
Aujourd'hui est un jour spirituel. J'ai ajouté un hashtag dans le titre pour indiquer qu'il s'agissait d'une sorte de vénération métaphysique qui ne saurait être remise en question pour des questions futiles de « réécriture », questions de fond ou de forme qui sont bien trop insignifiantes pour un jour de gloire sacrificiel.

Je me sens comme en transe, je ne sais pas si c'est moi qui ai écrit le poème ci-dessous, et je suppute même qu'un être divin s'est inscrit dans mes lignes.

Je remercie la Saint-Valentin de m'inspirer cet envoûtement.

Mon Invisible
Mon amour,
Mon invisible,
Tu me fais marcher sur les montagnes et sur les piscines municipales.
Tu me fais décrocher les étoiles, les pigeons et les pommes des arbres.
Tu me fais voyager d'un coin à l'autre, et ne me fais plus bouger.
Tu m'amènes à tourner en rond, puis à revenir, puis à attendre.
Tu m'envoies chercher les chatons et les forces divines.
Tu me fais parler pour rien, tu me fais entendre le chant des cigales.
Tu m'apprends les mille et une nuits, et les urgences aussi.
Tu me demandes tout et son contraire, et tu donnes du fil à retordre aux farceurs.
Tu ne veux pas rire, mais tu veux rire, mais tu ne veux pas rire quand même.
Tu m'inspires les plus profondes inquiétudes, et les plus grandes vérités.
Tu ne t'ennuies pas, mais tu t'ennuies, mais tu ne t'ennuies pas pour autant.
Tu me fais marcher loin mais venir plus près mais aller plus loin.
Grandioses sont les bavards qui sauraient mettre un sens à ces apparitions !
Et ainsi va l'amour.
