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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Minuit

Auteur Sujet: Minuit  (Lu 1115 fois)

Hors ligne Christophe Brockmans

  • Tabellion
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  • Et si c'était toi!?
Minuit
« le: 29 Avril 2018 à 12:52:30 »
Il est presque minuit, un homme marche à travers les rues de Harlem. En parallèle, commence le jeu entre chat et la souris...

Stressant, court et efficace, ce petit texte couché sur papier lorsque j'étais en secondaire pour le journal de l'école est un des premiers de mes écrits lus par beaucoup... très bien accueilli, cela m'a donné envie de continuer d'écrire...

Bonne lecture...



                                                                                                          MINUIT


   
    Minuit moins vingt, le vent glacé souffle dans les ténèbres.  Une fine pluie martèle les vitres et le trottoir.  L'air est saturé.  Il règne dans l'atmosphère une impression d'insécurité et d'oppression. On respire mal ce soir.
   
   
    Le chat, d'un noir de jais somptueux, guette calmement sa proie.  La petite souris ne sait pas encore qu'une menace mortelle l'attend au détour  du mur.  Elle se frotte derrière les oreilles avec les pattes antérieures, prenant appui sur les pattes arrières.  Elle se lave avec insouciance.
   
   
    L'homme tient le revers de son duffle-coat afin de se protéger du vent.  Il ne distingue pas grand chose à travers les fines fentes que forment ses paupières.  Sa démarche est rapide mais hésitante.  Il regarde de tous les côtés;  il est perdu.  Que lui a-t-il donc pris de sortir par un temps pareil?
    - Ces foutus quartiers de Harlem !
    Bougonne-t-il, un frisson lui remontant l'échine.  Il ne sait si c'est de froid ou de peur.
    Le vent, de plus en plus violent, traverse son épais manteau.  Il est frigorifié.
    Arrivé au coin d'une rue, il essaie de distinguer le nom de celle-ci, lorsqu'un bruit terrifiant le glace d'effroi.  Il se retourne, se fige, mais ne voit rien.  Tout va bien, cela ne doit être qu'une poubelle renversée par le vent.  Le vent ou bien... ?
    - Non, se dit-il, "ils" n'ont pas déjà pu me rattraper, pas maintenant.
   
   
    Le petit rongeur arrête brusquement de faire sa toilette.  Il entend un bruit.  Il relève le museau et hume l'air.  Son petit cœur bat la chamade.  Il est prêt à bondir. 
    Mais comme plus aucun bruit ne vient troubler sa quiétude, il reprend sa toilette. 
    Le chat, sachant que la petite souris a sans aucun doute entendu le très léger frôlement de sa queue contre le vase du salon, arrête sa progression, tout sens aux aguets.  Il la sent très proche.  Il peut même déjà sentir le léger craquement de ses petits os broyés dans sa mâchoire implacable. Il se lèche les babines.
   
   
    L’homme se retourne et se remet à marcher plus vite, le pas encore plus incertain.
    - Bon Dieu!  Et cette saloperie de vent qui n'en finit pas!
    Le souffle de la nature gémit, siffle, l'effraye.
    Il se remet à frissonner.  Ce n'est plus le vent, cette fois.  Il ressent une présence étrangère.  Il se sent épié. Il s'imagine ce que peut ressentir la souris face au chat, présumant sa mort prochaine.  Il s'identifie à ce petit animal fragile, tremblotant devant cette masse imposante et tranquille, sûre de fondre sur sa proie.  Le chat s'amuse et savoure la peur de l'être fait de chair et d'os dont il va sans nul doute sentir le sang chaud couler dans sa gorge avide.
 


