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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Artifices sous ciel pommelé sont de courte durée

Auteur Sujet: Artifices sous ciel pommelé sont de courte durée  (Lu 1766 fois)

Hors ligne Miromensil

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Artifices sous ciel pommelé sont de courte durée
« le: 25 avril 2019 à 15:51:03 »
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Zutoe ne s’attend à rien en franchissant le seuil de la porte. Le couloir dans lequel il progresse est plongé dans le noir, sans espoir d’une once de lumière. Il remarque tout de même, sur les murs à sa gauche et sa droite, une frise d’octogones fluorescents. Les motifs des polygones ne se suivent pas en rangs d’ognons mais virevoltent à distance variable les uns des autres jusqu’à disparaitre dans la nuit. Au loin, leurs huit sommets se confondent et leur donnent une vague forme de cercle. Zutoe passe la main sur la frise en osant ses premiers pas dans le couloir.

Rosemonde Temps-qui-s’étrangle l’a sommé de la suivre, devenant ainsi sa guide –  comment suivre une logogramme dans le noir ? Cet être graphique, dessiné par des traits plus ou moins épais et foncés, se confond maintenant avec la pénombre. Elle ne parle pas, elle s’écrit ; Zutoe se sent perdu de ne pouvoir la lire pour pouvoir la suivre. Il doit progresser dans l’inconnu sans aucun autre repère qu'un bocal de biscuits dans les bras.

Le danger l’alerte par son odeur. La peur qui entre dans les narines de Zutoe sent bon ; des effluves d’une tisane dont les principaux ingrédients sont la réglisse, le pissenlit et la cannelle. L’odeur de réglisse se matérialise par un lapin aux contours diffus, légèrement bordeaux pour qui peut les voir. Le silence qui régnait en ces lieux n’est en rien troublé par l’animal bondissant de-ci de-là parce que sa présence s’hume. En apparence, il n’y a presque rien. Juste quelques notes d’une infusion de tisane aux grandes oreilles. Zutoe se détend un peu.

L’instant d’après, le sol se pave de mosaïques représentant des villages troglodytes creusés à même une montagne calcaire. Une lumière blafarde pointe entre les pierres. Les maisons blanches attirent toute l’attention de Zutoe, réconfortent ses pas hésitants. Des relents de racines de bardane, de gingembre et d’anis chatouillent ses narines, scories sensorielles de la tisane spéciale « nuit agitée ». Zutoe s’agenouille. Quand il frotte les dalles, de la craie s’infiltre dans ses empreintes digitales. Autour du lui, il sent que la chape de plomb qui régnait dans le corridor s’efface peu à peu. Une aurore se lève. Au-dessus de sa tête, des nuages gagnent du terrain. On les dirait gommés ; ils s’étirent de tout leur long, pareils à des spectres aux mains tentaculaires. Il émane de ces cirrus effilés une odeur de confiture. Oranges, ils goutent quelques notes d’abricots sur les villages blancs de mosaïques qui s’étendent sous ses pieds. La couleur chaude se reflètent sur le blanchâtre des façades. 

Les cirrus d’abricots tartinent la nuit du corridor. Orange sur noir au-dessus de sa tête ; blancheur ombragée à ses pieds. Des sploutch de confiture tâchent çà et là les maisons en deux dimensions. Il espère qu’il ne piétine pas une quelconque vie placée à l’horizontale. D’ailleurs, l’horizon se bombe. Des rayons commencent à percer les nuages. Zutoe porte sa main en visière, surpris par cette lumière crue et soudaine. Un soleil en verre luit derrière les nuées de pâte fruitée. Plus le temps passe et plus Zutoe distingue un octogone : le fond d’un pot de confiture vide. Il est énorme. Oblique, des cirrus le cachent en partie, mais le verre reluit. On perçoit à peine qu’il s’ouvre parce que le couvercle a dû tomber. Des zestes de réglisse et de pissenlit se rappellent à son bon souvenir – l’atmosphère est saturée de senteurs de tous horizons. Zutoe ne serait pas étonné de sentir à nouveau le lapin. Au loin, quelqu’un hoquette. Mais il a beau se retourner dans tous les sens, faisant voler de la craie sous ses pieds, il ne voit personne. Le hoquet ricoche de la surface des dalles jusqu’au soleil translucide, d’écho en écho, bondissant comme une balle magique.

