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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La grande bouche de feu

Auteur Sujet: La grande bouche de feu  (Lu 2098 fois)

Hors ligne Rémi

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La grande bouche de feu
« le: 18 Mars 2019 à 22:39:47 »
Suite au dernier défi Tic-Tac, j'ai revu ce texte, tenté de lui apporter la forme d'une nouvelle plus construite. Vos retours, conseils, suggestions sur la forme et le fond sont bienvenus :)




La grande bouche de feu

Texte à retrouver aux Éditions L'Abat-Jour, dans le Hors-Série l'Ampoule n°5.
« Modifié: 21 Mai 2019 à 22:33:24 par Rémi »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #1 le: 25 Mars 2019 à 15:16:34 »
Salut Rémi !

Citer
La fumée escalade le ciel, s’englue dans la brume. Les trainées verdâtres se déchirent en saignées anthracite. Comme autant de blessures profondes, elles ondulent en filant à l’horizon. Les câbles électriques plongent vers l’est, les poteaux rouges et blancs se découpent sur le ciel violacé, les lumières clignotantes couronnent les pylônes jumelés.

J’ai du mal avec ce premier paragraphe pour plusieurs raisons… d’abord ce sont les couleurs. Il y a 2x le mot « ciel » : la première fois la couleur n’est pas précisée, et la deuxième fois on apprend qu’il est violet. En l’absence de précision, je croyais au début qu’il était bleu. En fait je pense que le paragraphe, au niveau visuel, gagnerait à être réorganisé pour qu’on puisse s’imaginer le paysage petit à petit. D’où vient la fumée, par exemple ? J’ai aussi du mal avec l’idée que la fumée escalade le ciel (ok, c’est joli) pour s’engluer… dans la brume. Les nuages, tu veux dire ? J’ai du mal à imaginer de la brume dans le ciel qui soit autre que des nuages haha. Tu précises dans la phrase suivante que les trainées (= la fumée) sont vertes… mais se déchirent en saignées grises… j’ai du mal à visualiser comment ça peut être vert et se déchirer en gris, ça donne un truc bizarre, surtout sur un fond violet. Les poteaux rouges et blancs ok, je les vois bien, mais c’est quoi exactement ? Est-ce que ce sont les pylônes jumelés ? Et les lumières clignotantes devraient éclairer le tout mais comme j’ai des difficultés à organiser les couleurs dans ce paysage, je ne les vois pas trop. Voilà, c’est pour mon ressenti à l’issue du premier paragraphe ^^

Citer
Dieu sait quand il pourra la faire réparer. Non. En fait, non, Dieu n’en sait rien, ou il s’en fout. Ou les deux
J’entends bien que l’expression est tirée, mais… l’effet ne marche pas trop pour moi, je ne sais pas dire pourquoi (le ton me parait forcé ?).

Citer
Les couleurs dégoûtantes de la fumée forment une trace de limace au-dessus de sa tête.
Ca c’est cool :)

Citer
Peut-être bien que c’est ça, l’habitude : elle vous prend par la main, vous rassure, vous endort, vous anesthésie. La bonne vieille habitude. Le corps fonctionne en robot, au milieu des machines, de ses frères robots.
Chouette parallèle

Citer
Le voilà au milieu des installations.
Je suis moins fan, comme transition, c’est moins immersif que ce qui précède

Citer
Une multitude de tapis qui trimbalent des tonnes de déchets à la seconde.
C’est ça, les intelligences artificielles auxquelles il est fait référence dans le 3e paragraphe ? Ah oui, tu le précises par la suite

Citer
Tout pourrait fonctionner infiniment sans qu’un gars ne doive être là à surveiller. Puisque toute cette intelligence informatique est programmée pour les situations prévues et a appris à réinventer son paramétrage pour gérer la nouveauté, les accidents, les aléas.
C’est curieux mais après le « tout pourrait fonctionner infiniment… », on attendrait un « mais » et pas un puisque… mais peut être que ça va venir dans la suite du texte ^^

Citer
La vie de Bobby dégouline de monotonie. Un océan d’ennui.
Simple mais ça marche bien

Citer
Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas eu à intervenir dans le processus, qu’il a trop tardé avant de réagir.
Wah, c’est terrible, comme rebondissement Oo

Citer
En surface, Bobby est lacéré. Au fond de lui, il a déjà disparu
Mais non ‘-‘

Wah alors… à partir de l’apparition du premier cadavre, j’ai été captée par le texte. Y a un crescendo de ouf tout au long des paragraphes. Ca commence pépère, avec une réflexion sur l’habitude, puis ça s’accélère avec l’apparition des corps et puis un final sur la lacération du corps de Bobby.