  Il donne des coups d’œil rapides, presse le pas.  A-t-il réellement aperçu une ombre?  Il accélère encore. 
    Des bruits de pas...  Est-ce les siens résonnant dans la nuit glaciale?  Comment en être sûr?
    Son cœur bat à se rompre, comme s'il voulait déchirer sa cage thoracique.  Sa respiration s'accélère.  Il halète, roule des yeux fous.
    La pluie l'aveugle.  Il voit trouble et sa vision déformée le trahit.  Il se heurte violemment à quelque chose de dur et rugueux.  Un mur?  Peut-être...  Il trébuche, à demi assommé, se relève.  Seule la peur le pousse à avancer.  C'est comme une force.  Il est pourtant si fatigué.  Les rafales de vent le giflent.  Les larmes se mêlent à la pluie, inondant son visage ravagé par l'épuisement et l'effroi.  Son cœur bat dans ses tempes endolories.  Il court maintenant comme un dément, sans direction précise.  Il fuit simplement.  Il fonce dans les poubelles, trébuche, se relève, trébuche encore.  Il ne sait plus où il est, où il va.  La seule chose à laquelle il se rattache est qu'il est encore en vie; même s'il  commence à en douter.
   
   
    Cette fois, la souris détecte la présence étrangère.  Un autre animal extrêmement menaçant se trouve dans la maison.  Elle se remet sur ses quatre pattes et se met à arpenter la pièce par à-coup.  Elle s'arrête sans cesse pour humer l'air ou tendre l'oreille.  La menace est encore imprécise.
   
   
    Soudain, énorme, majestueux, immense, au détour d'une rue comme tant d'autre, se dresse devant lui son hôtel, brillant de mille feux.  Il n'y croyait pourtant plus, courant au hasard des trottoirs.
    - Encore un tout petit effort, gémit-il entre deux souffles rauques.
   
   
    Juste en face d'elle se trouve son petit nid douillet.  Elle va bientôt retrouver ses petits qui l'attendent avec impatience, le ventre vide.  Elle n'a plus qu'à traverser la pièce quand soudain, venu de nulle part, le chat bondit devant elle.  Elle fait un bond en l'air, soufflée de surprise et décampe aussi vite que le lui permettent ses toutes petites pattes.
   
   
    Tout à coup, une détonation retentit, déchirant ses tympans, l'aveuglant.  Il sent son cœur se déchirer, sa poitrine voler en éclat.  Il s’écroule lourdement, reste un moment étendu et attend la mort...  Le nez écrasé contre le sol, il ne s'est jamais sentit aussi ridicule.
    - Un éclair, gémit-il.  J'ai eu peur d'une saloperie de putain d'éclair!
    Il se relève péniblement, ressentant les courbatures lui lacérer le corps et se remet en marche, pantelant, tremblotant.
    - Quel con je fais, bordel!  Et dire que j'arrive en face de mon hôtel par je ne sais quel hasard alors que je marche depuis des heures,  Dieu sait que ce n'est pas mon fort, et je me plante comme un con  pour une putain de saloperie d'éclair, me terrant la face dans le trottoir comme connerie d'autruche!  Si les autres voyaient ça...  Ca jaserait sec dans le milieu!
    Deuxième éclair, deuxième détonation.  Il presse moins le pas, sa respiration se calmant peu à peu.  Il s'arrête un moment pour regarder aux alentours.  Personne.
    - Quel con!
    Troisième éclair, troisième détonation.  Un gloussement monte dans sa gorge, se transformant lentement en un rire franc et bruyant.  Il se tient les côtes, haletant, respirant par à-coup.  Il rit comme un fou, comme il n'a jamais ri, comme il n'aurait jamais pensé pouvoir rire un jour, comme il ne rira plus jamais.
   
   
    Une course éperdue commence à travers toute la maison.  La petite souris utilise tous les stratagèmes qu'elle peut trouver dans ces instants de panique incontrôlable.  La mort, noire et belle la poursuit, la rattrapant sensiblement.  A chaque bond majestueux, le félin, d'une beauté cruelle, dévore la frêle avance du petit animal.  Sûr de gagner, il joue avec la peur de son adversaire, savoure sa victoire certaine.  D'un dernier bond, il  fond sur sa proie, lacérant le maigre cou de sa victime de sa puissante mâchoire sans pour autant la tuer tout de suite.  Il veut jouer.  La petite touffe de poils s'entaille le cou de plus en plus sur les dents de son prédateur, à force de se débattre.
     Par la force du désespoir, pense-t-elle, la petite bête parvient à s'extraire de la mâchoire implacable.  Mais le chat continue à jouer.  Il laisse s'éloigner quelque peu sa victime, pourléchant sur ses babines le peu de gouttes de sang venant de la petite gorge entaillée.  La souris est déjà morte, ou du moins est-elle au point de non retour.  Elle titube, mais continue à fuir obstinément, ne voulant jamais s'avouer vaincue.
    Le sang vient à manquer.
    Le chat lèche les traînées de sang sur le sol, suivant sa victime qui se traîne plus qu'elle ne marche.
    Le chat en a assez de ce jeu, ou peut-être a-t-il un accès inattendu de bonté?  Il se jette sur la petite masse ensanglantée et donne le coup de mâchoire fatal.  Elle couine avant de rendre l'âme.
    Peut-être ses petits entendent-ils ou ressentent-ils la terrible douleur qui vient d'affliger leur mère si bonne et si douce?  Ils se mettent tous à se plaindre doucement, tristement, presque sans bruit.
   
