Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

22 Juin 2026 à 21:24:49
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]

Auteur Sujet: La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]  (Lu 2180 fois)

Hors ligne david_hum

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Généralement, lorsque l'on se retrouve au cimetière, avec une épaule disloquée et le visage à demi-recouvert de sang séché, devant une pierre tombale gravé à son propre nom, on ne se relève pas en grimaçant tout en époussetant son pantalon.
J'en arrive rapidement à la conclusion que je ne suis pas mort.
Reste à savoir si ceux qui m'ont laissé ici le pensent ou non. Les marlous qui m'ont passé à tabac sont sûrement ceux qui ont tué mon frère.
J'ai toujours su qu'il ne s'agissait pas d'un suicide. J'ai dû m'approcher trop près de la verité. Il n'y a qu'elle qui blesse.

Quand j'amorce douloureusement mes premiers pas, j'ai cette étrange impression que tous mes organes sont deux fois trop gros pour mon corps.
Souvenez-vous de votre plus grosse migraine, de votre pire gueule de bois, élevez la au carré et vous serez encore assez loin du ressenti.

Dans mes poches, mon téléphone ressemble à une biscotte qu'on aurait laissée sur le sol d'une discothèque. Le fond d'écran ressemble à un vitrail. Mes clefs ne sont plus là, mais on m'a laissé le porte-clefs.
Allez comprendre...
Mon paquet de cigarettes a l'air intact, Dieu soit loué, mais il est vide, Maudit soit le seigneur.
Mon fric s'est envolé, tout comme ma dignité.
La tâche foncée au niveau de mon entrejambe dégage une odeur d'ammoniaque : je me suis pissé dessus.

Autour de moi, les ténèbres.
Il doit être trois ou quatre heures du matin.
Pas un péquin dans les rues.
J'escalade la palissade d'un jardin et récupère un froc et un tee-shirt sur la corde à linge.
Cet organe curieux qu'est la langue titille une de mes molaires qui m'envoie une décharge électrique.
Je serre la dent entre le pouce et l'index et la fait tourner sur elle-même. La gomme de ma gencive vrille comme un berlingot et cède. Je balance la dent par terre : j'emmerde la petite souris.
La plaie de mon crâne se remet à saigner. Un goût de métal remonte du fond de ma gorge. J'essaie de regrimper par-dessus la clôture. Le monde se met à tanguer : je tombe dans les pommes.

Quand je me réveille, tout est blanc et vert. Comme dans une putain de chambre d'hôpital.
Sur le lit à côté du mien une espèce de pochetron dort, la bouche ouverte, du vomi séché au coin des lèvres. Son teint est jaune pisse et je sens d'ici l'odeur du gin qui est en train de lui bouffer le foie. J'en aurais bu moi-même que ça ne sentirait pas plus fort.
J'en ai même le goût dans l'arrière-bouche.
Comment on peut se mettre dans un état pareil ?
Le monde manque définitivement de vrais bonhommes.

Je titube jusqu'aux fringues de l'ivrogne et lui pique son paquet de clopes.
La fumée réveille la douleur de ma dent arrachée. Je tousse et mes côtes me rappellent leurs fêlures.
Une infirmière entre dans la chambre et me signale que la cigarette est interdite.
Je lui réponds que je ne recracherai pas la fumée.
Elle fait claquer sa langue contre son palais, m'enlève la cibiche des lèvres et l'écrase dans le lavabo.
Elle me dit que j'ai dû passer une sacrée soirée hier.
Je lui réponds que ça aurai été parfait si je m'étais réveillé à coté d'elle plutôt qu'à côté de ce pauvre clodo.
Elle fronce les sourcils et sort de la chambre.

Faut que j'me casse d'ici : j'ai soif de vengeance.

Je me refroque et enfile mon blouson.
J'entrouvre la porte : deux poulets sont au guichet et parlent à mon infirmière. Je me fais la malle par la fenêtre. Pas le temps de discuter avec la flicaille, j'ai des mâchoires à disloquer.

