Bonjour à tous,
Depuis quelques temps, j'écris de courtes biographies d'une page sur divers personnages qui me viennent à l'esprit.
La plupart du temps, ils sont issus d'un univers fantasy, que ce soit
DnD, ou autre monde fictif. Celui que je vous présente
est issu de
Dungeon and Dragons. Bien qu'il demeurerait intéressant de développer certaines de ces idées,
j'essaie (pour le moment) de garder un texte limité afin de familiariser le lectorat à un style plus court, dans l'espoir
de favoriser une immersion aisée.
Au plaisir de vous lire.
Ruk'Demar
Demi-orque
Neutre Strict
Parcourant votre passé, vous vous remémorez les diverses insultes qui ont dû être lancées à votre égard : faible, bâtard, chien galeux, horreur du clan.
Bien que ces mots fussent autrefois source de souffrance, vous les accueillez désormais avec sérénité. Vous êtes né de sang d’homme et d’orque.
Votre village vivait d’une culture pacifiste dans les montagnes. Toutefois, pris dans une embuscade par les creuses représailles d'hommes de la région, il fut pris d'un assaut létal.
Les orques ont été massacrés. Les enfants brutalisés. Les femmes violées. Votre naissance fut telle la marque d’un fer rouge : une remémoration constante
d'une défaite honteuse et d’une peur face à l’infériorité.
Rejeté par tous, on vous exila en terre sauvage, et bambin, vous n’aviez aucune chance de survie.
Vos cris prirent l’attention de chasseurs humains qui vous rapportèrent à une église, qui, de coutume, héberge la peuplade itinérante. On vous offrit un style de vie modeste,
ainsi qu’une éducation décente. Parmi les murs du temple, votre sang orque ne créait guère de tension. On vous traita avec équité. Ce style de vie vous initia peu à la confrontation
ainsi qu'à la peur manifestée à l'égard de votre génétique. À votre adolescence, vous vîmes les premières manifestations magiques de l’entité vénérée, Lanthander.
Vous apprîtes à faire de même, révélant ainsi vos dons de piété.
Cette curiosité qui vous démangeait
ne s’adressait plus aux sources magiques de Lanthander. Dans les bibliothèques, vous trouvâtes des parchemins et manuscrits détaillant différentes entités du monde matériel.
Vous comprîtes ainsi que nul n’est attaché au fardeau de la foi, lorsque plusieurs sources peuvent donc coexister. Votre allégeance se voua donc à l’équilibre de ce monde.
Vous n’aviez plus d’attachement à cette vie réclusive. Le temple ne vous libérerait pas des stigmates orques qui vous définissaient - Et la liberté s’étendait devant vous.