   
    Quatrième détonation.  Pas de lumière, rien qu'un immense élancement, partout.  Une douleur fulgurante qui le stoppe net.  Il ressent la balle à travers tout son être.  Paralysé par tant de souffrance aussi subite qu'insoutenable, il tombe à genoux, les bras ballants.  Ce mal horrible lui ronge le corps, l'incendie de toute part, lui décime l'esprit.
    - Trop...  bête, murmure-t-il dans un dernier souffle avant de se fracasser la face contre le sol mouillé et ruisselant du trottoir.
    Les lumières de l'hôtel semblent s'embraser, se déformer, s'agrandir, démesurées.  Elles se transforment en mille yeux avides de le dévorer.  Un immense froid l'envahit.  Des milliers d'images qui illustrent sa vie défilent à la vitesse grand "V".  Des rires, des pleurs, des bruits de la vie courante, cette vie qui lui est si chère, lui parviennent par bribes de plus en plus espacées.
    Tous les bruits se taisent, toutes les lumières s'éteignent.  Ne reste plus que le froid.  Même la sensation de mal a tout à fait disparu.
    - Ainsi, c'est donc, ça mourir?  Et dire qu'on en fait tout un foin!  De toute façon on m'oubliera comme les autres!
    Il s'éteint doucement.
   
   
    Le matin même, dans un des plus grands journaux de New York, on peut lire en première page en lettres capitales:
    "Ce matin, le cadavre d'un des témoins les plus importants dans le procès contre le fameux Al Capone, un des Parrains de la Maffia des USA, a été retrouvé cette nuit dans un des bas quartiers  de Harlem.  Nous ne connaissons pas encore les circonstances du meurtre ni même la raison pour laquelle ce témoin se baladait seul dans des endroits aussi sordides ..."
       
    Dans sa cellule, Al Capone sourit. Il va être remis en liberté dans les heures qui suivent avec toutes les excuses du juge pour l'avoir ainsi retenu si longtemps sans motif valable.  La Police et Elliot Ness vont encore râler.  Al leur fera encore des sourires narquois, déclarant à la presse que c'est inadmissible d'importuner de la sorte les honnêtes gens et demandera des excuses publiques de la part de ces fameux "incorruptibles" et trouvera encore un moyen pour les embarrasser.  Le petit jeu va encore durer.
   
   
     Le chat se lèche les babines ainsi que toutes les tâches qui maculent sa magnifique robe noire.  Il regarde tendrement les restes de sa frêle victime, détourne le regard, se lève majestueusement, puis va se coucher dans son panier.
   
   
    Il est minuit et il n'y a plus personne.


                                                                                                fin du texte


Pour ceux qui ont apprécié ce texte (ou même ceux qui n'ont pas aimé celui-ci, sait-on jamais), j'ai déjà posté deux autres petites nouvelles en texte court ("danse avec  la mort" et "le train") et deux autres encore en texte long ("n23 en route vers l'enfer" et "l'autre")

Chacun de ces textes écrits pour la plupart dans les années nonante ont tous un style, une identité différente parce qu'écrits à différents moments suivant l'inspiration, la rage ou l'envie de les coucher sur papier...

N'hésitez pas à commenter en positif ou négatif...

