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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Goutte à goutte

Auteur Sujet: Goutte à goutte  (Lu 2058 fois)

Hors ligne cocopops

  • Calligraphe
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Goutte à goutte
« le: 14 Février 2010 à 22:27:37 »
petit texte comme ça, savoir si ça vaut quelque chose ou si c'est à ranger dans les bouts de trucs sans grand intérêt.
Désolé c'est déprimant pour une saint valentin.


Goutte à goutte

      Une assiette s’envole, frôlant le visage de l’homme en lui arrachant un aboiement de haine, avant de s’écraser contre le mur un peu plus en arrière. Son regard est animé par une rage effrayante, pourtant la femme qui se tient en face de lui ne bouge pas, elle reste planté là, ses yeux enfoncés  dans les siens avec une animosité palpable. Sa main tâtonne aux alentours à la recherche de n’importe quoi qui contenterait sa colère, n’importe quoi qu’elle puisse lancer sur cet homme répugnant qui lui  mit la bague au doigt. Mais sa main continue à chercher sans rien trouver, tout est là, brisé au sol, dessinant sur le tapis une bien étrange mosaïque. C’est à son tour de riposter, la pluie rageuse à cessé, il peut s’avancer vers elle, enfin. Les projectiles se remettent à tomber quand elle le voit s’approcher d’elle, mais ils ne sont plus qu’un amas de mots lancés haineusement dans les airs. Ils prennent en intensité en voyant qu’ils ne peuvent stopper les pas qui marchent vers elle. Ses jambes avancent maladroitement vers son épouse qu’il a aimé comme la prunelle de ses yeux. Parfois il s'appui au meuble pour ne pas défaillir et s’écraser sur le sol. Quand il avance, elle recule, l’un entraine l’autre autour de la grande table de cèdre qui se tient bien en place au centre de la pièce, magnifique et splendide dans cet étrange spectacle mêlant tragédie et comédie. Ils dansent l’un avec l’autre, tout comme ce jour là. Tout deux étaient alors si resplendissant de joie et de bonheur. Ses pas entrainaient les siens sur la piste avec une telle grâce alors, malgré tout elle sourit encore en y pensant.  A ce moment là c’était surement quelque chose de différent qui menait leur vie, une sorte d’amour indéfinissable tellement il était voluptueux. Les images qui avaient envahi son crâne s’enfuient soudainement. Elle est là, maintenant, et nulle part ailleurs.

      Ses muscles tremblent mais son visage reste impassible, masquant la peur qui se mêle à l’horreur. Tout la répugne en lui, son haleine souillée d’alcool, ses mains calleuses et violentes, ses yeux qui la transpercent en lui rappelant tous ces moments passé avec lui, à rire d’un rien dans l’air frais de la nuit, son parfum envahissant ses narines, l’enivrant encore et encore  pour son plus grand plaisir. C’était la seconde de trop, elle n’aurait pas du se laisser aller à repenser à ses souvenirs. Son époux est juste à ses côtés, ses bras puissants se referment sur sa taille. Leur deux corps sont collés l’un à l’autre, son souffle fétide caresse la nuque de cette femme splendide. Pendant un instant ils oublient tout deux ce pourquoi tout est dévasté autour d’eux, se laissant envahir par un ballet de souvenirs. Le bleu de ses yeux plongés dans ce vert d’émeraude qui le charma dès le premier instant.