Les rayons du soleil me frappent en pleine face et font pulser mes tempes alors que j'arpente le pavé en essayant de me tenir bien droit.
Les gars qui m'ont rossé ont dû faire des claquettes sur mon crâne. Chaque fois qu'un de mes talons touche le sol, une décharge atteint mon cerveau, qui m'ordonne de grimacer.
Je transpire à grosses gouttes.
J'aurais ptet dû rester à l'hosto.
La porte d'entrée est à vingt mètres, mais je n'atteindrai jamais les chiottes : je dégueule par terre.
Les passants s'écartent : je suis Moïse qui ouvre la mer rouge.
L'image du clodo à la tête jaune pisse me revient et avec lui cette odeur de gin bon marché. Je dégobille encore. Dans un râle d'outre-tombe, je siphonne le fond de mes tripes pour y puiser de la bile. 

J'arrive enfin chez moi.


L'impression d'évoluer dans un mauvais remake de film noir me frappe.
Ma porte est entrouverte, mon appartement est en vrac. Comme si un géant l'avait pris pour une boule à neige.
Je remarque qu'on a dessiné des moustaches de Charlie Chaplin sur mon affiche de Johnny Cash.
Mes vinyles ont été piétinés : de la musique en poudre.
J'ouvre la porte de mon congélo pour y trouver de la glace à presser sur mon crâne.

Ma soif de sang va attendre, c'est le moment de scier une bûche.
Je m'écroule sur mon plumard.

Je rêve qu'un orage éclate. En fait, c'est le bruit de ma porte qu'on enfonce.
Entrent deux marmules avec des têtes de lanceurs de poids russes.
Ils sont déguisés en flics.
Je bondis hors du paddock tout en choppant quelque chose sur ma table de nuit pour leur tenir tête. Je tends mon bras vers eux et les menace avec un étui à lunettes.
Ils se regardent, incrédules, et avancent vers moi.
Le plus grand me parle. Je dois pencher la tête en arrière pour voir son visage, comme un touriste japonais qui prend un gratte-ciel en photo.
Tout ce qu'il me dit sonne comme un 45 tours réglé sur la mauvaise vitesse. Leurs visages ondulent comme si je les regardais depuis le fond de ma baignoire.
Je bouillonne.
Mes jambes me lâchent.
Fondue au noir.

Je suis à l'arrière d'une berline. J'ai les bras attachés dans le dos et du sang me coule dans l'œil.
Les grosses paluches des deux colosses sur les sièges avant sont pratiques pour mettre des bourres-pifs, beaucoup moins pour faire des nœuds.
Je me libère assez facilement.
Ils ont enlevé leurs costumes de flics et revêtu des costards à rayures verticales : le look macaroni classique.
Je choppe le conducteur par la gorge. Son pote, gaulé comme Shrek, est tellement balèze qu'il a du mal à se retourner pour m'atteindre. La bagnole sort de la route et s'écrase contre un poteau. Les deux bourrins se retrouvent coincés par leurs airbags. Moustiques sous stéroïdes emprisonnés dans l'ambre.
Le conducteur beugle, tout en essayant de se dégager, appuyant sur l'airbag comme s'il utilisait une énorme balle anti-stress.

Il gueule vers  Shrek, qui se débat aussi avec son sac blanc : "Putain, mais fais quelque chose ! "

Skrek fouille sa veste et répond : "Attends, je l'ai presque...."

Il sort une arme et tire dans le sac du conducteur.

Bang !

Le conducteur hurle : "Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhh!!! Putain ! Tu m'as shooté la cuisse ! Pauvre con ! "

Gros Shrek balbutie, tenant le flingue en l'air du bout des doigts : "Merde ! Désolé Sonny..."

