Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Ecriture automatique 18/12

Auteur Sujet: Ecriture automatique 18/12  (Lu 24349 fois)

Hors ligne neurory

  • Plumelette
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ma star
« Réponse #15 le: 17 Novembre 2011 à 01:50:06 »
Tu es ma reine, tu es ma star celle en qui je place tous mes espoirs. Ton regard souvent hagard ne m'empêche pas d'apercevoir la lueur naissant à chaque regard aimant, petite enfant. Je t'aime toi, ma belle, ma douce, mon cadeau précieux parfois défectueux, je t'aime et je veux, de par mon amour, construire avec toi un avenir radieux.
Pas de bm, ni de bn, à cause du gluten, pas de haine, pas de fn, si tu me freines je patienterais sur fond de fm, toi, jtm, reine en miniature, en devenir, tu es promise si tu tiens bon à des rencontres illuminantes, enivrantes et apaisantes. La paix que tu as tant cherché, t'attend à l'arrivée, sans passer par la case départ et sans perdre 20 000 euros, tu vivras enfin là où il fait beau. Jtm sors de l'ombre rugissante,  tu es éblouissante et si charmante, jtm, mini reine, petite naine, mi pierre mi coton, prends la tête du peloton. Tu la mérites, si tu en hérites tu sauras assumer cette responsabilité. Car tu as la classe A, toi, petite mercedes éternelle, toujours classieuse et toujours moderne, qui servira de modèle à d'autres centaines de mini reines, tu es ma fleur majestueuse, trône fièrement ma grande, mini princesse du soleil, même s'il fait noir autour de toi, fies toi à mon amour pour toi qui te dirigera dans les limbes et le brouillard qui n'a qu'un temps car la victoire est avec les endurants.
A toi, jolie petite enfant, mignone, reveuse, je t'aime pour toujours, énormément.

Hors ligne neurory

  • Plumelette
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Paragraphe 4
« Réponse #16 le: 17 Novembre 2011 à 02:03:30 »
Je ne sais pourquoi j'ai osé poster ça, non pas que je regrette, non pas que je me sente bête mais j'ai gardé espoir et je viens de m'en apercevoir. J'ai ouvert un vieux tiroir sous la poussière derrière l'armoire, j'ai vu, entre-aperçu un éclat dans la nuit noire. Si vous m'épousez, je promets monsieur, de vous honorer matin et soir et bien sûr de m'excuser à chaque déboire. Vous êtes un prince, car vous m'avez choisi, moi, défectueuse et engourdie, endolorie par les années frôlant le cauchemar, vous avez su voir de l'autre côté du miroir. Je crois, monsieur, que le rêve est parfois réalité, et vous me faîtes aimer enfin, ce qui m'a toujours pesé. Difficile de me lever et de vivre comme Mme Labbé, difficile de sourire avec sincérité, de faire semblant d'aimer alors que je m'étais oubliée. ça y est, charmant prince, roi de mon monde, vous m'avez réveillée avec autorisation Divine, j'ai le droit d'aimer, moi en priorité, pauvre petite naufragée qui passa des années le corps et l'esprit trempés par les larmes coulées. Mon beau et tendre espoir, j'aime ce que je vois dans le miroir lorsque mon âme s'attarde un peu, je vois l'amour, la douceur et la joie ce qui construit Mlle Brabois, je m'aime et je mérite cela, tout commence par soi. J'ai oublié de vous signaler monsieur, ma reconnaissance en vous disant que je vous ai apprécié, quels bons moments nous avons passés sur ce bateau à chalouper, nuit et jour, jour et nuit pendant trois ans et demi, trois ans d'un autre temps, trois ans comme huit mois d'ici ou peut être trois ans comme une vie. Vous êtes resplendissant comme il se doit, et fier et majestueux et votre grâce irradie. ALors merci; merci merci, monsieur, j'ai beau écrire, je n'aurais jamais tout dit.
« Modifié: 17 Novembre 2011 à 02:06:59 par neurory »

