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18 Mai 2026 à 23:52:50
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Addictions [contenu explicite]

Auteur Sujet: Addictions [contenu explicite]  (Lu 1597 fois)

Hors ligne BleuAcier

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Addictions [contenu explicite]
« le: 12 Mai 2018 à 12:04:23 »
Elle voulait juste une bite. Pas des mots d'amour, pas de sensualité. Juste une queue qui s'enfonce, qui la lime, qui la tringle, qui la défonce et lui fasse oublier la merdasse qu'était sa vie. L'orgasme comme un shoot, un instant fugace de rien, de vide neuronal, sans penser, sans angoisser. Les quelques secondes de silence pendant la jouissance.
Après... Ça dépendait. Parfois elle retombait très brusquement, l'envie de chialer et de frapper le mec qui l'avait baisée. Portes qui claquent, mots tranchants. " Ferme-la. Tire-toi."
D'autres fois, le bien-être subsistait un peu. Si le gars savait se taire ou dire des choses légères, elle pouvait repartir avec cette vague sensation de bien-être, essayer de la retenir le plus longtemps possible. Maintenir une sorte d'état second, presque méditatif, en annihilant la moindre pensée. Partir dans les limbes du bien-être postcoïtal.

Aucun ne restait. Elle ne cherchait ni amant, ni ami, pas même un régulier. Juste un plan d'un soir, quelqu'un qui ne susciterait aucune tendresse, aucune émotion particulière. Quelqu'un qui ne demanderait rien, surtout. Ni d'où elle venait, ni où elle allait, ni qui elle était. Devoir se définir, cela la terrifiait plus que tout.

Parfois elle sentait leurs regards interrogatifs, comme s'ils cherchaient à élucider le mystère. Ils tentaient quelques questions. "Je peux t'inventer de jolis mensonges si tu veux.", répondait-elle, sur la défensive. Elle poussait parfois le jeu et inventait, sur un ton sarcastique, des histoires improbables. Quinze enfants, un mari veuf, une profession trop originale. Tueuse à gage. Vendeuse de poussière d'étoile. Nonne en fugue.

Pour se justifier, elle évoquait le besoin de discrétion. Une femme se devait de faire très attention à sa réputation. Si on savait qu'elle couchait avec des inconnus, elle serait vite déconsidérée, traitée de salope, d'inconsciente, de dangereuse. En réalité, de cela, elle se fichait. Ou peut-être même qu'elle le cherchait. Se salir, s'encrasser, tomber à terre, aller enfin jusqu'au bout de sa déchéance. Mais rien n'arrivait. Pour le moment.
Non, elle cherchait juste à se fuir, ou a minima, à s'oublier. Pourtant, plus elle essayait, plus elle échouait. Atteindre le pic de jouissance, l'amnésie temporaire, s'avérait de plus en plus difficile.


Et puis il y eut lui. Lui qui avait dit non. On attend. On ne baisera pas. Avant on parle. Elle l'avait jeté une fois, deux fois, trois fois, dix fois. Elle lui disait les mots les plus triviaux, juste pour le provoquer. Il résistait. Elle détestait qu'il la voit comme un challenge, un défi à remporter. Il voulait son cœur, juste parce qu'il savait à quel point il était scellé.

Une lutte s'engagea. Qui des deux gagnerait, elle en ayant sa queue, ou lui en ayant son amour ?

***********

Je suis une bite. Je le sais, je le dis, je l'avoue, sans aucune retenue. Certaines femmes en rient, faute avouée, à moitié pardonnée, et souvent j'en joue. D'autres font la moue, car quand bien même je le reconnaitrais d'emblée, je reste, ennemi, un pauvre homme mû par ses pulsions bestiales.
Sans être vraiment beau, j'ai du charme, de la gouaille, et assez d'humour pour vite attirer la sympathie. Ces dames se méfient d'abord, certes, mais mon aptitude à susciter leur empathie les amènent à accepter la relation amicale. S'avouer prisonnier de ses bas instincts, verser sa petite larme, cela les désarme. Et le piège se referme doucement.
D'ailleurs, mon métier facilite les choses, je suis commercial. Beaucoup de contacts, beaucoup de voyages, ça en donne des occasions, pour ma queue perpétuellement à l'affût.
Ah, au fait, pour améliorer le tableau, je suis marié, avec deux enfants. Évidemment, officiellement,  je joue le père et l'époux idéal. C'est juste que dès l'instant où je quitte le foyer, il me prend des envie de conquêtes, de baises intenses et sauvages, et cela m'occupe la tête la journée entière, jusqu'à ce que je revienne dans la douceur du cocon familial.
Pourtant j'adore mon épouse, cela n'a rien à voir, je sépare clairement mon cœur et mon sexe.
Enfin voilà, sans détour et sans prétexte, je me confesse, je suis un obsédé du cul.

