Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

05 Juin 2026 à 13:02:07
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ana

Auteur Sujet: Ana  (Lu 3537 fois)

Hors ligne Nexwall

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Ana
« le: 27 Juin 2018 à 03:17:11 »
Bon, parce que mon précédent texte court n'était pas une grande réussite, je me mets sur un autre format entre les deux. Je dirais, texte moyen. Surtout, j'aimerais changer un peu de registre et de décors de ce que je fais habituellement, voir si j'arrive à ne pas être trop ridicule sur d'autres sujets. Du coup, comme le précédent, n'hésitez pas à le rouler dans la fange si le travail n'est pas satisfaisant, cela voudra dire qu'il me faut travailler davantage pour jouer sur ces tableaux !
Du coup, voilà le début.

(Et la liste des chapitres)
Chapitre 2 : Chercheuse



Une chose est certaine, me répétai-je en traversant la rue, de toutes les journées possibles, ce n’était pas la pire. Après tout, le monde tournait encore, à trente-six mille kilomètres par heure autour d’une boule en fusion, la gravité faisait encore son office, gardait avec précaution mes pieds sur terre. Non, finalement, les contretemps n’étaient qu’une suite logique d’événements et, s’ils auraient pu être aisément évités, ne restait plus qu’à composer avec.
Parce que, somme toute, je rentrerai ce soir et les choses s’évanouiraient dans leurs sourires ; le repas serait prêt et nous n’aurions plus qu’à passer un bon moment. Ensuite, le sommeil se chargerait de remettre les choses en ordre jusqu’au lendemain, comme à chacune de ses occurrences.

Une insulte vira dans l’air jusqu’à mon oreille.
- Sale pute !
Deux choix traversèrent mon esprit : tourner la tête et se sentir concernée, ou l’ignorer en connaissance de cause. Peut-être ne m’était-elle pas adressée. Il n’était pas impossible que ce ne soit qu’un constat, une prostituée sale avait échappé à ma vue et se trouvait sans doute effectivement sur le trottoir. Je voulus sourire de ma bêtise, préférais croire en mon trait d’esprit pour ne pas avoir à penser à la réalité. Car, comment pourrait-il être encore possible qu’à dix-neuf heures, un samedi soir, dans une rue vide, on puisse encore ce permettre ce genre de chose sous le couvert d’anonymat ?
Je ne me retournai pas. Une autre remarque déplacée parmi tant d’autres que le compte avait été perdu, de celles qui ne me feraient pas réagir, pas cette fois. Foutue humanité, incapable de parfaire ses propres définitions. J’accélérai juste un peu plus, avide d’échapper à tout ça et de libérer mon esprit pour les réjouissances à venir. Ils n’y parviendraient pas plus, le bonheur m’attendait et personne ne saurait m’empêcher de le rejoindre.
J’arrivai sans autre péripétie jusqu’au petit portillon blanc, inutile depuis que l’épaisse haie l’avait proclamé comme son territoire, et attendis plutôt que le portail finisse de s’ouvrir pour me laisser le passage. Une fois fait, je pénétrai mon domaine pour aller à la porte.

Elle était fermée.

Elle n’aurait pas dû l’être, pourtant. Dix-neuf heures et vingt-sept minutes. J’étais rentré deux heures plus tôt que d’ordinaire et étais certaine que Damien serait là avec les enfants. Je me retrouvais stupide, le bras droit encombré par le lourd cadeau pour François et ses onze ans à ne pas pouvoir récupérer la clef qui se trouvait dans la poche de ma veste, juste en-dessous. Je grimaçai, mais me repris aussitôt ; ce n’était qu’un retard de plus, rien de si grave. J’avais volontairement omis de prévenir pour faire la surprise, peut-être avais-je sous-estimé Damien qui les avait emmenés au restaurant pour fêter cela. C’était l’évidence, ma surprise tombait à l’eau parce qu’une autre s’était dessinée en même temps et rien n’était dramatique là-dedans, au contraire. Je posai le jeu de société, un jeu de plateau et de cartes composé d’énigmes en tout genre, Sherlock Holmes des temps modernes. François voulait être un futur commissaire, comme son père, luisait de fierté quand ce dernier lui racontait quelques-unes de ses réussites. Je souriais aussi, évidemment, car quoi de plus beau que son fils vibrait aux histoires de son héros de père ? Il y avait des méchants, il était là pour les capturer et protéger la population, son devoir, le shérif de la ville.
Les molécules, leur propriété, l’ADN, c’était un autre domaine qui l’intéresserait peut-être plus tard.

Je pestai davantage lorsque la clef rata la serrure une première fois, une seconde, jusqu’à tomber au sol. Comme mû d’un pressentiment, je tournai la tête dans l’allée pour y voir la voiture de Damien. Alors, ils étaient là, mais pourquoi fermer la maison ? Je relevai la tête pour tomber sur une feuille blanche scotchée sur la porte et que mes préoccupations, couplées à l’obscurité devenue ambiante, m’avaient empêchée de voir.
Je posai le jeu de société et l’arrachai de mes deux mains.

