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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'Embrasement de Rirfadèn

Auteur Sujet: L'Embrasement de Rirfadèn  (Lu 2172 fois)

Miléna

  • Invité
L'Embrasement de Rirfadèn
« le: 09 Juin 2019 à 11:56:17 »
Je partage un petit texte sur lequel je me suis amusé. Il est marqué par quelques éléments de moyen français (surtout dans la syntaxe), ne soyez pas trop surprit ^^

"La ville avait été laissée à l’abandon par les prélats de la cité, les milices, les administrateurs qui avaient soit fui soit trouvé la mort et nul n'était demeuré pour réguler la vie des habitants - comme nous voyons quotidiennement en nos cités qu'une autorité organise la vie commune des Hommes.
Nous trouvâmes dans la ville quelques gens qui vivaient dans les décombres de maisons en ruines, et les yeux hagards qu'ils jetaient sur notre passage nous donnèrent l'impression qu'ils n'avaient jamais vu de leur génération des Hommes civilisés, si bien que notre vision semblait pour eux une source d'égarement et d'effrois.
Nous trouvâmes de nombreux charniers en la ville, certains enterrés à la hâte, d'autres laissés à ciel ouvert, où s'entassaient des Hommes et des bêtes dans un infâme monceau de chairs, autour desquels grouillaient un nombre si considérable de rats que le sol en semblait vivant et des bêtes se nourrissaient des cadavres, qui étaient de taille d'homme mais d'un corps aux formes lupines.
Ces dites bêtes erraient dans les rues comme des chiens, se battaient pour la nourriture, copulant dans la boue, fuyant à l'approche d'un ennemi, comme une volée d'oiseaux qu'on effraie, mais témoignaient d'une rare pugnacité une fois acculées à la mort ; et rien n'était demeuré dans leur regard, ni dans leur attitude de l'humain, et pourtant on voyait bien à la forme de leur corps qu'ils étaient garolt et qu'aussi comme chacun sait qu'un garolt naît Homme d'abord ainsi pareillement aucun(1) était forcé d'admettre qu'elles étaient manifestement nées Hommes.
Et avec elles les derniers habitants de Rirfadèn partageaient la cité et on devinait assez, à leur regard perdu et morne, qu'aussi ils étaient déjà touchés par le mal des lycants et qu'ils partageraient bientôt la même condition que les chiens qui erraient.
Le Blanc fit de la cité un grand brasier et tout brûla."

Grimirim Fall
L'Embrasement de Rirfadèn
Troisième année du règne de Roydan Nildor,
Rovan Rwil, chroniqueur pour son roi,
785.


(1) aucun : tout le monde (c'est du moyen français).
« Modifié: 15 Juin 2019 à 13:42:41 par Miléna »

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Re : L'Embrasement de Rirfadèn
« Réponse #1 le: 09 Juin 2019 à 23:11:04 »
Tagazok !

(Je recommence ce commentaire perdu y a cinq minutes, j'espère que tu admireras ma pugnacité) (Mais du coup je risque d'être un peu plus rapide dedans et de moins adoucir)

Citer
"La ville avait été laissé

laissée

Citer
les administrateurs qui avaient soit soit trouvés la mort et nul n'était demeure pour réguler la vie des habitants - comme nous voyons quotidiennement en nos cité qu'une autorité organise la vie communes des Hommes.

Je crois qu'il te manque un mot (soit soit)
trouvé
ponctuation à "mort"[ (je vote pour le point virgule)
demeure ou demeuré ?
demi-cadratin pour ton incise :  –
commune
cités

Je suis pas trop sûr de comprendre ta fin de phrase. Enfin, j'en comprends le sens, mais pas ce que tu veux apporter avec.

Citer
si bien que notre vision semblait pour eux une source d'égarement et d'effrois.

je trouve pas ça très beau, si bien que notre vision semblait

Tu as deux paragraphe d'affilée qui commence par "Nous trouvâmes", comme en plus la formule est pas banale, ça ressort.

