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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Deux âmes à séparer [II]

Auteur Sujet: Deux âmes à séparer [II]  (Lu 3431 fois)

Léilwën

  • Invité
Re : Deux âmes à séparer [II]
« Réponse #15 le: 09 Mars 2018 à 11:05:32 »
Coucou O.dJ !

Merci de ton passage sur ce texte  _/-o_

Si tu pâmes, j'en suis heureuse, moi je ne suis pas sûre de ce texte...

Merci beaucoup  :-[

Hors ligne Claudius

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Re : Deux âmes à séparer [II]
« Réponse #16 le: 09 Mars 2018 à 11:45:46 »
Citer
Salut à toi, Léilwën, Dame de ces bois. Tu tiens entre tes mains le contre-sort que je n’osais plus espérer plus pour l’âme que je protège. Un contre-sort créé à contre-cœur, et qui faillit périr au bûcher sitôt qu’il fut créé."
plus, plus ?

Citer
"Je vous suis toute ouïe...
Je vous suis tout ouïe ou je suis tout ouïe direct ?

Des guillemets ouvrants mais pas fermants tout le long du texte.

J'aime beaucoup cette nouvelle version en première lecture. Mais j'ai eu des endroits où je me suis un peu perdue. Là je ne suis pas très "tranquille" pour lire et apte à tout intégrer, je reviendrai

Bisous ma F...
 :mrgreen: :mrgreen:



Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

O.deJavel

  • Invité
Re : Deux âmes à séparer [II]
« Réponse #17 le: 09 Mars 2018 à 13:37:28 »
Hello Léilwën !

En quoi n’es-tu pas certaine de ce texte ? Quel aspect aimerais-tu améliorer ? Dis-moi.

Léilwën

  • Invité
Re : Deux âmes à séparer [II]
« Réponse #18 le: 09 Mars 2018 à 13:43:21 »
Hello !

Je le trouve trop "convenu". J'adore le lyrisme et j'ai voulu y laisser cours ici, mais je trouve le résultat trop plat, trop "bateau" et un peu trop "grandiloquent".
Je voulais faire passer plein de choses (la douleur, la difficulté de choisir, la lourdeur etc... de l'âme qui prend la décision) mais je ne suis pas sûre que ça serve le texte.

Ce n'est pas grave, j'y reviendrai sûrement plus tard ! Je l'ai déjà beaucoup remodifié par rapport à ce qu'il était au départ !  :)

Merci de ton repassage ;)

O.deJavel

  • Invité
Re : Deux âmes à séparer [II]
« Réponse #19 le: 10 Mars 2018 à 18:07:36 »
Hello Léilwën,

    Je repasse à nouveau sur ce fil, parce que ton texte m’a touché, je l’ai relu à nouveau ce matin.  Tu dis que tu le trouves incomplet en quelque sorte. Oui, peut-être, en fait je suis d’accord. 
    Ton texte a pour lui de présenter un monde féerique, envoûtant, axée sur le temps et les générations qui se succèdent.  Un univers où ces âmes doivent se ressourcer entre leurs différentes vies.  Ton iconographie est intéressante (livres, parchemins, chaudron des âmes, Grand écrivain, j’ai adoré... etc. ) Nous sommes aussi touché par la patience du Grand écrivain, qui tolère l’entrave aux Lois-de-je-ne-sais-plus. Tes alitérembourgs sont savoureux !  Les changements de tableaux sont intéressants et très à propos.  Nous passons d’une promenade sylvestre guillerette à la lecture de ce qui est une histoire dramatique, qui a un effet profond sur l’elfe qui a lu le parchemin. C’est magnifique, d’autant plus que nous partageons son sentiment.

Voici quelques suggestions :

- Mettre en œuvre tous les commentaires sur la ponctuation. Il reste du travail ici !
- Éliminer les parenthèses et replacer le contenu par un écrit à même le texte, bien intégré et tout ça.
- Faire un peu de ménage dans la description de la relation entre P et P :
    - Composante de l’amour #1 - L’intimité : Je réfère ici aux petits secrets que les amants s’échangent, ceux inavouables à un tiers, les blessures du passé, les angoisses, les fantasmes, enfin... est-il possible qu’ils n’auraient pas réussis à s’en connaitre ?  Il y a  eu des dialogues enflammés entre les deux. Ils ont donc dû  aborder le registre intime non ? D’ailleurs, ces nuits de conversation en larmes-colères doivent être expliquées  mieux : 1) La colère c’est la frustration de ne pas être compris et 2) les larmes expriment l’incapacite à accepter une perte.  Alors en quoi n’etait-il pas compris et qu’elle était la perte qu’elle refusait d’accepter ?  On ne comprend pas. Évidemment, un flou artistique est possible ici... mais il semble que c’était lui, le dominant, i.e. celui qui aimait le moins l’autre. Et dominant ne veux pas dire qu’il la maltraitait, cela veux juste dire qu’il l’aimait elle juste un peu moins que elle l’aimait lui.  Son amour pour elle pouvait quand même être immense, mais il était le plus indépendant des deux («  Il n’y avait qu’un petit bout de ton âme que moi seule pouvait combler...»). Ses larmes seraient alors liées au refus d’accepter qu’elle ne faisait pas cette énorme différence qu’elle s’attendait de faire au début.  Des larmes de déception.  Peut-être, je ne sais pas.
    - Composante de l’amour # 2 - La sexualité : Il semble que pendant quelques vies, ça se soit bien passé de ce côté là, si j’en juge par la phrase « Ces nuits de spectacles mêlant ton piano et ma voix ». Ah ! Que c’est bien exprimé ! Car pour un homme, entendre la voix d’une femme qu’il tient dans ses bras et qui entre dans l’extase c’est un plaisir exquis. Pourquoi ne pas ajouter deux ou trois phrases sur ce sujet ? Donnes-nous en plus, je t’en prie ! Avec ta plume, nous serons comblés, ne nous en prive pas, je te le demande. Les lecteurs raffolent de ça !
    - Composante de l’amour # 3 - L’admiration mutuelle : Tu n’abordes pas ce sujet. Je te réprimande. :relou:

