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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » 24h d'observations

Auteur Sujet: 24h d'observations  (Lu 1202 fois)

Hors ligne LinconuDeDemain

  • Buvard
  • Messages: 3
24h d'observations
« le: 10 Avril 2018 à 23:00:56 »
Encore un nouveau cycle qui prend fin, je suis sur la route et inlassablement, cette boule de feu suit la tienne qui semble tracée d’avance. Elle projette sur la mer des millions de diamants qui brillent et s’agitent à la surface. J’ai envie de m’arrêter, de contempler ce tableau issu d‘un art éphémère que la nature partage avec nous tous les jours. Mais les kilomètres défilent et je ne prends pas le temps de m’attarder. Subtilement, je plonge mon regard dans cette peinture, essayant de capter tous ses détails. Soyons réaliste, il faudrait une vie entière pour voir toute la beauté qui se cache derrière. Voilà peut-être la raison de cette répétition, le monde a peut-être été conçu dans le but d’admirer chaque jour le même phénomène afin d’en saisir chaque fois un peu plus. Mais l’homme n’est pas fait pour admirer, il n’est pas fait pour regarder. Il effleure à peine les connaissances du monde et veut comprendre l’univers mais oublie d’apprécier ce qui lui a été offert. La lumière se fait plus faible, plus douce, moins chaude, plus réconfortante. La couleur se transforme et les nuages perdent de leur blancheur tel un flamant qui grandit. Je ne résiste plus, arrête la voiture, et contemple. Le vent est tombé, les oiseaux poussent leurs dernières chansonnettes. Le monde a l’air de se figer comme pour m’inciter à apprécier ce dernier don de la journée. Mais il est l’heure de revenir à la réalité, réalité imposée par une civilisation qui se dit moderne mais qui ne prend plus le temps. Le temps de regarder, le temps de voir, le temps d’admirer, le temps de vivre.



Ce soir, les éclairs déchirent le ciel dans un silence de mort. Loin à l'horizon, la lumière mène une bataille contre elle même qu'elle ne peut pas gagner pour une raison qu'elle ignore. La lune, brillante et pleine au dessus de moi, seule vestige d'une promesse paisible et pesante, essaie tant bien que mal de repousser cette rage qui habite son firmament. Elle commande aux étoiles qui filent tel des flèches enflammées et indisciplinées. D'une beauté inégalée mais périssable, elles virevoltent en tout sens avant de s'éteindre, vidées de leur énergie si vite dépensé et finissent par mourir dans cette tranquillité sombre qu'on appelle la nuit.



04h30 ce matin, j’ouvre les yeux, la nuit m’a recraché comme si elle ne voulait déjà plus de moi. À peine quatre heure de sommeil et déjà mon corps refuse de prendre plus de repos. Je tourne, je vire et finis par me lever désespéré de ne pouvoir rejoindre à nouveau cet état d’inconscience reposant. Un cliquetis se fait entendre, une musique prend forme et les premières gouttes de pluie viennent frapper la tôle au dessus de moi. La mélodie est maintenant complète, j’entends ruisseler les flots de toute part et laisse ce son magique s’emparer de mon âme. Elle s’apaise mais refuse de rejoindre à nouveau la noirceur de la nuit et n’aspire qu’à la clarté du jour qui est encore loin. Je m’assois sur mon balcon et attends, attends que le soleil veuille bien éclairer ce monde. La pluie continue son office, sans relâche, la terre utilise tous les moyens dont elle dispose pour nettoyer les plaies que l’homme lui inflige. Je vois les eaux transporter toute notre pollution vers cette étendue qui se dresse devant moi. Toute la bêtise humaine va finir dans la mer, emportée par les eaux. L’homme ne mérite pas cette terre qui lui donne tout et qui ne reçoit rien en échange. Mais c’est le propre de l’amour, de tout donner sans rien attendre en retour. Cela veut il dire que la terre nous aime ? Sûrement, mais nous, nous ne l’aimons pas, nous nous efforçons juste de la détruire le plus lentement possible.
« Modifié: 14 Avril 2018 à 05:58:16 par LinconuDeDemain »
Si tu ne vois pas ce que tu as, imagine ta vie sans ce que tu risque de perdre.

