Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Vie compliquée

Auteur Sujet: Vie compliquée  (Lu 1389 fois)

Hors ligne NCamp

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Vie compliquée
« le: 25 Juillet 2018 à 16:57:48 »
1 ère partie :

Piégé, isolé, insulté, sans cesse mal aimé ; non pas par la famille, car seule celle ci m'a aimée, en revanche, la vie scolaire n'était pas de tout repos. De la maternelle au lycée, éternellement jugé.
J'ai toujours été étrange, je m'amusais plus avec la terre autour des arbres plantés dans la cour de l'école qu'avec mes camarades, mais est-ce mal ? Est-ce mal d'être différent ? Créatif ? Ou juste de vouloir fuir les moqueries incessantes des autres en se réfugiant dans son propre monde ? Il faut croire que oui, car au lieu de les fuir, je les attiser.
Pendant de nombreuses années, j'ai finis par apprendre à me réfugier. Pour cela il me suffisait d'être vulgaire et violent dans mes paroles, et d'avoir l'air d'un monstre capable de tout. Seuls les plus téméraires m'embêtaient encore, mais on m'a appris à ne pas me battre. Alors je me laissais faire, étrangement j'ai jamais eu de soucis de cet ordre. Enfin... jusqu'au lycée. Mais j'y reviendrais plus tard.
Comme je le disais, j'ai toujours été différent mais pas en mal, j'étais plus créatif, j'aimais jouer dans mon petit monde et me créer des histoires bien à moi. Je n'étais pas assidu en cours, je rêvassais bien évidemment. Le professeur voulait me faire redoubler le CE1. Ma mère s'y opposa, et ils convinrent d'un arrangement : un simple test.
Ainsi mon professeur se mit à écrire des formules mathématiques, des mots, de la conjugaison... et me demanda de répondre à tout. Je ne me souviens plus si à l'époque j'étais conscient de l'enjeu, mais ce que je sais, c'est que j'ai répondu juste à chacune des questions. Et grâce à ça j'ai pu passer au niveau supérieur, ainsi donc, mon professeur m'a juger sans même m'avoir parlé une fis au cours de l'année, et j'ai été assez malin pour le bluffer moi même.
Si je raconte cet épisode, c'est juste pour vous faire comprendre qu'en dehors de ma mère je n'avais aucun allié, ni amis. Tout le long de ma primaire ça a été ça, les élèves me haïssaient, les profs se fichaient de mon sort...
Un jour j'avais invité une dizaine de mes camarades à mon anniversaire. Ma mère avait fait un beau gâteau et remplit la table de biscuits et de confiseries, il y en avait pour tout le monde. Mais seul une personne est venue, mon meilleur ami de l'époque, enfin mon seul ami. Il était plus pauvre que moi et était autant un paria que je l'étais. J'étais content de le voir, il venait souvent à la maison et ce jour là était comme un jour normal finalement mais au fond de moi je cachais ma déception et ma tristesse. Je pensais surtout à tous les efforts que ma chère maman avait fournit pour au final seulement 2 personnes, mais surtout j pouvais lire en elle la même tristesse que je ressentais, savoir son enfant mal aimé des autres doit être une des pires choses.
À l'époque, je me faisais souvent frapper par une grande brute, mais il n'était que le premier d'une longue liste créée au cours des années suivantes. En plus de tout ça, j'étais amoureux, évidemment inutile de préciser que ce ne fut pas réciproque.