La confiture aux abricots doit être en partie gelée parce que les cristaux de glace qu’elle renferme réfractent la lumière dispensée par les parois en verre du bocal. Le corridor respire faiblement, d’un vent étouffé ; son heure va sonner. Un halo orange pastel cercle le soleil octogonal. Des rayons ayant confiance en eux s’étirent depuis le fond du pot de confiture, perçant la nuit. Certains touchent même le sol et aveuglent Zutoe au passage. Il agrippe toujours son bocal de biscuit, seul repère dans le long couloir aux mutations imprévisibles.

Hic…….                         Hic…                      hic…

Le hoquet s’intensifie. En filigrane des cirrus et du soleil, des vitraux recouvrent le ciel. Zutoe ne peut pas encore deviner les motifs. La confiture orange se détache distinctement des couleurs pastelles des vitraux.

HIC

Depuis les confins de l’horizon bombé, un groupe de gens clair-obscur s’avance à la rencontre de Zutoe. Un des chefs de file a un hoquet tonitruant. Leurs pas soulèvent des nuages de poussière blanche. Il en était certain : le halo n’annonçait rien de bon malgré la nuit pourfendue. La kyrielle de gens s’achemine dans sa direction, imperturbable. Vêtus de salopette en velours côtelé ocre, saumon, taupe ou marron, ils passent à côté de Zutoe sans le voir. Il se cramponne à son bocal de biscuit. Au-dessus de leurs têtes, le culot du pot de confiture scintille, auréolé de son halo orangé. Les vitraux en demi-teinte reluisent et drapent leurs faibles nuances le dallage des maisons claires. Certaines des personnes qui déambulent à côté de Zutoe ont la main dans la poche de devant. Le hoquet du chef de file s’éloigne lentement. Ils regardent droit devant eux. Sans s’en rendre compte, il commence à marcher avec l’impression bizarre de faire du sur place tant il avance dans le sens inverse. Des engoulevents filent au-dessus de leur tête, sans doute en direction de la porte du corridor. Saisi d’un souvenir, Zutoe tourne la tête pour essayer de la distinguer ; déjà trop loin, il ne peut que scruter le crâne des nuées humaines en salopettes. Il constate non sans stupéfaction que certains d’entre eux portent des encadrement de fenêtres, des vitres, des cache-pots, des girouettes, des poignées de porte, des paillassons, des briques, des pierres, et toutes sortes d’objets constituant l’extérieure d’une maison. Où vont-ils comme ça ?

Leur marche se cale sur le tempo d’une improvisation de jazz parsemée de notes de piano aléatoires et de cymbales frémissantes. Ça rendrait presque Zutoe guilleret. Sans qu’il ne s’en rende tout à fait compte, le sol commence à onduler. Les mosaïques gonflent sous les protubérances de racines à la recherche du jour. Les cirrus de confiture d’abricots s’étalent toujours plus sur cette grande toile de fond tartinable qu’est le ciel de vitraux. Il ne sait pas où il va ; tout va bien. Son humeur se calle sur son « aller » : il va… bien et tout droit. En jetant un œil à droite et à gauche, il se rend compte que des poissons hibou-marins flottent à la surface des salopettes. Ils ne nagent pas à l’air libre, parmi les gens mais sur eux, leur textile. Leur corps filiforme, argent, se flanque de nageoires-ailerettes délicates ; deux petits yeux noirs cerclés de rouge s’entourent de branchies jaunes et d’espèces de sourcils à écailles qui flottent dans leur sillage, jaunes eux-aussi. Zutoe est médusé ; les bancs de poissons progressent parallèlement aux gens ; il a l’impression de déambuler, à contre-courant, au milieu d’un banc d’hibou-marins qui apparaissent et disparaissent à la faveur du velours côtelé des passants.

Une idée le traverse ; et s’il donnait un biscuit à l’un des promeneurs – les poissons le choperaient-ils seulement pour les émietter, gobant de temps à autre un morceau de biscuit ? Il s’arrête. Autour de lui, les hordes affluent d’un même mouvement résigné. Ils portent des heaumes en faïence savamment décorés au gout de vieilles assiettes. Il dévisse le bocal qui lui sert d’ancre dans ce lieu inconnu et en sort une Boudine. Hésitant, il la donne au premier venu dont il pense, quelques secondes, qu’il ne va pas daigner s’arrêter pour considérer ce que Zutoe lui tend. Étrangement, il s’arrête et reste quelques secondes sans bouger, toujours en regardant droit devant lui. Puis il pivote sa tête alourdie du heaume stannifère. Ses yeux sont deux traits d’union impénétrables. Il ne daigne même pas prendre le sablé que Zutoe veut lui donner – ses yeux-billes roulent dans leurs orbites quand il remarque que le couvre-chef du passant n’est pas rétractable pour l’enlever et qu’il n’y a aucune fissure dans sa partie inférieure. À la place, il fouille un instant dans la poche de sa salopette en velours côtelé bordeaux ; il en sort un petit sac en toile contenant des graines. Zutoe remet le biscuit dans le couvercle et le referme. De part et d’autres les gens défilent, ombres mouvantes colorées, vers la porte par où Zutoe est entré – et qui n’existe plus. Il prend sans rien dire le sac de toile. Des graines ?

