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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Journal d'une femme libérée [Explicite]

Auteur Sujet: Journal d'une femme libérée [Explicite]  (Lu 1660 fois)

Hors ligne Sharamay

  • Plumelette
  • Messages: 11
Journal d'une femme libérée [Explicite]
« le: 30 Mai 2019 à 11:34:12 »
Bonjour, je vous soumets mon travail, voici le commencement de la première histoire de cette série.

Ça raconte les histoires d'une femme, ses fantasmes vécu ou non...

J'espère que cela va vous plaire.

Bonne lecture, la suite est prête si jamais cela plaît ;)

Journal d’une femme libérée

1 : Jeu de rôle

Tout était prêt, j’avais prévu chaque détail pour qu’il comprenne ce que j’attendais de lui.

Le salon réaménagé pour l’occasion avait des allures de boudoir, j’avais simplement retiré la table basse installé des bougies dans la pièce et mis tous mes plaids sur le canapé,le fauteuil.

Le tapis recouvert de coussins de taille et formes différentes ressemblait à une étendue moelleuse et accueillante.

Ce soir, je m’offrais à lui, soumise, sans réserve et sans complexe.

Je lui avais expliqué par texto qu’en rentrant à la maison ce soir, il aurait une surprise…

J’espérais avoir vu juste et qu’il prendrait plaisir à réaliser mon fantasme.

* * * * *

J’étais nue, agenouillé au centre du tapis, les yeux bandés et je l’attendais…

La maison était silencieuse, je n’entendais que le bruit des battements de mon cœur faisant écho dans mon crâne.

Le temps semblait s’être stoppé, pour me laisser frissonner d’anticipation. À cet instant mon imagination été mon pire bourreau.

Je redouté autant que je désiré son arrivée.

La porte qui s’ouvrit me fit sursauter, sortie de mes pensées, je tentais de me le représenter dans l’entrée. 
Aucun bruit dans la maison, seules quelques bougies pour lui indiquer la marche à suivre.

Ses clés, sa veste puis ses chaussures et enfin le bruit de l’enveloppe laissé pour lui sur le meuble d’entrée.

C’était le moment…

Il m’appela, attendit sûrement une réponse qui ne viendrait jamais, et le bruit de ses pas se rapprocha de moi.

* * * * * 

Je tentais de me représenter ce qu’il devait voir, moi nue à genoux dos à lui, entouré de coussins et de plaid. 
Immobile.
Je compris en entendant le cuir du fauteuil craquer qu’il c’était assis en face de moi.

J’attendis, un mot, un geste, quelque chose pour comprendre s’il avait décidé de jouer ce jeu avec moi.

Il se releva, et je sentis sa main se poser sur ma tête.

- Ok Bébé…

Il me laissa seule, médité sur deux petits mots, je savais qu’il n’était pas parti très loin de moi, j’entendais sa respiration dans mon dos.

Le bruit des glaçons en pierres me donna ma réponse, il se servait un verre, je sentais son regard sur moi.

Sur le buffet du salon, j’avais disposé son coffret à whiskies, pour son plaisir et à côté divers objets pour notre plaisir.

Un petit objet tomba dans ma main, en la refermant, je compris ce qu’il m’avait donné.

- Relève tes cheveux.

Obéissante, je m’exécutais. J’allais relever mes boucles sur le haut de ma tête, sans réfléchir aux détails pratiques de l’opération comme le fait que j’avais un bandeau sur mes yeux. Il stoppa mon mouvement et retira le bandeau.

Il été à genoux devant moi, torse nu, son verre dans une main et le bandeau dans l’autre.
Je ne l’avais pas entendu retirer sa chemise, elle était en boule au pied du fauteuil.
Je n’aurai pas du, mais la tentation était trop grande, je détailler ce corps vu de si nombreuses fois comme si c’était la première fois.

En remontant depuis sa ceinture, je redécouvrais cette taille étroite, ce ventre plat et tendu.
Dans cette position, ses abdominaux saillant me tentaient horriblement. J’ai toujours aimé touché son corps, griffer, mordiller sa ceinture apollon, ce petit « v » si appétissant, menant droit au fruit interdit... Je n’ai pas eu le temps d’en voir plus qu’il se redressa.

-Tes cheveux.

J’attachais mes cheveux frustrée de ne pas en avoir vu plus. Une fois ma crinière contenue, il se pencha et me remit le bandeau.