Ana, ma chérie,

C’est un jour particulier pour François, j’ai préféré qu’il reste ainsi, ne m’en tiens pas rigueur. Je n’aurais pas eu la force de prétendre, alors que tu me mentais encore hier, que les choses changent si vite que je ne sais plus où j’en suis. Tu as fait tes choix et tu as voulu les tenir, nous devrons en discuter. Je ne te parle pas encore de divorce, et pourtant tu sais comme j’en aurais le droit. Une heure plus tôt, j’aurais encore voulu crier, t’accuser, maintenant je ne sais plus. Je ne te veux plus dans ma vie, lorsque j’écris ces mots, j’ai l’impression d’avoir été trahi au-delà de tout. Je pensais te connaître, je pensais…



Je m’interrompis. Les jambes coupées, le dos contre la porte à mesure que j’avais avancé dans la lettre, et me laissai aller au sol sans douceur. Le monde s’arrêta de tourner et, ces trente-six mille kilomètres qu’il avalait sans mal, je les pris en pleine face. Une claque qui arracha tout.

Ma conne, t’es allée trop loin.

Je respirai un grand coup, mais cela ne suffit pas à retenir mes larmes. T’étais allé fouiner, Damien, mais qu’avais-tu vu ? J’entendis quelque chose derrière la porte, un fracas d’une assiette au sol, peut-être, et une voix douce pour y réagir. Il avait changé la serrure et pris sa décision. Ses réactions avaient toujours été improbables, surprenantes, mais chaque fois intelligentes et réfléchies. Il préservait nos enfants de mes choix, se dressait comme le modèle qu’il s’évertuait à être pour eux. Que dirait François s’il savait que son père n’était plus que major, qu’il l’avait choisi lui plutôt que son travail ? Le héros jusqu’au bout où moi, je me retrouvais comme la cruelle mère à rêver de découverte et de carrière jusqu’à aller un peu trop loin. Il n’y a pas de ligne de démarcation ! Nous avions décidé ensemble, cette vie nous convenait, jusqu’à aujourd’hui.

Qu’importe, j’étais toute seule à présent, alors autant prendre les miennes sans tarder. En vérité, au-delà de cette phrase parée d’assurance, un gouffre s’ouvrait devant mes pieds autant qu’une alternative et je ne savais pas quoi choisir. J’étais triste, mais quelque part, un écho résonnait au fond de moi, à me dire que ce n’était peut-être qu’une opportunité à saisir, d’une vie que j’avais cherché à fuir depuis quelque temps. Une fin qui amenait un renouveau. Un autre, cependant, me mettait en garde, criait que le changement s’effacerait lui aussi pour ne laisser que des regrets amers. La feuille que, volontairement, j’avais laissée prendre mes larmes comme un gage de ma réaction, restait entre mes doigts et ma gorge nouée aspirait à retrouver sa normale. Je laisserai ses mots sur le pas de la porte, mes larmes comme une excuse insuffisante, mais peut-être une manière de montrer que rien n’était perdu.

Mon téléphone était déjà ma main et j’hésitai toujours sur quoi faire. Un hôtel ? C’était la logique, l’évidence, mais n’était pourtant pas mon désir. Non, je savais ce que je voulais au plus profond de moi et tentais de ne pas y penser, car savais ma décision déjà prise. J’appelai un taxi, lui donnait rendez-vous au carrefour le plus proche.


J’attendis à faire des aller-retours dans la fraîcheur devenue ambiante, les yeux fixés sur le béton, à m’imaginer scénario sur scénario sans saisir celui que je désirais vraiment. Mon bras droit me faisait mal, à force de remettre mes cheveux en place derrière mon épaule, mais qui retombaient sans cesse. J’étais stressée. Évidemment que je l’étais ! Quelle était l’information là-dedans ? Je voulais arrêter ce tic, pourtant savait qu’il reviendrait à l’instant où je n’y songerai plus. Finalement, une distraction capta mon attention, le taxi arrivait. 

Il remonta à ma hauteur. Où étaient-ils avant qu’on les convoque ? Se rangeaient-ils dans un petit garage, à jouer aux cartes, jusqu’à l’appel tant attendu des clients ? Quelle importance. Je m’assis sur un des sièges arrière, même s’il devenait de plus en plus courant de se mettre à l’avant, et fermai les yeux.
- Dix-neuf, allée des platanes, soufflai-je.
J’espérai peut-être qu’il n’entendrait pas, de pouvoir corriger cette demande, la transformer en un plus libre : « l’hôtel le plus proche ». Ses cheveux gominés, le conducteur s’était tourné vers moi, c’était un jeune d’origine arabe avec un grand sourire et un costume qui devait lui être inhabituel. Il avait mis une radio d’orient, mais avait considérablement baissé le son, et déjà ajusté son téléphone sur un GPS. 
- Quelle ville, madame ? s’égaya-t-il.
A présent, tous les prestataires de service demandaient à leurs employés un grand sourire, une conduite irréprochable, mais il était évident que celui-ci canalisait davantage son enthousiasme qu’il ne le forçait. Une gaieté rafraîchissante sur le visage, il aimait ce métier et le service qu’il rendait aux gens. Je me sentis coupable de n’avoir même pas marmonné un « s’il te plaît », tant j’étais dévorée par mes dilemmes d’esprit.
- Il n’y en a qu’une, le GPS trouvera, éludai-je.
Je pianotais déjà sur mon téléphone, à l’affût d’un mail ou d’un message, avide m’éclaircir les idées sur un autre sujet. Deux nouveaux. Le premier, une relance d’une entreprise américaine, des échantillons à envoyer sur un corps étranger trouvé déjà sur plusieurs malades. Une maladie inconnue potentielle, ou une erreur d’analyse supplémentaire. Le second, une confirmation des tests. Indéniablement positif. Je fermai les yeux. Les choses ne pouvaient pas empirer davantage, désormais.