Le conducteur balance : "Attends, je vais te libérer aussi... Attends !" Tout en glissant la main sous sa veste.
Je me barre de la caisse et m'enfonce dans la nuit.
J'ai l'impression de courir dans la mélasse.
Des coups de feu retentissent derrière moi.
Bang ! Bang !

Je baisse la tête et vois le corps de mon frère à mes pieds.
De son crâne béant s'échappe un sang bleu turquoise.
Il articule des mots, mais ne produit aucun son.
Je sors une paire de dés de ma poche. Je les porte à ma bouche et les avale.

J'ouvre les yeux tout en inspirant puissament.
Je suis recroquevillé sur la faïence de ma douche.
Kate est en train de m'asperger d'eau glacée.

Je crie : "Arrête putain ! Qu'est-ce que tu fous ?"

Je regarde autour de moi paniqué, tout en essayant de bloquer le jet d'eau à l'aide de mes mains.

Elle me répond en tournant le robinet : "C'est plutôt à toi que je devrais demander ça !"
Elle ajoute : "J'ai reçu un coup de fil, un flic disait qu'ils t'avaient retrouvé, il me demandait si je pouvais venir chez toi rapidement, que tu étais dans un sale état".

Elle précise : "Tu ne te souviens pas de la soirée d'hier ? T'as bien de la chance ! " Elle chasse la mèche qui est devant ses yeux et reprend : "Tu ne te souviens pas de tout ce que tu as bu ? De...De la coke que tu t'es envoyée ?"

Des flashs me viennent.

Kate me sermonne, tout en ouvrant le meuble sous l'évier. "Reprends toi Michael, reprends toi !"
Elle fouille nerveusement dans le meuble et reprend : "Tu as fait n'importe quoi. T'as vraiment pété un plomb hier ! Tu as frappé ton pote, Michael..." Grogne-t-elle en me tendant une serviette.
"Et cache ta bite, je n'ai pas envie de voir ça... Pas ce matin !". Me dit elle en tournant la tête.

Je me relève en m'appuyant aux carreaux blancs et je m'entoure avec la serviette.

Je réponds : "Je ne me rappelle pas de grand chose Katie."
Je demande : "J'ai frappé qui ?"

Elle me répond : "T'as frappé Sylvain."

... J'ai frappé Sylvain... Je ne sens plus mes côtes fêlées. Je n'ai plus mal au crâne, ni à ma dent. La honte et le chagrin trustent mes neurones.

Je réponds : "Je ne sais pas quoi dire... Il faut que je l'appelle, pour... Pour m'excuser." Je laisse la culpabilité m'envahir.

Katie m'explique : "Il ne t'en veut pas Sylvain, il est surtout inquiet pour toi. On était inquiet pour toi. On ne savait pas ce que tu allais faire... Tu crois pas qu'il nous manque aussi ?"

J'abaisse la tête.
La honte remonte mon échine, assèche ma bouche et titille mes canaux lacrymaux. Un son rauque se bloque, étouffé au fond de ma gorge. Je déglutis.
 
Elle inspire bruyamment par le nez et poursuit : "Qu'est ce qui t'as pris de prendre de la coke?."

Je me revois dans un bar, en train d'emmerder les clients.

Katie me tourne le dos. Elle ne veut même pas me regarder.

Je me revois hurler.
Je me revois balancer un verre au visage de quelqu'un.
Je me revois en boule sur le sol, alors que les coups pleuvent.

Katie crie et me pointe du doigt : "T'as tout pété chez toi Michael, regarde autour de toi ! Tu t'es barré de la soirée, ivre mort, en chialant, en hurlant, en nous insultant. Un vrai con... Sylvain a voulu te retenir et tu l'as frappé ! Tu gueulais que tu voulais aller au cimetière, voir la tombe de ton frère, mais tu n'étais clairement pas en état d'aller où que ce soit."
Elle se retourne et reprend : "De toute façon, j'avais pris les clés de ta voiture."