Le seul point faible du texte, pour moi, qui m’a empêché de le commenter plus tôt, c’est l’organisation du tout premier paragraphe qui introduit le texte… c’est vraiment le seul bémol que je vois. Je suis pas sûr, aussi, mais ça doit être à cause d’un manque de connaissance de ma part, de l’assimilation des tapis et des machines à des intelligences artificielles. En fait il faudrait que je vérifie ce que c’est concrètement une intelligence artificielle. De base c’est juste un programme informatique je crois… donc oui ça calle avec ton texte. Mais j’ai l’impression que de tels tapis roulants existent depuis des dizaines d’années (les usines Ford ?) sans qu’on les ait appelés AI pour autant – mais certes, alors il y avait plein d’êtres humains pour s’affairer aux alentours. Sinon ça m’a fait penser à un court métrage qui porte sur une ville organisée entièrement par les AI ; personne n’y a de travail, sauf un seul type dans le job consiste à appuyer sur le gros bouton qui actionne et éteint les machines jour et nuit (faudrait que je le retrouve).

Après on pourrait se demander d’où viennent tous ces corps qui arrivent sur les tapis mais en fait ça ne nuit pas à la compréhension du texte de ne pas savoir, et ça ajoute un élément d’étrangeté. A voir avec d’autres lecteurs s’il y a un besoin de précisions de ce côté-là – je remarque juste que on ne sait pas d’où ils viennent.

Voilàvoilà, super texte sinon, plein de pistes de réflexion que j’ai pas soulevées (la solitude d’un type dont le travail sert surtout de décoration, le fait que les machines ne lui répondent pas, que la catastrophe soit la seule solution,…). J’avoue que j’ai pas trop fait la focale sur l’orthographe mais je n’ai rien vu de flagrant. Merci pour ce texte !

Hors ligne Claudius

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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #2 le: 25 Mars 2019 à 20:40:58 »
Rémi, j'ai relu le premier jet et celui-ci plusieurs fois, et je préfère cette deuxième version à la première, plus fluide et plus travaillée.

Miro a déjà bien détaillé, et même si je ne relève pas les mêmes remarques, je sais qu'elle est bien meilleure que moi pour analyser.

Il y a juste deux petites broutilles qui me dérangent.

Citer
Non. En fait, non, Dieu n’en sait rien, ou il s’en fout.

Je n'aurais pas mis le deuxième non, ça alourdit la phrase même si je pense que c'est pour appuyer.

Citer
Le corps de Bobby est projeté au sol.

Le corps de Bobby, il n'est pas mort encore alors pourquoi le corps ?
Bobby est projeté au sol me semble suffisant.

Sinon, j'ai pas mal aimé ton histoire, glauque mais presque réaliste. Même si ce genre de texte n'est pas ce que je préfère, c'est bien écrit et l'histoire se tient.

 ;) ;)

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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #3 le: 25 Mars 2019 à 21:57:59 »
Salut Miro :)
Ça me fait bien plaisir que tu sois passée, d'autant que ta remarque sur le premier paragraphe est carrément justifiée. C'est marrant comme on a du mal à pointer soi-même ce genre de trucs... je sentais bien qu'il y avait comme une gêne sur ce début. Bref, je remets la version originale et en dessous une première nouvelle version, qui changera peut-être encore :

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La fumée escalade le ciel, s’englue dans la brume. Les trainées verdâtres se déchirent en saignées anthracite. Comme autant de blessures profondes, elles ondulent en filant à l’horizon. Les câbles électriques plongent vers l’est, les poteaux rouges et blancs se découpent sur le ciel violacé, les lumières clignotantes couronnent les pylônes jumelés.

Crachée de l'immense cheminée conique, la fumée escalade le ciel et s'englue contre les nuages de plomb. Les trainées verdâtres se déchirent en saignées anthracite. Comme autant de blessures profondes, elles ondulent en filant à l’horizon. Tendus entre les poteaux rouges et blancs, les câbles électriques plongent vers l’est. Les lumières clignotantes couronnent les pylônes jumelés.

(je pense que les saignées anthracite se comprennent mieux avec les nuages de plomb derrière ; j'ai précisé pour la cheminée ; j'ai viré la brume ; j'ai essayé de rendre plus logique les câbles/poteaux/pylones ; j'ai viré le ciel violet)

Citer
Sinon ça m’a fait penser à un court métrage qui porte sur une ville organisée entièrement par les AI ; personne n’y a de travail, sauf un seul type dans le job consiste à appuyer sur le gros bouton qui actionne et éteint les machines jour et nuit (faudrait que je le retrouve).
je suis preneur ! J'ai souvent des bonnes idées de trucs qui ont déjà été faits...  ><