Mon conducteur se lassa vite de mon silence et reçut un appel. Je restai sans voix à le voir décrocher et se mettre à tenir le volant d’une main. Il dut remarquer mon regard appuyé et s’excusa aussitôt.
- Ça vous ennuie si je téléphone ? sourit-il.
- Non, bafouillai-je.
Tellement de bonne humeur dans sa question, un sourire sincère, je n’avais pas su lui avouer que si, cela m’ennuyait. Que c’était contraire à la loi, qu’il mettait ma vie en danger et, qu’en prime, sa discussion ne m’intéressait pas. Surtout, que c’était ce dernier point qui m’agaçait le plus. Il continua sa longue conversation tout le long du chemin sans un regard pour le rétroviseur.

Il m’arrêta devant l’adresse demandée, remonta avec douceur la bordure du trottoir et se retourna pour me sourire, toujours avec application. Son téléphone était en attente. Je fouillai les poches de ma veste, trouvai rapidement du liquide et lui tendis. Puis, pour attendre ma monnaie, je détaillai la maison que je n’avais encore jamais vue. De taille moyenne, au jardin donnant sur la rue et aux volets bleus à la peinture fraîche, c’était ce à quoi je m’attendais. Une des seize possibilités que je m’étais imaginée, avec une attention sur les détails caractéristiques, une volonté de paix et de couleur prévisible. C’était parfait. Pourtant, j’hésitai encore une seconde à relancer une destination, celle d’un hôtel, n’importe où, tant qu’il était loin d’ici et de cette erreur. En était-ce une ? Si Damien apprenait où j’étais ce soir, tout serait fini, acté. Cependant, il m’était inconcevable de m’imaginer seule pour le moment, arrosée de culpabilité de tout bord à vouloir y mettre le feu. Alors, ce serait cette maison où, de toute façon, mon entrée n’était pas plus garantie.
- V’là la monnaie, acheva de me décider mon chauffeur. J’vous souhaite une bonne soirée madame !
- Vous aussi.
Je me contrefichais de sa soirée. La mienne était déjà gâchée, comme ma journée et tout ce qui révolutionnait autour. Que s’emporte la prudence et la logique, ces deux choses avaient pris trop des pièces de ma vie pour la rendre morne et routinière, je voulais faire envoler tout cela pour retrouver des couleurs, un peu. De celle qui se trouvait sur ces volets, sur ce petit nain de jardin presque rose, ces camélias bien entretenus.
Je sortis du véhicule.

J’avançai avec assurance jusqu’à la porte. Posai le cadeau le long du mur de crépis. Sonnai.
- Ana ? s’exclama Leaticia après l’avoir ouverte.
Elle n’eut pas le temps de prononcer autre chose, je l’embrassai sur les lèvres et l’entraînai à l’intérieur. Elle s’y opposa une seconde, le temps de fermer la porte derrière nous, puis suivit mon mouvement.
« Modifié: 02 Juillet 2018 à 14:24:31 par Nexwall »
"Le futur aussi. Le futur arrive sans cesse. Il est là sinueux, plein de possibilités et pourtant si limité ! Le présent le déstructure, le détruit petit à petit, puis il l’avale et le recrache en passé. "

N'hésitez pas !
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=36823.msg584100#msg584100

Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 017
Re : Ana
« Réponse #1 le: 28 Juin 2018 à 14:01:38 »
Hello Nexwall, il est captivant ton texte !
Ce mot crié dans la rue comme un avertisseur...
Que dire, j'ai aimé et l'amour est enfant de bohème.

Hors ligne Nexwall

  • Prophète
  • Messages: 906
  • Hëlskaner le Lâche
Re : Ana
« Réponse #2 le: 28 Juin 2018 à 21:31:19 »
Oh ! Super ! Il était un second début d'une histoire qui me tient à coeur, la première version m'avait beaucoup déçu, c'est très encourageant de voir que la seconde change la donne. Je vais donc m'oser à le poursuivre !

Merci de ton passage et de ton commentaire :)
"Le futur aussi. Le futur arrive sans cesse. Il est là sinueux, plein de possibilités et pourtant si limité ! Le présent le déstructure, le détruit petit à petit, puis il l’avale et le recrache en passé. "

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Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 017
Re : Ana
« Réponse #3 le: 28 Juin 2018 à 21:55:18 »
"Mon téléphone était déjà ma main et j’hésitai "
J'avais oublié, il manque à  ;)

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 764
  • Prout
Re : Ana
« Réponse #4 le: 28 Juin 2018 à 23:06:38 »
Pompelop

Citer
le monde tournait encore, à trente-six mille kilomètres par heure autour d’une boule en fusion

Cette virgule ne me semble pas nécessaire

Citer
Parce que, somme toute, je rentrerai ce soir et les choses s’évanouiraient dans leurs sourires

assez lourd, un début de phrase par "parce que"

Citer
préférais croire en mon trait d’esprit

Je l'écris pas souvent, mais un participe présent ici ?