Enfin vint le collège, j'avais déménagé de mon village pour aller à la ville à côté, mes parents venaient de se séparer, et le premier jour de la rentrée en sixiième je pleurais de peur, trop de nouveauté et de chocs émotionnels. L'année s'est passé normalement (enfin pour moi ça me semblait normal), j'avais mes ennemis, et aucun ami, car le seul que j'ai eu était encore au village. Mais il y avait tout de même un garçon avec qui je m'entendais bien, le fils d'une collègue à ma mère, je dormais chez lui des fois, on a passé l'année ensemble mais j'avais aussi mes ennemis et les professeurs n'étaient toujours pas de mon coté. Je n'ai jamais rien attendu de leur part, j'ai appris que jamais je pourrais compter sur les adultes.
Ensuite la cinquième, et là tout à basculé mais nous n'atteignons pas encore le point de non retour. Me voilà donc en cinquième, j'ai 12 ans, et mes parents ont officiellement divorcés, ma mère était déjà avec un nouvel homme que je detestais pour des raisons évidentes mais aussi à cause de son comportement. Mais la cerise sur le gâteau : ma mère à suivi son nouvel homme dans le Nord, moi un sudiste de toujours, ayant toute ma famille ici, je me retrouvais obligé de suivre ma mère et mon beau père que je n'avais pas accepté dans un "pays" que je ne connaissais pas. Et mon frère ayant sa copine, et ayant 17 ans s'est opposé à maman et à décidé de rester dans le sud chez mon père. Je vous laisse imaginer mon état psychologique et ma haine.
Après une très longue route (de 12h environ) nous sommes arrivé à Cambrai le vendredi 7 septembre 2007 à 17h (c'est vous dire à quel point ça m'a traumatisé pour que je me souvienne des détails). J'avais raté la rentrée de quelque jours, par conséquent le lundi suivant j'entrais dans ce collège, avec des camarades que je ne connaissais pas encore et dont les accents et les manières pour la plupart d'entre eux, me paraissaient si... étranger. J'avais eu droit aux blagues des professeurs telles que : "Un sudiste, tu nous ramène le soleil j'espère" ou encore "c'est bizarre tu n'as pas l'accent du sud", j'avais souvent envie de répondre "Parce que tu crois que t'as l'accent du Nord toi ?"
Au final cette année n'était pas atroce, je m'acclimatais difficilement mais j'étais dans une petite bande qui m'avait intégré, j'avais rencontré une fille dont j'étais fou amoureux mais encore une fois non réciproque. Mes notes étaient dans la moyenne malgré mes capacités, j'aurais pu faire mieux mais je ne voulais pas, ça avait tendance à énervé les professeurs.
Mais tout ceci n'était qu'un prologue, car c'est en quatrième dans le même collège que tout à commencé réellement.

2 ème partie :