Citer
nfâme monceau de chaires, autour duquel grouillaient un nombre si considérable de rat que le sol en semblait vivant et des bêtes se nourrissaient des cadavres, qui étaient de taille d'homme mais d'un corps aux formes lupines.

chairs
desquels
rats
Virgule à vivant ?
J'imagine que ce sont les bêtes qui sont de taille d'homme, mais "qui" renvoie à cadavres.

Citer
copulant dans la boue, fuyant à l'approche d'un ennemi, comme une volée d'oiseaux qu'on effraie, mais témoignaient d'une rare pugnacité une fois acculé à la mort ; et rien n'était demeuré dans leur regard, ni dans leur attitude de l'humain, et pourtant on voyait bien à la forme de leur corps qu'ils étaient garolt et qu'aussi comme chacun sait qu'un garolt naît Homme d'abord ainsi pareillement aucun(1) était forcé d'admettre qu'elles étaient manifestement nés Hommes.

Pas fan du court passage au participe présent, tout irait mieux à l'imparfait à mon avis
Dommage de ne pas voir leur pugnacité à l'heure
nées
qu'elles étaient

Citer
Et avec elle les derniers habitants de Rirfadèn

elles

Au début je me disais que c'était peut-être une trop courte entrée dans ton monde, avec ces persos qu'on ne connait pas, mais au final la fin règle pas mal les choses et ça se suffit bien.
Lecture plutôt agréable dans son style pour ma part.
"We think you're dumb and we hate you too"
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"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
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Miléna

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Re : L'Embrasement de Rirfadèn
« Réponse #2 le: 10 Juin 2019 à 10:03:17 »
Merci pour ton passage :) (et ta pugnacité ^^)

J'ai corrigé les différentes fautes que tu as relevé.
Citer
Je suis pas trop sûr de comprendre ta fin de phrase. Enfin, j'en comprends le sens, mais pas ce que tu veux apporter avec.
Je pense en effet que cette phrase n'apporte pas grand chose. La formulation est très typique des textes moyens français donc je trouvais que ça renforçait l'aspect disons "couleurs locale" je trouvais aussi qu'il manquait une longueur ^^

Citer
Tu as deux paragraphe d'affilée qui commence par "Nous trouvâmes", comme en plus la formule est pas banale, ça ressort.
Oui je me suis faites la même réflexion en écrivant mais je n'ai pas trouver mieux :/ je trouve que dans les deux cas ça ouvre bien les paragraphe, je vais reflechire à une alternative.

Citer
Pas fan du court passage au participe présent, tout irait mieux à l'imparfait à mon avis
Dommage de ne pas voir leur pugnacité à l'heure
D'accord je note, moi j'aimais bien (je trouvais ça trop répétitif de tout mettre à l'imparfait).
Oui je trouve aussi ^^ dommage mon chroniqueur n'est pas romancier, il n'aurait pas sut faire. Dans un autre texte peut-être.

Citer
Au début je me disais que c'était peut-être une trop courte entrée dans ton monde, avec ces persos qu'on ne connait pas, mais au final la fin règle pas mal les choses et ça se suffit bien.
Lecture plutôt agréable dans son style pour ma part.
Cool que ça t'ai plus :)
J'avais peur que les phrases à rallonge rebute pas mal, j'ai vraiment essayer de travailler le rythme et les connecteurs logique pour que ça glisse tout seul ^^ c'est le genre de syntaxe qui est typique du moyen français et j'avais très envie de m'essayer à l'exercice. Un jour j’essaierais de faire un texte plus académique :P

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Re : L'Embrasement de Rirfadèn
« Réponse #3 le: 11 Juin 2019 à 05:42:43 »
J'avais jamais eu l'occasion de te lire...

