Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

14 Mai 2026 à 15:21:52
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La voie des arts

Auteur Sujet: La voie des arts  (Lu 3330 fois)

Hors ligne D.B

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La voie des arts
« le: 25 Juin 2018 à 23:57:30 »
C'était une exposition des plus ordinaire. Plusieurs curieux allaient et venaient entre les tableaux, certains s'arrêtaient pour pouvoir les admirer. D'autres se croyant sûrement au jardin des tuileries effectuaient une sorte de promenade. Les tableaux étant pour eux un décor de fond pour une balade romantique.

Moi je me contentais de les observer, spectateur impuissant de cette scène.
Mon regard alla notamment vers une vieille dame près du buffet. Elle était entourée de centaines de tableaux plus célèbres les uns que les autres et son regard n'avait même pas pris la peine de s'attarder sur l'un d'eux. Elle devait sûrement être une de ces grandes dames de la capitale. Ignare en tout mais intarissable de vains discours...

Je soupirais devant tant de bêtise humaine et reposai doucement mon verre sur la table. Les tableaux étaient splendides. Bien que méprisable sur certains points on ne pouvait enlever à Paris sa grande richesse en matière d'art. Cézanne, Courbet, Degas, Delacroix... Tant de peintres, étaient représentés aujourd'hui. La beauté de leurs œuvres n'était plus à redire, c'était à nous maintenant de les admirer. Cependant, peu ici était sensible à l'élégance de ces toiles. Ces gens-là préféraient sans doute se gaver de vin tout en jacassant de la dernière mode....

C'est donc consterné que je me perdis un instant dans la contemplation des tableaux.
L'aumône d'un mendiant, je souris malgré moi. Quel tableau rempli d'une triste vérité...
Je repensais alors à ces enfants perdus dans les recoins de Paris. Personnes là-bas ne faisaient attention à leurs visages marqués par la vie. Alors que celle-ci leur avait enlevé la seule chose qu'on ne puisse plus leur offrir. L’insouciance de leur jeunesse. Quelques-uns dansaient alors entre les touristes cherchant en vain celui qui pourra leur donner source de vie. Les plus téméraires, ceux qui n'avaient plus le choix, se trémoussaient quant à eux devant l'abject.
Les bourgeois, ne les regardaient même pas, se méfiant de leur pauvreté comme de la peste. Sûrement que ces gens-là pensaient qu'elle était contagieuse. Oui madame ! À Paris la pauvreté est contagieuse, mais c'est celle de l'esprit si vous voulez mon avis !

Perdu dans mes malheureuses réflexions mon regard s'accrocha sur l’œuvre de Cézanne. Quel grand peintre tout de même ! Maudit au début et applaudit à sa mort. Quelle ironie tragique pour ce grand homme...
C'est en contemplant Les grandes baigneuses, ses déesses encore énigmatiques aujourd'hui, que je maudissais une nouvelle fois cette vieille dame. Merveilleuse imbécile elle semblait concentrer en elle tout le pauvre esprit de Paris...
Je me demandais même ce qu'elle faisait là, sans doute ne savait-elle même pas la différence entre le grotesque et le sublime. Elle me rappelait ainsi un personnage de Baudelaire, celui qui ne savait faire la différence entre un bon parfum et des excréments. Malheureusement nous ne pouvons lutter contre le mauvais goût...

Elle n'était pas la seule à m'exaspérer, d'ici je pouvais même entendre les inepties d'un grand dandy. Celui-ci semblait accompagné d'une jeune demoiselle qui paraissait s'abreuver de ses paroles. Elle semblait d'une naïveté déconcertante.

«  - Et donc comme vous pouvez le voir très cher, Alexandre Cabanel a voulu ressortir la beauté de cette femme. Ne voyez-vous pas toute la nature qui l'entoure, elle semble la purifier de toutes les horreurs. »

Curieux, je relevais la tête et quelle ne fut pas ma surprise en croisant le regard d'Ophélia !
Étaient-ils donc si présomptueux pour ne même pas avoir l'obligeance d'arrêter de déblatérer contre des sottises pareilles ! Ne connaissaient-ils donc pas le destin tragique d'Ophélia ? Cette folie qui s'était éprise d'elle tel un amant passionné ?
Et cette jeune demoiselle qui ne pouvait s'empêcher d’acquiescer ! Elle ne devait même pas savoir qui était cette femme, jeune sotte qu'elle était !
C'est vraiment malheureux de nos jours, de voir que peu de personnes ont le bon goût de s'intéresser aux arts...