Me voilà donc en quatrième, je vais sur mes treize ans, et je suis toujours dans le même collège du Nord, là où j'avais ma petite bande. C'est là que j'ai changé, et que j'ai appris à subir.Cette même petite bande en question, m'a poignardée dans le dos, ils se sont amusées à parler sur moi, à me mépriser, ils me faisaient faire des choses qui me mettaient dans les ennuis et jamais ils m'aidaient, et ainsi de suite, jusqu'au jour où ils m'ont éjectés de leur bande.
Autant dire que je l'avais mal prit, mais je ne me formalisais pas. L'année passait doucement et j'écrivais des poèmes assis dans mon coin de la cour tout seul, j'étais devenu l'élève bizarre au fond. Quelques filles plus grandes venaient me voir et s’intéressaient à ce que je faisais, je leur faisais lire mes poèmes généralement d'amour mais destiné à personne (enfin, j'avis bien une fille en tête, chaque année scolaire j'avais une fille qui me plaisait). Les profs ne m'appréciaient pas, j'avais du mal à plaider mes causes, et les élèves en profitaient.
ainsi l'année s'acheva, je changeais de collège une fois de plus, et de maison, une fois de plus. Cette fois c'était pour le village d'à côté, et le collège ? Un collège privé (censé être religieux) remplit de fils de médecins et d'avocats hautains, et snobs... Le genre de personnes que j'ai pas souvent apprécié. Mais j'avais en tête de na pas être naïf et de ne pas me faire avoir.
Me voilà donc en troisième, j'ai quatorze ans, et dès le premier jour, je me suis isolé, j'ai appris à faire un regard noir et je ne parlais jamais, et si on m'approchait je sortais une insulte ou je criais pour faire fuir, la plupart du temps ça marchait, mais comme chaque année j'ai eu un ennemi et une fille dont j'étais fou. J'écrivais toujours mes poèmes, ça me détendait, c'était mon monde. Mais la particularité de cette troisième, c'est que j'ai du retourner en quatrième toute l'année pour une seule matière, l'espagnol car je n'ai eu que de l'allemand dans mon ancien collège, je fréquentais donc la troisième et la quatrième, et c'est dans cette classe que j'ai eu mon ennemi. Mes notes étaient en chute libre, l'année est passée vite, et je redouble. Voué à l'enfer à jamais.  Et comme je l'ai dis, l'année précédente j'avais côtoyé les quatrièmes, j'en avais donc retrouvé beaucoup d'entre eux, c'était un collège de village collé a la maternelle et primaire, autrement dit il y avait 800 élèves environ et la plupart se connaissent depuis l'enfance. Pour en revenir à l'histoire, mon histoire, tout le monde se connaissait, et il n'y avait que deux classes par niveau (6°A, 6°B, 3°A, 3°B...), donc mon ennemi de quatrième était pas dans ma classe mais il était juste en face de moi. Et la file de cette année (l'autre étant passée en seconde), est devenue la petite amie de mon ennemi. Ma vie est aussi compliquée et palpitante qu'un épisode d'un feuilleton de seconde zone. J'ai l'art de me compliqué la vie je sais. J'écris toujours mes poèmes, je me fais menacer, insulter... La routine quoi. au cours de l'année nous avons un devoir de français à faire, une autobiographie, pour une fois je décide de faire mon travail et je raconte donc ma vie comme je la raconte ici. Et mon professeur convoque ma mère en lui proposant de m'envoyer chez le psy car ma vie est "déprimante". Désolé professeur si tout le monde n'a pas la chance d'être joyeux et heureux entouré d'amis (souvent des faux amis d'ailleurs), je préfère être seul que trahi tous les 2 jours personnellement, au final si je fais pas mes devoirs on m'engueule, si je les fais on m'envoie chez le psy, je vais pas inventer une vie non ?
Je vais donc chez le psy pendant un court temps car c'est une perte de temps. L'année défile encore une fois, mais un jour je craque. Trop d'emmerde, trop de chose enfouies en moi, mon ennemi m'a provoqué. alors le soir je réfléchis, je ne dors pas de la nuit, et je me saisis d’un couteau dans la cuisine, je vais à l'école à pied comme chaque matin, mon idée était d'en finir avec la personne que je détestais, il prendrait pour tous les autres, puis je me ravise je garde l'arme, mais je me dis que ce serait que pour me défendre, je voulais pas devenir un tueur, mais j'ai fais la bêtise d'ne parler à une fille sur le chemin de l'école, qui elle, en a parlé à une autre et le directeur à finit par le savoir, ainsi que tout le collège, ma mère est convoquée, et je la