      Mais la vie reprend soudain ses droits, obligeant le temps à rester là à observer la scène. Elle tente de se libérer de son étreinte, mais il est beaucoup plus fort qu’elle, et les assauts répétés de la jeune femme n’ont pas d’autre effet que de lui arracher un profond rire. C’en est trop pour qu’elle ne puisse le supporter, le fil tenu de patience qui tenait encore dans son esprit se rompt, et avec lui le peu de sagesse qui lui restait. Son crachat haineux va s’écraser contre la face goguenarde qui lui rit au nez. Le ricanement s’arrête si soudainement, laissant le silence s’installer dans la pièce. Le calme qui règne alors est effrayant. Tout s’est arrêté, attendant la réaction de l’homme. Son visage ne laisse rien transparaitre, contrairement à celui de sa compagne. L'effroi s'inscrit dans ses traits aussi profondément que possible. Elle sait ce qui va ce passer, et c’est surement pour cela qu’elle se fige en voyant la main se lever lentement dans les airs. Elle part essuyer l’éclat luisant qui tache sa joue. Ses doigts essuient l’insulte avec aisance, laissant son regard s’y poser. Sans un mot sa main s’entoure autour des cheveux de sa victime, l’empoignant d’une main de fer, avant de l’entrainer vers le mur.  Il la plaque avec violence contre la paroi de plâtre rongée. Des sanglots s’échappent faiblement de la bouche de ce jouet impuissant, se mêlant à des glapissements de douleur et de frayeur.  Lentement il commence à lui asséner des coups. Un premier, puis un second. Son poing s’écrase avec aisance sur les traits fin et régulier du visage de sa compagne. Un filet de sang s’échappe du nez de la jeune femme. Comme de fines larmes elles coulent contre la peau meurtrie.  Tout ça ce déroule dans une atmosphère si sereine, c’est peut être ça qui rend ce tableau si dégoutant. Tout dans l’air contraste avec cette même scène qui se déroulait quelques minutes plus tôt.


      Coincé entre deux meubles, le dos collé au mur, les mains crispées sur sa veste déchirée, un petit garçon est là, recroquevillés sur le sol poussiéreux, au milieu des cris et des coups, à pleurer dans ce petit coin moins dévasté que le reste de la pièce. Pourquoi donc est-il ici, pourquoi est-il né se demande t’il, pourquoi cette prétendue justice, ce prétendue dieu à qui il rend grâce chaque jour de sa misérable existence, qu’il prie avec toute sa ferveur et sa peine, pourquoi alors est-il ici, dans ce taudis puant, à grandir bercé par les larmes et les sanglots. L’incompréhension la plus totale s’installe dans son crâne. Sa rage le démange et le ronge, mais il ne peut que la contenir, il sait qu’ils ne peuvent rien faire, lui et ses poings frêle  sans force. Il ne peut que les contenir, toute cette démence, toute cette haine, les enfermer à double tour au fond de son être. Il n’y a plus que ça à faire de toute façon,s’il ne veut pas recevoir à nouveau ce poing au milieu du corps, s’il ne veut pas sentir à nouveau cette violence alcoolisée qui le percute en plein estomac encore et encore. Il n’a plus que le silence pour lui, le hurlement sourd qui cogne à ses tempes. Il s’est bâillonné avec sa peur pour s’immerger dans la paix tranquille que lui procurent ces instants de solitude silencieuse.

      Pourtant il ne peut rester indifférent à l’horreur qui l’entoure, personne ne le pourrait d’ailleurs. Son esprit ne peut oublier les marques qu’ils lui ont laissés. Lui sur sa peau qui se souvient de chaque soir ou la bouteille eut raison de sa raison. Elle dans son esprit qui ne peut chasser ces images qu’elle lui a incrusté sous sa chevelure avec toutes ses caresses, tous ses baisers enamourés qui ne veulent plus s’en aller. Une violente nausée envahi ses veines en repensant à tout cela. Il est si jeune d’apparence, mais il a vieillit plus rapidement que quiconque, tatoué par la vie. C’est sans doute pour cela que ce soir il sent monter au fond de lui quelque chose de différent, une résignation froide, une lassitude glacée, quelque chose qui vient troubler la morosité et la noirceur des jours qui filent les uns après les autres. Son crâne s'est rempli goutte par goutte, et l'acide désormais déborde en rongeant ses entraves. C’est surement cette nouvelle sensation qui lui donne la force de se lever et de choisir ce qu’il veut.