Le type en salopette et heaume reprend la procession parmi les siens. Les poissons hibou-marins les suivent – ils ne devaient pas manger de sablés, eux non plus. Zutoe se sent envahi de la conviction qu’un ordre des choses inébranlable pousse le soleil en verre à briller de la sorte, par son halo, pour annoncer les marées des passants obstinés ; que leurs pas foulent « depuis » et « pour » des temps immémoriaux les mosaïques de maisons troglodytes ; que les nuages de confiture d’abricot dont le gout demeurera un rêve ; et que lui, Zutoe, doit marcher à contre-courant. Il emprunte, sans en avoir conscience, l’obstination des marcheurs qui vont en sens inverse – avec un sac de graines dans la poche de sa combinaison en toile d’araignées.

Rosemonde Temps-qui-s’étrangle vient à sa rencontre : la logogramme virevolte de toutes ses volutes. De loin, elle ressemble à un spectre d’encre de chine qui aurait copié par mimétisme à une purée de pois sa volonté d’expansion. Ses coups de pinceaux sombres s’étendent jusqu’à peindre momentanément la faïence blanche des rangées de heaumes. Un feu s’allume dans la cage thoracique de Zutoe à la vue d’une figure presque pas inconnue. Il devait la suivre pas à pas, après tout. Sa guide est revenue ; elle va au-devant de lui, à l’opposé du sens de la marche des salopettes. Elle change sa forme pour que la graphie de ses traits exprime ce qu’elle pense :

« Une rumeur des temps présents raconte que lorsque ton nez chatouille, ça veut dire que quelqu’un pense à toi »

Zutoe demeure interdit lorsqu’il s’autorise à considérer que quelqu’un puisse penser à lui. Et puis, qui ? Une logogramme dont la silhouette cursive n’émet aucun son ? Les poissons hibou-marins, sans doute. Ou quelqu’un qu’il n’a pas encore rencontré. Quand on vient de nulle part, « ailleurs » vous tend la main tout en la reprenant dès que vous osez lui témoigner trop d’attachement. Donc Zutoe ne demeure pas tant qu’il ne s’érige contre son inertie ; et met un pied un pied devant l’autre, quitte à ne pas suivre le mouvement des foules.

Le halo s’avoisine de deux parhélies, deux décalques du fond du pot de confiture ; ils brillent moins fort et semblent tourner en satellite autour de l’octogone originaire. L’un d’eux pourrait tomber dans cette soupe de gens vêtus de salopettes et chapeautés de heaumes, ricocher sur la faïence pour les auréoler d’une ligne octogonale. On se croirait dans un paradis, bricolé avec trois fois rien, mais dont il résulte des cohortes infinies en marche vers une porte qui n’existe probablement plus. Il pleuvrait de la confiture d’abricot de temps à autres. Les marcheurs s’appellent les Lampes-de-nuit-des-lendemains ; ils seraient chargés de la mission de planter des graines d’arbres dans un autre monde pour sortir de celui-ci, rempli à ras bord de vacuité. Un vent de cannelle, de réglisse et de pissenlit les suit partout. Zutoe n’a aucune idée de la véracité de son hypothèse. Quand il les regarde passer, il imagine que l’un d’eux pense à la collectivité ; tout d’un coup, tous les autres se frottent le nez.

Pour l’heure rien n’empêche la progression des Lampes-de-nuit-des-lendemains, pas même le sol qui s’accidente de plus en plus. Les mosaïques se déchaussent, les maisonnettes blanches croupissent et se disloquent. Des racines, d’apparence doucereuse, pointent çà et là. Devant lui, Rosemonde Temps-qui-s’étrangle copie de plus en plus une brume anthracite, amincissant les traits qui la soulignent.