retrouve en larme dans le bureau du proviseur, avec le couteau dans un mouchoir. Je m'en voulais d'avoir fait de la peine à ma mère, mais encore plus d'avoir confié ce secret à une personne que je croyais être mon ami. L'avantage, c'st que personne ne m'a plus vraiment provoqué, on m'a quand même posé des questions "Tu voulais faire quoi ?" "C'était pour planté qui"... Étais-je vraiment le vrai psychopathe dans cette histoire ? Pourquoi une telle curiosité malsaine ? au final j'avais écopé de 3 jours d'exclusions. Rien à voir avec l'histoire, mais comme je vous ai dis le collège était commun avec l maternelle et primaire, un gamin de 5 ans m'a insulté de "fils de pute" alors que j'avais 15 ans. Comment ne pas s'énerver et en venir aux mains face à ça ? Le pire c'est qu'il connaissait mon nom, tout le monde se connaissait, alors un psychopathe comme moi...
Retour à l'histoire. Donc le reste de l'année se passe normalement (menace, insulte mais moins fréquente), et je repasse mon brevet, l’anecdote amusante de ce jour là, c'est que je m'étais isolé sous un arbre avec un livre de maths en faisant semblant de réviser, en face de moi il y avait mes camarades regroupés qui parlaient et rigoler (surtout en me regardant) et à ma gauche un autre groupe d'un autre collège, l'un d'eux vient me voir, je ne le vois pas mais je remarque la pointe de ses chaussures, je lève la tête et il m'invite à les rejoindre, anxieux mais surtout curieux (car avec tout ça j'ai appris a aimer les risques et la souffrance) je me lève et je le suis dans son groupe. Mes chers camarades me regardent d'un air ébahi, ils ne comprenaient pas; Je m'assois avec mes nouveaux camarades je m'entends bien avec eux, les filles sont mignonnes et sympathique, je me sentais bien, et chaque jour le temps de l'épreuve je traînais avec eux et ils me défendaient face à mes camarades, mais je n'ai jamais pris leur contact (je ne fréquentais pas les réseaux sociaux à l'époque, le harcèlement scolaire me suffisait), et je les ai perdu de vue, je le regrette un peu aujourd'hui à 23 ans en y repensant.
J'obtiens mon brevet de justesse, et je décide de venir vivre avec mon père dans le sud. et me voici donc en seconde, mais mon proviseur me detestant notamment a cause de l'incident du couteau, ne voulait pas me laisser faire un cursus littéraire, il m'orienta en bac professionnel peu importe le secteur. Je voulais arrêter ma scolarité mais ma mère s'y opposa bien évidemment. Alors elle me choisit un bac pro en machinerie industrielle (rien que le nom j'ai envie de vomir encore aujourd'hui), le plus proche de chez mon père se trouve dans un lycée public dans un petit village dans l'Aude, ma grand mère vivait dans le coin, et j'étais en pension dans ce lycée (auriez vous fait ça sachant que votre enfant n'est pas doué en relations humaines ?). J'y ai pas fais un mois dans ce lycée, je n'ai eu affaire qu'à des cas sociaux, des caïds, des gens pas très futé. Je ne me crois pas plus intelligent que les autres, mais j'ai des facilités que j'ai gâché, même ma façon de parler on me croit hautain et pompeux, (pourtant j'ai jamais su me faire amis avec les fils de riches). J'y ai rencontré mon nouvel ennemi, et bien que je n'y sois resté qu'un mois, cet ennemi aura été le plus destructeur et le plus tenace. J'ai vécu mon second craquage psychologique durant ce mois. Les terminales essayaient de me faire des farces mais je les déjoués, un soir j'avais bloqué la porte de la chambre avec un lit vide, j'avais prévenu mes deux camarades que s'ils voulaient se soulager c'était maintenant. Le matin, je remet le lit en place, j'ouvre la porte et au milieu du couloir, une poubelle. Un des terminale tape dedans du pied et j'y vois des gouttes d'eau sortir. Ils ont essayé de m'arroser avec ça dans la nuit, ais la porte étant bloqué, ils l'ont jeté sur le second souffre douleur. je suis allé m'excuser auprès de lui, que je ne savais qu'il prendrait pour moi.