Citer
Ils n’y parviendraient pas plus,

pas compris

Citer
Les molécules, leur propriété

leurs propriétés, non ?

Citer
Comme mû d’un

mue il me semble

Citer
d’une vie que j’avais cherché à fuir

je ne comprends pas le "d'une"

Citer
- Il n’y en a qu’une, le GPS trouvera, éludai-je.

Genre, toute les villes ont une allée des platanes.

Citer
avide m’éclaircir les idées sur un autre sujet

manque un de

Citer
Que s’emporte la prudence et la logiqu

s'emportent.
Trop de démonstratifs dans cette phrase

J'ai trouvé l'écriture assez dense, peut-être un peu trop parfois, trop des pensées d'Ana j'imagine, ce qui fait que ça manque de fluidité.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Nexwall

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  • Hëlskaner le Lâche
Re : Re : Ana
« Réponse #5 le: 28 Juin 2018 à 23:30:20 »
Hey Loïc :) !

Pompelop

Citer
le monde tournait encore, à trente-six mille kilomètres par heure autour d’une boule en fusion

Cette virgule ne me semble pas nécessaire

Hum, pour le coup, celle-ci j'y tiens. C'était pour marquer l'idée qu'elle y réfléchisse, cherche à relativiser. 

Citer

Citer
Parce que, somme toute, je rentrerai ce soir et les choses s’évanouiraient dans leurs sourires

assez lourd, un début de phrase par "parce que"


Hum, vais voir ce que je peux faire.

Citer

Citer
préférais croire en mon trait d’esprit

Je l'écris pas souvent, mais un participe présent ici ?


Ahaha, je n'en mets jamais. Allez, pour une fois, je te fais l'exception.

Citer

Citer
Ils n’y parviendraient pas plus,

pas compris


Euh. Je crois que ça faisait référence à la phrase précédente. Qui a disparu. Où ? Mystère, tiens. Je corrige ça.

Citer

Citer
Les molécules, leur propriété

leurs propriétés, non ?


Indéniablement.

Citer

Citer
Comme mû d’un

mue il me semble


Hum, pour le coup, Larousse n'est pas d'accord

Citer

Citer
d’une vie que j’avais cherché à fuir

je ne comprends pas le "d'une"


Il manque un 'loin' devant, en effet, pour que ça ait un peu plus de sens.

Citer

Citer
- Il n’y en a qu’une, le GPS trouvera, éludai-je.

Genre, toute les villes ont une allée des platanes.


Ahaha, je sais, c'était fait exprès.

Citer

Citer
avide m’éclaircir les idées sur un autre sujet

manque un de


Tout à fait.

Citer

Citer
Que s’emporte la prudence et la logiqu

s'emportent.
Trop de démonstratifs dans cette phrase


En effet.
C'est à dire ?

Citer

J'ai trouvé l'écriture assez dense, peut-être un peu trop parfois, trop des pensées d'Ana j'imagine, ce qui fait que ça manque de fluidité.[/justify]

Ahaha, mince. D'ordinaire, on me reproche de trop décrire, pour ne pas laisser assez de place à tout ça ! Parce qu'il ne se passe pas assez de choses, finalement ?
Merci de ton passage :) !
"Le futur aussi. Le futur arrive sans cesse. Il est là sinueux, plein de possibilités et pourtant si limité ! Le présent le déstructure, le détruit petit à petit, puis il l’avale et le recrache en passé. "

N'hésitez pas !
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O.deJavel

  • Invité
Re : Ana
« Réponse #6 le: 29 Juin 2018 à 04:56:52 »
Citer
Que dirait François s’il savait que son père n’était plus que major, qu’il l’avait choisi lui plutôt que son travail ? Le héros jusqu’au bout où moi, je me retrouvais comme la cruelle mère à rêver de découverte et de carrière jusqu’à aller un peu trop loin. Il n’y a pas de ligne de démarcation ! Nous avions décidé ensemble, cette vie nous convenait, jusqu’à aujourd’hui.

Cet extrait est intéressant ! L‘infidélité et le sentiment de pouvoir sont liés l’un à l’autre. Ils sont, en fait, deux faces de la même pièce. Il y a ici beaucoup de choses dites en peu de mots, et c’est très bien !  Ana, est clairement amoureuse du pouvoir (mieux dit : le pouvoir est érotisant pour elle, comme en témoigne le dernier paragraphe). Comme son mari a choisi de baisser en grade pour se concentrer sur ses enfants, elle n’est alors plus attirée par lui. Elle se prétend même être la victime ! (Bourreau/Victime=Lutte de pouvoir) Alors elle pose le geste ultime : l’adultère, le summum du pouvoir et de la manipulation de l’Autre. La blessure mortelle... La mise à mort de la relation. Il y a de la cohérence, bravo ! J’aurais aimé que ce soit illustré avec un peu plus de détails, mais il est vrai que ce texte est plus à propos du choc et de la stupeur de la jeune femme. À ce sujet, on y sent très bien la tension tout au long du texte, on la sent fébrile de retrouver sa partenaire et cette fébrilité est exprimée par un hyper-présent, un agacement à tout ce qui entrave sa marche vers son refuge. Je n’aime généralement pas la surabondance de détails, mais ici, c’était approprié. Aurais-tu pu faire autrement ? Peut-être, mais le résultat est là. C’est bien.