Se dégage pour moi de cette lecture :
- la perception : d'un texte riche, dense, détaillé, minutieux...
- le sentiment : d'une maitrise plutôt complexe de la construction à des fin contemplatives à l'égard d'un environnement dont le chroniqueur semble attaché à la description tout autant qu'à celle de l'expérience en ce lieu vécue...
- l'émotion : relative à un mode de narration dont les tenants et aboutissants, presque omniprésents à une conscience auscultative de sa propre expérience, relèvent effectivement comme tu le stipules, du rapport 'chronique' d'une réalité qui, si je peux me permettre, est dépeinte avec des nuances et lumières telles, comme je te sais d'influences relativement médiévales...
- la réflexion : ...heu, que tout le côté réflexif t'es peut-être plus dédié qu'à aucun de tes lecteurs, toi qui construis avec assiduité un univers que tu souhaites visiblement retranscrire par une littérature du loisir, et qui donc prendrait par la main le lecteur, non pour lui faire oublier ses logiques, mais bien pour le faire rêver au-delà de ses tracas terriens...

N'étant pas très sûr d'être un bon public pour ce genre d'écrits, je souhaites pourtant signifier le fait que je fus intrigué par :
- un retour à une langue qui peut se permettre plus de complexité que des 'le café entra en gare de ma soeur, et il faisait beau'...
- la description assez réaliste dans son contexte, puisque permise par ton contrôle de ladite langue...
- le fait que j'ai presque tout lu, tenu en haleine par les arabesques linguistiques, plus que par le fond, je dois avouer...

Puis bon, j'aime bien lécher un peu avant le meeting...
Nan en vrai, justement j'ai en souvenir meetinguesque que tu as l'air d'être à fond dans ton projet immense, et je suis curieux.
Peut-être aura-t-on l'occasion de discuter de tout ceci prochainement.
.

Miléna

  • Invité
Re : L'Embrasement de Rirfadèn
« Réponse #4 le: 11 Juin 2019 à 10:08:34 »
Merci pour ton passage Dot :D

J'ai l'impression que ce texte t'a touché à sa façon ^^ ça me fait plaisir de voir qu'il a fait naître des réflexions.
Citer
le côté réflexif t'es peut-être plus dédié qu'à aucun de tes lecteurs, toi qui construis avec assiduité un univers que tu souhaites visiblement retranscrire par une littérature du loisir, et qui donc prendrait par la main le lecteur, non pour lui faire oublier ses logiques, mais bien pour le faire rêver au-delà de ses tracas terriens...
Oui je crois que tu as mis le doigt sur ce qui me tient à cœur : j'ai peut-être une approche très technique de l'écriture (beaucoup de travail de recherche et de réflexion sur la langue) mais l'objectif final est bien la littérature de loisir et "faire rêver au-delà de ses tracas terriens", oui c'est tout à fait ça.

Citer
le fait que j'ai presque tout lu, tenu en haleine par les arabesques linguistiques, plus que par le fond, je dois avouer...
Ça me fait très plaisir comme remarque car c'est un peu l'effet que je voulais obtenir :D
Certes le fond est intéressant, mais je voulais aussi surtout que, malgré la longueur des phrase, le texte glisse tout seul d'une proposition à l'autre, de sorte qu'on soit entraîné d'un segment de phrase au suivant sans pouvoir réellement s'interrompre ni avoir le sentiment d'une longueur.

Citer
Nan en vrai, justement j'ai en souvenir meetinguesque que tu as l'air d'être à fond dans ton projet immense, et je suis curieux.
Peut-être aura-t-on l'occasion de discuter de tout ceci prochainement.
Heu ouais je suis vraiment un fond ^^ et j'en discuterais avec plaisir :)

Hors ligne Chapart

  • Calame Supersonique
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Re : L'Embrasement de Rirfadèn
« Réponse #5 le: 15 Juin 2019 à 06:27:49 »
Yo,

"La ville avait été laissée à l’abandon par les prélats de la cité, les milices, les administrateurs qui avaient soit fuit soit trouvé la mort et nul n'était demeure pour réguler la vie des habitants

avaient soit fui / je suis pas convaincu par l'utilisation de "nul n'était". Il me semble que dans cette expression "nul" est employé comme sujet, or là j'ai l'impression que ce que tu veux dire c'est qu'"il n'y avait aucune structure à ce moment-là pour réguler la vie des habitants" (du coup plutôt "il n'était nulle demeure pour ..." - mais j'ai peut-être mal compris - en tous cas j'ai tiqué).

l'impression qu'ils n'avaient jamais vu de leur génération des Hommes civilisés, si bien que notre vision semblait pour eux une source d'égarement et d'effrois.