-Voilà, tu es parfaite comme ça.

Je le sentis me tourner autour, j’étais sa proie et lui ne semblait pas presser de me dévorer.

Le bruit de sa ceinture qui s’ouvrit me rendit fébrile, enfin les choses sérieuses allaient commencer. La chaleur montait en moi par vagues, successives et enivrante.

Sans la vue ou la possibilité de toucher chaque frôlement d’air sur ma peau était comme une caresse. 

Le bruit de sa braguette fut comme une traîné brûlante le long de ma colonne. Je le sentis se coller contre mon dos. Et la torture commença pour moi.

* * * * *


Le son de sa voix, rauque et sensuelle à mon oreille fut le meilleur shoot de ma vie.

-Je peux vraiment te faire tout ce que je veux ?

Je hochais la tête pour lui confirmer qu’il avait réellement le droit de faire ce qu’il voulait de moi.
J’avais eu peur de me décourager s’il acceptait de jouer le jeu, mais maintenant plus question de faire machine arrière. J’en avais envie et ma confiance pour lui était aveugle.

-Puisque tu es sûr...Ok. Mais si je vais trop loin, tu m’arrêtes.

Pour lui faire comprendre qu’il pouvait y aller sans crainte, je poussais mes fesses en arrière pour accentuer la pression entre nos deux corps. Et à sentir son sexe palpiter contre moi, il avait aussi très envie de passé aux choses sérieuses.

Il soupira contre moi et je sentis dans son haleine le whiskies chaud et puissant. Ses mains se posèrent sur ma taille, remontant vers mes seins. 
Nue et vulnérable, je me sentais fragile entre ses mains. Mais forte de voir que chacun de mes frissons se répercutaient en lui instinctivement. 
Chacune de ses caresses, de ses pincements me tirait des gémissement, plus les contacts se faisaient intense plus mon corps devenais incontrôlable. 
J'haletais sous cette douce torture, il jouait avec mon corps comme je lui avais demandé de la faire, poussant un peu plus mes limites à chaque seconde.
J’étais perdue dans toutes ses sensations, sa bouche partout dans mon cou, sur mes épaules. Sa peau chaude contre la mienne.
Impossible de dire s’il c’était passé 10 minutes ou 1 heure, j’avais les tétons durcis et sensibles, ma peau été couverte d’un voile de sueur et je me sentais fondre et couler le long de mes cuisses.

D’une main, il me dirigea, m’obligeant à me pencher en avant pour relevé mes fesses et m’appuyer sur mes avant-bras.

Ainsi offerte à sa vue une vague de panique m’envahis, je ne me sentais plus si à l’aise.

-Non, ne bouge pas. Tu es superbe… Vraiment parfaite bébé.

Ses mots me rassurèrent, il avait compris, j’en avais besoin.

La première claque sur mes fesses tomba sans avertissement. Comme un coup de feu, brutal, inattendu et assourdissant. Je ne pus retenir un cri de surprise. La deuxième tomba sur mon sexe déjà gonflé de plaisir. Sa main ne bougea plus, et se pencha sur moi, son deuxième bras se posa près de mien. Complètement sur moi, il attrapa le lobe de mon oreille entre ses dent et tira dessus.

-Bouge contre ma main, fait toi plaisir.

Je sentis un doigt écarter mes replis et glisser contre moi. 
Mon corps pris le contrôle.


>>>Voila.....<<<

Miléna

  • Invité
Re : Journal d'une femme libérée [Explicite]
« Réponse #1 le: 30 Mai 2019 à 12:02:54 »
Désolé mais je n'ai pas du tout aimé :/

Un texte qui s'appelle "le Journal d'une femme libérée" mais qui met en scène une femme se soumettant entièrement et complètement à l'homme, désolé mais ce n'est vraiment pas ma vision de la femme libre. C'est très personnelle comme vision des choses, et probablement très féministe aussi mais cette vision de la femme me débecte (pardon pour le mot, c'est vraiment mon sentiment).

