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Un petit exercice genre figure de style à découvrir en fin de texte !
Sophie
Vous, femme affable, vous faites si fragile, ça force à vous affrioler, fleur si fine.
Sophie, souffrez s’il vous sied que sans façon ce flibustier que je fus, parfois fripouille, félon, farceur et suffisant, fasse fi de sa fierté, et s’efforce de manifester son affection pour forcer vos faveurs. Ce fut un coup de foudre : vous me fascinez Sophie, vous si peu frivole. Sans faiblir le feu vif de ma flamme, renforce cette folie furieuse de vous faire flancher. Femme frêle, fasses le ciel que vos suffrages soient favorables. Les effluves qui fusent de vous sentent si fort le parfum fleuri, qu’ils me trifouillent en profondeur et favorisent ma féconde ferveur.
Sophie, profitons de la fièvre échauffant nos sens, ne me fustigez pas, effeuillons nos affaires, fouinez et farfouillez, faites cesser ces frayeurs, fonçons sans faiblir, et faisons-nous confiance. Enfin, dans mon fleuron fondez-vous, fascinante, pour finir enfouie tout au fond de mon sofa. Mais ! Efforcez-vous, pour une fois, d’y faire de l’effet ! Gonflé le perfide ! Fustigeant la faible femme, tenta de la forcer à fléchir.
Sophie est filiforme c’est un fait mais aussi futée la fifille. Elle fut fine lame au fleuret. Non influencée par le fieffé filou, fit fi de la félonie du fanfaron, saisi son fleuret enfonça avec force la lame effilée dans le flanc du filou pas finaud. Facile ! Il fut stupéfait. Le forban affublé d’une fente au fer blanc s’enfuit enfin laissant la finaude fière de son triomphe.
Moralité :
Si Sophie est fée, l’on ne peut pas s’y fier, elle l’a fait fuir
Si Sot ! Fieffé félon ne peut pacifier et la fée fut ire !