Un bon texte ! J’ai aimé !
« Modifié: 29 Juin 2018 à 05:20:42 par O.deJavel »

Hors ligne Nexwall

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  • Hëlskaner le Lâche
Re : Ana
« Réponse #7 le: 02 Juillet 2018 à 14:23:10 »
Salut O.deJaval !

Ha ! Merci infiniment pour ce retour plus que positif, j'espère parvenir à garder cette cohérence et cet intérêt sur la suite alors :). Sinon, je compte sur toi pour me remettre sur le droit chemin !


Alors, pour m'emballer, voilà le second chapitre !

Chercheuse


- Café ? me demanda Laeticia.
Toute sa cuisine embaumait son parfum. Il y avait une petite vasque verte pour ses fruits frais, faite-main, des dessous de verre citron sur le bar à l’américaine qui coupait la pièce en deux. Tout était coloré, propre, à l’odeur si jouissive. Comme hier soir. Était-ce une erreur ? La nuit dernière, ça ne l’était pas, maintenant, impossible à dire. Le mirage était passé, sans que je sache quoi en saisir.
- Thé ? osai-je.
Elle me sourit comme seule réponse avant de s’emparer d’une bouilloire de plastique. Accoudée au bar, j’en profitai pour examiner un peu plus l’endroit. Son frigidaire auburn, réfrigérateur m’aurait corrigé Damien, était exempt de tout dessin d’enfant. À leur place, il y avait en pagaille des stickers magnétiques rouge et jaune en forme de fleur, une liste de course aimantée raturée de quelques mots, mais qui devait être là depuis des semaines déjà. Toute sa vie paraissait si propre, précise et structurée, que je ne comprenais toujours pas ce que j’étais venu chercher ici. Elle me frôla pour récupérer une tasse et mes sens s’emplirent de sa présence.

La lumière se fit soudain un peu plus vive et agréable. Je lui voulais ce qu’elle n’était pas, pourtant, chaque fois que je venais à la voir ou la sentir, mon esprit s’oxygénait.
J’avais envie de me blottir contre elle, de sourire, de simplement rester là, et la constatation que tout cela avait disparu avec Damien était une douleur supplémentaire, une envie de fuite qui s’ajoutait.

Ana ! Tu as d’autres soucis en tête.

Non. Je n’avais que ça, c’est là toute l’étendue du problème. N’aurais-je pas pu attendre un peu avec mes considérations existentielles ? Huit mois au moins ? Inutile de me voiler la face, cela n’aurait rien arrangé, bien au contraire.


- C’est prêt, annonça Laeticia.
 Elle me tendait ma tasse fumante, mais la posa sur le bar avant que je ne puisse réagir. Mes doutes devaient s’inscrire sur mon visage, impossible qu’elle ne les ait pas remarqués. Surtout, inconcevable qu’elle ne les devinât pas.
- Tu sais, dit-elle de sa voix douce, on n’est pas obligé d’en parler maintenant. Il s’est passé ce qu’il s’est passé, tu sais ce que j’en pense et voilà. Le choix te revient toujours, ce n’en était pas un.
- C’était une erreur, Laeticia, tu le sais.
Elle grimaça un sourire pour la forme et la circonstance, frappée par ma phrase et tellement consciente que ce ne pouvait être que la seule réponse logique.
- J’essaie simplement de comprendre pourquoi c’était la plus belle et pourquoi j’ai terriblement envie de la refaire, rajoutai-je.
Cette fois, elle rit.
- Vile flatteuse ! me reprocha-t-elle.
Puis, elle marqua une hésitation, eut un sourire un peu plus provocateur avant de rapprocher son visage, timidement. Elle n’avait rien à perdre à tenter crânement sa chance et, moi, tellement envie de lui céder. Je saisis ses lèvres chaudes des miennes, glissai ma main contre sa joue et sentis la sienne s’approcher de ma cuisse. Mon autre main l’arrêta, même si je l’embrassai toujours.
- Pas maintenant, déclarai-je en mettant fin au contact.
Qu’est-ce qu’elle sentait bon ! La lumière s’était faite encore plus claire dans la pièce, j’avais l’impression d’en être imbibée et, l’espace d’un instant, pleinement heureuse.

Cependant, comme à chaque fois, le reste vint me priver de ce bonheur. Alors que je rebasculai sur ma tasse, sa vapeur me rappela à mes devoirs. Je ne pouvais pas m’envoler, avais encore des choses à faire auxquelles je ne pouvais pas me soustraire comme ça. On a beau tout comprendre des satanés oiseaux, savoir tout ce qu’il y a à savoir sur leur manière de voler, pourtant on n’a toujours pas leur liberté absolue. J’aurais voulu être une hirondelle, rapide et vive, m’élever jusqu’aux nuages et oublier tout ça, refaire ma vie entière.