Ton texte fait vraiment de la fragilité et de la soumission à l'homme un fantasme féminin, et c'est quelque chose de très toxique selon moi. Il y a quelque chose de très personnel dans ce genre de fantasme, et la pornographie véhicule déjà bien assez d'idée fausse sur la sexualité des femmes pour que la littérature n'en rajoute pas. Le piège de ce genre de représentation, pour l'image de la femme, est de faire croire que toute les femmes sont ainsi et ont ce fantasme, ce qui n'est pas le cas.
Pour moi ton texte ne montre pas assez l'aspect très personnel de ce genre de jeux.

De même ton texte illustre bien trop la culture du viole pour que je le trouve appréciable.

Je n'ai pas non plus apprécié la représentation du personnage masculin que j'ai trouvé elle aussi trop stéréotypé (axé sur la perfection physique notamment).

Désolé, mais si une femme libéré pour toi c'est une femme qui se soumet à l'homme je passe mon chemin.

Hors ligne Sharamay

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : Journal d'une femme libérée [Explicite]
« Réponse #2 le: 30 Mai 2019 à 12:36:46 »
Bonjour Miléna,merci d'avoir pris le temps de me lire et pas de problème tu as le droit de ne pas aimer.

Permet moi juste de t'expliquer un peu mon point de vue sur ce texte et sur l'ensemble de la série.

Jeu de Rôle est comme son nom l'indique un jeu, et si pour toi cela est dégradant et toxique, je respecte ton avis.

De mon point de vue j'ai écrit ce texte pour au contraire montrer qu'une femme n'a pas besoin d'être constamment forte, oui elle à le contrôle sur ses désirs, sa vie , sa sexualité. Mais pour moi l'abandon est un grand pouvoir, si bien-sur il est volontaire.
D'ailleurs (je l'ai peut être mal expliqué) mais cette mise en scène, ce fantasme est celui de la femme et non pas de l'homme. Alors oui je suis d'accords avec toi sur le fait que toutes les femmes n'ont pas ce fantasme, mais en l’occurrence mon personnage l'a.

J'ai du mal à voir ou tu retrouve la culture du viole dans ce texte, sachant que cette femme se soumet volontairement sans peur ni crainte, le viole est à l'opposé de tout ça je crois.

Pour ce qui est de la perfection du corps de mon personnage masculin, je trouve ma description juste et en adéquation avec ce que je me suis représenté, je ne dit pas qu'il a des muscles énormes et que c'est un dieux grec , juste qu'il a la taille étroite et musclé, ainsi que des abdominaux, je ne aprle ni de ses bras ni de du haut de son torse, alors bon sur aussi peu de détaille trouvé ça stéréotypé.... Je connais beaucoup d'hommes qui pourrais correspondre à ce bout de description...

Mon personnage est une femme qui assume avoir envie d'être soumise à l'imagination de son compagnon, et se donne librement à lui. Dans cette histoire , elle n'a pas la position de dominante, certe, mais ce n'est qu'une des histoires qu'elle va raconter, donc oui ce sera le journal d'une femme libérée, en ahrmonie avec ses fantasmes quel qu'ils soient.

Mais merci pour ton avis quand même.




Miléna

  • Invité
Re : Journal d'une femme libérée [Explicite]
« Réponse #3 le: 30 Mai 2019 à 13:07:32 »
Dans ce cas je trouve que ton texte devrais davantage insister sur l'aspect personnel du fantasme. Que ton texte dise davantage : "je décris les fantasme de cette femme là en particulier". Pour cela il faudrait que le texte soit plus intime, plus individuel.
Là je trouve ton texte très "édulcoré" (une femme sans visage avec un homme sans visage).

Peut-être aussi que ce morceau de texte serait à mettre à la suite d'un récit plus long, qu'on ait davantage le temps de connaitre les personnages et leur caractère.

Ce n'est pas que je trouve dégradant ou toxique qu'une femme puisse avoir ce genre de fantasme, chacun est libre de faire ce qu'il veut. Ce que je trouve toxique c'est qu'un fantasme individuel, personnel, de ce type puisse être perçut de façon trop large. C'est pour ça que selon moi ton texte devrait insisté beaucoup plus sur l'aspect personnelle de ce fantasme (pour justement évité la généralisation).

Citer
D'ailleurs (je l'ai peut être mal expliqué) mais cette mise en scène, ce fantasme est celui de la femme et non pas de l'homme.
Oui c'est claire dans ton texte.
Mais ce genre de représentation véhicule aussi des idées reçut toxique du type : "ça c'est le fantasme des femmes, c'est ce qu'elle veulent vraiment si elles s'assument et qu'elles sont libéré et c'est ce que l'homme doit proposer pour les libérer." Et il faut être prudent avec ce type de représentation si on ne veut pas qu'il véhicule tout le contraire de ce qu'on souhaitait écrire au départ.