Avant que Zutoe ne s’en rende vraiment compte, il se retrouve surplombé par des arums titans : d’énormes plantes dont le corps donne naissance à une inflorescence en forme de cône de glace étiré sur trois mètres de haut. Des myriades de fleurs microscopiques, violacées, bâtissent le cône. Celui-ci émerge depuis une spathe gigantesque et pourpre. De loin, on dirait une bouche nervurée, aux lèvres entrouvertes formant une goutte, qui expulse une longue langue épaisse. L’arum titan sent la mort. Les petites fleurs violettes exhalent une odeur digne d’une haleine de mort-vivant. Les coléoptères avides de cadavres bourdonnent autour de la langue conique. La plante fait plisser le nez à Zutoe – non qu’il pense à elle, elle le répugne davantage. Quand il déploie son regard sur l’horizon, il se rend compte que Rosemonde l’a planté dans un champ d’arums titans. Nulle trace d’un coup de pinceau à l’horizon. En arrière-plan des arums titans s’élèvent, du sol au plafond, les vitraux dépeignant une sombre cité industrielle – l’envers du décor des habitations blanches en mosaïques. On distingue des nappes phréatiques stylisées remplies d’un liquide brunâtre, sans doute du thé noir ou du café, qui sert à alimenter toute la machinerie du cœur pulsant de la ville. Zutoe se demande si la nuit du couloir ne découle pas des immenses cheminées des manufactures. L’inflorescence râpeuse des arums titans a l’air d’essayer de toucher ce ciel de vitrail pour en laper la brique rouge et la cendre. Le soleil en verre octogonal rehausse d’un liseré de lumière les quartiers où dort la population ouvrière et les usines de boutons, de rubans, d’étoffes, de meubles… qui fument au loin.

Quelques Lampes-de-nuit-des-lendemains apparaissent et disparaissent entre les fleurs violettes des cônes. Un poisson hibou-marin surgit à l’occasion sur leur salopette. Zutoe reprend sa marche solitaire en sens opposé. Le sol blanc… les arums titans s’enracinent sur des parterres de mouchoirs en papier plus ou moins chiffonnés en boule. Ses pas ne font aucun bruit. Quelque part entre les spathes des arums ricoche un hoquet en demi-teinte. Un vent artificiel répercute les hoquets à travers tout le champ. Zutoe s’arrête encore : entre les plantes géantes et le ciel de vitrail s’élèvent d’immenses ventilateurs aussi hauts que des montagnes. Les pales régulent un aquilon tiède ; il fait chaud, révélant davantage l’odeur fétide des amorphophallus titanum. Les effluves de tisane à la réglisse et au pissenlit lui manquent terriblement.

Rosemonde Temps-qui-s’étrangle se gribouille à la surface kaki d’une énième spathe d’arum. Elle ressemble à une boule de lignes entrelacées toutes renfrognées sur elles-mêmes. Son graphisme suggère… une graine semée. Zutoe sort le petit sac de graines en toile de sa poche, l’ouvre et prend quelques graines en forme de goutte dans sa paume. Son regard se promène sur le parterre de mouchoirs. Il s’accroupit. Des graines multicolores se cachent entre les plis de papier légèrement humides. Certaines commencent à germer. Zutoe croit, au début, à quelque légende selon laquelle les passants perdus sèmeraient des graines d’une couleur qui leur est propre pour retrouver leur chemin dans le champ d’arums titans. Il jette un œil à la ronde ; personne pour lui rendre son regard. Les mouchoirs abritent à première vue des plantes en devenir. Il n’hésite pas longtemps et plante l’une ou l’autre goutte. Il remarque alors l’humidité ambiante malgré le vent dispensé par les montagnes-ventilateurs. À bien y réfléchir, il se trouve dans un espace clôt et vitré ; un piège pour les odeurs… et les êtres, sans doute. Un endroit où les végétaux s’épanouissent et où les passants prennent racine à moins d’être constamment en mouvement.
Par moments, le hoquet retentit, tonitruant, comme le tic-tac improvisé d’une horloge orale, faisant sursauter Zutoe qui regardait intensément le mouchoir dans lequel il a engouffré une graine. Les arums titans autour de lui empestent la mort. Et si… et s’il allait mourir ici, sans comprendre ce qui lui arrive, et servir de terreau à la plantule ? Des coléoptères volètent allègrement. Il se les figure très bien carnivores. Elles aideront à la décomposition de son corps ; ses fluides corporels brunâtres tâcheront le blanc des papiers imbibés.