François, Nathan et Damien, disparus. Leaticia, évaporée. Ana, le monstre à vouloir tous les abandonner pour son plaisir personnel. Quelle mère oserait faire ça à ses enfants ? Ma mère fondrait en larmes et dirait, ses bigoudis encore dans les cheveux : « comment a-t-elle pu faire ça ? ». Mon père prendrait un verre de rouge en plus, ça lui en ferait trois dans la journée, la différence ne serait pas énorme. Surtout, ces deux-là ne se parleraient pas davantage, continuerait de vivre ensemble par ce sacro-saint devoir du bien-être de l’enfant jusqu’à perdre le leur. Je les revois devant leur poste de télévision cathodique, avec pour seule discussion le fait de savoir si le tirage ‘ANEDOSUNEI’ a bien un mot de dix lettres associé, puis de retourner dans leur mutisme habituel. Quelle vie trépidante ! J’entendrais encore les phrases habituelles, à tourner encore et encore entre les murs couverts d’une tapisserie à fleurs douteuse, de ces sacrifices qu’ils avaient faits pour moi et mon bonheur. Il ne me connaissait en rien, surtout. Je ne voulais pas d’une relation par dépit, par obligation ou par intérêt.

Un courant d’air frais agita mes cheveux. C’était la main de Laeticia, qui s’inquiétait de mon regard fixe et de cette mine si grave.
- Ce n’est rien, m’excusai-je maladroitement, je réfléchissais. Il faut que j’y aille ou je serais en retard, on se voit au boulot ?
Elle hocha la tête. Je bus mon thé d’un trait sec alors qu’elle se servait une nouvelle tasse de café, la machine grondant pour la remplir. Elle s’accouda contre son plan de travail et je la rejoignis, la saluai d’un baiser et d’un sourire, puis quittai la jolie petite maison de couleur.




J’attendis un long moment mon Über devant la boulangerie du patelin. En face, le coiffeur faisait les honneurs de sa profession, avec un magnifique « Imagin’Hair ». J’imagine que le nom devait donner envie par son second degré de choisir cet établissement, mais sa devanture rose trop marquée ne me tentait pas, couplée aux affiches décrépies qui ornaient les vitres. Il devrait y avoir une « La Bouche Rit », pas loin. Peut-être prolonger encore le concept jusqu’à « L’Infirme Rit », mais la police des mœurs lui tomberait dessus dans la seconde. Pourtant, qui refuserait ?
Heureusement pour tout le monde, je n’étais pas responsable de ce genre d’institutions et n’avait pas mon mot à dire sur leur nom. Surtout, mon chauffeur arrivait enfin. D’ordinaire, je me rendais à mon laboratoire à pied. Aussi, pour m’éviter toute question à laquelle je ne souhaitais pas répondre, je lui demandais de me laisser sur une rue adjacente à quelques centaines de mètres.


Le boulot. Finalement, il serait une distraction bienvenue pour mettre tout le reste en parenthèse. Le laboratoire était ancien et un peu vétuste, le temps que les nouveaux locaux soient accessibles, et pas mal de problèmes étaient laissés en état depuis sa démolition annoncée. Cela n’influençait pas la qualité de ses travaux intrinsèques et sa réputation n’était plus à faire, sa convoitise non plus. Je franchis les différents points de sécurité et arrivai dans mon secteur où l’équipe était déjà en place, à se bousculer dans des lieux devenus trop petits.
Au milieu des deux rangées de paillasses, nous étions quatre à travailler ce matin ; Cédric, Horatio et Vanylle. Les deux derniers discutaient autour d’une boîte de bagels, Horatio à avoir le sourire le plus carnassier que je lui connaisse, sans que Vanylle ne s’y laisse prendre. Celui-là pouvait être d’une lourdeur impossible, comme le mot refus lui échappait tout à fait. Pourtant, il n’était pas d’un mauvais fond, sans doute pas, mais juste insistant au-delà de toute logique.
- Ana ! s’enthousiasma Cédric à mon entrée. Tu as vu mon mail ?
Cédric était la caution bonne humeur du groupe. Une fiole qui se brise ? Cédric, et ce n’était que du verre au sol après tout. Une mauvaise nuit ?  Cédric, et finalement la journée n’était pas si longue. Une expérience de six ans à échouer à la fin ? Cédric, et finalement ce n’était que partie remise. Le bâton d’aspirine contre les désagréments du quotidien. Parfois, il se retrouvait aussi à être l’étincelle qui allumait un feu, mais, invariablement, tout le monde pardonnait à Cédric, parce qu’il souriait toujours. Impossible d’en vouloir à la gentillesse et la bonne humeur incarnée, il était un ongle incarné dont personne ne pouvait se défaire.

Hum, très mauvaise comparaison. Pardon, Cédric.


