
Hello !
C'est d'abord un immense vertige. Puis un sentiment d'autisme. Le monde semble aller à toute allure tandis que je suis contraint à l'immobilité. Je perds peu à peu la conscience de mon corps, j'oublie son volume, son apparence, jusqu'à son existence même. Les cris des enfants ont une force nouvelle. Les rires des jeunes filles sont une vague où je veux me noyer.
J'aime bien le début

Mais peut-être une foule est-elle incapable de reconnaître un visage.
un peu obscur pour moi et j'ai du mal à percevoir ce que cela signifie. (Développer ? ou pas ? ou supprimer ?)
Des années de honte à se rappeler le mutisme.
Même sentiment qu'au-dessus... ou peut-être cette phrase n'est pas placée au bon endroit ? peut-être l'intervertir avec la suivante ? Ce n'est qu'une suggestion

" Des années d'existence pour combler quelques heures de vide absolu. Des années de honte à se rappeler le mutisme." ?
Pour la première fois, j'entendais les cœurs des autres sans discerner les battements du mien. On en rira plus tard, quand il ne faudra plus cacher ces larmes au moment de l'évoquer. Quand la voir partir ne m'empêchera plus de courir.

L'écho me répète qu'un regret ne disparaît jamais. On apprend à côtoyer le mépris de soi, la colère enfermée, la haine de ceux qui ne regrettent rien. Je voudrais la retenir par la main. Sentir encore ses doigts au creux de ma paume. Qu'elle se retourne vers moi, pour me dire de la lâcher. Que je la supplie en pleurant de ne pas m'abandonner. Je ne suis qu'à quelques mots d'une blessure pansée. Mais il semble que le pansement soit percé.
J'ai vraiment aimé ce passage

, mais la fin avec le pansement percé... pas trop

je ne sais pas, un autre mot que percé, plutôt de l'ordre de quelque chose qui est défaillant ?
Ce ne sont que des ressentis et mon regard qui n'est pas forcément pertinent.
En tous cas, il y a dans ton texte quelque chose qui ne m'a pas laissé indifférente et pour ça, merci.