"vision" est un peu flou pour moi.

Nous trouvâmes de nombreux charniers en la ville, certains enterrés à la hâte, d'autres laissés à ciel ouvert, où s'entassaient des Hommes et des bêtes dans un infâme monceau de chairs, autour desquels grouillaient un nombre si considérable de rats que le sol en semblait vivant et des bêtes se nourrissaient des cadavres, qui étaient de taille d'homme mais d'un corps aux formes lupines.

phrases longues bonjour O/  :)  (moi aussi j'en use et en abuse  :P). Je trouve que ça marche très bien jusqu'à "et des bêtes se nourrissaient des cadavres": à partir de là je trouve la construction plus branlante. Je crois qu'à la place du "et" je mettrais un point virgule, ou peut-être une virgule avec ensuite "des bêtes se nourrissant des cadavres". En fait je vois pas ce que le "et" vient compléter.

pugnacité une fois acculé à la mort ;

acculées

et rien n'était demeuré dans leur regard, ni dans leur attitude de l'humain, et pourtant on voyait bien à la forme de leur corps qu'ils étaient garolt et qu'aussi comme chacun sait qu'un garolt naît Homme d'abord ainsi pareillement aucun(1) était forcé d'admettre qu'elles étaient manifestement nées Hommes.

pareil ici, tout le début de la longue phrase m'a paru très maîtrisé, ensuite beaucoup moins: ça commence avec "et pourtant" (je crois que j'enlèverais peut-être le "et"). Ensuite, ça manque de ponctuation et du coup on s'attend (à mon avis) à ce que la phrase s'arrête sauf qu'on en rajoute avec "et qu'aussi" et qu'ensuite y a pas mal de subordonnées: peut-être ajouter une virgule avant "et qu'aussi", et je me demande si le "ainsi pareillement" est bien nécessaire.

Vu le langage ancien employé, j'ai l'impression que "et pourtant l'on voyait bien" passerait bien que "et pourtant on voyait bien" (idem dans le paragraphe suivant). 

Et avec elles les derniers habitants de Rirfadèn partageaient la cité et on devinait assez, à leur regard perdu et morne, qu'aussi ils étaient déjà touché par le mal des lycants et qu'ils partageraient bientôt la même condition que les chiens qui erraient.

Trop de "et" dans cette phrase à mon goût. Le premier me gêne particulièrement, en début de paragraphe... "Avec elles, les derniers habitants ..." sonnerait mieux à mon goût

touchés


Bon, je crois que les commentaires globaux que j'ai ressortent des commentaires de détail que j'ai faits plus haut. J'aime bien le ton et il y a une certaine ambiance/atmosphère qui se dégage du texte, ce qui m'a bien plu ; après, il y a certaines constructions de phrases longues qui pourraient encore être optimisées à mon goût: notamment, l'emploi des "et" m'a à plusieurs endroits fait tiquer, et j'ai pas toujours été convaincu par la ponctuation.

Vu le langage assez soutenu et les mots de moyen français employés, je me suis dit à la première lecture que le texte passerait peut-être mieux au présent parce que les imparfaits m'ont pas aidé à rentrer dans le texte, mais en fait en y réfléchissant je suis pas certain. Sur un texte comme ça court, c'est assez difficile à dire, c'est probable que sur un extrait plus long je m'habituerais très vite au style assez dense (ça ressemble à un extrait de texte plus long).