Citer
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Dieu sait quand il pourra la faire réparer. Non. En fait, non, Dieu n’en sait rien, ou il s’en fout. Ou les deux
J’entends bien que l’expression est tirée, mais… l’effet ne marche pas trop pour moi, je ne sais pas dire pourquoi (le ton me parait forcé ?).
J'ai dans l'idée de faire passer ici un message de ce qui se passe dans la tête de Bobby. D'où la trivialité du propos. Et puis, on a l'homme et la machine dans le texte, alors il me semble qu'il faut aussi que Dieu fasse partie de la réflexion. Pour l'instant, je vais garder comme ça, mais j'y reviendrai peut-être avec un oeil neuf dans quelques jours.
(mais oui, d'un point de vue stylistique c'est assez marqué je te l'accorde ^^)

Citer
Citer
Le voilà au milieu des installations.
Je suis moins fan, comme transition, c’est moins immersif que ce qui précède
Initialement, j'avais juste mis :
    Les installations. Une multitude de tapis qui trimbalent des tonnes de déchets à la seconde.
Je remets cette version ; pas besoin de dire qu'il est au milieu puisque toute l'histoire se passe avec un focus sur Bobby.

Concernant l'intelligence articficielle, je précise qu'en plus des tapis, on a des bras mécaniques, un robot nettoyeur, des scans de reconnaissance d'objet... me semble que c'est assez clair. Et puis, il est tout seul là-dedans.
D'ailleurs :
Citer
Bobby peut reprendre efficacement son activité inutile. Les robots ne se trompent plus jamais.

Citer
Voilàvoilà, super texte sinon, plein de pistes de réflexion que j’ai pas soulevées (la solitude d’un type dont le travail sert surtout de décoration, le fait que les machines ne lui répondent pas, que la catastrophe soit la seule solution,…).
Merciiiii :)
Ouaip, tu as bien résumé les enjeux et les thèmes.

Tu gères Miro, c'est chouette que tu m'aies filé un coup de main.
A+



Salut Claudius,

Citer
Rémi, j'ai relu le premier jet et celui-ci plusieurs fois, et je préfère cette deuxième version à la première, plus fluide et plus travaillée.
tant mieux ! C'est pas toujours simple de reprendre un truc sorti en une heure : garder ce qui est bien dans la spontanéité, corriger ce qui coince, fluidifier... pas simple.

Citer
Citer
Non. En fait, non, Dieu n’en sait rien, ou il s’en fout.

Je n'aurais pas mis le deuxième non, ça alourdit la phrase même si je pense que c'est pour appuyer.
ouaip, Miro avait tiqué aussi, du coup, je vire ce deuxième "non", ça va alléger un poil.
Bien vu.

Citer
Citer
Le corps de Bobby est projeté au sol.
Le corps de Bobby, il n'est pas mort encore alors pourquoi le corps ?
Bobby est projeté au sol me semble suffisant.
Oui, je modifie dans ce sens.

Citer
Sinon, j'ai pas mal aimé ton histoire, glauque mais presque réaliste. Même si ce genre de texte n'est pas ce que je préfère, c'est bien écrit et l'histoire se tient.
Cool.

Merci Claudius, au plaisir ;)

Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #4 le: 25 Mars 2019 à 22:04:52 »
Salut Rémi !
D'abord on pignoche !  :)

Citer
Comme autant de blessures profondes, elles ondulent en filant à l’horizon
Paradoxalement, je vois tout à fait ce que tu veux dire, mais vraiment, je ne peux concevoir une blessure profonde ondulant dans le ciel, tu vois ?
Citer
flux d’air ascendant qui englobe toute la centrale
Là encore un petit souci d'image : un flux ascendant je le vois comme un cylindre, un souffle ascendant qui du coup peut guère "englober"... Peut-être mettre "qui protège toute la centrale" ?
Citer
trimbalent
Petite maniaquerie : dans l'univers plutôt  efficace et implacable que tu décris, le mot "trimbaler" a un côté cahoteux et maladroit ou nonchalant qui ne colle pas trop.

Voilà !
Dans l'ensemble, ton récit est rondement mené. Tu installes très bien la situation. Puis, comme dit plus haut, il y a une accélération qui colle avec cette soudaine prise de conscience de Bobby que quelque chose ne tourne pas rond.
Faut-il voir dans le fait qu'il y a plus de de camions que d'habitude, que quelque choses de grave est arrivé et que les machines ont commencé à se débarrasser des hommes ?

Ça me rappelle une nouvelle de Stephen King ou les véhicules finissent par asservir les humains.

Merci pour cette lecture en tout cas ! Tout petit bémol : est-il plausible que Bobby ne soit pas obéi dans sa cabine de plexiglass, mais qu'il puisse sans problème provoquer la catastrophe finale ?

Voilà, merci encore !