Citer
J'ai du mal à voir ou tu retrouve la culture du viole dans ce texte, sachant que cette femme se soumet volontairement sans peur ni crainte, le viole est à l'opposé de tout ça je crois.
Bin ton personnage est à la merci d'un homme, totalement sans défense, entre les mains de quelqu'un qui a une totale emprise sur elle et qui peut faire ce qu'il vaut, y comprit se montrer violent : c'est un fantasme de viol.
La culture du viol repose en partie sur le fait de faire passer le viol pour le fantasme inavoué des femmes et c'est le message que véhicule aussi ton texte. Mais oui je suis d'accord, la notion de consentement est la grande différence entre un viol et ton texte.

Hors ligne Marcel Dorcel

  • Prophète
  • Messages: 661
Re : Journal d'une femme libérée [Explicite]
« Réponse #4 le: 30 Mai 2019 à 13:15:25 »
On sent que 50 nuances de Grey est passé par là …

Ton texte hésite entre érotisme et pornographie. Il en dit trop ou pas assez, à toi de choisir le meilleur moyen de convaincre le lecteur.

Le début est abrupt, on entre dans le vif du sujet sans la construction des personnages. «  Viens me baiser vite ! » ,  éructe la femelle en chaleur, soumise dans l'attente que le cancrelat, mâle sodomite, taillé en V, tel un soldat du feu ou mieux un militaire s'en retournant d'une mission périlleuse en Afrique , vienne lui défoncer les reins...

Entre les perles du Japon et le tapioca, j'hésite pas une seconde, je commande le premier !
C'est une métaphore pour signifier qu'il manque à ce texte force luxes et détails, comment elle est vêtue, quel est l'objet du jeu, etc...

L'érotisme, c'est très subtil, bien plus subtil que tout le monde ne le croit. Là, nous avons droit aux claques sur les fesses, à une pénétration en levrette pour la forme et pas mal de clichés qui se révèlent être de la pornographie puérile.

Mon commentaire, à l'égard de ce texte n'a pas un but vexatoire. Et si le projet de l'auteur reste le phénomène de la «  bandaison  » , je peux l'admettre et en discuter mais ce je recherche avant tout dans l'érotisme c'est de la symbolique, que je vacille, que je quitte mes certitudes.

D'un point de vue général  et cela vient empiéter sur ton texte la question est de savoir aussi qui écrit, un masculin, un féminin, quelle est sa sexualité ?

Sans rancune, à très bientôt de te relire.   ;)

@Miléna Le viol auquel tu fais référence n'est en l'occurrence ni explicite ni implicite.Il s'agit simplement d'un fantasme de soumission. La narratrice, il me semble, mais je peux me tromper, est la propre instigatrice de jeu . Jamais la contrainte physique n'entre en scène. Selon les orientations de chacun ( et je respecte les tiennes, sois-en sûre  ;) ) cette scène peut se vivre de différentes façons, que tu le vives comme une atteinte à l'intégrité de la femme soit, en aucun cas ce n'est un viol.
EDIT:
Dsl, je n'avais pas lu ton deuxième commentaire qui met les choses au point.
« Modifié: 30 Mai 2019 à 13:18:50 par Marcel Dorcel »
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
Sacha Guitry

Les miroirs ne conservent pas les souvenirs
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On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
Emil Cioran

Hors ligne Ari

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 566
Re : Journal d'une femme libérée [Explicite]
« Réponse #5 le: 30 Mai 2019 à 13:32:54 »
Bonjour,

Concernant la forme du texte :
J'ai trouvé l'écriture très fluide, si on le lit à voix haute, il y a quelques redondances parfois mais dans l'ensemble je "l'entends" assez bien... par contre, à la vue, les fautes d'orthographe sont vraiment gênantes, ça m'a fait butter plusieurs fois. Le vrai problème c'est la conjugaison des verbes. Ici tu utilises du passé simple ou de l'imparfait (pour résumer on va dire passé simple pour les actions courtes ou bien définies dans le temps, qui se terminent ; imparfait pour les généralités ou actions redondantes). Je pense vraiment qu'il faut que tu relises ton texte en ouvrant n'importe quelle page internet de conjugaison des verbes. Ca ne te prendra pas si longtemps, ce sera plus agréable pour le lecteur et pour toi c'est le meilleur moyen de progresser.