Hors ligne neurory

  • Plumelette
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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #17 le: 18 Novembre 2011 à 02:43:49 »
La tiédeur de tes bras me manque. Ton odeur et le murmure de ta peau m'imprègnent encore. Abandonnée à ton contact, retournons quelques mois à l'intérieur de ce cocon chaud, bon, avec amour et simplicité. Frêle et fragile sur ton épaule, berce-moi, nourris-moi, cageole-moi,cherche-moi, cache -moi, protège-moi et ne me laisse pas grandir. Aime-moi plus fort encore car je prédis qu'à l'avenir je me mal-aimerai.
Les années passent: après la naissance, le mariage.
Il y a un leurre, un vice, et je demande des explications.
Je me suis mariée avec moi-même sans m'être promis de m'aimer, de me protéger, de me chérir, de m'aider dans la maladie et dans la bonne santé, la richesse ou la pauvreté. Pas étonnant qu'on en arrive là aujourd'hui.
Ne pouvant quitter le navire il serait temps de  réparer les failles qui  font couler.
Après la naissance et le mariage, une renaissance?
Aimez moi je ne m'aime pas. Aidez moi  je ne m'aide pas. Je ne sais pas faire cela.

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #18 le: 23 Mai 2012 à 02:04:58 »
(Edit : Je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un topic lié à une journée particulière. alors j'ai dégagé mon texte. Bonne chose d'ailleurs... :))
« Modifié: 27 Mai 2012 à 22:36:12 par Djul »
"Nous avons traversé cette jeunesse comme on traverse un champ d’orties, les yeux fermés. C’était si drôle de perdre et de faire semblant, de vieillir à coup de guitares et de basses. " Light Succub Dynamic

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #19 le: 22 Août 2012 à 10:43:36 »
D'abord le vide et l'infini, un néant sidéral froid et insensé...
Et puis le son apparu, des rondeurs vibratoires et des montagnes, des paysages sonores entremêlés de prairies olfactives, comme une immenses et colossale vague d'énergie pulsative qui se déplace sans fin dans l'océan noir et primaire des pensées blanches.
Et puis un choc titanesque entre deux particules de lumière, un bigbang inhumain, une fusion stellaire et enivrante entre deux électrons libre, un frôlement astronomique entre deux âmes...créant un cataclysme poétique et lumineux, des fleuves électricité chantante, des pluies diluviennes de sensations spectrales, des volcans entiers de vide comblés et des séismes cérébraux. Le paysage du début des âges, celui qui vie au fonds de nos cortex, celui qui parle avec les Dieux. Des projections d'idées filantes et des galaxies de pensée, des électrons projetés dans le cosmos, entre l'immobilité absolue et la vitesse de la lumière, à deux pas de l éternité neuronale
Et puis la chimie se met à penser et elle devient l'ultime l'univers que nous explorons, un l'univers onirique de philosophie qui contenait dans un être gigantesque et perdu en lui même, un tourbillon inassouvis de pourquoi, de peut-être, de questions dans lesquelles miroités des réponses de 2000 ans et des papillons digitaux....La chimie finie par interpénétrer l'être ainsi crée et décida de ne faire qu'un avec lui...
Et puis l'être se mis a rêver qu'il était vivant et son psyché créa sa propre vie, il fut le premier être a vivre dans la vie de son rêve....il dansait au milieu des météores littéraires et des comètes photographiques, il bougeait au rythme des pulsations d'un cœur qui n'était pas le sien, osmose parfaite entre ces sensations, ces désirs, son corps, ses envies de liberté schizophrénique...il était le fou qui pense en rêve, qui tutoie les tréfonds de insondable vide de nos moi intérieurs et celui qui jongle avec ses propres atomes....il était toi, moi, nous dans une symbiose pourpe et parfumée, une excroissance invisible du monde réel, une sphère emplie de lacs paisibles, de clairiére conscientes et d'ébats extatiques. De ses veines coulée l'absynthe, il aspirait le chaos et la tristesse et expirait l'apesanteur dont nous nous nourrissons, il voyait les portes invisibles et pouvait briser les chaînes qui plonge le monde dans les méandres philosophiques.
Et puis l'être onirique créa le monde secret qui est en nous, celui qui consume nos âmes dans le feu infernal de nos propres enveloppes charnelles, des distances physiques intenses et des intimités bleues et improbables....des liens télépathiques, des envies d'autres mondes, de libertés enchainées, mais des papillons dans les yeux, des souvenirs pour 2000 ans.Un monde de sons, de mots et de songes tactiles...
Une danse chimique entre nos rêves et nos désirs, un pacte psychique entre ta vie et la mienne