Les tableaux étaient magnifiques et bien qu'à certains moments j'aurais préféré être sourd, rien ne pouvait me détourner d'eux. Je pouvais même apercevoir au loin la tour Eiffel !
Seurat cet homme si pointilleux, a su trouver la beauté de la capitale que peu de gens puissent voir. Et c'est ce qui fait de lui un artiste. Chercher le beau là où il y en a pas.

«  Regarde Martin, c'est la tour Eiffel ! N'est-elle pas sublime ? Elle surplombe si bien la ville de toute sa hauteur. Et regarde moi toutes ces couleurs ! Ne sont-elles pas à l'image de Paris, froides mais pourtant chaleureuses ? Quel beau monument, tout de même ! À la fois imposant, grand et fier... il me rappelle un peu les Parisiens. Oh ! Ne ris pas Martin ! Ils sont vraiment hautains parfois, tu ne peux pas le nier ! Cependant ils ont de quoi l'être, ils vivent quand même à Paris ! Cela doit être un véritable conte de fées...» s'exclame une jeune touriste.

Bien que partiellement d'accord avec ces propos, je ne put m'empêcher de sursauter à la fin de sa tirade. Ont-ils bien vu la misère de Paris pour pouvoir ainsi l'admirer ? Ils n'ont sans doute jamais vu ces enfants faisant l'aumône sur les sales trottoirs de notre ville. Les plus généreux étant souvent les plus démunis. Ils n'ont sans doute jamais aperçu la véritable forme de la capitale privilégiant le réalisme de leur subjectivité. Ils n'ont sans doute jamais été spectateur d'un cadavre flottant sur la Seine. Cette représentation parisienne hebdomadaire...

Cette mascarade avait assez duré. Ce n'était plus une exposition d'art à laquelle j’assistais mais plutôt à une rencontre entre touristes et parisiens. Un parfait mélange d'incohérences en somme.
C'est résigné que je suis allé m'asseoir au fond de la salle, un verre à la main.

« Que faîtes vous ici monsieur Gilson ? Moi qui vous croyais un fervent admirateur d'art, je m'en vois déçu de vous voir avec un verre à la main au fond de ma salle ! »

Bien que j'apprécie Monsieur Urwins, un peu de tranquillité face à cette comédie m'aurait faits le plus grand bien...
Urwins était le propriétaire des lieux et un très bon collaborateur. C'est donc quelque peu résigné que je vins à sa rencontre, lui serrer la main. J'étais tout de même heureux de voir une personne sensible aux arts.

« Ah ! Vous savez monsieur Urwins, il y a des moments où l'on doit se retrouver et quoi de mieux que de contempler une nuit étoilée avec un bon verre de champagne me diriez-vous !  »

Il sourit à ma réponse, un sourire empli de compassion. Un peu trop à mon goût.

« Vous m'en voyez donc ravis! J'ai eu un instant peur que votre éloignement était dû au manque de connaissances de nos chères invités. Mais il n'en ait rien et tant mieux.  »

Son petit air espiègle ne faisait aucun doute sur ses pensées. Ce vieil homme était beaucoup trop perspicace. Je m'apprêtais donc à lui répondre quand il me coupa court.

« Vous devez sûrement mieux savoir que moi, que l'art ne se comprend pas. C'est « l'art pour l'art » une quête continuelle de changement ! Nos invités, nous sont précieux Monsieur Gilson! Ils ont l'ignorance d'un enfant en matière d'art, leurs impressions se font alors sur leurs émotions. Et quoi de mieux que de ressentir l'art ? L'analyser de manière froide et concise ne rapporte rien. Je vois depuis tout à l'heure des enfants s'émerveillant sur les couleurs, les représentations, les motifs... N'est-ce pas merveilleux de s'extasier sur une peinture florale alors que dehors nous ne l’apercevons pas ? Vous-voyez Monsieur Gilson, je me suis toujours dit que l'art c'est voir ce que nous ne voyons plus par habitude. Je me demande ce que vous percevez Monsieur Gilson quand vous rencontrez un tableau... Oh madame Belpp ! Vous m'excuserez mon brave, mais Madame Belpp vient pour une commande, je me dois d'aller la saluer. Je vous souhaite une agréable visite ! »

Sur ce il repartit assez content de sa tirade. Une expression m'avait laissé perplexe. Ce que je percevais en rencontrant un tableau . Je n'y avais jamais pensé...
Je me retourne alors vers ma nuit étoilée et d'un coup ça me frappe. Je ne vois rien !
Je regarde alors ces touristes qui semblent captivés par les peintures. Ils semblent le voir eux, cet art invisible à mes yeux. Moi, je la comprends, l'analyse, la décortique. Mais je ne la vois pas...
Je les disais ignares mais en fin de compte c'est moi l'ignorant ici. Mon regard balaye une dernière fois la foule, et un sourire naît alors sur mon visage. Je pars donc heureux de cette exposition, me promettant de revenir la prochaine fois que je l'aurai trouvé. Cette voie des arts...





