Ce n'est pas une punition que d'écrire 100 fois "je t'aime" sur une page blanche peu à peu noircie.
De bonheur.
S'il le faut, je les écrirais à l'encre rouge de mon cœur.
J'irais puiser dans ma chair. Dans mes tripes, jusqu'à l'agonie. Jusqu'à la mort.
Laisse moi te couvrir d'or 100 carats.
Laisse moi t'embrasser 100 fois. Te couvrir de baisers. Sur la moindre parcelle de ton âme.
Laisse moi m'intimider juste en te regardant. Dans tes beaux yeux vert. 100 nuances de rouge sur mes joues redevenues adolescentes.
Laisse moi te promener dans mon ciel brillant de 100 étoiles. Les décrocher ensemble, et les ramener dans nos besaces pour éclairer nos tendresses.
Et quand on aura 100 ans, que l'on sera vieux, grabataires et cons, est ce qu'on s'aimera encore un peu?
Malgré la vie qui nous quitte.
Malgré les disputes.
Malgré les 100 assiettes cassées.
Alors, je t'emmènerai goûter ce joli vin suranné à la terrasse du café qui nous a vu naitre.
Alors, je boirai tes paroles.
Alors, je mangerai tes sourires.
Je me nourrirai de toi.
Quitte à prendre 100 kilos.
100 kilos d'amour.
Et je porterai ce "fardeau-cadeau" sans me plaindre, sans geindre, sans te contraindre.
Et quand nous aurons 100 enfants, notre bonheur, 100 fois décuplé sera total.
100 anniversaires.
100 Père Noêl.
100 bisous du matin.
100 histoires pour dormir.
100 pansements sur les genoux.
100 sourires innocents.
Je te promets pleins de belles journées.
Pleins de larmes, de cris, de chuchotements.
Pleins de bras autour du cou.
Pleins d'épaules protectrices.
Pleins de dessins sur le frigo.
Pleins d'amour.
Trop.
Alors, depuis que nos âmes se sont percutées, je te regarde vivre. Et j'aime ça. Je suis devenu accroc de toi. Tu es ma came.
Trop loin de toi et je tremble. Comme l'alcoolo au comptoir qui renverse un peu de blanc en portant son verre à ses lèvres.
Trop loin de toi et je pleure. 100 larmes chaudes, comme la petite fille qui cherche son doudou égaré.
Trop loin de toi me rapproche du néant.
Et je t'enverrai 100 pigeons voyageurs, bagués d'or, et bardés de mots d'amour.
Ils déploieront au dessus de toi leurs ailes protectrices.
Et la nuit, je surveillerai le moindre bruit, et le chasserai. Et le ferai taire. Et tu pourras dormir 100 heures. Si tu le veux.
Et le matin, je me lèverai le premier, en retenant mon souffle au moins 100 secondes.
J'éviterai touts gestes brusques pour ne pas te réveiller.
Mais tu souriras, le dos tourné. En attendant une tasse de café réparatrice.
Alors, on refera l'amour.
Tendrement.
Lentement.
Pour la centième fois.
Au moins.
Mais comme si c'était pour la dernière fois.
Nos corps emmêlés, mélangés, prendront la mesure de notre amour.
Nos corps emmêlés, mélangés, prendront la mesure de notre toujours.
Empêtrés dans des draps froissés, nos fronts perlés de quelques gouttes de sueur, nous vivrons jusqu'à faire qu'un.
Qu'une.
N'aie pas peur de mon amour trop grand. Trop entier.
N'aie pas peur de ma peur de te perdre.
N'aie pas peur de notre bonheur partagé, 100 fois remis sur le métier de nos vies.
Cela fait aujourd'hui 100 jours que nous nous connaissons.
Cela fait aujourd'hui 100 lettres d'amour.
Moi, pour toi.