Mais un autre jour, j'étais parti faire une prise de sang a Perpignan, je n'avais donc pas dormi au lycée la veille, et le matin je reviens. On me surnomme "pampers" "pause-caca" (oui comme dans American Pie, c'est vous dire le niveau). Je ne comprends pas, alors je pose des questions, et c'est le second souffre douleur, qui m'explique, avec photo a l'appuie. Quelqu'un avait déféquer dans mon lit, on y voyait deux boules sortis tout droit de l’intestin. La première chose qui me vient à l'esprit ? "Ça tombe bien les gars, j'avais pas pris mon petit dèj, merci pour les nesquick" (oui l'auto-dérision était devenu mon mode de survie). Malgré tout, en journée nous n'avions pas accès à la chambre, au cours de la matinée, j'étais a mon cours, et je décide d'en sortir en plein milieu en claquant la porte. Je me fais chopper par un pion. Il m'interroge, et c'était le pion qui était de surveillance le soir où l'incident s'était produit. Je l'interroge à mon tour. Sa réponse ? "J'ai constaté que tu as chié dans ton lit" autant vous dire que j'ai respirer un grand coup, "Ok, alors sachez que j'étais à Perpignan, soit à 1h d'ici depuis hier soir, alors vu que je n'ai pas appris à chier par téléportation, je repose ma question, QUI A CHIÉ DANS MON LIT BORDEL ?", je vois dans ses yeux sa crainte, et ne recevant pas de réponse, je serre le poing et je l'envoie en direction de son visage. Et je vous assure que ce qu'on dit est vrai, quand on se rend compte qu'on est sur le point de faire une connerie le cerveau fait ralentir le temps, juste de quoi réfléchir et se raviser ou continuer l'action entreprise. Je ne voyais que deux chose, mon poing, et ma cible, tout le reste n'existait plus, mais mon cerveau m'a donné une seconde cible et m'a laissé choisir. Mon poing frôle le visage du pion, et vient taper l'extincteur accroché au mur, le tout sans décrocher mon regard déterminé de celui effrayé du surveillant, je ne ressens même pas la douleur, et je décide de partir. Mais un autre pion bien plus imposant arrive, il demande ce qu'il se passe et je lui réponds que tout va bien, ma pauvre victime appuie ma réponse et je décide de partir, mais en passant j'insulte le second surveillant de gros con (pas le truc le plus intelligent, mais je venais d'éviter d'en frapper un donc faut pas trop m'en demander). Celui ci se met à me courir après tel un rugbyman, je fuis mais je me fais chopper, direction la CPE, je reste énervé et je suis décidé a connaitre la vérité, au bout d'un moment, ma chère mère est convoquée (oui encore, qu'aurai-je fais sans elle, ma meilleure alliée dans toutes mes mauvaises périodes). On lui signale l'affaire et elle s’énerve autant que moi, on nous envoie chez la proviseur adjointe qui nous dit "Mais c'est du bizutage de bon enfant" (autant vous dire que c'est pas passé avec ma mère). On nous emmène a la chambre, nettoyée, mais on y voit encore une trace liquide marron sur le matelas. ma valise étant en dessous du lit avec mes fringues, je la vérifie en vitesse, elle fut épargnée, (j'avais eu droit a de la mousse à raser dans ma trousse, ou dans les godasses, ou encore des mecs qui venaient frotter leur sexe sur mon bureau, des fois j'avais envie de me lever et de leur exploser avec le poing sur le bureau pendant qu'ils se frottaient, mais je suis gentil), lors de mon enquête inachevée, j'avais failli briser la nuque d'un de mes camarades de chambre qui ne me répondait pas. Fallait pas m’énerver ce jour là. au final le proviseur me donne 2 solutions. Partir de moi même, ou le renvoie. Je suis partis. Voilà tout ce qu'il y a eu en un seul mois. Je vous l'ai dis je suis fort pour m'attirer les ennuis, et les ennemis.
Me voilà donc dans un bac pro comptabilité, pas mon domaine mais pas si ma, un lycée privé mais pas de riche cette fois, c'était un mélange de mon lycée public de Prades, et de mon collège de fils d'avocats et de médecins du Nord. Étrangement c'était pas la pire année, j'avais appris à être plus méchant en apparence et à avoir plus de répartie. Cette fois j'ai eu toute une bande comme ennemi, et une fille dont je suis tombé amoureux dès le premier regard plongé dans ses yeux. Mais on se détestait, c'était une chipie arrogante, et moi un gars vulgaire et dangereux. J'étais connu pour être provocateur, taper dans les murs pour éviter de taper les gens (l'histoire avec le pion m'a appris a ne pas accumuler ma rage sous peine d'exploser trop violemment, alors je déchargeais petit à petit). La seule chose qui nous maintenait ensemble c'était un ami commun on était tous les 3, toujours. Mais cette année j'avais ma bande ennemie, mais aussi et surtout, mon ennemi de Prades, eh oui je vous avais dis qu'il était tenace, lorsque j'étais là bas, il ne faisait que me provoquer. Mais maintenant il passait à l'offensive, au cours de l'année il a créé un faux compte facebook