Je comprends que tout cela, dans le fond, ne fait pas de moi quelqu'un de bien. Je devrais lutter contre mes démons, ou au moins demander pardon. A qui ? A ma chère et tendre, bien sûr, que je trahis sans cesse. Mais alors auparavant je devrais avouer toutes mes histoires de fesses. Or je préfère la protéger de mon infidélité. M'excuser aussi auprès de toutes ces femmes que je prends, par faiblesse, comme des objets de consommation ? Pourquoi donc ? Puisqu'il y a aveu préalable, je me considère dédouané par anticipation.

Oui, je sais, mes arguments ne sont que lâcheté, je suis un sombre con, mais je dois faire avec.

On m'a parlé d'addiction, de thérapie de groupe, de séances avec un psy. Un instant, j'ai envisagé l'idée. Le truc, c'est que je veux bien me croire malade, mais je n'ai aucune envie de guérir. Guetter, cueillir et croquer dans le fruit défendu rendent ma vie si piquante, pourquoi renoncer à cela ?

Pour conclure, je dirais que je m'afflige hypocritement de ma condition tout en m'y vautrant avec satisfaction.

**********

Au début, j'avais cru reconnaître en elle mon double, tant elle demeurait secrète sur tout aspect personnel. Elle devait elle aussi avoir une vie rangée, à côté. J'aimais sa répartie, son ironie. Je voulais faire d'elle mon acolyte, celle avec qui on échangeait sur nos coups d'un soir, sans aucun tabou. Elle me racontait facilement tout, avec cette sorte de dédain pour les hommes qu'elle rencontrait. Il y en avait pas mal. Il faut dire que c'est plus facile pour les femmes, les mâles en manque ne manquent pas. Ses récits m'excitaient autant qu'ils me faisaient rire, elle savait si bien décrire les situations et leur bêtise. Elle ne m'épargnait rien, même les détails les plus crus.

Évidemment, j'espérais  finir sur la liste de ses conquêtes, je comptais, grâce à ses narrations, user de ses préférences, de ce qui l'excitait, pour me sortir du lot. Cela prenait du temps, cependant. Elle me faisait attendre ou ne voyait en moi qu'une sorte de confident, celui auquel elle pouvait tout dévoiler, sans risquer l'opprobre, tout en n'envisageant pas une relation plus charnelle. Moi, je devenais oppressant, j'avais envie d'elle. Petit à petit, je brisais mes propres règles. Je lui envoyais des messages alors que j'étais en famille, mon principal interdit. Elle m'obsédait un peu. Je savais que pour me défaire de mon vice, je devais la posséder. Absolument.

**********

Elle pensait souvent à ses femmes trompées. Les enviait-elle, de vivre dans une autre vérité ? Se croire heureuse et bien mariée, même si cela ne reflète pas la réalité, était-ce cela la clé du bonheur ?

Elle l'aimait bien, ce type, même s'il restait hanté par le sexe. Cela le rendait tout le temps joyeux, plein d'entrain, charmeur et charmant. Est-ce que lui aussi mentait ?  Se créait-il une image de don Juan totalement assumée, ou éprouvait-il parfois une réelle culpabilité ? Peu importait dans le fond.

***********

Je ne sais pas pourquoi elle a cédé. Je crois qu'en fait, cela s'était joué en dehors de moi. Je l'avais "travaillée" toute une journée. Ma dulcinée et ma progéniture passaient le weekend chez les beaux-parents, l'occasion rêvée. Des vannes par textos, des messages grivois. Au début, elle avait répondu sur la même tonalité, le jeu semblait bien engagé. Puis plus rien. Un long silence. Je me retrouvais bien bête, à guetter mon téléphone. En soirée, je tentais une dernière approche, avant un : " Dis-le moi si je t'ennuie."
De longues minutes. Game over. Soudain le bip révélateur. "Non j'envisageais juste de te sucer la queue ce soir."