Il n’en est rien. Le sac en toile qu’un Lampe-de-nuit-des-lendemains lui a donné ne contient pas des semences d’amorphophallus titanum. La plantule, qui n’a besoin que d’une poignée de secondes pour grandir, s’érige comme un pic, forme un angle droit, se prolonge, un angle droit, et se refige dans le sol : un encadrement de porte vient d’apparaitre dans cette allée d’arums. Rosemonde y prend place et déploie ses volutes comme s’il s’agissait pour elle d’un cadre. Le hoquet lointain se stoppe. Le nez de Zutoe chatouille. Quelques Lampes-de-nuit-des-lendemains qui erraient par là s’arrêtent et regardent dans sa direction. Tous semblent se dire, sans doute, qu’une porte vient d’être plantée. Zutoe observe les ventilateurs géants, le ciel de vitrail bombé, les cirrus de confiture d’abricots et le soleil octogonal du fond d’un pot renversé. Il se trouve dans une serre. Les Lampes-de-nuit-des-lendemains cherchent une ouverture dans cette immense fenêtre fermée. Il fallait que ce soit lui le Planteur-de-porte.

L’écriture du corps de la logogramme change pour révéler le nom des lieux : « Les serres Eula Armitage-Giles ». Zutoe s’apprête à en franchir le pas.
« Modifié: 10 mai 2019 à 13:02:27 par Miromensil »

Hors ligne Loïc

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Re : Ciel pommelé, vent tangerine (pour AT 1er mai)
« Réponse #1 le: 28 avril 2019 à 19:42:57 »
Bah alors, personne pour ce texte ?
J'ai pas lu le texte dont-il est le suite, un bon test de compréhension indépendante, donc.

Citer
sans espoir d’une once de lumière.

Je trouve pas très heureuse l'élision du verbe

Citer
Rosemonde Temps-qui-s’étrangle

Chouette nom

Citer
devant ainsi sa guide.

oubli de lettres :)

Citer
Rosemonde Temps-qui-s’étrangle l’a sommé de la suivre, devant ainsi sa guide. Mais comment suivre une logogramme dans le noir ?

La séparation en deux phrases (dont une qui commence par mais, argh) me parait alourdir l'ensemble.

Citer
Cet être graphique, dessiné par des traits plus ou moins épais et foncés

Tu es sûre de "dessiné par des traits" ?

Citer
Elle ne parle pas, elle s’écrit

J'aime ; un peu moins la fin de la phrase.

Citer
il est obligé de progresser dans l’inconnu sans aucun autre repère.

"il doit" plutôt que "il est obligé de" ?

Citer
Mais quelque chose sent trop fort dans la réglisse ; l’odeur est trop forte, suave et prégnante

La répétition me semble de trop

Citer
l’odeur est trop forte, suave et prégnante, elle charge dans le corridor sombre avec des cornes luisantes, conglomérats de lamelles de bois de réglisse prêts pour infuser.

Je suis pas hyper fan du doublant "antes" ; par contre j'aime bien la partie "elle charge (...) luisantes.
Sûre du pluriel pour conglomérats ?

Citer
Il se retrouve plongé dans le noir en présence d’un parfum imminent de cannelle s’intensifiant.

Pareil que plus haut, pour les sonorités de la fin.
"parfum imminent" ne me convainc guère non plus.

Citer
Le choc de l’auroch le percutant étourdit son odorat.

Mais pourquoi diable ce participe présent ?

Citer
des villages troglodytes forgés à même une montagne calcaire

forgés ?

Citer
Des relents de racines de bardane, de gingembre et d’anis chatouillent ses narines, scories sensorielles de la tisane spéciale « nuit agitée ».

Chouette !

Citer
distingue un polygone octogonal

J'aime bien ce que rend "polygone octogonal", mais en même temps mon esprit me crie "octogone !"
Je sais pas ce que t'en penses.

Citer
Un des chefs de fils

chefs de file, ou quelque chose m'a échappé ?

Citer
Le hoquet du chef de fil

J'ai dû louper quelque chose u_u

Citer
tant il avance à la même cadence qu’eux mais dans le sens inverse.

pas convaincu par le rendu de cette phrase.

Citer
Son guide est revenu

Tu peux mettre au féminin, je pense

Citer
Quand il les regarde passer, il imagine que l’un d’eux pense à la collectivité ; tout d’un coup, tous les autres se frottent le nez.

Super !

Citer
parterres de mouchoirs en papier plus ou moins chiffonné en boule.

chiffonnés ?

Citer
ricochent un hoquet en demi-teinte.

ricoche

Citer
Les pâles régulent un aquilon tiède

pales

Citer
Les effluves de tisane à la réglisse et au pissenlit lui manquent terriblement.