Elle décroise les bras et continue, plus calmement : "On a eu peur que tu fasses une connerie Michael... On est sortis pour te retrouver, mais tu n'étais nulle part. Alors on a appelé la police. Je leur ai expliqué que ton frère s'était suicidé. Il y a un an. Et que tu avais pété un plomb lors d'une soirée où on fêtait sa mémoire."
Katie renifle et poursuit : "Je leur ai dit que j'avais peur que tu fasses une connerie..."
Elle ferme les yeux un instant et continue : "Ils ont dû défoncer ta porte parce que tu ne répondais pas... Quand ils sont entrés, tu étais allongé sur ton lit, tu parlais tout seul."
Elle ajoute : "Tu les as menacés et puis tu t'es évanoui. C'est là, qu'ils m'ont appelé."
Kathie renifle et poursuit : "Imagine ce que j'ai ressenti lorsque j'ai décroché le téléphone, Michael."

Je sens dans sa voix qu'elle va pleurer.
Doucement, je m'approche et je la serre dans mes bras.
Elle pose la tête sur mon épaule et renifle.
Je sens ses larmes couler le long de mon cou.
Je respire l'odeur de ses cheveux.
La serviette tombe à mes pieds.
« Modifié: 08 Mars 2018 à 15:26:26 par david_hum »
"Là où nous tenons, en cet instant précis, dans les ruines dans le noir, ce que nous bâtissons pourrait être n'importe quoi." Chuck Palahnuik - Choke

Léilwën

  • Invité
Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas
« Réponse #1 le: 08 Mars 2018 à 13:40:50 »
Coucou David !
Eh beh, il y a vraiment TOUT dans ton texte... (sauf les cacah(o)uètes :P) je suis passée par quasiment toutes les émotions... Bravo  :o
Et j'ai adoré le ton du récit :)

Au fil du texte :

Citer
J'ai du m'approcher trop près de la verité. Il n'y a qu'elle qui blesse.
=> :)

Citer
Le fond d'écran ressemble à un vitrail.
=> j'adore l'image

Citer
paquet de cigarettes à l'air
=> a

Citer
dieu soit loué
=> Dieu

Citer
maudit soit le seigneur
=> Seigneur

Citer
Mon paquet de cigarettes à l'air intact, dieu soit loué, mais il est vide, maudit soit le seigneur.
=> :D

Citer
Je ne laisse pas de billet accroché à l'aide d'une pince.
=> je trouve le "accroché à l'aide d'une pince" de trop

Citer
odeur d'ammoniaque:
=> espace avant les ":"

Citer
terre : J'emmerde
=> pas de majuscule après deux points

Citer
Le monde se met à tanguer : Je
=> idem

Citer
Son teint est jaune pisse et je sens l'odeur du gin qui est en train de lui bouffer le foie d'ici
=> "je sens d'ici" plutôt ? le "d'ici" à la fin de la phrase fait un peu perdu...

Citer
Le monde manque définitivement de vrai bonhomme
=> vraiS bonShommeS

Citer
Je lui réponds que ça aurai été parfait si je m'étais réveillé à coté d'elle plutôt qu'à côté de ce pauvre clodo.
=> :D

Citer
Les rayons du soleil me frappent en pleine face et fait
=> font

Citer
Les passants s'écartent : Je suis Moise
=> pas de majuscule après deux points ; Moïse

Citer
J'ouvre la porte de mon congelo
=> congélo

Citer
on m'a piqué ma bouteille de vodka
=> c'est le premier truc qu'il remarque alors qu'il a l'estomac en vrac ??  :o :o

Citer
Entre deux marmules
=> entreNT

Citer
Je tends mon bras vers eux et les menace avec un étui à lunettes.
=> :D

Citer
bourres-pif
=> bourre-pifS

Citer
Moustiques sous stéroïdes emprisonnés dans l'ambre
=> :coeur:

Citer
en inspirant puissement
=> puissAmment

Citer
Cela commençait à me revenir en flash.
=> flashs ; et je trouve que la phrase à l'imparfait sonne bizarre comme ça tout d'un coup... "Des flashs me viennent" ?