Reste les raisons de l’échec. Il faut faire un choix. Y a-t-il eu dépendance affective maladive de la part de l’âme mâle ? Impossible ! À moins de biffer la phrase « il n’y avait qu’un petit bout de ton âme que moi seule pouvait combler...», ou tu insinues cette dépendance quelque part dans le texte, je ne sais plus où. Il y a incohérence.

Voici ma suggestion.  Tu nous ferais vraiment pleurer Léilwën, si nous retrouvions les trois composantes de l’amour bien exprimées ici et là dans un texte riche comme tu sais nous les donner (mais je t’en prie, peaufine ! Nous pleurerions pourquoi ? À cause du drame qui est ici : Les trois composantes sont encore vivantes, réduites certes, mais encore vivantes, sauf que les deux êtres, les deux âmelettes, qui s’étaient reconnus être faits l’un pour l’autre et qui se sont crus plus forts que tout,  ces deux âmestrucs-là  ne sont plus  la solution complète l’un pour l’autre. L’âme femelle le dit, je m’appellerai désormais  « Liberté ». Ce besoin est nouveau et elle a désormais soif de découverte, de nouveauté, elle a besoin de sentir qu’elle fait une différence autrement, je ne sais pas. Son besoin est peut-être juste sexuel, ou ça peut être d’aller dans un autre pays pour y apprendre la langue elfique de haut niveau, de nouvelles incantations en langues de l’erlindor, cette langue ancienne qu’elle entend désormais comme un murmure... je te laisse ce soin, je sais que tu sortiras quelques choses de riche, je sais bien que tu vas nous surprendre. Il faut identifier le besoin pour que nous comprenions la raison de l’échec.  Ha ha ! Le grand scribouilleur doit rire dans sa barbe alors qu’il brasse lentement le chaudron des âmes !

Et en corolaire que pourrais-tu nous offrir comme finale ? Tout d’abord que l’elfe a de l’admiration pour le courage de l’âme femelle. 

Dire à l’autre « Nous nous sommes aimés, dans l’intimité (les secrets avoués), dans le corps (Ah ! Cette voix, Ah ! Ce tronc que j’enserrais !) et dans ce que nous sommes comme être qui parlons dans ce monde (l’admiration mutuelle), mais je ne peux plus continuer » Dire cela à l’autre prend du courage !

Car le courage requis ici est énorme du fait que connaissant l’âme mâle dans ses tréfonds, aimant encore son corps et étant sur le point de s’inscrire dans une vie de culpabilité (pas facile de faire du mal à celui qu’on on admire), l’âme femelle mesure toute l’ampleur du défi pour elle-même.  L’elfe pourrait également être admirative pour l’honnêteté et l’intégrité de l’âme femelle, car on ne peut pas dispenser le bonheur si on est pas d’abord intègre envers soi-même, et ici, l’âme femelle a fait le constat dramatique qu’elle ne peut plus enrichir l’âme mâle et que la poursuite de la relation est amicide pour elle-même et pour lui aussi.  Elle a désormais ce besoin de liberté, qui n’en peut être comblé si le type au piano est la... Ainsi donc, l’elfe admirera la maturité acquise par l’âme femelle, sa connaissance d’elle-même, son honnêteté envers ce qu’elle est devenue (intégrité) et son courage de faire traverser le rubicon à l’âme mâle, l’âme encore aimée, mais qui elle aussi se meure à petit feu. Lui ? Il est toujours de mauvaise humeur parce qu’elle ne lui laisse pas jouer du piano, on invente...

Où l’âme femelle puise-t-elle alors son courage ? Dans la certitude qu’elle contribue de façon positive et permanente à la vie de l’âme mâle, qu’importe sa douleur à lui, et le drame est ici que les trois composantes sont encore là, mais qu’il faut y renoncer pour ne pas en mourrir ou devenir fou, ce qui est la même chose.  L’elfe assiste donc à la dernière contribution de la femelle envers son mâle.  Elle ne peut le sauver que si elle renonce à lui, et l’inverse est également vrai.  Nul doute que l’âme mâle a aussi progressé, mais en cette matière, l’un des deux partis arrive forcément à la grande Conclusion toujours en avance sur l’autre, car sinon, il y aurait des noces de remerciement dans lesquels les époux se sépareraient dans l’allégresse et la reconnaissance de s’être enrichis mutuellement. On le sait, ça ne se passe pas comme ça.  Mais quoiqu’il en soit, être vivant, c’est être en mouvement !

Alors amie elfe, fait encore toi-même quelques promenades sylvestres et vois si tu as envie de retravailler ce texte.  Et si, lors de l’une de ces promenades tu reçois un autre parchemin à la figure, prends en lecture, il sera peut-être de moi, mais Oh ! Que j’espère t’en envoyer un dont les bords ne seront pas roussis, quoique, comme le dit l’autre, mon âme à moi n’a plus la moindre de chance d’éviter le purgatoire... alors...
« Modifié: 10 Mars 2018 à 21:58:19 par O.deJavel »

 


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