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #20 le: 24 Septembre 2012 à 23:15:47 »
Cool sujet tiens, ça me fera les pieds. J'y avais pensé auparavant, mais ma flemme dépasse l'entendement, et lorsque j'ai une idée en tête, généralement, je la laisse se polir en tournant dans les coin de mon cerveau, plusieurs mois avant de cristaliser le tout sur un support physique. Là, la contrainte est extérieure, et je profite de cet état de fait pour me forcer à l'ouvrage, car je sais que sans ce forum je n'aurais pas la motivation de faire la moitié de ce que je fais. Oui, toi, cher lecteur que je ne connais pas, ou pas encore, tu me motives à écrire. Un peu comme le client de Auchan incite les petits chinois à fabriquer des chaussures en plastique. C'est parce que je suis un fan fou des livres, que je n'ai jamais eu... La flemme de raconter ma vie, ça me fait chier et je m'en souviens à peine. Non, si j'écris là, c'est pour chercher, pour savoir : pour savoir ce que moi même j'écris. Pour commencer à me connaitre. Je pensais pas en avoir besoin auparavant, tout comme il est rare qu'on ait besoin d'appeler son propre téléphone portable. Je pensais que la spontanéité était la clé de cette civilisation où tout est donné, ou tout est facile, tellement facile... Et compliqué à la fois. Dingue. Je recommence à raconter ma vie. Je commence à en avoir raz le cul de cet égo à deux milliards, raz le cul de tout trouver fade et insipide, raz le cul d'en arriver à me complaire à un truc qui n'intéresse plus personne. 21 ans pour me rendre compte que j'adore ce truc de pédé (je lynche). Et à un point ! Suite, répétition, bug, c'est horrible de pas s'arrêter ça me fait penser à un épisode des simpsons o(déjà 7 minutes)ù Lisa se fait embarquer par ses claquettes automatisées et dance comme une folle sur la piste sans pouvoir s'arrêter. Un peu comme dans un escalator : remonter celui qui descend, infiniment tel un hamster dans sa putain de roue. Panne d'inspi, je peux plus continuer. Vite, vite, une idée.
Un retour à la ligne, tiens, c'est parfait pour recommencer un truc. Rah, ma flemme ne m'entraine pas à l'endurance, déjà au bout de dix minutes, je suis essoufflé des doigts (en même temps, c'est intensif ce truc). Et l'inspiration qui ne vient plus. C'est automatique, du coup je décris ce que je ne peux inventer, je continue dans les limbes et ça ne ressemble plus à rien. Onze minutes, mais bordel c'est quoi ce merdier, le temps ralenti ou quoi ?
Bon, alors, qu'est-ce qui pourrait être spontané dans toute cette mélasse de mots qui sortent comme les déchets explosent dans les marais par un énorme tuyau en béton dans les films américains. Y'a des cadavres dedans, des fois. Comme ce double N à 'spontané' que je suis obligé d'enlever tant il m'agresse le regard. Du coup c'est cool, ce minuscule incident est le (... trois petits points de bug... cherche les mots...) point de départ d'une phrase, le truc qui fait qu'il y a à raconter. Bon dieux c'est ça la leçon universelle de la vie : le paradis est plat, indubitablement plat et sans relief, on y reste à l'infini car le temps s'arrête, parce qu'on ne peut plus le mesure par des événements. (retour sur le deuxième accent de événements)
Bref, il me reste six minutes. Je fais quoi, je fais quoi, je fais quoi. Oui, un truc, il me faut encore quelque chose... AAAAAHH ! Je suis le gros lard du 10 000m des mots. Je suffoque, je traine, j'agite les bras comme un abruti pour ventiler autour de moi. Peut-être mes bourellets flasques (j'ai mal écrit bourrelet je suis sur) me donnent ils de l'aérodynamisme ? J'en sais rien, je sue, je bave, j'ai la langue qui pends et bon dieu tous ces 'je' dans le texte, comment les virer c'est moche.
4 minutes. je regarde le clignotement des deux points entre le vingt trois et le douze. tictactictactictac. Ca va vite, mais il est toujours là ce putain de nombre. Ah ça y est, il fallait juste que je le dise pour qu'il change.
3 minutes, vraiment plus rien à dire, c'est la déchéance totale, le commence à voir la ligne d'arrivée mais c'est tellement loin et proche, tellement loin et proche, répétition de merde en attendant le 14, qui ne vient toujours pas. Allez, allez, allez. Viiiiiite.