Tu réussis fort bien tes fins de paragraphes, je trouve

Citer
Quelques Lampes-de-nuit-des-lendemains qui erraient par là s’arrête

s'arrêtent

Sur l'ensemble, je suis assez mitigé parce que je crois que je suis resté relativement à la surface des choses, entrant parfois, en ressortant aussi. Il y a beaucoup de chouettes passages, mais aussi une écriture et des choix de mots que j'ai parfois trouvés trop ampoulés.
Je crois que ça se lit bien tout seul ; il y a peut-être juste la fin qui ne me dit rien. Mais je sais pas si c'est à cause de ce qui précède.

A bientôt !
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

O.deJavel

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Re : Ciel pommelé, vent tangerine (pour AT 1er mai)
« Réponse #2 le: 29 avril 2019 à 04:28:29 »
Citer
Zutoe ne s’attend à rien en franchissant le seuil de la porte.

Pas très heureux pour accrocher un lecteur...

Citer
Sans baisser le regard, il marche sur quelques plumes.
 
Hein ? On a aucun contexte pour comprendre cette phrase.

Citer
Le couloir dans lequel il progresse noircit à vue d’œil, sans espoir d’une once de lumière.

Il fait noir ? Pourquoi il y va ? Et le couloir “noircit”, donc il y a de la lumière, mais il n’y a pas d’espoir d’une once de lumière...

Citer

Il remarque tout de même, sur les murs à sa gauche et sa droite, une frise d’octogones.

Ça a quel lien avec la plume ? Et il n’y a pas espoir d’une once de lumière, alors pourquoi il voit les octogones ? Ils sont lumineux ? Impossible puisqu’il n’y a pas de lumière...

Là j’ai décroché...  peut-être m’aurais t’il fallu lire le premier texte...

Mais le problème est que... c’est confus... et ça continu comme ça, ligne après ligne...

Hors ligne Miromensil

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Re : Ciel pommelé, vent tangerine (pour AT 1er mai)
« Réponse #3 le: 30 avril 2019 à 13:29:47 »
Salut Loïc !

J’ai adopté toutes les modifications que tu proposes. J’ai buté/hésité sur celles-là :

Citer
sans espoir d’une once de lumière.
Je trouve pas très heureuse l'élision du verbe
Tu mettrais quel verbe ? Je fais des élisions sans m’en rendre compte…

Citer
J'aime bien ce que rend "polygone octogonal", mais en même temps mon esprit me crie "octogone !"
Je sais pas ce que t'en penses.
Les sonorités sont cool mais le texte doit être déjà assez complexe, vu le commentaire de O… du coup j’ai changé en « octogone »

Citer
Depuis les confins de l’horizon bombé, une armada de gens clair-obscur s’avance à la rencontre de Zutoe. Un des chefs de fils a un hoquet tonitruant
J'ai dû louper quelque chose u_u

C’est un des chefs de l’armada. En gros y a plein de gens, et y a ceux en tête de ce groupe. Il y a un emploi de mots qui n’est pas clair ?
Okay, j’ai vérifier le sens de « armada » : « Très grande flotte dont la manœuvre demande beaucoup de précaution pour échapper à l'échec ». Du coup armada n’est pas le bon mot, j’ai changé en « groupe » u_u

Bonnnn ce texte marche pas trop tout seul je crois :mrgreen: c’est une longue description, il se passe pas grand-chose… je crois que je n’ai pas pris le temps de l’écrire bien + j’étais fatiguée. Je sais pas si je l’envoie du coup, sans grande conviction (je me disais déjà ça avant de lire ton commentaire). Merci beaucoup pour ton relevé !

Salut O !

Citer
Zutoe ne s’attend à rien en franchissant le seuil de la porte.

Pas très heureux pour accrocher un lecteur...
Heu, pourquoi ? Parce que ça s’annonce triste ?

Citer
Hein ? On a aucun contexte pour comprendre cette phrase.
Les plumes n’ont rien à faire là, je les ai virées

Citer
Il fait noir ? Pourquoi il y va ? Et le couloir “noircit”, donc il y a de la lumière, mais il n’y a pas d’espoir d’une once de lumière...
Bien vu… j’ai mis « plongé dans le noir » à la place de « noircit »

Citer
Ça a quel lien avec la plume ? Et il n’y a pas espoir d’une once de lumière, alors pourquoi il voit les octogones ? Ils sont lumineux ? Impossible puisqu’il n’y a pas de lumière...
Carrément, c’est la preuve que j’ai écrit trop vite. Je pourrais dire qu’ils sont fluorescents…