Merci pour le partage !  :)

Miléna

  • Invité
Re : L'Embrasement de Rirfadèn
« Réponse #6 le: 15 Juin 2019 à 13:47:20 »
Salut Chapart :)

Citer
avaient soit fui / je suis pas convaincu par l'utilisation de "nul n'était". Il me semble que dans cette expression "nul" est employé comme sujet, or là j'ai l'impression que ce que tu veux dire c'est qu'"il n'y avait aucune structure à ce moment-là pour réguler la vie des habitants" (du coup plutôt "il n'était nulle demeure pour ..." - mais j'ai peut-être mal compris - en tous cas j'ai tiqué).
Fui > corrigé
"nul n'était" > effectivement il y a une coquille ><. La phrase correcte est "nul n'était demeuré", il faut donc comprendre "personne n'était resté sur place, aucune figure d'autorité" (nul est bien le sujet, il n'est pas question d'une structure mais bien de l'absence de figure d'autorité).

Citer
"vision" est un peu flou pour moi.
C'est bien dommage que ta vision sois flou :D pardon ^^
Dans ce contexte on pourrait le remplacer par "le fait de nous voir".

Citer
phrases longues bonjour O/  :)  (moi aussi j'en use et en abuse  :P). Je trouve que ça marche très bien jusqu'à "et des bêtes se nourrissaient des cadavres": à partir de là je trouve la construction plus branlante. Je crois qu'à la place du "et" je mettrais un point virgule, ou peut-être une virgule avec ensuite "des bêtes se nourrissant des cadavres". En fait je vois pas ce que le "et" vient compléter.
Mon texte ne comportant en tout et pour tout que 6 phrases je trouverais surprenant qu'on ne me fasse pas ce type de remarque :D
Le moyen français employait les coordinations telles que "et" comme une ponctuation. Ce "et" vaut presque un point, d'où l'impression d'étrangeté à la lecture (ce n'est plus du tout ainsi qu'on utilise les coordinations).

Citer
acculées
C'est corrigé

Citer
pareil ici, tout le début de la longue phrase m'a paru très maîtrisé, ensuite beaucoup moins: ça commence avec "et pourtant" (je crois que j'enlèverais peut-être le "et"). Ensuite, ça manque de ponctuation et du coup on s'attend (à mon avis) à ce que la phrase s'arrête sauf qu'on en rajoute avec "et qu'aussi" et qu'ensuite y a pas mal de subordonnées: peut-être ajouter une virgule avant "et qu'aussi", et je me demande si le "ainsi pareillement" est bien nécessaire.
Ici c'est la même chose que ma remarque précédente : les connecteurs logiques font office de ponctuation. En fait la phrase se prolonge au delà de ce que lecteur moderne jugerait comme normal, d'où l'impression d'étrangeté de la construction.

Ce que je trouve intéressant avec le moyen français c'est qu'il utilisait les connecteurs logique comme une ponctuation, de sorte qu'il n'y avait pas de véritable coupure entre des structure syntaxique. La ponctuation telle que le point ou la virgule était connu mais employé d'une façon complètement différente et ça a influencé tout le rapport à la langue, et à la structure phrastique. Ce que je trouve encore plus intéressant, c'est que face à la structure du moyen français, on sent (nous lecteur moderne) une étrangeté, comme si la phrase était fausse, mais il ne semble pas possible de la "corriger" sans remanier tout le texte.
J'ai découvert sa en faisant la transcription d'un manuscrit il y a quelque années. J'en parlais ici y'a quelques temps : La Chambre des Investigations Littéraire

Je le précise (même si ça me semble évident) que ce n'est pas ma prose "normal" (mon roman n'est pas écrit de cette façon). Avec ce texte j'avais vraiment envie d'une part d'essayé d'exploité les connecteur logique comme une ponctuation, à la façon des textes en moyen français, et d'autres part poussé la longueur des phrases aussi loin que possible, histoire de voir jusqu'où je pouvais aller en gardant une structure syntaxique correcte.
Pour la ponctuation mon objectif était de ne pas en mettre ;) je l'ai réduite au minimum.

J'ai conscience que ce texte est très particulier, c'est davantage un jeu stylistique qu'un véritable texte je pense ^^ je me suis bien amusé en le faisant malgré tout.

 


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