Je crois bien que c'est ici, une roue manque à l'appel sur les quatre qui soutiennent ma valise, je ne peux me permettre de continuer, je pense que c'est ici que je dois marquer mon arrêt ?
Au moins une pause pour me restaurer.
Bien, messieurs dames c'est décidé, je m'installe, pardonnez le caractère intrusif de mon propos. Voilà quelques temps maintenant que j'ai pris cette route sinueuse en quête d'aventure et le bel endroit dans lequel vous semblez cohabiter les uns sur les autres (les uns dans les autres aussi sûrement m'enfin je me passerais de ces sordides détails je vous prie) devrait selon moi constituer une terre d'asile. Terre sur laquelle je vais m'empresser de faire pousser les meilleures graines qui constituent mes récits dont chacun pourra venir récolter les mots une fois la saison des éclosions passée.
Je prends donc place, juste ici, près du frigo (la bière me fait de l’œil depuis que je suis arrivé...) et si un guide veut bien me montrer un bout de table sur lequel je peux sortir mes brouillons et corriger tout ça calmement, je suis preneur.
Enfin, jeune parisien baroudeur est maintenant en escale...