Citer
"Et cache ta bite, je n'ai pas envie de voir ça... Pas ce matin !"
=> :viviane:

Citer
Je demande
=> + ":"

Citer
On ne savait pas ce que tu allais faire....Tu
=> un point en trop et manque un espace

Citer
Elle ne veut même pas me regarder
=> + point

Citer
On n'a eu
=> -n'

Citer
On est sorti
=> +s

Citer
Je sens dans sa voix va pleurer
=> "qu'elle" va pleurer ?

Merci pour ce texte :)

Hors ligne david_hum

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Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #2 le: 08 Mars 2018 à 14:33:40 »
Merci d'avoir lu le texte Léilwën, content qu'il t'ai fait ressentir des choses.

Et merci, une fois de plus, pour les corrections. J'ai tenu compte aussi de tes remarques et je suis relativement d'accord. J'ai modifié en conséquence.
"Là où nous tenons, en cet instant précis, dans les ruines dans le noir, ce que nous bâtissons pourrait être n'importe quoi." Chuck Palahnuik - Choke

Léilwën

  • Invité
Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #3 le: 08 Mars 2018 à 14:58:37 »
Citer
J'ai tenu compte aussi de tes remarques et je suis relativement d'accord.
=> tu as aussi le droit de ne pas être d'accord et de me dire "zut" tu sais ;) je ne suis qu'une lectrice parmi tant d'autres ;)

Hors ligne Claudius

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  • Miss green Mamie grenouille
Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #4 le: 08 Mars 2018 à 15:16:25 »
C'est un texte plutôt digne d'intérêt, il tient le lecteur en haleine, bien écrit, des images parfois cocasses ou cyniques. Des métaphores bien trouvées. Une lecture très agréable, suspens garanti qui monte jusqu'au bout. Les scènes mises en place sont vivantes et on les imagine facilement !

J'ai relevé quelques broutilles résiduelles au fil de la lecture :

Citer
J'ai du m'approcher trop près de la verité.
J'ai dû... vérité.

Citer
Mes clefs ne sont plus la, mais on m'a laissé le porte-clefs.


Citer
Mon paquet de cigarettes a l'air intact, Dieu soit loué, mais il est vide, Maudit soit le seigneur.
maudit soit le Seigneur.

Citer
J'aurais ptet du rester à l'hosto.


Citer
Je remarque qu'on à dessiné des moustaches de Charlie Chaplin à mon affiche de Johnny Cash.
a dessiné - sur mon affiche (à la place de à)

Citer
Je sors une paire de dés de ma poche. Je porte les porte à ma bouche et les avale.
porte en trop

Citer
La honte remonte mon échine, assèche ma bouche et titille mes canals lacrimaux.
canaux lacrymaux
 
Citer
Elle inspire bruyament par le nez et poursuit :
bruyamment

Citer
Sylvain à voulu te retenir et tu l'as frappé ! Tu gueulais que tu voulais aller au cimetière, voir la tombe de ton frère, mais tu n'étais clairement pas en état d'aller où quoi que ce soit."
Sylvain a voulu... pas en état d'aller où que ce soit

Merci pour ce morceau de bravoure, je reviendrai te lire.

 :mrgreen: :mrgreen:
 
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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Hors ligne david_hum

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Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #5 le: 08 Mars 2018 à 15:21:22 »
@jobear51 Merci pour ce grand honneur ! Ravi que tu ai apprécié.


@Léilwën J'ai fait les modifications parce que je trouve tes remarques pertinentes et qu'elles amélioraient le texte.

Pour la pince à linge et le billet par exemple, j'ai toujours trouvé cool que David Banner, dans le série tv de Hulk, accroche un billet sur le fil à linge quand il prenait des fringues dessus. Ceci dit, j'avais 7 ans. Ta remarque m'à fait prendre conscience que la référence n'est pas universelle, dans ce cas.