C'était une autre de ces expositions ordinaires. Plusieurs curieux allaient et venaient entre les tableaux, certains s'arrêtaient pour pouvoir les admirer. D'autres se croyant sûrement au jardin des tuileries effectuaient une sorte de promenade. Les tableaux étant pour eux un décor de fond pour une balade romantique.

Moi je me contentais de me perdre dans les peintures. J'avais trouvé le chemin de mon art, maintenant je les observais avec attention.

« Ah ! Monsieur Gilson ! Enfin quelqu'un avec qui pouvoir converser d'art. J'ai l'impression d'être entouré d’arriérés en permanence. J'en ai même vu un rire devant un Picasso ! Savent-ils que l'art n'est pas là pour faire rire ! Quel cruel manque de connaissances si vous voulez mon avis... »

Je ne pus m'empêcher de sourire face à son agacement. Il me rappelle moi, il y a quelques années. Cynique et froid. Il n'a encore pas trouvé sa voie. Je repensais alors à Monsieur Urwins, celui qui m'a montré le chemin. Sans doute est-ce à mon tour à présent. L'art est un héritage en soi

« Vous savez il y a des milliers de personnes sur terre. Chacune d'entre elles voit de manière différente. Cela en est de même avec l'art, chacun en a sa conception. Je me demande ce que vous voyez devant une peinture. Un homme m'a appris que l'art c'est ressentir toutes sortes d'émotions. Et qui de mieux, que des gens innocents pour cela ?
Vous savez ceux qui aiment l'art, ceux qui le voient vraiment sont les plus démunis car c'est leur seule manière de pouvoir rêver...»
« Modifié: 27 Juin 2018 à 18:42:05 par D.B »
Petite on m'a dit que la Terre était ronde. Aujourd'hui je peux affirmer qu'elle est mourante...

Hors ligne B.Didault

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    • Bernard Didault
Re : La voie des arts
« Réponse #1 le: 26 Juin 2018 à 06:51:38 »
Bonjour D.B

Je ne suis pas un littéraire de formation,  et je ne sais pas si ton âge est réel, mais en vieux barbon amoureux des mots, je suis resté pantois devant ta maturité,  ton style.
L'idée est simple, mais le développement si subtile !

j'adore cette reprise de l’entame pour un épilogue démontrant l'évolution des idées et la maturation de la compréhension, la vue plus humaine de l'art.
J'aime ta manière de lier l'humain et l'art par le regard et les émotions. C'est une idée qui va de soi, mais elle est bien développée.

Une seule interrogation au sujet de la phrase :
Citer
L'analyser de manière froide et concise rapportée rapportée rapporte rien.
Je ne saisi pas le motif du doublement de rapportée, s'il est vonlontaire.

Merci pour ce partage.
Bernard
- La poésie est un art, une belle aventure, la dentelle de l’écriture.
- La haine est le venin de l’amour,
  Le sarcasme est celui de l’humour.
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Hors ligne Claudius

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Re : La voie des arts
« Réponse #2 le: 26 Juin 2018 à 08:12:31 »


Je ne peux que m'associer au commentaire précédent, c'est une belle écriture, même si par ci par là errent quelques fautes d'orthographe et des répétitions qui pourraient être évitées.
Je n'ai pas trop le temps ce matin pour une correction minutieuse, mais je reviendrai.

J'ai apprécié ma lecture, un examen bien mené de ce qu'est l'art et de la différence de ressenti par tout un chacun. Un phrasé agréable et châtié. Bravo, jeunesse de plume qui ne se devine pas.

 :mrgreen: :mrgreen:
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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Hors ligne D.B

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Re : Re : La voie des arts
« Réponse #3 le: 26 Juin 2018 à 10:43:27 »
Bonjour D.B

Je ne suis pas un littéraire de formation,  et je ne sais pas si ton âge est réel, mais en vieux barbon amoureux des mots, je suis resté pantois devant ta maturité,  ton style.
L'idée est simple, mais le développement si subtile !

j'adore cette reprise de l’entame pour un épilogue démontrant l'évolution des idées et la maturation de la compréhension, la vue plus humaine de l'art.
J'aime ta manière de lier l'humain et l'art par le regard et les émotions. C'est une idée qui va de soi, mais elle est bien développée.