d'une fille. Et évidemment il m'a fait tomber amoureux, on discutait et un jour elle m'a dit de venir la retrouver dans un village, ce que j'ai fais tout en étant sur mes gardes. À l'arrêt de bus, j'avais repéré mon Némésis et sa bande, je descendis au prochain arrêt, et j'envoie un message au gars qui était l'intermediaire entre "la nana" et moi. Je savais que j'étais tombé dans un piège, mais je comptais m'amuser un peu avant de me faire avoir, un condamné à bien le droit à un dernier repas... Alors j'envoie un message, je lui dis que je me trouve sur la place, je lui indique où, il y va. Je pourrais fuir et prendre le bus retour, mais je préfère m'amuser, alors il me répond "T'es où", je lui indique un autre emplacement, puis un autre et encore un. Un vrai jeu de piste, puis je décide de me rendre, mais au dernier moment je veux partir ailleurs, mais je suis repéré et pas très rapide, je me fais rattraper. Le garçon en question, me saisit a la gorge et me frappe encore et encore, je tombe au sol. J'aurais parfaitement pu me défendre, j'étais plus fort, mais je refusais encore le combat. Je suis rentré chez moi avec un coquard. J'ai menti à ma mère et aux autres. Je leur ai dit que je me suis cogné en bougeant dans la nuit. J'ai supprimer cette "fille" de mon facebook, quant au mec, on continuait à s'insulter par message. Mais on a finit par ne plus se parler, ça m'a manqué pendant un temps. Par la suite, j'ai été renvoyé du lycée par manque de travail et a cause de mon comportement, et pas la peine de dire que les délégués de ma classe faisant partie de la bande ennemie) ne m'ont pas défendus. Et notre ami commun, à la chipie et moi, est devenu notre ennemi commun.
Ainsi s'achève ma dernière année de lycée, car j'ai décidé de tout arrêté. Mais ma mère trouva une formation niveau bac mais en droit, la capacité a droit accessible a 17 ans à la fac, alors je m'y suis inscris. En attendant la rentrée, la fille ennemie du lycée m'a contacté. Elle m'envoie un message en me demandant de la rejoindre au mcdo prêt de chez moi. Comme à mon habitude (et surtout après l'épisode tabassage) j'étais très méfiant, mais curieux et j'aime les risques et la souffrance, j'aime quand c'est compliqué, et je décide de m'y rendre en m'attendant à me faire tabasser à nouveau dans une ruelle. j'arrive et je le vois arriver, toujours aussi belle, mais potentiellement dangereuse. Elle a un sac avec elle, je m'approche et je lui propose de le lui porter (vous voyez à quel point j'aime les risques, ou a quel point je suis con aussi), c'était ses livres pour la première en comptabilité. Alors nous allons au mcdo, et on y mange, on discute, je ne suis pas très bavard, l'ambiance est tendue. Aucun danger à l'horizon. Et pour faire court, cette fille, c'est devenue ma meilleure amie et aujourd'hui ça fait 7 ans qu'on se fréquente, et je suis son confident le plus proche, et on fête traditionnellement notre amitié dans ce même mcdo. C'est la première fois qu'une bonne chose m'arrivait. Mais bon j'ai tout de même souffert 3 ans avec elle car j'étais fou amoureux d'elle et j'étais "friendzoner".  Grâce à moi elle a fait plusieurs années de droit, ses deux années de capacité et une année de licence qu'elle a abandonnée tout compte fait, quant à moi grâce au soutien de ma famille, et de ma nouvelle meilleure amie, j'ai appris à sourire a nouveau, à rire, à devenir plus fort, et toutes mes mésaventures m'ont renforcées, et j'ai appris à vivre alors que certains de mes vieux ennemis souffrent à leur tour. J'ai obtenu mon bac à la fac le 5 Juillet 2018 (le DAEU A section littéraire), je suis plus heureux et plus fort que jamais, et plus personne ni rien ne peut m'atteindre, j'ai souffert mentalement et physiquement pendant 17 ans et aujourd'hui j'ai perdu 5kg en cure d'amaigrissement, je suis motivé pour continuer, et j'aime la vie et j'en profite. Mon secret ? L'auto-dérision. Si on m'insulte de gros je réponds : "Fais gaffe je fais 120 kilos et je ne ressens pas la douleur, si je le veux je t'écrase". Même si je suis perdant, on vient pas m'emmerder, et quand bien même je perdrais, je me battrais jusqu'au bout. J'ai appris à répondre et à frapper. Mais surtout si on s'attaque à ma famille, ou à mon amie que je considère comme ma sœur. Voilà l'histoire de mes 23 ans de vie, elle n'est pas finie. Elle ne fait que commencer, et je laisserais personne m'atteindre.