      Lentement il s’extirpe de son coin poussiéreux, s’en échappe comme un serpent aurait laissé choir son ancienne mue, son ancienne identité, dans son sillage. Plus rien n’agite l’intérieur de cette caboche en dehors du désir profond qu’il vient de se fixer. Enfin il fait le choix de ne plus se taire, enfin il laisse s’envoler son bâillon, affranchi de sa crainte. Il veut désormais tout avoir, lui qui n’avait que de la misère veut tout pour lui. Comme une machine infernale qui dévore tout sur son chemin, il est prêt à s’empiffrer de chaque miette de bonheur qui se présenterait sur son chemin. S’en gaver jusqu'à en vomir. Ses pas sont déterminés, mais ils ne savent pas où allez malgré cela, ils réclament l’asphalte frais et l’air pur de liberté qui siffle aux oreilles, mais plus ils tournent et tournent encore, plus ils se rendent compte qu’ils n’ont pas la moindre échappatoire. Un désespoir profond envahi le jeune homme, il est un renouveau dans le malheur du petit être et pour cela il est encore plus dur à supporter, uniquement parce qu’il s’oppose subitement à l’excitation brève qui l’a submergé. Il veut tout, mais il ne peut rien avoir. Son regard se promène à nouveau sur la pièce, dessinant les motifs et les couleurs dans le jeune esprit en soif de connaissance, à la recherche d’une issue possible à ce chaos dont il est bien trop reput. Ses yeux se posent  enfin sur ce qu’il à désiré. Il ne peut rien avoir, mais il aura quand même tout pendant un instant seulement, mais pour un unique instant tout de même, un instant de volupté et de désir. Il ouvre un grand tiroir dans la cuisine et s’empare d’un long couteau de cuisine. Calmement il s’approche de la grande table. Ses parents sont tous les deux là, ils ne prêtent même pas attention à lui. Il monte sur une des larges chaises d’osier qui ont vécu plus que leur temps. La lame monte au dessus de ses yeux avant de s’enfoncer brutalement dans la chair tendre, y laissant des marques aussi profonde que celles qui sont inscrit sur sa peau et dans ses veines.

      Le bois est déjà mort, lui, il ne peut donc pas souffrir pendant que l’enfant y grave quelques mots. Une phrase ou deux qui apparaissent dans la matière sombre. Sa tâche achevé il repose son couteau juste à côté. Avec l’allure qui siérait à un roi montant à l’échafaud, splendide et dégoutant à la fois, il s’approche de la fenêtre entrouverte à l’autre bout de l’appartement. Sa main ne tremble plus, son cœur ne palpite plus, son esprit ne pense plus, il n’est plus rien d’autre qu’un mécanoïde résignés,  vidé de toute sa rancœur. Ses doigts maigrelets s’emparent du rebord de plastique de l’ouverture. Une image évanescente passe devant ses yeux, reflétée dans le verre face à lui, il se voit. Une foule de questions l’envahit alors, mais entre toutes, une domine le reste de la masse : que vois t’il ? Est-ce là l’image d’un enfant encore innocent qui a la vie devant soit, qui peut encore s’en sortir et s’extirper de la souffrance ? Ou bien est ce l’image d’un homme fatigué avant l’heure, dévasté avant qu’il ne le soit permis ? Non ça n’est pas la réflexion qui lui  permet de choisir, il n’arrive pas à se décider jusqu’au moment ou dans ce reflet il voit apparaitre l’image de ses géniteurs. Cet homme et cette femme qui s’aiment plus que tout, qui se haïssent plus que tout, et tout cela à cause de lui. Parce qu’il est né, parce qu’il les a fait sombrer dans la misère, l’alcool et la rue. Leur amour sadique il n’en veut plus, il en a eu bien plus qu’il ne devrait être permis d’en donner. Sa résignation revient, sa volonté s’affermit. Ses pieds grimpent avec agilité sur le vieux radiateur abimé par le temps. Il doit être juste assez solide pour encore supporter son poids. L’air qui lui gifle le visage n’est ni froid, ni chaud, l’odeur qui emplit ses narines ne lui évoquent plus rien, les grands immeubles tout autour paraissent si abstrait et incompréhensible. Combien de temps tiendra t’il comme ça ? Dix minutes, peut être plus. Voilà le temps qu’il lui reste, à espérer, une dernière fois, mais son espoir est vain,il le sait. Ils ne le remarqueront pas, peut être ne verront t’ils même pas qu’il n’est plus là. L’horloge tourne, le cliquetis de la machinerie rythme le battement qui résonne à ses tempes. Ses doigts commencent à faiblir, encore un tour et la gravité reprendra ses droits. Derrière lui l’animation est toujours la même, il n’y a pas un seul changement dans le comportement de ces bêtes, ces porcs masqués. L’aiguille finit d’accomplir son tour sous les rires du jeune homme. Ses muscles se sont lassés de le retenir. Son corps bascule, accompagnés par des gloussements moqueurs et ironiques adressé à qui les entendra.Dieu ou un autre.

