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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Quelques points se suspendent

Auteur Sujet: Quelques points se suspendent  (Lu 3941 fois)

Hors ligne Become

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Re : Quelques points se suspendent
« Réponse #15 le: 25 Juin 2019 à 20:01:55 »
Coucou :)

Je l'ai vu dans la liste des textes que tu proposais, puis je l'ai lu :p

Globalement, c'était bien écrit, mais une fois la lecture terminée je me suis dis "Et ?", c'est peut-être vachement subjectif mais j'ai lu des textes plus lyriques, avec plus d'images et de petites expressions de toi et là j'ai trouvé le texte plus simple. J'ai eu l'impression tu voulais expliquer parfois tes images, tes choix de mots au lecteur, que tu as voulu lui donner un fil d'histoire à suivre, que tu avais peur de le perdre
Je rejoins un peu l'avis de Nacas pour le coup ^^

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–  Dis bonjour à la dame, Jill !
–  Bonjour !

Depuis que ma maman m’a appris à dire bonjour, je dis bonjour. À la dame, au monsieur. Avant ça je tirais la langue. Alors, maman lançait : « range ce bifteck ! »
Ça j'aime bien, entrée en matière un peu brusque, une tranche de vie, un aperçu de ton monde sans crier gare et qui veut attirer l'attention du lecteur

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Il y a deux fille-soleils assises l’une à côté de l’autre. Je les appelle « fille-soleils » parce qu’elles attirent les autres élèves. Ils se tournent vers elles comme des tournesols. Dans l’étroit couloir du bus, à côté d’elles, deux garçons les regardent. Ils papotent.
tu vois là, j'ai eu l'impression tu voulais expliquer au lecteur ta métaphore, peut-être tu aurais pu faire un truc du style :
"Il y a deux fille-soleils assises l’une à côté de l’autre. Dans l’étroit couloir du bus, à côté d’elles, deux garçons les regardent. Ils se tournent vers elles comme des tournesols.  Ils papotent. "

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Dans la cour de récré, je sais peu de choses. Je sais juste qu’à 22h, je suis dans mon lit et je regarde le réveil. Je me dis que le lendemain, à 10h, je serai dans la cour de récré. Je compte les heures qui m’en séparent. À cette pensée mon ventre se serre et je ne dors pas. Je me dis que ça n’en finira jamais.

là, je ne sais pas ce que ce passage apporte au récit, j'aurais peut-être directement enchaîner sur les lignes d'après, sur les poubelles, un petit détail qui donne plus de corps et de substance au texte pour exprimer la solitude du personnage.

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le monde des normaux et le monde des anormaux.
là aussi, ça fait un peu cliché, peut-être que le lecteur se doute déjà des définitions propres à chaque monde, peut-être qu'on a tous une définition différente des castes sociales

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Elle s’assied à ma gauche, en plein dans le monde des gens normaux.
ça j'aime bien, cette notion de géographie de la cour de récré, un truc un peu incongru sorti hors contexte mais qui a tout son sens dans le texte

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J’ai envie de lui faire remarquer qu’on a deux jambes, deux pieds, deux bras, deux narines, deux yeux… et qu’on pourrait tracer une ligne sur toute la longueur du corps pour le diviser en deux. Tu trouves pas ça incroyable ?
j'aime bien les discours intérieurs de la narratrice

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Dans la cour, j’oscille perpétuellement entre un monde et l’autre. J’ai une moitié de corps dans l’un et l’autre dans l’autre.
là tu pourrais juste reprendre l'expression pour en faire un emblème, : "Dans la cour, j’oscille perpétuellement. J’ai une moitié de corps dans un monde et l’autre dans l’autre." ou quelque chose dans ce style, pour faire des phrases moins lourdes

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Leurs faits et gestes obéissent parfois au drôle de ballet.
j'aime bien l'image du ballet aussi

J'ai trouvé le dialogue avec Axelle moins naturel, avec le passage sur leur échange et leur rencontre un peu cliché aussi

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Tu ne sauras jamais, Axelle, toutes les conséquences de cette discussion sur ma vie.
je ne sais pas trop ce que cette phrase a apporté à la chute

Je pense que c'est vraiment subjectif, j'ai un peu pinaillé  voilà  :-[
Vivons d'humour et de crème fraîche

Hors ligne Miromensil

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Re : Quelques points se suspendent
« Réponse #16 le: 26 Juin 2019 à 11:43:39 »
@Ile aux ailes

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Quand quelqu’un te dit une phrase, comme « je m’appelle Axelle », il faut répondre, et puis dire « et toi ». Comme ça, ça lance la conversation. Tu vois ? Je recommence : salut, je m’appelle Axelle !
Elle est pas si claire que ça la fille-soleil!!! ou alors j'ai pas les bonnes lunettes, mais moi j'essaie de suivre bien docilement les consignes et je ne sais plus sur quel pied danser   
Bon on refait le processus :mrgreen :

Quand quelqu’un te dit une phrase, comme « je m’appelle Axelle », il faut répondre
Du coup : « je m’appelle Jill »

et puis dire « et toi »
ça donne : (((« je m’appelle Jill)). Et toi ?

