L'Enchanteur
de René Barjavel
[résumé de l’éditeur, qui se trompe légèrement parce qu’il a sans doute survolé le bouquin. Typique.]
Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ai pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elwenn, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire.
Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri.
Le voici revenu.
En lisant ce résumé, vous vous êtes sans doute dit qu’il s’agissait là d’une énième édition de la légende arthurienne. Certes. Mais pas seulement.
Cet ouvrage est une version condensée, moderne, mais néanmoins on ne peut plus fidèle à l’esprit des mythes originaux, et on appréciera d’autant plus les traits d’humour et les clins d’œil de l’auteur à ses contemporains. Idéal, donc, aussi bien pour les plus récalcitrants devant les gros volumes de Chrétien de Troyes que pour les fidèles un peu paresseux.
J’aimerais finir cette critique en faisant remarquer que grâce à l’Enchanteur, on découvre également – avec surprise ? plaisir ? désespoir ? cela reste encore à déterminer – que nos héros de Fantasy les plus récents n’ont pas l’apanage de la stupidité. Loin de là. XD
BREF, merci de tout cœur à Krap’ pour cette charmante découverte