Rembobinage rapide de ce mail qui m’était parvenu. Curieux que, dès ce mot prononcé, mon esprit imaginait tout de suite une vieille cassette de Bambi et un crayon. Plus encore alors que je n’avais jamais aimé ce dessin animé, parce que Panpan faisait peur à François. Un gamin à avoir peur d’un lapin qui parle, il n’était pas près de devenir commissaire comme son papa.
- Dasalax, précisa Cédric qui voyait que je patinais. L’entreprise américaine, elle nous relance pour les tests sanguins, avec en flatterie notre expertise. Je t’ai transféré leur demande.
- Je ne les avais pas déjà analysés ? m’étonnai-je. Tout était vide, même pas une trace de ce qu’ils mentionnaient avoir découvert.
- Oui mais, cette fois…
Il se retourna pour chercher quelque chose sur sa paillasse, mais sa pile de feuilles glissa par terre et il se retrouva les bras ballants à observer la catastrophe. En vérité, il aurait peut-être pu limiter les dégâts s’il avait réagi immédiatement, mais il s’était contenté d’un pas en retrait très fataliste et d’un talent pour la mise en scène mûrement travaillé.
- Dommage, conclut-il laconique.
Puis, l’air de rien mais toujours malicieux, il tourna la tête vers moi en pointant sa jungle de papier.
- Ils disaient, quelque part là-dedans, que le transport avait probablement détruit les échantillons. C’est ce dont ils se sont rendu compte après des examens complémentaires, l’anomalie disparaît très rapidement. Ils utilisent aussi beaucoup de grands mots, comme pandémie et menace bactériologique inconnue, alors, je me suis dit que ça pourrait t’intéresser.
- Cédric, tous les labos nous parlent de pandémie et de menace à la sûreté mondiale, ça fait avancer les analyses plus vite, les premières fois. Va prendre un donut. Oh, et arrête de jouer avec les maquettes de molécules.
Il ricana.
- Tu savais que c’était moi ? s’étonna-t-il. C’est un cheval. Je voulais faire un lama, mais je me suis surestimé.
- Parce que l’H²O fait la tête ? Parfois, je me demande ce qui traverse la tienne. Maintenant, si ça ne te dérange pas, j’ai des choses à faire.

J’étais déjà fatigué des heures à venir, n’avais même pas l’envie ou la force de faire quoi que ce soit. Pourtant, j’allai tout de même dans mon bureau pour chercher le dernier rapport Dasalax. En vérité, les analyses des échantillons avaient bien donné quelque chose, mais rien de cohérent. Alors, je les avais déjà fait tester à nouveau, cette fois sans rien déceler. Je retrouvai rapidement les premiers résultats et lorgnaient dessus pendant une bonne demi-heure, jusqu’à me rendre compte que je n’y étais pas. Tout mon esprit n’en avait cure, de ces mots et de ces anomalies. Oui, il y aurait un corps étranger, hautement actif et mutagène, mais qu’est-ce que ces mots pouvaient bien dire à la fin ? S’ils avaient disparu, c’était que les lymphocytes finissaient par faire leur travail et pouf, plus de problème. Pourquoi bavasser dessus des heures durant ? Je regardai une fois de plus un des nouveaux échantillons posés sur mon bureau, que Cédric avait dû laisser en évidence, avant de lâcher un soupir. À quoi bon ?

Dans chacune des binoculaires, je voyais un visage. À droite, c’était Damien. Ses cheveux courts bien brossés, sa chemise toujours impeccable et son sourire de publicité. Logique, de la part de quelqu’un qui met un minuteur pour se brosser les dents avec application dans tous les sens possibles. Dingue aussi comme, avec ce type-là, rien de mal ne pouvait arriver, que tout était toujours sous contrôle. Nous étions allés à Disneyland une fois, et quelle personne saine d’esprit emporte avec elle, au cas où, de la ventoline, alors que personne de présent n’a de problèmes respirations ? Bingo, Damien, parce que la capitale est bien plus polluée que notre province. Il s’avère que Paris n’avait rien à faire dans l’histoire, mais le résultat était bien là, François nous avait fait de l’asthme.
Dans l’autre, c’était Laeticia. Cheffe d’un autre service, débordante d’énergie et avec ce petit rien quand elle trouvait ce qu’elle voulait, ce sourire de défi.

J’affalai mes bras et frappai ma tête contre la paillasse. J’étais pitoyable. Non, Laeticia n’était pas ce que je recherchais, j’avais simplement voulu répondre à son défi, justement, toute notre relation n’était basée que sur cela. Maintenant, quel intérêt ? J’avais gagné.

Quelqu’un me secoua l’épaule. Je relevai la tête, une épaisse marque rouge sur le front et les yeux peut-être rougis, pour tomber sur Cédric. Il avait un sourire en coin, aussi, je ne devais pas avoir lâché une seule larme devant ma médiocrité. Tant mieux.
- Tu as l’air dépité, déclara-t-il plutôt. J’ai retrouvé leur courrier, si tu veux. De Dasalax.
Je le regardai de haut en bas, dépassée par son enthousiasme improbable à me tendre son petit tas de papier. Je le pris néanmoins avant de fixer mon bureau encombré, à nouveau.
- Tu as changé de parfum, releva-t-il alors.
- Je n’ai pas changé… commençai-je avant de me flageller dans ma tête. J’ai changé. Tu aimes ? C’est un essai, je ne sais même plus de quoi.
Il me répondit quelque chose, mais je n’écoutais déjà plus. Je lus le rapport en diagonale, mais il ne m’apprenait pas davantage. Dasalax. Le nom m’était inconnu, générique de ce qui pouvait se faire aux États-Unis, mais quelle valeur avait leur découverte pour s’emballer ainsi et l’envoyer jusqu’en France ? Aucune, c’était évident. Une erreur, sans confusion possible. Le destin aurait pu m’offrir d’y regarder à deux fois et éviter ainsi ce qui allait suivre, mais finalement m’envoya un message de Damien comme conclusion ; le hasard fait les choses sans considération manichéenne. 
« Modifié: 04 Juillet 2018 à 10:07:44 par Nexwall »
"Le futur aussi. Le futur arrive sans cesse. Il est là sinueux, plein de possibilités et pourtant si limité ! Le présent le déstructure, le détruit petit à petit, puis il l’avale et le recrache en passé. "