      Son visage embrassa le sol quelques secondes plus tard dans un craquement affreux. Les passants s’affolèrent autour de la dépouille hilare. Bien plus haut dans les airs on pu entendre un hurlement de douleur se répercuter contre les murs des immeubles.
« Modifié: 15 Février 2010 à 00:35:34 par cocopops »

Hors ligne Zacharielle

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 798
    • au bord du littéral
Re : Goutte à goutte
« Réponse #1 le: 14 Février 2010 à 23:44:01 »
Peut être fut-ce trop ? Peut être fut-ce la goutte qui fit déborder le vase ? Peut être fut-ce l’éclat qui rouvrit la plaie une fois de trop ?

Citer
Je ne suis sur que d’une chose, le corps étendu devant moi n’aurait jamais du finir dans un tel état s'il existait une forme de justice en ce bas monde.
sûr, jamais dû
d'une chose -> faire suivre d'un deux points plutôt que virgule ?
"s'il existait une forme de justice en ce bas monde" : pas encore lu la suite mais la formulation est un peu convenue.

Citer
Lui il n’a pas ça place ici, au milieu de cet homme et de cette femme.
Même si on comprend "au milieu de cet homme" ça fait quand même bizarre. Ce n'est quand même pas son nombril ?

Citer
des mots si vide dans ses oreilles.
vides

Citer
qui à été engendré par ses cris et ses pleurs.
a

Citer
ses yeux enfoncer  dans les siens
enfoncés

Citer
tout est là, brisé au sol, dessinant sur le tapis une bien étrange mosaïque.
J'aime bien.

Citer
la pluie rageuse à cesser,  il peu s’avancer vers elle,
a cessé, peut

Citer
Les projectiles se remettent à tomber quand elle le voit s’approcher d’elle, mais ils ne sont plus qu’un amas de mots lancés haineusement dans les airs.
J'aime bien aussi "amas de mots"

Citer
Ses jambes avancent maladroitement vers son épouse qu’il a aimé comme la prunelle de ses yeux, s’appuyant parfois au meuble pour ne pas défaillir et s’écraser sur le sol.
la construction de la phrase pourrait laisser penser qu'il s'est aidé du meuble pour aimer sa femme, c'est bizarre.

Citer
dans ce chaos innommable.
innommable est un peu facile.

 
Citer
Elle pars essuyer l’éclat luisant qui tache sa joue.
part

Citer
L’incompréhension la plus totale s’installe dans son crâne une fois de plus.
Tu peux te passer de "une fois de plus" je pense.

J'ai arrêté de relever les fautes après, désolée.

Bon, désolée si c'est un peu cru mais j'ai pas tellement apprécié le texte. Il y a des bonnes choses, quelques formulations intréssantes mais y'a aucune surprise à aucun moment, tous les personnages sont bien dans leur rôle et ça fait très 'déjà-vu'. Le sujet est terrible, certes, mais tellement rabâché à droite à gauche que pour le traiter il faut avoir quelque chose de spécial à ajouter. Malheureusement je n'ai pas vu ce petit sel  et je me suis ennuyée :-[
Mais ne soit pas vexé ! Une chose est sûre, l'écriture est fluide, ça se lit sans heurt (les fautes mises à part). Voilà voilà...

Hors ligne cocopops

  • Calligraphe
  • Messages: 109
Re : Goutte à goutte
« Réponse #2 le: 15 Février 2010 à 00:40:17 »
Je suis vraiment une brêle en orthographe :-X

Merci pour ton commentaire et pour la correction, et non je ne me vexe pas. Si je supporte pas la critique je risque aps d'avancer et de m'améliorer!

Je pense que le texte prenait son sens des les premiers lignes. Je veux dire que dès le débur on connaissait la fin, peut être que sans ce passage ça rend le texte un peu moins ennuyeux ( j'croise les doigts)

Un jour peut être réussirais-je à poster un texte où on me dira que c'est original...

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Goutte à goutte
« Réponse #3 le: 19 Février 2010 à 00:32:36 »
Citer
à cessé
a cessé

Citer
Les projectiles se remettent à tomber
"fuser" ? Avis tout ce qu'il y a de plus subjectif, mais "tomber" manque de force pour cette bataille rangée. ^^
J'aurais aussi enlevé le "se remettent à".