"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #5 le: 27 Mars 2019 à 17:53:54 »
Salut gage :)

Citer
Paradoxalement, je vois tout à fait ce que tu veux dire, mais vraiment, je ne peux concevoir une blessure profonde ondulant dans le ciel, tu vois ?
je comprends que l'image est chouette au niveau du sens mais peu représentable visuellement. Pourtant, c'est juste les creux entre les volumes de fumée qui s'éloignent en ondulant.
Je vais voir si je peux encore fignoler ce premier paragraphe, pour l'instant ça me plait pas mal même si c'est optimisable. Merci pour ce point.

Citer
Là encore un petit souci d'image : un flux ascendant je le vois comme un cylindre, un souffle ascendant qui du coup peut guère "englober"... Peut-être mettre "qui protège toute la centrale" ?
ouaip, "englober" ça fait statique ; je vais mettre "balaye"

Citer
Petite maniaquerie : dans l'univers plutôt  efficace et implacable que tu décris, le mot "trimbaler" a un côté cahoteux et maladroit ou nonchalant qui ne colle pas trop.
là encore, c'est juste.
J'ai remplacé par le verbe "charrier".

Merci pour ces points de détail.

Citer
Faut-il voir dans le fait qu'il y a plus de de camions que d'habitude, que quelque choses de grave est arrivé et que les machines ont commencé à se débarrasser des hommes ?
c'est effectivement une façon d'interpréter l'affaire (celle que j'avais en tête), bien vu.

Citer
Ça me rappelle une nouvelle de Stephen King où les véhicules finissent par asservir les humains.
si t'as la référence précise, je suis preneur ;)

Citer
Tout petit bémol : est-il plausible que Bobby ne soit pas obéi dans sa cabine de plexiglass, mais qu'il puisse sans problème provoquer la catastrophe finale ?
j'ai précisé qu'il utilise un code spécial pour être obéi : "Il utilise son code personnel pour valider ses ordres, celui que les ordinateurs ne peuvent contourner."
Mais oui, dans l'absolu, si les machines veulent se débarrasser de lui, y a pas de raison qu'elles laissent faire. Moi je vois le truc comme étant, pour les machines, une réaction "logique" (celle d'éliminer les humains, de les recycler) et pas une volonté structurée au sein de toutes les machines.
Bref, y a forcément un peu de manque de plausibilité dans l'affaire, mais ça ne m'embête pas plus que ça : le texte est aussi une métaphore SF, pas une histoire construite.

Chouette commentaire de ta part, merci, je suis content que tu aies trouvé cela "rondement mené".

Au plaisir,

Rémi
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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #6 le: 27 Mars 2019 à 18:19:45 »
Coucou !!

D'accord avec tes points de vue d'auteur, mais si je dois être aussi pointilleux que tu le serais, je pense qu'un souffle ascendant ne balaye pas, il monte, mais bref, c'est peut-être jouer sur les mots.

Le recueil de Stephen King, c'est "Danse macabre"... bourré de pas mal de choses horribles.
Tu trouveras les résumés des nouvelles ici
La nouvelle à laquelle je faisais référence, c'est "Poids lourds", mais "La presseuse" peut aussi t'intéresser.
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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #7 le: 27 Mars 2019 à 18:54:48 »
Citer
si je dois être aussi pointilleux que tu le serais,
il faut, tu as raison !
Je suis souvent à la recherche du mieux, d'autant plus qu'un texte me parait bon (c'est pour ça que je chicane souvent un ou deux trucs quand je lis tes textes ^^)

Citer
c'est peut-être jouer sur les mots.
on est là pour ça ! :)

Citer
L’odeur y est bien moins forte, grâce aux filtres et surtout grâce au flux d’air ascendant qui balaye toute la centrale.
Donc, "balayer" n'est pas top non plus... même si dans mon esprit le balayage peut se faire vers le haut.

"Protéger" ne me semble pas génial non plus, parce qu'on parle de l'odeur et protéger d'une odeur ça me parle pas trop. Et puis, y a comme une volonté derrière ce verbe.

Donc :
englober, non, trop statique
entourer, envelopper  non, idem
protéger, mouaif
embrasser ? lécher ? non, l'image ne me plait pas
purifier ? assainir ? peut-être

Argh ! Je vais laisser reposer un moment et peut-être reformuler carrément. Mais c'est intéressant cette affaire ^^

A+ gage
Encore merci pour le pinaillage !
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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #8 le: 27 Mars 2019 à 19:16:05 »
 ;)

"...qui assainit... " me semble être le plus proche de ce que tu cherches. Tu chercherais peut-être un terme qui ferait comprendre que c'est pas totalement efficace ?

"... qui s'efforce d'assainir... " peut-être... Ça correspond à l'ambiance générale de ton texte.
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Re : La grande bouche de feu
« Réponse #9 le: 27 Mars 2019 à 21:53:03 »
Citer
qui s'efforce d'assainir
vendu ! ça me plait bien comme ça !

à bientôt gage ;)
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