Et c'est ainsi que nous pûmes nous ajouter sur nos listes réciproques.

Je ne vais pas m'étendre sur notre rencontre. J'étais trop excité, je me suis senti piètre. Elle souriante, et pourtant indifférente. J'aimais sa façon de jouir. Avec le plus total abandon. Ses yeux se perdaient dans le vide, au-delà de moi, de tout ce qui nous entourait.

Du souvenir qu'il me reste, je la vois, repartant dans un rire tout empreint de mélancolie. Et moi la regardant, avec un goût de regret, me trouvant plutôt minable.

Je ne m'étais pas remis pour autant. Je restais sur ma faim. Dès le lendemain, je la recontactai. En bon mâle égocentrique, je me renseignai sur mes performances.  Elle demeura élusive et ironique.

Les jours suivants, nous poursuivîmes  nos échanges sur nos aventures éphémères.  Je la voulais encore. Je prétendais m'amuser de ses nouvelles baises, je crevais de ne pas prendre leur place et devenait presque harceleur, réclamant encore et toujours un autre tour. Je comprenais enfin ce que cela faisait d'être un parmi une foule d'autres.

Elle finit par se lasser de moi, ou s'était trouvé un autre complice. En tout cas, elle arrêta brusquement de me répondre, sans aucune explication. Je mentirais si je disais que je n'avais pas éprouvé de rancune. Puis la vie se poursuivit joyeusement avec la valse de mes nouvelles amantes.


En réalité, je n'avais jamais rien su d'elle.  Et sans doute était-ce son aura de mystère qui avait fait ma fascination.


Bien des mois plus tard, je découvrais par hasard son identité. Un café avec un client qui faisait distraitement tourner les pages de son journal. Sa photographie, là, au milieu des avis de décès. Elle s'appelait Cécile Petruski. Elle avait 34 ans.
« Modifié: 16 Mai 2018 à 19:17:24 par BleuAcier »

Hors ligne avistodenas

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Re : Addictions [contenu explicite]
« Réponse #1 le: 12 Mai 2018 à 19:10:42 »
Bon texte, bien écrit et tout. Rien à dire.

Sauf que le sujet est très exotique pour un benêt tel que moi en matière d'infidélité : avant mes épousailles tout était licite, mais depuis, pas question, je suis un type de parole et de droiture, pour moi la belle vie, c'est le travail.

Alors bravo pour ton étude des sentiments, c'est plein de finesse et le ballot que je suis ne peut que s'extasier à la délicatesse du rendu. J'imagine bien que c'est du vécu, coquin !  ;D

Hors ligne BleuAcier

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Re : Addictions [contenu explicite]
« Réponse #2 le: 13 Mai 2018 à 10:57:41 »
Merci de ta lecture avistodenas,

Que nenni, pure fiction, voyons ;) ! Je voulais juste mettre en parallèle deux personnes vivant leur  addiction sexuelle de façon très différente voire opposée.

Mais j'aime assez l'idée que la situation reste exotique pour de nombreuses personnes. Être fidèle à l'autre, à la parole donnée donc à soi, respect !

Hors ligne Loïc

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Re : Addictions [contenu explicite]
« Réponse #3 le: 15 Mai 2018 à 23:13:10 »
Salut salut

Citer
Après... Ça dépendait.

Le "ça dépendait" me gêne, mais en même temps le supprimer ne me convient pas non plus. Je sais pas ce que t'en penses du coup (non, ça ne sert pas à grand-chose cette remarque).

Citer
Parfois elle retombait très brusquement. L'envie de chialer et de frapper le mec qui l'avait baisée.

Là par contre le point me gêne carrément. Pourquoi pas "brusquement, avec l'envie, etc."

Citer
Partir dans les limbes du bien-être postcoïtal.

ça tranche avec la crudité du début et ça rend fort bien

Citer
pas même un régulier.