Concernant l'histoire générale :
Je rejoins 100% Miléna. Le problème en fait ce n'est pas d'avoir ce fantasme, à l'échelle individuelle. Le problème c'est combien ce fantasme est sur-représenté dans toutes les fictions et dans l'esprit de pas mal de personnes. Je vais reprendre le même exemple qu'ailleurs, dans une autre conversation (désolée pour les redites notamment pour Miléna ^^ ) : si tu lis un roman où un black est le tueur, à mes yeux ça n'en fait pas forcément un roman raciste. Mais si tous les romans et tous les films d'une culture et une époque montrent toujours les blacks dans des rôles de tueurs, ça imprègne fortement la culture de stéréotypes racistes. C'est plus une responsabilité collective (des auteurs réalisateurs etc) qu'une responsabilité individuelle, mais une fois que c'est en place, ben individuellement je pense que c'est bien de prendre conscience de ce que tu contribues à véhiculer et d'essayer d'apporter des nuances. D'où le fait que Miléna insiste sur le fait que ton texte devrait (à nos yeux) permettre au lecteur de ne pas généraliser, de saisir l'unicité de ce fantasme (si vraiment tu tiens à garder cette idée).
Je suis d'accord aussi pour l'idéalisation du corps masculin qui me gêne toujours autant que le culte de la minceur pour les femmes (après c'est toujours pareil, c'est la généralisation qui est gênante, c'est pas interdit d'écrire une histoire avec un mec qui a des abdos  ::) on tombe toujours dans les mêmes mécanismes, pour moi l'idéal c'est peut-être pas de s'interdire les choses mais d'apporter des nuances plus humaines...).
Je suis d'accord aussi que la généralisation du fantasme de soumission des femmes participe à la culture du viol, même si bien évidemment la scène racontée n'est pas du tout un viol.

Pour l'érotisme en lui-même :
Bravo pour l'audace, je suis la première à ne pas assumer ce type de textes  :mrgreen: du coup c'est délicat de critiquer. D'un autre côté j'imagine que tu souhaites des retours alors je vais essayer.  :-[
Je n'ai pas du tout été happée par la situation décrite. A peu près tous les éléments m'ont semblé repris de 50 nuances de Grey (oui je l'ai lu >< ), sans modulation aucune ou peut-être en un peu plus soft et un peu plus rapidement décrit. Ne connaissant rien des personnages je ne ressentais rien pour eux, je ne les visualisais pas, rien ne m'a interpellée assez pour que je rentre dans le récit. Ce qui m'a le plus étonnée c'est l'insistance avec laquelle la femme se prépare aux actions les plus folles (oui tu peux faire vraiment TOUT ce que tu veux), avec même une certaine frayeur, et finalement, il lui fait surtout des caresses et des bisous ? (puis la fessée à la fin). En fait, en soit ça ne me dérange pas du tout, mais je trouve que cette candeur est en contraste avec le fantasme annoncé et surtout avec le titre "femme libérée". Peut-être que l'excitation réside dans le fait qu'il pourrait tout lui faire, même s'il ne fait rien d'original, mais je ne l'ai pas ressenti à la lecture. En plus ils semblent bien se connaître alors elle doit deviner ses limites. Peut-être que pour elle c'est déjà une audace folle de se livrer comme ça, peut-être dans ce cas-là insister sur sa personnalité habituelle, pourquoi ici c'est une grande preuve de lâcher-prise par rapport à ce qu'elle s'autorise d'ordinaire. Sinon pour les détails : je n'ai pas aimé que le mec se serve d'abord un verre haha ^^ .