Hors ligne Elijäah

  • Tabellion
  • Messages: 53
Re : 24h d'observations
« Réponse #1 le: 11 Avril 2018 à 00:05:39 »
Dépoussiérage rapide :

Citer
"... celle boule de feu suit la tienne qui semble tracé d’avance."  l.1

"tracée"? Dans ta phrase, "tracer" s'accorderait avec une supposée seconde boule de feu.
Qu'est-ce qui est tracé d'avance, une deuxième boule de feu? Le sillage d'une deuxième boule de feu? Faire la distinction. Rajouter des mots. Dans le cas d'un sillage, ce serait bien "tracé"
Prends le temps de trouver tes mots à toi pour corriger le sens de cette phrase ;)


Citer
"... ce qu’il lui a été offert."  l.4
ce qui lui a été offert.

Citer
"...les nuages perdent de leur blancheur telle un flamant qui grandi."  l.4
Tel.
Grandit.

Citer
"...réalité imposé par une civilisation..."  l.5
imposée.

Citer
"...vidé de leur énergie..."  l.8

vidées.

Citer
"A peine quatre heure de sommeil..."   l.10
À. Pour écrire à majuscule, il faut que tu appuie sur ALT et que tu composes "183"  ;).

Citer
"Je tourne, je vire et fini par me lever désespérer de _ pouvoir rejoindre à nouveau cet état d’inconscience reposant."  l.10
finis, désespéré, de ne pouvoir

Citer
"...les premières goûtes..."   l.11
gouttes

Citer
"...j’entends ruisselet les flots de toute part..."  l.11
ruisseler

Citer
"Je m’assoie sur mon balcon et attend, attend que le soleil veuille bien éclairer ce monde."  l.12
M'assois, attends x2

Citer
"...pour nettoyer les plais..."  l.12
les plaies

Citer
"...vers cet étendu..."  l.13
cette étendue

Citer
"Toute la bêtise humaine va finir dans la mer, emporter par les eaux."  l.13
emportée

Citer
"...de tout donner sans rien attendre en retour, cela..."  l.15
Un point entre retour et cela (et donc une majuscule à cela)
C'est une phrase différente, donc il faut bien un point et non une virgule :p



Bon, correction à part, j'aime beaucoup ton texte de la ligne 7 à la ligne 12.

Je trouve le reste du texte forcé. Dans le départ, les six premières lignes, il y à des passages qui se libèrent de ce forçage (la première ligne et la deuxième ligne jusqu'à sa moitié.
À partir de "Soyons réaliste" là où la morale commence, là où le point de vue sur l'humain commence, ça semble forcé.
Pareil pour la fin du texte, quand la morale arrive, on retourne dans un aspect forcé.

Comme si c'était pas franc, comme si c'était pas libre.
Comme si ce que tu avais sur le cœur n'arrivait pas à sortir par une simple colère, par une simple tristesse.

Fais sauter le barrage, emmène nous dans tes émotions comme tu le fais si bien quand tu nous parle de ta fascination pour la nature, pour les couleurs, le paysage.
Ton discours est là, ok, Transforme le, mets tes émotions. C'est ça qui est beau, c'est ça qui brille dans la nuit ; ton petit cœur qui tape ton texte.

Au plaisir  ;)

« Modifié: 11 Avril 2018 à 00:16:11 par Elijäah »
"Loup : Combien de temps serons-nous ensemble ?

    Agneau : Toujours. " - Kindred, League Of Legends.

Hors ligne LinconuDeDemain

  • Buvard
  • Messages: 3
Re : Re : 24h d'observations
« Réponse #2 le: 11 Avril 2018 à 04:55:18 »
Merci beaucoup pour ton corrigé. Comme je l'ai précisé lors de ma présentation, je vais en faire bondir plus d'un de leur siège.

Citer
"tracée"? Dans ta phrase, "tracer" s'accorderait avec une supposée seconde boule de feu.
Qu'est-ce qui est tracé d'avance, une deuxième boule de feu? Le sillage d'une deuxième boule de feu? Faire la distinction. Rajouter des mots. Dans le cas d'un sillage, ce serait bien "tracé"
Prends le temps de trouver tes mots à toi pour corriger le sens de cette phrase ;)
Je pensais que c'était plus logique que ça, "tracer" fait référence à la route : je suis sur la route et le soleil semble suivre la tienne qui est tracée d'avance. :-[
Je me creuserai la tête pour trouver une tournure différente plus explicite.