De trop à mon avis. Ça claque plus en finissant à ami (et on comprend l'idée.)

Citer
l'amnésie temporaire s'avérait de plus en plus difficile.

Faut une virgule à temporaire

Citer
On ne baisera pas.

En élidant la négation et au présent pour être cohérent avec la phrase d'après ?
(Je suis pas fan de l'introduction "il y eut lui")

Citer
Elle détestait qu'il la voit

voie

Citer
Certaines femmes en rient, faute avouée, à moitié pardonnée, et souvent j'en joue.

à mon avis faudrait revoir la ponctuation ici, elle correspond pas aux poses que je fait naturellement. Proposition, t'en fais ce que t'en veux : "Certaines femmes en rient : faute avouée, à moitié pardonnée. Souvent, j'en joue."

Citer
Ah, au fait, pour améliorer le tableau, je suis marié, avec deux enfants. Évidemment, officiellement,  je joue le père et l'époux idéal. C'est juste que dès l'instant où je quitte le foyer, il me prend des envie de conquêtes, de baises intenses et sauvages, et cela m'occupe la tête la journée entière, jusqu'à ce que je revienne dans la douceur du cocon familial.

Premier vrai point faible dans ce texte à mon avis. Ça sonne très faux.

Citer
Puisqu'il y a aveu préalable, je me considère dédouané par anticipation.

Celle-ci j'aime bien

Citer
Oui, je sais, mes arguments ne sont que lâcheté, je suis un sombre con, mais je dois faire avec.

Borf. Des gens se disent ça, en vrai ?
Surtout que le mec se sent pas trop coupable.

Citer
Elles l'aimait bien,

Un pluriel de trop

Citer
Je ne sais pas pourquoi elle avait cédé.

au passé composé plutôt que plus que parfait, puisque savoir est au présent

Citer
Je ne m'étais pas  pour autant remis.

remis pour autant

Citer
nous poursuivions nos échanges

poursuivîmes
(tu peux aussi virer le "et" en début de phrase je pense)

Citer
ses nouvelles baises, je crevais de ne pas prendre leur place

Pour bien faire le pendant entre les deux propositions, un point virgule me semblerait plus adapté.
(Plus point à place et reprendre par une nouvelle phrase)

Citer
Elle finit par se lasser de moi, ou s'était trouvé un autre complice.

"ou par se trouver"

Citer
Elle s'appelait Cécile Petruski, et avait 34 ans.

Petruski. Elle avait 34 ans ?
Petruski et elle avait 34 ans ?
(Ce sont deux propositions qui me semblent plus adaptées.)

Aaaaaaaaaalors, j'ai plutôt bien aimé. Y a de la maitrise, du rythme et j'avais vraiment envie de savoir ce qui allait en sortir.
Je trouve les passages du mec (certains, pas tous, mais la plupart) un peu en dessous, plus "faciles".

Par contre j'ai pas compris ; du coup le mec c'est pas celui qui veut prendre son coeur dont elle parle au départ, si ?
Et euh du coup je suis pas sûr de comprendre en quoi iels vivent leur addiction de manière différente, voire opposée.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne BleuAcier

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Re : Addictions [contenu explicite]
« Réponse #4 le: 16 Mai 2018 à 19:37:16 »
Hello Loïc, merci de ta lecture et de tes corrections. J'apprécie.  Alors...

Citer
Citer
Après... Ça dépendait.

Le "ça dépendait" me gêne, mais en même temps le supprimer ne me convient pas non plus. Je sais pas ce que t'en penses du coup (non, ça ne sert pas à grand-chose cette remarque).

Ben je suis tout à fait d'accord avec toi. J'ai longtemps essayé de trouver mieux... mais j'ai chu.

Citer
Citer
Parfois elle retombait très brusquement. L'envie de chialer et de frapper le mec qui l'avait baisée.

Là par contre le point me gêne carrément. Pourquoi pas "brusquement, avec l'envie, etc."
Rectifié.

Citer
Citer
pas même un régulier.

De trop à mon avis. Ça claque plus en finissant à ami (et on comprend l'idée.)
Ah oui ? Pour moi "régulier" fait référence au plan cul régulier, cela précise qu'elle refuse la continuité, même sans sentiment. C'est une nuance  de plus par rapport à amant et ami.