Je vous remercie d'avoir lu, et si jamais vous êtes harcelé ou que ce soit peu importe la manière n'hésitez pas à en parler, moi je n'ai pas eu de chance, mais c'est pas valable pour tout le monde, apprenez à rire de vous même pour montrer que rien ne vous atteint. Et si vous en ressentez le besoin, n'hésitez pas à venir me parler. Je suis devenu doué en écoute et en conseil avec toute ces aventures, et si je peux partager mon expérience pour vous venir en aide alors je le ferais. Mais quoi que vous fassiez, n'abandonnez jamais.   
« Modifié: 28 Juillet 2018 à 12:38:04 par NCamp »

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  • Plumelette
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Re : Vie compliquée
« Réponse #1 le: 28 Juillet 2018 à 02:06:45 »
J'ai l'impression d'avoir lu un moment de thérapie.
Ca parle de toi ou c'est un personnage que tu as inventé ?
« Modifié: 28 Juillet 2018 à 15:09:54 par trotter »

Hors ligne NCamp

  • Plumelette
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Re : Vie compliquée
« Réponse #2 le: 28 Juillet 2018 à 10:02:39 »
Là est le mystère ^^ mais oui c'est bien ma vie, des ennuis et encore des ennuis.
Et c’est pas finit, il me reste que quelques années à raconter. Je pense que ça fai du bien de voir ou lire les malheurs es autres pour affronter les notres.

Hors ligne NCamp

  • Plumelette
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Re : Vie compliquée
« Réponse #3 le: 28 Juillet 2018 à 13:30:56 »
Alors premièrement, ça dépend de chacun, ce que je voulais dire par "ça fait du bien" je voulais dire qu'on se sent moins seul et que ça aide à relativiser, je sais pas si tu l'avais compris comme ça ou autrement, mais quand bien même cette perception est subjective, pour toi ça peut te paraître abruti mais pour d'autre ça fait du bien de pas se sentir seul ou tout simplement de voir que certains ont des problèmes plus graves. En aucun cas je me moque des problèmes des autres, ni ne les juge. Ce serait illogique, cruel et stupide, et ça ce sont les abrutis qui le font. J'espère avoir été plus clair sur ce point. 

Ensuite je suis d'accord avec toi quand tu pares de mordre les gens, et c'est ce que j'ai décris dans la fin de mon texte. (enfin je crois ^^)

Et j'ai 23 ans, mais j'ai souvent des discours de vieux con ^^ c'est plus fort que moi.
« Modifié: 28 Juillet 2018 à 13:51:45 par NCamp »

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  • Plumelette
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Re : Vie compliquée
« Réponse #4 le: 28 Juillet 2018 à 15:09:00 »
Je suis déjà guérit, et je profite de ce texte pour faire la promo de mon cabinet de psychologue haha, mais plus sérieusement j'aime écouter les gens et les aider pour qu'il n'est pas à vivre ce genre d'experience, ou du moins qu'ils les encaissent mieux.

Je me doutais bien que tu ne l'avais pas compris c'est pour ça que je tenais à le préciser. Et honnêtement on peut s'auser avec mes blessures autant qu'on veut en ce qui me concerne, elles sont déjà cicatrisées. Merci d'avoir lu en tout cas

Hors ligne NCamp

  • Plumelette
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Re : Vie compliquée
« Réponse #5 le: 28 Juillet 2018 à 15:14:13 »
S'amuser* foutu clavier. ^^ N'hésites pas a venir me parler quand tu le souhaite :)

 


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