Citer
À partir de "Soyons réaliste" là où la morale commence, là où le point de vue sur l'humain commence, ça semble forcé.
Pareil pour la fin du texte, quand la morale arrive, on retourne dans un aspect forcé.

Comme si c'était pas franc, comme si c'était pas libre.
Comme si ce que tu avais sur le cœur n'arrivait pas à sortir par une simple colère, par une simple tristesse.

Fais sauter le barrage, emmène nous dans tes émotions comme tu le fais si bien quand tu nous parle de ta fascination pour la nature, pour les couleurs, le paysage.
Ton discours est là, ok, Transforme le, mets tes émotions. C'est ça qui est beau, c'est ça qui brille dans la nuit ; ton petit cœur qui tape ton texte.

C'est vrai, je m'en rends bien compte lorsque j’écris. Souvent je commence avec le cœur et la tête fini par prendre le dessus :/. Ces trois paragraphes ont été rédigés séparément et il est vrai que le deuxième, plus court, n'a pas subit ce basculement.
Si tu ne vois pas ce que tu as, imagine ta vie sans ce que tu risque de perdre.

Milla

  • Invité
Re : 24h d'observations
« Réponse #3 le: 13 Avril 2018 à 18:37:46 »
Salut !

au fil de la lecture...

Citer
Encore un nouveau cycle qui prend fin, je suis sur la route et inlassablement, celle boule de feu suit la tienne qui semble tracée d’avance
cette ?

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Elle projette sur la mer des millions de diamants qui brillent et s’agitent à la surface. J’ai envie de m’arrêter, de contempler ce tableau issu d‘un art éphémère que la nature partage avec nous tous les jours.
pteh j'ai mis bien une minute à comprendre que tu parlais du soleil  >< >< Je pense que ça fait un peu poésie forcé et image déjà très utilisée... Et que du coup c'est nébuleux pour rien. Tu peux dire de quoi tu parles, puis jouer sur des images poétiques, ça ne gâchera pas la poésie. (et pour le coup les diamants sur la mer je pense que tu peux trouver plus original pour poser l’ambiance)

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Voilà peut-être la raison de cette répétition, le monde a peut-être été conçu dans le but d’admirer chaque jour le même phénomène afin d’en saisir chaque fois un peu plus.
en saisir chq jour un peu plus qqch

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Ce soir, les éclairs déchirent le ciel dans un silence de mort. Loin à l'horizon, la lumière mène une bataille contre elle même qu'elle ne peut pas gagner pour une raison qu'elle ignore. La lune, brillante et pleine au dessus de moi, seule vestige d'une promesse paisible et pesante, essaie tant bien que mal de repousser cette rage qui habite son firmament.
hmmm orage ça veut dire nuages quand même, du coup la pleine lune aussi visible, je sais pas :\?

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Elle commande aux étoiles qui filent tel des flèches enflammées et indisciplinées. D'une beauté inégalée mais périssable, elles virevoltent en tout sens avant de s'éteindre, vidées de leur énergie si vite dépensé et finissent par mourir dans cette tranquillité sombre qu'on appelle la nuit.
:\? Pareil pour le problème nuages/étoiles, mais surtout je vois pas trop les étoiles qui virevoltent en tout sens  :???: (sauf si on a bcp bu  :D)

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Je m’assois sur mon balcon et attends, attends que le soleil veuille bien éclairer ce monde.
le perso n'était pas dans sa voiture ?? ou bien il y a ellipse au paragraphe "Ce soir, etc." ce qui ne pose pas de problème, mais du coup je capte pas le "toit de tôle" à la phrase précédente :\?

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Mais c’est le propre de l’amour, de tout donner sans rien attendre en retour. Cela veut il dire que la terre nous aime ? Sûrement, mais nous, nous ne l’aimons pas, nous nous efforçons juste de la détruire le plus lentement possible.
hmmm je suis pas super convaincue par cette humanisation de la planète en lui donnant des sentiments...

hop là, tout lu !
Alors l'idée est sympa, de dérouler des émotions, réflexions et sensations à partir d'un regard qui glisse sur le monde :) Toutefois, j'ai trouvé le style un peu lourd par moment, comme si tu forçais un peu la poésie comme je le disais dans le relevé. Du coup, y a peut-être un dosage à trouver...

Au plaisir

Milla



 


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