La poésie, elle se saisit
La poésie, elle se saisit
Elle est volatile et fugace
Il faut faire vite
Tendre la main
Serrer le poing
Pour retenir ce qui s’échappe
La poésie, elle vient de loin
Elle sonne, frappe
Tambourine
Elle nous visite sans prévenir
Et s’invite pour repartir
Elle est pressée, elle se déroule
C’est une feuille vive
Que nos pieds foulent
Une glissade
Sur l’air givré
Un dérapage sur le côté
Avant la chute
Imprévisible
La poésie, elle nous enivre
Parfois il faut casser son verre
Pour trouver le fond d’une rime
Et ne pas être trop sonné
Pour attraper
Ces mots qui filent
La poésie, elle se condense
Dans l’encre bleue
Et dans la danse
Des lettres qui ont capturé
Une idée profonde ou futile
Qui se faufile entre les lignes
Et tente de se dévoiler.
NB :
Si la poésie se saisit
Au vol
Comme une onde qui passe
Nul ne doutera
Qu’une fois saisie
Elle se pétrit
Et se travaille
A la loupe
Avec minutie.