Citer
Citer
l'amnésie temporaire s'avérait de plus en plus difficile.

Faut une virgule à temporaire
modifié

Citer
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On ne baisera pas.

En éludant la négation et au présent pour être cohérent avec la phrase d'après ?
(Je suis pas fan de l'introduction "il y eut lui")

 J'ai choisi le futur parce qu'il instaure la règle sur la durée. Il impose une relation sans sexe. Au présent, cela veut dire : sur l'instant. Or pour moi, ils négocient dans le temps, elle offrant du sexe, lui, autre chose, notamment un futur.  Je ne sais pas si je suis clair.

Citer
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Elle détestait qu'il la voit

voie
Erreur fréquente chez moi, zut ! Merci.

C
Citer
iter
Certaines femmes en rient, faute avouée, à moitié pardonnée, et souvent j'en joue.

à mon avis faudrait revoir la ponctuation ici, elle correspond pas aux poses que je fait naturellement. Proposition, t'en fais ce que t'en veux : "Certaines femmes en rient : faute avouée, à moitié pardonnée. Souvent, j'en joue."
Hum j'ai une petite musique ,dans ma tête, sur cette phrase. Je vais garder, je pense.

Citer
Citer
Ah, au fait, pour améliorer le tableau, je suis marié, avec deux enfants. Évidemment, officiellement,  je joue le père et l'époux idéal. C'est juste que dès l'instant où je quitte le foyer, il me prend des envie de conquêtes, de baises intenses et sauvages, et cela m'occupe la tête la journée entière, jusqu'à ce que je revienne dans la douceur du cocon familial.

Premier vrai point faible dans ce texte à mon avis. Ça sonne très faux.

"Faux", le texte à proprement parler ou la situation ?  Parce que si c'est la situation... hum... je connais beaucoup d'hommes qui ont ce discours... Pour moi c'est limite "classique", hélas.

Citer
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Oui, je sais, mes arguments ne sont que lâcheté, je suis un sombre con, mais je dois faire avec.

Borf. Des gens se disent ça, en vrai ?
Surtout que le mec se sent pas trop coupable.

Oui, des gars disent cela, vraiment. La phrase qui sert à se dédouaner d'un semblant de culpabilité. Le "c'est pas bien ce que je fais mais je le fais quand même".

Citer
Citer
Elles l'aimait bien,

Un pluriel de trop

Citer
Je ne sais pas pourquoi elle avait cédé.

au passé composé plutôt que plus que parfait, puisque savoir est au présent

Citer
Je ne m'étais pas  pour autant remis.

remis pour autant

Citer
nous poursuivions nos échanges

poursuivîmes
(tu peux aussi virer le "et" en début de phrase je pense)

Citer
ses nouvelles baises, je crevais de ne pas prendre leur place

Pour bien faire le pendant entre les deux propositions, un point virgule me semblerait plus adapté.
(Plus point à place et reprendre par une nouvelle phrase)

Citer
Elle finit par se lasser de moi, ou s'était trouvé un autre complice.

"ou par se trouver"

Citer
Elle s'appelait Cécile Petruski, et avait 34 ans.

Petruski. Elle avait 34 ans ?
Petruski et elle avait 34 ans ?
(Ce sont deux propositions qui me semblent plus adaptées.)

Toutes les propositions adoptées. Gracias.

Citer
Aaaaaaaaaalors, j'ai plutôt bien aimé. Y a de la maitrise, du rythme et j'avais vraiment envie de savoir ce qui allait en sortir.
Je trouve les passages du mec (certains, pas tous, mais la plupart) un peu en dessous, plus "faciles".

Par contre j'ai pas compris ; du coup le mec c'est pas celui qui veut prendre son coeur dont elle parle au départ, si ?
Et euh du coup je suis pas sûr de comprendre en quoi ils vivent leur addiction de manière différente, voire opposée.