Je comprends ton décrochage, merci quand même pour ton relevé du début, il m’a permis de pas mal modifier les premières phrases ^^

Hors ligne Rémi

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Re : Artifices sous ciel pommelé sont de courte durée (pour AT 1er mai)
« Réponse #4 le: 30 avril 2019 à 18:57:53 »
Salut,

Citer
leur donnent une forme vague de cercle.
vague forme, je dirais

Citer
Rosemonde Temps-qui-s’étrangle l’a sommé de la suivre, devenant ainsi sa guide –  comment suivre une logogramme dans le noir ? Cet être graphique, dessiné par des traits plus ou moins épais et foncés, se confond maintenant avec l’absence de lumière. Elle ne parle pas, elle s’écrit ; Zutoe se sent perdu de ne pouvoir la lire pour pouvoir la suivre.
préciser qu'elle est sur les murs ?

Citer
se confond maintenant avec l’absence de lumière.
utiliser le mot "pénombre ?"
"perte de contraste" ?

Citer
Un bocal de biscuits dans les bras, il doit progresser dans l’inconnu sans aucun autre repère.
aucun autre repère que les octogones ?

Citer
Le silence qui régnait sur les lieux n’est en rien troublé par l’animal bondissant de-ci de-là parce que sa présence s’hume.
"sur les lieux" me semble de trop

Citer
Juste quelques notes d’une infusion de tisane aux grandes oreilles.
:coeur:

Citer
villages troglodytes forgés à même une montagne calcaire.
creusés ?
(forgé ne me semble pas top en tout cas)

Citer
Les maisons blanches attire toute l’attention de Zutoe, réconforte ses pas hésitants.
attirent
réconfortent

Citer
Il émane de ces cirrus effilés une odeur de confiture. Oranges, ils goutent quelques notes d’abricots sur les villages blancs de mosaïques qui s’étendent sous ses pieds.
joli aussi, ça

Citer
Un soleil en verre reluit derrière les nuées de pâte fruitée.
luit ?

Citer
La confiture aux abricots doit être en partie gelée parce que les cristaux de glace qu’elle renferme réfractent la lumière dispensée par les parois en verre du bocal.
(c'est arrivé par ici que je me demande s'il cherche encore Rosemonde Temps-qui-s’étrangle ;
ç'aurait pu être un peu avant ou après...)

Citer
Des rayons ayant confiance en eux s’étirent depuis le fond du pot de confiture, perçant la nuit. Certains touchent même le sol et aveuglent Zutoe au passage.
Très Vianesque... j'aime bien

Citer
Un des chefs de fils a un hoquet tonitruant.
chef de file ?

Citer
Vêtus de salopette en velours côtelé ocre, saumon, taupe ou marron, … ils passent
pourquoi ces trois petits points ?

Citer
Le hoquet du chef de fil s’éloigne lentement
file

Citer
des pierres, … et toutes sortes d’objets
comme au-dessus, pourquoi une virgule avant les points de suspension ?

Citer
Ca rendrait presque Zutoe guilleret.
Ça
(sympa ce paragraphe ^^)

Citer
s’il donnait un biscuit à l’un des promeneurs – les poissons les choperaient-ils seulement pour les émietter,
ce pluriel renvoie à quoi ?

Citer
Il ne daigne même pas prendre le sablé que Zutoe veut lui donner
j'avais pas compris ce qu'était la boudine...

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Donc Zutoe ne demeure pas tant qu’il ne s’érige contre son inertie ;
je comprends pas  :(

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On se croirait alors dans un paradis bricolé avec trois fois rien mais dont il résulte des cohortes infinies en marche vers une porte qui n’existe probablement plus.
ça mérite une virgule quelque part, et je virerais le "alors"

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non qu’il pense à elle, elle la répugne davantage.
le répugne, non ?

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À bien y réfléchir, il se trouve dans un espace clôt et vitré ; un piège pour les odeurs… et les êtres, sans doute. Un endroit où les végétaux s’épanouissent et où les passants prennent racine à moins d’être constamment en mouvement.
ça éclaire bien le sens du texte à ce moment là ;)

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faisant sursauté Zutoe qui regardait intensément
sursauter

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Tous semblent se dire, sans doute, qu’une porte vient d’être plantée.
l'idée est géniale, mais c'est un peu "fade" comme manière de révéler ; je pense qu'il faut rester clair mais embellir cette phrase.