N'hésitez pas !
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=36823.msg584100#msg584100

O.deJavel

  • Invité
Re : Ana
« Réponse #8 le: 04 Juillet 2018 à 02:45:37 »
C’est très bien ! L’intrigue évolue rapidement et tu nous laisses sur un « cliff hanger ». Ainsi, nous nous demandons, « Y aura-t-il une pandémie qui menacera la famille d’Ana ?
— Oui, j’ai très envie de lire la suite, répondit mon autre moi-même.
— Mais peut-être qu’il faudrait que l’auteur(e) soigne sa ponctuation ! Surtout celle des dialogues.
— Ce serait bien, mais je m’intéresse pour le moment surtout à l’histoire, qui semble très bonne.
— Pour ma part, il y a une autre chose que j’aime bien dans ce texte, c’est quand la narratrice omnisciente se passe un commentaire pour elle-même, comme celui à propos de Cédric. Ça donne un peu dans l’humour corrosif, et ça tombe dans mes goûts personnels.
— Oui, j’ai bien aimé moi aussi. Mais il faudrait faire gaffe à des petits mots qui manquent ici et là, comme un “ce” manquant en milieu de phrase... et il faudrait encourager l’auteure à utiliser des “A” accentués là où il le faut ! Même pour les majuscules.
— Relaxe ! Mon cerveau droit ! Tu es trop rationnel !
— Et toi le cerveau gauche tu as quelque chose à dire ? demandais-je à mon autre hémisphère.
— J’ai remarqué avec émotion que la cohérence du personnage était maintenue. C’est elle qui embrasse Laëtitia et non l’inverse. Elle prend le contrôle de l’acte. Pouvoir ! Oh ! Pouvoir !
— C’est très bien pour aujourd’hui. Nous attendons la suite avec impatience ! » ajoutais-je finalement.

Donc ce deuxième chapitre est réussi, car il nous garde dans l’histoire et nous incite à lire la suite. Très bien. Et maintenant, il faut corriger l’orthographe (beaucoup de fautes), gommer les mots manquants (il y a des petits trous ici et là) et clarifier certaines phrases (je ne relève pas  ;) ).

À bientôt ! Br... j’ai peur à la pandémie...

Hors ligne Le_vrai_chris_cool

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  • Je ne connais pas l'angoisse de la page blanche!
Re : Ana
« Réponse #9 le: 04 Juillet 2018 à 03:52:03 »
Je ne sais pas ce que tu as pris O. de Javel... mais je n’en veux pas!!!

=P

Hors ligne Nexwall

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  • Messages: 906
  • Hëlskaner le Lâche
Re : Ana
« Réponse #10 le: 04 Juillet 2018 à 10:27:47 »
Hey O.deJavel :) ! Merci de ton nouveau passage !

Citer
— Mais peut-être qu’il faudrait que l’auteur(e) soigne sa ponctuation ! Surtout celle des dialogues.

Hum, qu'est-ce qui te gêne là-dedans ?

Citer
— Oui, j’ai bien aimé moi aussi. Mais il faudrait faire gaffe à des petits mots qui manquent ici et là, comme un “ce” manquant en milieu de phrase... et il faudrait encourager l’auteure à utiliser des “A” accentués là où il le faut ! Même pour les majuscules.

... Voilà qui est normalement rectifié !

Citer
Donc ce deuxième chapitre est réussi, car il nous garde dans l’histoire et nous incite à lire la suite. Très bien. Et maintenant, il faut corriger l’orthographe (beaucoup de fautes), gommer les mots manquants (il y a des petits trous ici et là) et clarifier certaines phrases (je ne relève pas  ;) ).

Pour les fautes, je suis coupable et, décidément, gère mal mes relectures et mes fichiers. Ce doit être mieux. Les mots manquants ou (plus étrange) déformés aussi. Pour les phrases, j'en ai clarifié une, mais je doute que ce soit la seule qui soit susceptible de gêner, mais ne soupçonne pas les autres.


Merci de tes encouragements et de tes remarques :) !
"Le futur aussi. Le futur arrive sans cesse. Il est là sinueux, plein de possibilités et pourtant si limité ! Le présent le déstructure, le détruit petit à petit, puis il l’avale et le recrache en passé. "

N'hésitez pas !
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O.deJavel

  • Invité
Re : Ana
« Réponse #11 le: 04 Juillet 2018 à 19:45:57 »
Bonjour Nexwall !

Pour ma remarque sur la ponctuation j’aurais pu écrire “typographie “, un terme plus exacte dans ce contexte. Si tu examines mon commentaire, il est  écrit sous forme de dialogue, bien ponctué. Il s’agissait donc d’un commentaire par l’exemple.
Tous les détails ici :

https://www.aproposdecriture.com/regles-typographiques-du-dialogue

Note que tu peux choisir entre la typographie avec guillemets et celle sans.

Au plaisir de lire le Chapitre 3 ! Ne te dépêche pas cependant, car dans mon cas, j’ai dû tout réécrire... je te raconte pas ! :)


 


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