Pour le "ici" en fin de phrase, ta proposition était beaucoup plus fluide.

Juste pour dire que si je change, c'est que je trouve ça mieux. Parfois, je ne suis pas d'accord. Ou je suis d'accord mais je suis attaché à ma phrase, pour X raison.

@Claudius Merci pour les compliments. Je vais pas mentir, cela me fait plaisir d'avoir ce genre de retour.

Je suis content que la phase de dialogues fonctionne.
Je n'en écrivais pas jusqu'ici, ou très peu. Je n'y arrivais pas.
Sur ce texte j'ai beaucoup travaillé, relu, coupé, testé... la dernière partie et ses dialogues.
« Modifié: 08 Mars 2018 à 15:32:50 par david_hum »
"Là où nous tenons, en cet instant précis, dans les ruines dans le noir, ce que nous bâtissons pourrait être n'importe quoi." Chuck Palahnuik - Choke

O.deJavel

  • Invité
Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #6 le: 09 Mars 2018 à 05:05:00 »
Un texte de sang et de sueurs ! Comme on les aime !

Et puis la situation se renverse ! Ce n’est pas ce qu’on a cru ! C’est bien rendu ! À aucun moment je n’ai eu envie de laisser le texte. 
Aucun moment !

Et puis à la fin il y a l’émotion !  ...et la serviette qui tombe ! Là j’ai bien ri !

Encore !

Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
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Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #7 le: 09 Mars 2018 à 06:44:17 »
Hé hé on dirait un plat assez cru façon tartare  ;)
ça se lit bien pour une nuit confuse.
merci pour ce récit.

Hors ligne david_hum

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Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #8 le: 09 Mars 2018 à 16:47:23 »
Merci O.deJavel et merci Fried.
Content que les différents retournements ne vous est pas fait sortir de l'histoire.
Je n'était pas sur de mon coup.
« Modifié: 14 Mars 2018 à 10:26:18 par david_hum »
"Là où nous tenons, en cet instant précis, dans les ruines dans le noir, ce que nous bâtissons pourrait être n'importe quoi." Chuck Palahnuik - Choke

Hors ligne Sundaysuki

  • Aède
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Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #9 le: 09 Mars 2018 à 21:07:04 »
C'est le premier texte que je lis de toi et je n'ai pas été déçue. J'ai adoré ce texte ! Dès la première phrase :) Du coup je te fais un petit relevé des phrases qui m'ont marquées :

Citer
Généralement, lorsque l'on se retrouve au cimetière, avec une épaule disloquée et le visage à demi-recouvert de sang séché, devant une pierre tombale gravé à son propre nom, on ne se relève pas en grimaçant tout en époussetant son pantalon.
J'en arrive rapidement à la conclusion que je ne suis pas mort.

Citer
Dans mes poches, mon téléphone ressemble à une biscotte qu'on aurait laissée sur le sol d'une discothèque.
:coeur:

Citer
Je titube jusqu'aux fringues de l'ivrogne et lui pique son paquet de clopes.
><

Citer
Mes vinyles ont été piétinés : de la musique en poudre.
:coeur:

Citer
Je tends mon bras vers eux et les menace avec un étui à lunettes.
8)

Citer
"Et cache ta bite, je n'ai pas envie de voir ça... Pas ce matin !". Me dit elle en tournant la tête.
:D :D

Ce texte est génial ! Personnellement je ne m'attendais pas à cette fin là :)

Hors ligne david_hum

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Re : Re : La vengeance est un plat qui ne se mange pas [explicite]
« Réponse #10 le: 09 Mars 2018 à 21:18:15 »
Merci pour les compliments  :-[
Content que cela t'ai plu !

Personnellement je ne m'attendais pas à cette fin là :)

Pour être honnête, moi non plus.
"Là où nous tenons, en cet instant précis, dans les ruines dans le noir, ce que nous bâtissons pourrait être n'importe quoi." Chuck Palahnuik - Choke

 


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