Une seule interrogation au sujet de la phrase :
Citer
L'analyser de manière froide et concise rapportée rapportée rapporte rien.
Je ne saisi pas le motif du doublement de rapportée, s'il est vonlontaire.

Merci pour ce partage.

Tout d'abord merci pour ton retour ! Je suis heureuse que mon récit t'est plut ! Et oui J'ai bien 16 ans ! De toute façon je ne voyais pas l'intérêt de mentir  :mrgreen:

Oh merci pour cette faute ! Je ne l'avais pas remarqué ! Je corrige ça tout de suite !

Merci encore pour ton retour !  :coeur:
Petite on m'a dit que la Terre était ronde. Aujourd'hui je peux affirmer qu'elle est mourante...

Hors ligne D.B

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Re : Re : La voie des arts
« Réponse #4 le: 26 Juin 2018 à 10:46:17 »


Je ne peux que m'associer au commentaire précédent, c'est une belle écriture, même si par ci par là errent quelques fautes d'orthographe et des répétitions qui pourraient être évitées.
Je n'ai pas trop le temps ce matin pour une correction minutieuse, mais je reviendrai.

J'ai apprécié ma lecture, un examen bien mené de ce qu'est l'art et de la différence de ressenti par tout un chacun. Un phrasé agréable et châtié. Bravo, jeunesse de plume qui ne se devine pas.

 :mrgreen: :mrgreen:

Merci Claudius pour ton retour ! L'orthographe est mon pire ennemi parfois... Pourtant je fais de mon mieux pour tout corriger !  :mrgreen:

Je suis contente que mon récit a été agréable à la lecture !

Merci pour ton retour ! 
Petite on m'a dit que la Terre était ronde. Aujourd'hui je peux affirmer qu'elle est mourante...

Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
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Re : La voie des arts
« Réponse #5 le: 27 Juin 2018 à 10:36:00 »
On retrouve le point de vue de Paris un peu comme dans ton texte "les larmes de Marie" en moins marqué. C'est intéressant ce regard sur l'art et cet homme pédant qui a su changer d'avis.
Bravo, c'est bien écrit.

Hors ligne D.B

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Re : Re : La voie des arts
« Réponse #6 le: 27 Juin 2018 à 16:19:36 »
On retrouve le point de vue de Paris un peu comme dans ton texte "les larmes de Marie" en moins marqué. C'est intéressant ce regard sur l'art et cet homme pédant qui a su changer d'avis.
Bravo, c'est bien écrit.

Ma relation avec Paris est particulière, je déteste autant la capitale que je peux l'admirer. C'est une vrai source d'inspiration pour moi cette ville. Après C'est vrai que ça peut être redondant pour certains mais d'autres parfois s'identifie à ce personnage assez en marge de la société.

Après je n'ai pas voulu montrer l'homme cynique des "Larmes de Maries". J'ai privilégié son regard sur l'art. À travers celui-ci beaucoup peuvent se reconnaître ou le détester pour ses remarques souvent sarcastiques. L'évolution de ce personnage est donc primordial !

Je suis contente que l'histoire soit aimé. Merci pour ton retour !  :D
Petite on m'a dit que la Terre était ronde. Aujourd'hui je peux affirmer qu'elle est mourante...

Hors ligne Gwynplaine__

  • Aède
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Re : La voie des arts
« Réponse #7 le: 27 Juin 2018 à 18:02:55 »
J'ai beaucoup aimé ton texte, très pertinent.
Je cherche des textes avec Paris pour protagoniste, c'est pour te dire le bonheur que j'ai eu à trouver le tien !

Le rythme du récit est agréable, les citations d'artistes et de leurs œuvres font plaisirs.

La réflexion que tu proposes est intéressante, l'art en tant que tel, détaché même de son créateur, détaché de tout convenus. L'art dans l'œil de l'enfant. C'est assez proche de la conception de l'œuvre en art contemporain, il me semble. "Le Pain" de Francis Ponge, les boîtes Brillo d'Andy Warhol, le pop art... L'idée comme quoi l'art est dans l'œil du spectateur... C'est sympa, ton texte amène à la réflexion !
(Pour être honnête, moi je suis encore un peu le M. Gilson d'avant la transformation ^ ^.)