La plupart de mes nouvelles ont été lues il y a une vingtaine d'années lorsque j'étais barman dans le carré à Liège dans la cohue, le bruit et la bière et ont visiblement plu.  Certaines plus qu'à d'autres et inversement, mais lorsque je voulus les éditer, inspiré par les  encouragements de beaucoup, les trois éditeurs que j'ai rencontré m'ont tous dit que les nouvelles n'étaient pas rentables et m'ont renvoyé sans même les lire ni aller plus loin. Cela m'a découragé à l'époque.

Mon seul plaisir est de me faire lire et d'entendre ce que mes lecteurs feraient ou penseraient à la place de mes personnages, étant, pour la plupart, des individus tout à fait banals, humains, à cent lieues de super héros formatés aux réactions impressionnantes...  Je veux que tout le monde puisse s'identifier à eux et puisse se dire : "ah, là, je n'aurais pas fait ça parce que..." ou "merde, je me serait fait avoir aussi dans son cas..."

Toi lecteur, as-tu aimé et es-tu curieux de lire d'autres nouvelles?
Christophe Brockmans

Hors ligne Galianis

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Re : Minuit
« Réponse #1 le: 02 Mai 2018 à 14:04:40 »
Salut l'auteur !
Tes textes sont assez anciens, mais tu écris encore ?

Quelques commentaires en vrac pour commencer.

"Elle se lave avec insouciance." --> nettoie ?
"Son cœur bat à se rompre" --> à tout rompre ? La formulation m'a fait tiquer.
"Il s’écroule lourdement, reste un moment étendu et attend la mort...  Le nez écrasé contre le sol, il ne s'est jamais sentit aussi ridicule." --> il est si surpris par l'éclair qu'il s'écroule sur le sol ? Ça me paraît exagéré. Avoir très peur, oui, mis de là à tomber ? J'ai du mal à m'imaginer la scène.

Les répliques du personnage me paraissent aussi un peu trop longues et détaillées pour être naturelles.
Surtout le gros titre du journal.
 "Ce matin, le cadavre d'un des témoins les plus importants dans le procès contre le fameux Al Capone, un des Parrains de la Maffia des USA, a été retrouvé cette nuit dans un des bas quartiers  de Harlem.  Nous ne connaissons pas encore les circonstances du meurtre ni même la raison pour laquelle ce témoin se baladait seul dans des endroits aussi sordides ..."

Tout ça écrit en lettres capitales ? ^^

Enfin, j'aime beaucoup l'idée d'investir le lecteur dans les choix du personnage. C'est très intéressant. Par contre, pour ce texte-ci, ça ne fonctionne pas, car on ne sait pas où se trouve le personnage. On ne sait pas ce qui le poursuit. On ne sait pas pourquoi il a peur. On sait juste qu'il fuit.
C'est intéressant parce que le lecteur reste en haleine jusqu'à la fin pour savoir. Mais clairement, on ne peut pas se dire "ici, j'aurais fait ça".

Enfin, je finis sur une note positive : la comparaison avec le chat et sa proie donne du rythme. Grâce à ça, on comprend très bien comme le personnage est traqué.

Voilà voilà, c'était les choses qui m'ont marqués.
Au plaisir de te relire.

Hors ligne Christophe Brockmans

  • Tabellion
  • Messages: 31
  • Et si c'était toi!?
Re : Minuit
« Réponse #2 le: 02 Mai 2018 à 23:25:23 »
Hello... Merci pour ta critique... Ca fait toujours plaisir d'avoir des retours en bons ou mauvais; ça fait avancer le schmilblick...

En réponse pour les fautes: bonnes idées...

Pour le personnage, par contre, en fait, d'une part, je n'avais pas beaucoup de place pour broder plus, car je l'ai écrit pour le journal de l'école et les lignes étaient limitées. Mais d'autre part, ce que j'aimais, justement, ici, c'est qu'on ne sait pas pourquoi il fuit, au départ... Je voulais qu'on sente cette insécurité, ce sentiment de ne pas maîtriser la situation, et donc, lorsqu'il croit s'en sortir, au dernier moment, il se fait rattraper par son destin. Maintenant, ça reste un avis. Si j'ai couché ces lignes sur ce site, c'est justement pour en entendre d'autres...