Citer
il s'appui
s'appuie

Citer
s’écraser sur le sol.
au sol ?

Citer
ce jour là
jour-là

Citer
Tout deux
tous

Citer
si resplendissant
resplendissants

Citer
Ses pas entrainaient les siens
Répétition avec "l'un entraîne l'autre".

Citer
avec une telle grâce alors, malgré tout elle sourit encore en y pensant.
"malgré tout" casse un peu la phrase, il vaudrait peut-être mieux rebondir sur le début, "avec une telle grâce qu'elle sourit encore en y pensant..."

Citer
moment là
moment-là

Citer
Ses muscles tremblent mais son visage reste impassible, masquant la peur qui se mêle à l’horreur.
Qui?

Citer
tous ces moments passé
passés

Citer
C’était la seconde de trop, elle n’aurait pas du se laisser aller à repenser à ses souvenirs.
Pourquoi ce changement de temps ?

Citer
C’en est trop pour qu’elle ne puisse le supporter
Pourquoi "ne"?

Citer
le fil tenu de patience qui tenait encore dans son esprit se rompt, et avec lui le peu de sagesse qui lui restait.
Changement de temps ???

Citer
Elle part essuyer l’éclat luisant qui tache sa joue. Ses doigts essuient

répétiton

Citer
Sans un mot sa main s’entoure autour des cheveux de sa victime, l’empoignant d’une main de fer, avant de l’entrainer vers le mur.
Ca change de personnage sans prévenir.

Citer
Son poing s’écrase avec aisance
Répétition de "avec aisance" qui me paraît impropre... "sans rencontrer de résistance" ?...

Citer
sur les traits fin et régulier
fins, réguliers

Citer
Un filet de sang s’échappe du nez de la jeune femme. Comme de fines larmes elles coulent contre la peau meurtrie.
Pardon pour cette considération biologique, mais "un filet de sang" c'est plus que "de fines larmes", ça m'évoque un flux continu, contrairement aux larmes qui tombent par goutte.

Citer
 Tout ça ce déroule
se

Citer
Tout ça... c’est peut être ça
Cette formulation alourdit un peu...

Citer
Tout dans l’air contraste avec cette même scène qui se déroulait quelques minutes plus tôt.
Euh... Laquelle ? La formulation évoquait quelque de déjà connu...

Citer
recroquevillés
recroquevillé

Citer
ce petit coin moins dévasté que le reste de la pièce.
Répétition avec "tout est dévasté autour d’eux" bien plus haut dans le texte...

Citer
se demande t’il
demande-t-il

Citer
ses poings frêle
frêles

Citer
Il ne peut que les contenir, toute cette démence, toute cette haine
Enlever "les" ?

Citer
Une violente nausée envahi
envahit

Citer
il a vieillit
vieilli

Citer
en dehors du désir profond qu’il vient de se fixer.
Euh... "se fixer un désir" ???

Citer
où allez

aller

Citer
envahi
envahit

Citer
un mécanoïde résignés
résigné

Citer
devant soit
soi

Citer
les grands immeubles tout autour paraissent si abstrait et incompréhensible.
abstraits et incompréhensibles

Citer
tiendra t’il
tiendra-t-il

Citer
verront t’ils
verront-ils

Citer
on pu
put

Beaucoup de passages m'ont paru confus et ce pour plusieurs raisons : raconter la scène selon le point de vue des deux personnages n'est pas forcément une mauvaise chose mais la focalisation n'est pas toujours très claire et parfois on ne sait plus trop qui fait quoi ! Les changements de temps intempestifs m'ont beaucoup dérangée, ainsi que quelques répétitions plus subtiles.

L'enchaînement entre les deux parties du texte m'a paru un peu brutal. Il y a néanmoins des passages et des phrases que j'ai appréciée, mais tout cela reste au final assez plat et convenu, aucune place n'étant laissée à un quelconque rebondissement ou à des détails qui donneraient une profondeur à la scène et aux personnages qui ne sont qu'esquissés.
J'ai eu du mal à "croire" aux sentiments des personnages, peut-être sont-ils trop dépeints dans les extrêmes. (Pour stigmatiser avant ils étaient faits l'un pour l'autre, maintenant c'est la guerre. x'D)

Courage, l'originalité c'est capricieux et subjectif.  :D
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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