Au total l'idée générale c'est que pour moi il y a beaucoup trop de clichés, mais surtout, ces clichés sont dépouillés de toute nuance personnelle, toute identité plus humaine des personnages, tout petit détail réaliste qui nous permettrait de sortir un peu de l'aspect tout fait de la scène. Tout comme mes prédécesseurs je ne cherche pas du tout à te décourager d'écrire, désolée si mon commentaire est sévère, je pense que tu devrais poursuivre, mais peut-être en apportant cette humanité que je n'ai pas réussi à trouver ici (alors que je suis certaine qu'elle est bel et bien présente dans tes pensées).
~ Ari ~

Hors ligne Marcel Dorcel

  • Prophète
  • Messages: 661
Re : Re : Journal d'une femme libérée [Explicite]
« Réponse #6 le: 30 Mai 2019 à 14:13:59 »
Ne connaissant rien des personnages je ne ressentais rien pour eux, je ne les visualisais pas, rien ne m'a interpellée assez pour que je rentre dans le récit. Ce qui m'a le plus étonnée c'est l'insistance avec laquelle la femme se prépare aux actions les plus folles (oui tu peux faire vraiment TOUT ce que tu veux), avec même une certaine frayeur, et finalement, il lui fait surtout des caresses et des bisous ? (puis la fessée à la fin). En fait, en soit ça ne me dérange pas du tout, mais je trouve que cette candeur est en contraste avec le fantasme annoncé et surtout avec le titre "femme libérée". Peut-être que l'excitation réside dans le fait qu'il pourrait tout lui faire, même s'il ne fait rien d'original, mais je ne l'ai pas ressenti à la lecture. En plus ils semblent bien se connaître alors elle doit deviner ses limites. Peut-être que pour elle c'est déjà une audace folle de se livrer comme ça, peut-être dans ce cas-là insister sur sa personnalité habituelle, pourquoi ici c'est une grande preuve de lâcher-prise par rapport à ce qu'elle s'autorise d'ordinaire. Sinon pour les détails : je n'ai pas aimé que le mec se serve d'abord un verre haha ^^ .

+1000 ! Ariane

Ou comment l'exprimer avec plus de subtilité et de nuances que je ne l'ai fait. Voilà deux personnages, un homme et une femme dépossédés de toute humanité, de tout physique ( hormis les tablettes en chocolat du bel Appollon ...). La même scène, jouée par deux personnages différents n'aurait pas la même saveur.

Imaginons Sharamay que " tu lui mettes dans les pattes " ;D à cette femme libérée un grand bénêt, bien timide et qui ne saurait que faire dans cette situation alors  l'histoire pourrait prendre une autre tournure, le comique de situation s'ajoutant à l'érotisme coquin, tu casserais les clichés. Ce n'est qu'un exemple.
 
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
Sacha Guitry

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On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
Emil Cioran

Hors ligne Philippe47

  • Calligraphe
  • Messages: 122
Re : Journal d'une femme libérée [Explicite]
« Réponse #7 le: 31 Mai 2019 à 18:53:14 »
Bonjour,
Je dois tout d'abord dire que, n'étant pas fan de ce type de texte, c'est l'idée de la "femme libérée" qui a suscité ma curiosité. Mes remarques sont donc à prendre avec cette nuance en filigrane.
- La femme libérée, je ne l'ai pas vue. L'homme libéré non plus d'ailleurs. Je les ressens comme prisonniers d'un scénario très culturel, "modérément original" et d'abord visuel. Or l'érotisme, c'est aussi beaucoup de parfums et de texture. Peut-être pourrais-tu introduire des images sensorielles plus liées au toucher ou à l'olfaction (ce n'est qu'une idée).
- Le fantasme désigne avant tout l'imaginaire (étymologiquement), il est le miroir de désirs inassouvis. Là j'ai plutôt eu l'impression qu'ils répétaient une pièce de théâtre façon "vaudeville coquin".
- Sauf pathologie, le Désir de l'un est Désir de l'autre. Et c'est, il me semble, ce Désir (ces Désirs, en fait) qui devrait jaillir du texte et nous sauter à la face par sa brutalité (je parle de la brutalité du désir, pas de celle des actes qui le traduiraient), je crois. Et le reste ne serait que décorum, presque anecdotique.

Cela dit, je ne sais pas écrire ce genre de texte et si j'avais la volonté de représenter par écrit une femme a la sexualité libérée...je ne saurais pas par où commencer. Donc bon... :mrgreen:
.
Une remarque "technique", ou plutôt une question : Pourquoi avoir tout mis à l'imparfait ou au passé simple ? Avec le présent, tu interpellerais plus le lecteur (ou la lectrice) il me semble.
« Modifié: 31 Mai 2019 à 18:55:17 par Philippe47 »
Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté (Confucius).

 


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