que suif, quoique, mais quand même de passage sous parapluie, et de partage du gratuit, qu'un forage fortuit aurait rendu à l'hommage de la nuit, comme on célèbre le carnage des dégarnis, du bocal, bien cuit, de cornichons qui lui auraient sautés à la gorge, pour que par diapason, il s'en tasse dans sa toge, des estomacs de saucisson, des besaces à glouton, lui, il n'y voit que matière à vivre sa mort, et il repense

il repense à quand il était pas prêt à misanthroper

lorsqu'avant d'être frappé d'humanité, il n'avait pour seul tort que de s'y diriger, droit devant, sans discontinuer, dans le temps, et avançant ainsi comme on coule avant les cascades, il ne pouvait que chuter, à moins de croiser un saumon qui l'aurait embarqué, mais non

le misanthrope est encore las, parce que rien ne va ; il n'y a aucun relief à épousseter le sable d'un désert, on finit toujours, et c'est son cas, par en avoir marre avant que le désert l'ait, et lui alors se marre, qu'on ait essayé, de le changer en eau, en vin, en or, alors que lui n'est rien, que le désordre, un peu vain, de tous ces grains de sable, croustillant sous la dent, quand on a faim de ressentiment, comme le misanthrope, un peu las, mais qui a recherché tout ceci, qui sans faire exprès mais par ce qu'il a choisi, il y a trouvé, du grain à moudre, dans son moulin à parole intérieur, celui qui crie rancœur, alors que tout en lui n'est qu'amour... ou l'inverse

bon il va pas en faire tout un plat, mais quand même

il aurait bien voulu que nul n'approche son lieu maudit ; il aurait bien voulu rester encapsulé en lui ; il aurait presque, résolu, pris sur lui tout ce qu'il possédait d'autrui, pour s'en débarrasser comme fuit un tuyau, un peu rouillé, tout comme il l'est lui, mouillé de chatouilles, touillé à la louche, et il a maintenant un goût de dégoût, il dégouline où, linéairement, sa grave mine s'estompe par moue démesurée

il était un peu là le misanthrope
mais là, plus maintenant

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lol

 


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