Bon, j'ai vraiment pas bcp de temps, désolé...
J'aime beaucoup cet univers, la poésie prend parfois le pas sur le sens, comme une écriture cryptique de beauté. Par moment on flotte dans un monde inconnu et beau, par moment on se demande quand même ce qui se passe, le sens de tout ça.
J'ai passé un chouette moment de lecture, même si perso je préférerais quelque chose de plus resserré sur le sens.

++
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Salut Rémi !

Désolé de ne répondre que maintenant. J'ai adopté toutes les modifications que je pouvais modifier dans l'immédiat, merci. Je me note pour l'une ou l'autre phrase, comme celle avant la porte plantée, que je dois les modifier.

Yep, le sens, c'est ce qui prêche vraiment dans ce texte... je te rejoins tout à fait. Faudra que j'y songe pour un prochain texte.

Hors ligne Marcel Dorcel

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Re : Artifices sous ciel pommelé sont de courte durée
« Réponse #6 le: 11 mai 2019 à 09:11:59 »
Ce texte a retenu mon attention eu égard notamment à un redoutable travail d'écriture. Pas le temps de développer outre mesure aussi je repasserai en journée tenter une analyse plus constructive. Pour moi, il y a un gros point faible qui gâche l'essentiel et je tenterai de te l'expliquer.
A+
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
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Re : Artifices sous ciel pommelé sont de courte durée
« Réponse #7 le: 11 mai 2019 à 17:08:16 »
Ca m'intéresserait de savoir quel est ce point faible selon toi... quand tu peux, pas de soucis :)

Hors ligne Marcel Dorcel

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Re : Artifices sous ciel pommelé sont de courte durée
« Réponse #8 le: 11 mai 2019 à 18:46:05 »
Le point faible , c'est le manque de...comment dire ?

C'est touffu et étouffant, de forts beaux passages poétiques passent à l'as et c'est dommage. A force de vouloir perdre le lecteur,  l'ingurgiter dans  une somme de  narration qui n'en finit plus, à la longue, il y a le risque de le perdre définitivement. ::)

Des retours à la ligne, des respirations, des paragraphes seraient les bienvenus... un trop plein de linéarité.

Ton travail sur le vocable est très intéressant, la syntaxe approximative, parfois, mais je m'en fous, il y a une recherche dans ton propos qui suppose un investissement et déjà sur les forums c'est pas courant.

Que j'ai compris ou pas passe au second plan, ce que j'ai apprécié c'est un élan positif , une recherche du style . La maîtrise que tu imposes aux éléments te perd en route dans un carcan abstrait dans lequel il faudra te sortir.

Au plaisir de te lire à nouveau.

M.D
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Re : Artifices sous ciel pommelé sont de courte durée
« Réponse #9 le: 24 mai 2020 à 19:00:05 »
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J'aime beaucoup cet univers, la poésie prend parfois le pas sur le sens, comme une écriture cryptique de beauté. Par moment on flotte dans un monde inconnu et beau, par moment on se demande quand même ce qui se passe, le sens de tout ça.
Ici j'aime cette description de ta capacité générale à lucidement préhender la dichotomie entre ce que je te sais d'(ir)raison, dans ce texte j'ajouterai que tout ce commentaire est encore plus vrai, probablement par cette implication concentrée qui perce bien au-delà que ce que tu crois, de ce que tu vois :D

Citer
Le point faible , c'est le manque de...comment dire ?
La même idée, mais au lieu d'être formulée comme un avis justifiable, c'est affirmé sérieusement de question... genre ouais, mais nan, pis là heu, mais qmm ! ouah, youhou, et bon, hein ? ahoui, donc, c'est parti ! fiou trop bien, pis là ? hmm oh !



heu bin je trouve un peu mon propos en tissant grâce à M.D. et Rémi, et en vrai je crois que du coup j'ajouterai ce qui moi me fais généralement et littéralement fondre le cœur : j'ai pas eu de mal à survoler ton texte, au contraire, c'était le top du top de l'expérience, de tomber sur une phrase qui a elle seule, fait sens, quoi que veuillent mes yeux où se poser, je sais que lorsqu'ils le font sur ces tons, c'est sur un futon plutôt apte à la réception de mon émoi, et donc : l'idée sous une autre facette, c'est que tout n'est que facettes avec ce Zutoe, et que tu arrives à rendre tout ça très net selon moi alors que tout ceci ne l'est pas justement, 'fin y'a du retournement de plein de plein plein et là voilà :

difficile de s'attaquer aux manifestations de ton entité
machine à laver
qui retrouve les chaussettes orphelines
.

 


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