Ton texte m'a fait penser à un passage dans L'Assommoir de Zola, où le peuple Parisien se retrouve dans les galeries du Louvre pour se protéger de la pluie...
Je le met ci-dessous :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



PS : Juste un petit détail, quand tu cites une œuvre dans un texte tapé, il est coutume de mettre le nom des œuvres en italique, le premier substantif et les adjectifs ou adverbes qui le précédent en capitales. Ça rend la lecture plus fluide.
Citer
C'est en contemplant Les grandes baigneuses, ses déesses [...].
donnerait
"C'est en contemplant Les Grandes Baigneuses, ses déesses [...]."

Voilaàa  ^^
« Modifié: 27 Juin 2018 à 18:05:27 par Gwynplaine__ »
- On a les histoires policières, la science-fiction, les westerns…
- Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

***

Hors ligne D.B

  • Scribe
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Re : Re : La voie des arts
« Réponse #8 le: 27 Juin 2018 à 18:34:45 »
J'ai beaucoup aimé ton texte, très pertinent.
Je cherche des textes avec Paris pour protagoniste, c'est pour te dire le bonheur que j'ai eu à trouver le tien !

Le rythme du récit est agréable, les citations d'artistes et de leurs œuvres font plaisirs.

La réflexion que tu proposes est intéressante, l'art en tant que tel, détaché même de son créateur, détaché de tout convenus. L'art dans l'œil de l'enfant. C'est assez proche de la conception de l'œuvre en art contemporain, il me semble. "Le Pain" de Francis Ponge, les boîtes Brillo d'Andy Warhol, le pop art... L'idée comme quoi l'art est dans l'œil du spectateur... C'est sympa, ton texte amène à la réflexion !
(Pour être honnête, moi je suis encore un peu le M. Gilson d'avant la transformation ^ ^.)

Ton texte m'a fait penser à un passage dans L'Assommoir de Zola, où le peuple Parisien se retrouve dans les galeries du Louvre pour se protéger de la pluie...
Je le met ci-dessous :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



PS : Juste un petit détail, quand tu cites une œuvre dans un texte tapé, il est coutume de mettre le nom des œuvres en italique, le premier substantif et les adjectifs ou adverbes qui le précédent en capitales. Ça rend la lecture plus fluide.
Citer
C'est en contemplant Les grandes baigneuses, ses déesses [...].
donnerait
"C'est en contemplant Les Grandes Baigneuses, ses déesses [...]."

Voilaàa  ^^

Alors pour commencer merci pour avoir laissé ton avis ! Je suis contente que tu ais apprécié, je suis même émue de voir qu'on peut trouver mon texte pertinent ! À mon âge, c'est assez compliqué de se faire prendre au sérieux donc la je suis au paradis  :mrgreen:

J'aime l'art en générale et c'est un thème que je voulais aborder. Je ne connais pas du tout les références que tu m'as donnés. Je vais faire des recherches grâce à toi. Donc merci !   ;D

Tu t'es identifié à M.Gilson avant sa transformation ? J'en suis heureuse, j'ai à peu près le même regard que lui. Mais je ne dirai pas qu'il s'est transformé, il a trouvé sa voie... Après c'est subjectif  ;)

Je suis une fan des classiques dont Zola ! Alors il se peut que je me sois inspiré de lui sans m'en rendre compte. Et pouvoir être assimilé à lui est un grand honneur ! Donc encore merci !

J'avais mis en italique sur mon PC mais apparemment ça n'a pas pris en compte ! Je vais rectifier le tire !

Au plaisir !

Ps: J'ai un autre texte : "Les Larmes de Marie " où j'évoque Paris mais avec plus de cynisme. Fonc si tu cherches d'autres textes peut être qu'il pourrai faire l'affaire !
Petite on m'a dit que la Terre était ronde. Aujourd'hui je peux affirmer qu'elle est mourante...

Hors ligne LS01

  • Plumelette
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  • " ولنا في الخيال،... حياة "
Re : La voie des arts
« Réponse #9 le: 15 Juillet 2018 à 14:30:24 »
Bonjour D.B,
Je trouve ton récit excellent.  :) :)
Et je ne doute pas un instant que tu aies 16 ans, c'est à cet âge là qu'on est le plus inspiré et le plus créatif et créateur. Alors profites-en !  ;) ;)

Hors ligne D.B

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Re : La voie des arts
« Réponse #10 le: 17 Juillet 2018 à 18:08:37 »
Merci pour votre retour ! Je viens de passer en coup de vent et ça me fait très plaisir qu'on lise encore mon récit. En ce moment j ai pas trop le temps d'écrire mais la créativité est toujours là !
Donc j'espère vous revoir sur d'autres de mes prochaines oeuvres  :D
Petite on m'a dit que la Terre était ronde. Aujourd'hui je peux affirmer qu'elle est mourante...

 


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