Le petit extrait de journal, par après permet de comprendre pourquoi tout ça s'est passé, et les lettres capitales parce que première page en gros titre... voilà voilà...

Pour les textes déjà terminés, j'en ai encore pleins d'autres écrits à l'époque que je vais présenter régulièrement. Et pour des nouveaux textes, j'en ai plusieurs en préparation qui sont resté en stand by en attente de maturité... Lorsqu'ils seront prêt à se coucher sur le papier, cela sortira tout seul...

Sinon, déjà sur ce site en plus: «Le train» et «Danse avec la mort» en textes courts et «L'autre» et «N23 en route pour l'enfer» dans les textes longs. Mais chaque texte a son style propre parce que écrit avec des idées et humeurs différentes...

N'hésite pas à les lire et me dire ce que tu en penses...
Christophe Brockmans

Hors ligne txuku

  • Calame Supersonique
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Re : Minuit
« Réponse #3 le: 03 Mai 2018 à 13:32:49 »
Bonjour

J ai bien aime ce paralelle bien construit !


Juste brise par
Citer
Il s'imagine ce que peut ressentir la souris face au chat, présumant sa mort prochaine.  Il s'identifie à ce petit animal fragile, tremblotant devant cette masse imposante et tranquille, sûre de fondre sur sa proie.  Le chat s'amuse et savoure la peur de l'être fait de chair et d'os dont il va sans nul doute sentir le sang chaud couler dans sa gorge avide.

Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Loïc

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Re : Minuit
« Réponse #4 le: 06 Mai 2018 à 23:59:14 »
Yo

Citer
    Minuit moins vingt, le vent glacé souffle dans les ténèbres.  Une fine pluie martèle les vitres et le trottoir.  L'air est saturé.  Il règne dans l'atmosphère une impression d'insécurité et d'oppression. On respire mal ce soir.

Chouette entrée en matière.
Des espace en trop après tes points, par contre.

Citer
tout sens aux aguets.

Tous, non ?

Citer
Est-ce les siens résonnant dans la nuit glaciale?

sont-ce
manque l'espace à glaciale

Citer
Son cœur bat à se rompre, comme s'il voulait déchirer sa cage thoracique.

autant j'aime bat à se rompre, autant la deuxième image est surfaite

Citer
Il se heurte violemment à quelque chose de dur et rugueux

La version pronominale alourdit beaucoup la phrase je trouve

Citer
au détour d'une rue comme tant d'autre,

autres

Citer
le chat bondit devant elle.  Elle fait un bond en l'air,

la répétition n'est pas heureuse

Citer
   
    Tout à coup, une détonation retentit

as-tu vraiment besoin du tout à coup ?

Citer
reste un moment étendu et attend la mort...

idem pour les points de suspension

Citer
Le nez écrasé contre le sol, il ne s'est jamais sentit aussi ridicule.
    - Un éclair, gémit-il.  J'ai eu peur d'une saloperie de putain d'éclair!

J'aime beaucoup

Citer
   - Quel con je fais, bordel!  Et dire que j'arrive en face de mon hôtel par je ne sais quel hasard alors que je marche depuis des heures,  Dieu sait que ce n'est pas mon fort, et je me plante comme un con  pour une putain de saloperie d'éclair, me terrant la face dans le trottoir comme connerie d'autruche!  Si les autres voyaient ça...  Ca jaserait sec dans le milieu!

Aussi

Citer
    Troisième éclair, troisième détonation.  Un gloussement monte dans sa gorge, se transformant lentement en un rire franc et bruyant.  Il se tient les côtes, haletant, respirant par à-coup.  Il rit comme un fou, comme il n'a jamais ri, comme il n'aurait jamais pensé pouvoir rire un jour, comme il ne rira plus jamais.

Bien joué

Citer
    "Ce matin, le cadavre d'un des témoins les plus importants dans le procès contre le fameux Al Capone, un des Parrains de la Maffia des USA

Tu écris en français, donc États-Unis
Mafia

J'ai plutôt bien aimé. J'ai trouvé le texte haletant, bien écrit, avec les deux ambiances qui rendent très bien.
Par contre y a plein de soucis de typo :mrgreen:
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

 


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