Je sais l'homme est plus facile et plus, disons, habituel dans ce genre de situation. Moins d'originalité. Ce qui m'intéressait, c'est l’opposition entre les deux. Approche femme/homme, mais surtout pour moi il y a différence en ce qu'elle vit son addiction sexuelle tristement. Même si elle ironise sur les situations, elle est désabusée. Elle se sert du sexe pour combler un vide, un manque. Il n'y a pas de pur plaisir. C'est un shoot, pour s'oublier. Lui le vit de façon très libre et très ludique, avec une fausse culpabilité.

Et non il n'est pas l'homme qui veut prendre son cœur.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je te remercie encore pour tes propositions et commentaires.

Hors ligne Dantël

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Re : Addictions [contenu explicite]
« Réponse #5 le: 16 Mai 2018 à 21:20:55 »
Mon commentaire ne servira pas à grand chose mis à part à proclamer que j'aime ton texte.

Le problème, c'est que je n'arrive pas à bien commenter les textes, mais que je veux quand même signaler que je les aime. Tant pis.

Hâte de te relire !
Les nuages sont légèrement rosés - Le rosé m'envoient légèrement dans les nuages

Hors ligne Loïc

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Re : Addictions [contenu explicite]
« Réponse #6 le: 17 Mai 2018 à 00:53:20 »
Merci de tes réponses !

Citer
Ben je suis tout à fait d'accord avec toi. J'ai longtemps essayé de trouver mieux... mais j'ai chu.

C'est bête, hein xD

Citer
Ah oui ? Pour moi "régulier" fait référence au plan cul régulier, cela précise qu'elle refuse la continuité, même sans sentiment. C'est une nuance  de plus par rapport à amant et ami.

Oui, j'avais compris l'idée du PQR (je me permets d'abréger u_u)
Et effectivement, je m'étais douté de cette nuance.
Peut -être mettre plan cul régulier en entier ? En même temps ça sonne un peu plus euh... je sais pas.
Bref, fais comme tu le sens :D

Citer
J'ai choisi le futur parce qu'il instaure la règle sur la durée. Il impose une relation sans sexe. Au présent, cela veut dire : sur l'instant. Or pour moi, ils négocient dans le temps, elle offrant du sexe, lui, autre chose, notamment un futur.  Je ne sais pas si je suis clair.

Soit, même si je ne suis pas certain que le présent enlève cette impression de durée.
(Oui oui, très clair)

Citer
"Faux", le texte à proprement parler ou la situation ?  Parce que si c'est la situation... hum... je connais beaucoup d'hommes qui ont ce discours... Pour moi c'est limite "classique", hélas.

Dans le discours et dans la façon de raconter. La situation est en effet relativement classique.

Citer
Je sais l'homme est plus facile et plus, disons, habituel dans ce genre de situation. Moins d'originalité. Ce qui m'intéressait, c'est l’opposition entre les deux. Approche femme/homme, mais surtout pour moi il y a différence en ce qu'elle vit son addiction sexuelle tristement. Même si elle ironise sur les situations, elle est désabusée. Elle se sert du sexe pour combler un vide, un manque. Il n'y a pas de pur plaisir. C'est un shoot, pour s'oublier. Lui le vit de façon très libre et très ludique, avec une fausse culpabilité.

Merci pour l'explication !



(Dantël, les commentaires, tu verras, à force d'en faire, tu auras plus à dire ;))
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

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Arundhati Roy

Hors ligne BleuAcier

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Re : Addictions [contenu explicite]
« Réponse #7 le: 17 Mai 2018 à 19:24:47 »
ah Dantël , j'ai un peu le même souci que toi. Je m'entraîne à commenter... Merci de ta lecture :).

Ben c'est moi qui te remercie Loïc. Je vais voir si je peux retravailler le côté "classique". Mais pas très inspiré là. Hum.

Hors ligne Claudius

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Re : Addictions [contenu explicite]
« Réponse #8 le: 17 Mai 2018 à 19:42:09 »
J'ai lu d'un trait, c'est juste bien vu et bien écrit. Brut de décoffrage, malgré le vocabulaire cru, ce n'est pas du tout vulgaire et on entre dans le caractère de tes deux personnages. 

J'ai relevé quelques petites coquilles : post-coïtal, il me prend des envies de dormir, dis-le-moi.

 ;) ;)

Edit pour une coquille énorme.
« Modifié: 17 Mai 2018 à 20:23:53 par Claudius »
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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