Ah oui zut y a un stud
Faudrait juste mettre : Quand quelqu’un te dit une phrase, comme « comment tu t’appelles ? »

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Et puis j'aime trop ta patte toute personnelle, bien perchée, plus onirique (mais peut-être aussi moins abordable) pour le regretter.
Oui, moi aussi. J’essayais autre chose ^^

Je suis tout à fait d’accord avec toi. Merci pour ta remarque !

@Keanu

Merci pour les remarques, j’ai adopté tous les changements que tu suggérais.

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Je fais le choix de ne pas détailler mon regard sur le fond du texte. Faut-il pour une part se conformer aux autres ou acquérir les habiletés sociales rudimentaires pour vivre sereinement ? Faut-il se reterritorialiser à l'intérieur de la norme au prix de l'intégrité de notre émotion et de notre solitude ? Des questions battues et rebattues mais pas si évidentes que ça à déblayer, je pense.
Oui, bien sûr que c’est discutable ^^ Et c’est exactement les questions que se posent, au moins inconsciemment à ce moment-là, la narratrice. Ca aurait été intéressant de savoir ton regard sur le fond du texte… en se disant bien que tu es beaucoup plus âgé qu’elle (elle a 12 ans). Mais peut-être dans un autre fil, une autre discussion… comme tu veux. Perso j’ai pas de réponse, c’est aussi pour ça que j’ai fait ce texte.

Merci pour ton passage et tes impressions… je vois qu’il (le texte) trouve un écho ^^

@Become

C’est vrai qu’en y repensant ce texte n’est pas le plus représentatif de ce que j’ai pu écrire… mais il a le mérite d’être accessible ^^ En parallèle à celui-là j’avais posté « Artifices », qui est plus ardu (plus lyrico-onirique toussa, aussi).

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J'ai eu l'impression tu voulais expliquer parfois tes images, tes choix de mots au lecteur, que tu as voulu lui donner un fil d'histoire à suivre, que tu avais peur de le perdre
Je l’ai écrit d’un jet sans trop me poser de questions… mais peut-être qu’inconsciemment il y a ce que tu te suggères, je ne sais pas

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tu vois là, j'ai eu l'impression tu voulais expliquer au lecteur ta métaphore, peut-être tu aurais pu faire un truc du style :
"Il y a deux fille-soleils assises l’une à côté de l’autre. Dans l’étroit couloir du bus, à côté d’elles, deux garçons les regardent. Ils se tournent vers elles comme des tournesols.  Ils papotent. "
Hum ce n’est pas tant que j’ai voulu expliquer au lecteur ma métaphore, c’est vraiment la narratrice qui pense comme ça : « je les appelle fille-soleils parce que ». Puis c’est perso mais j’aime bien les conjonctions pas très subtiles comme « parce que/alors que/tandis que », je les mets aussi dans les autres textes. Dans le déroulement de l’action ta proposition est sans doute plus logique mais au niveau du rythme je ne suis pas fan du ils/ils qui s’enchaine, j’espère que tu ne m’en veux pas ^^

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là aussi, ça fait un peu cliché, peut-être que le lecteur se doute déjà des définitions propres à chaque monde, peut-être qu'on a tous une définition différente des castes sociales
Oui, c’est très cliché, je pensais que d’autres me feraient la remarque. Je suis d’ac avec toi mais c’est vraiment la façon dont se représentait le monde cette personne de 12 ans. Sa réflexion va évoluer avec l’âge, ne t’en fais pas :mrgreen: Je me voyais mal lui imputer des réflexions beaucoup plus matures alors qu’elle découvre tout d’un coup… là c’est juste le stade de la découverte (côtoyer des personnes du même âge, et bien d’autres choses esquissées en filigrane) et balbutier des mots pour en parler, c’est très imparfait effectivement. 

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là tu pourrais juste reprendre l'expression pour en faire un emblème, : "Dans la cour, j’oscille perpétuellement. J’ai une moitié de corps dans un monde et l’autre dans l’autre." ou quelque chose dans ce style, pour faire des phrases moins lourdes
yep là je suis d’accord, c’est le côté « écrire en une fois » du texte haha

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Tu ne sauras jamais, Axelle, toutes les conséquences de cette discussion sur ma vie.
je ne sais pas trop ce que cette phrase a apporté à la chute
hum, d’autres pensent comme toi… je pense que si ce n’était pas moi qui avais écrit ce texte j’aurais peut-être ressenti la même chose. Il a un statut particulier… je l’ai écrit 1. Pour voir si je pouvais écrire un truc qu’on comprendrait sans 2-3 relectures et 2. Pour le faire lire à quelqu’un à qui je vais pas savoir quoi dire. Sans une phrase de conclusion comme ça j’ai peur que le texte tombe totalement à plat. Peut-être qu’il y a une autre façon de le terminer, je vais y réfléchir dans un coin de ma tête.

Merci pour tes remarques ! c’est sûr qu’en y repensant, je devrais peut-être donner quelque chose d’autre à lire, plus représentatif (dans le cadre du « quoi lire de qui »), mais j’aimais bien l’idée aussi d’un petit texte qui se lit facilement, et qui l’air de rien dit quand même qqchose de… bah de moi hein :mrgreen: (en tant que personne qui écrit, s’il faut se présenter comme « voilà le genre de trucs que je peux écrire)

 


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