2 minutes, ça y 'est... fiou, et ça recommence, j'ai pas réfléchi à ce que j'allais écrire, c'est juste la course quoi, la course la course. Bon, je fais quoi, je sprimpte à fond où quoi ? Il me reste quelques réserves alors je peux foncer. Encore, encore, encore.
1 minutes, dernière ligne droite. Et puis merde, je me pose, j'ai trop la flemme.
19 minutes et quelques secondes pour un vingt minutes. Ca le fait.
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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #21 le: 02 Octobre 2012 à 03:53:20 »
Écrire quelque chose. Ne pas attendre que le temps presse. Sentir l'ombre dehors qui reste et laisse dans la nuit furieuse et sans jour quelque chose comme une âcre lumière de noir. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose et ne pas attendre qu'il ne soit plus temps : déjà la nuit est presque morte, déjà la nuit est achevée, déjà, au dehors, au dehors les silhouettes s'animent, l'eau commence à couler, le vent cesse sa ronde esseulée et troublante de rêve. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose et ne pas attendre que le temps leste avec soi les ombres, avec soi l'horreur d'être devenu seul, avec soi l'absence sans souffle et sans respiration de son corps posé dans la lumière. Écrire quelque chose et ne pas tricher avec l'heure ; savoir jouer contre le sort, imagine une porte et l'ouvrir, chercher dans l'interstice quelque chose comme une respiration, une suffocation, un alcool ou un meurtre. Est-ce que je suis seul à écrire maintenant ? Est-ce que je suis seul à me lire maintenant ? Est-ce que je suis seul ici contre mon mur doré par l'argent de ma lumière liquide et phosphorée comme la nuit qui s'étend, dehors. Écrire. Écrire quelque chose. Courir sur la page. Courir avec les mots derrière soi. Sentir le hâle souffle d'une expiration. Derrière un mur, deux âmes dorment. Deux âmes dorment et pensent et rêvent et j'essaie moi dans ma veille d'écrire quelque chose qui soit comme leur rêve, comme ce qu'ils pensent tous les deux, ce qu'ils pensent tous les deux, eux que je ne connais pas, qui n'existe pas, qui sont une idée mienne, qui sont mon propre rêve, dans ma veille et ma nuit sans lune, dans ma veille et ma nuit venteuse, étrange et subtile, comme une lame d'horreur ou une impossible idée qui germerait solitaire et s'oublierait de vivre. Ecrire quelque chose. Écrire quelque chose et croire que la mort est en jeu. Qu'il s'y pense quelque chose. Que les mots ont un sens. Que le geste signifie. Que je signifie. Écrire quelque chose et craindre ces moments d'arrêts où la main est suspendu quelque part. Penser encore et encore aux deux corps invisibles derrière mon mur d'or. Penser aussi à ceux au-dessus, en-dessous, autour, partout, répandu comme une tâche d'homme, pensent et dorment, rêvent et imaginent ce que moi, ce que moi, dans ma nuit venteuse et sans lune, ce que moi je cherche à écrire : quelque chose comme la matière d'un songe, quelque chose comme la musique d'une idée qui se fraye un chemin. Est-ce que les idées ont un sons à elles ? Est-ce qu'on peut écrire quelque chose qui sonne ? Est-il possible de fuir dans une page blanche qui n'existe pas ? Je suis dans une contagion de nuit. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose et voir que le temps passe : une minute, deux minutes, trois minutes, quatre minutes, éternellement, indéfiniment, comme un large espace ouvert sur le monde, sur les mots. Le monde. Le monde. Le monde : est-ce autre chose que cette pesanteur qui empêche mes mots d'être le rêve de deux rêveurs ? J'imagine que je suis avec eux dans l'image de leur rêve. Est-ce qu'ils existent ces deux personnes que j'imagine respirer, s'agiter, mourir dans un sommeil de plomb ? Je vois la chambre pleine de souvenirs : des cadres étrangers dans la nuit sans lune, dans la nuit venteuse, qui portent des photographies vieillies ou nouvelles, d'enfants souriant et malheureux, il y a un énorme lit de bois, lourd comme le passé qu'il porte, et des murs tapissés de fleurs, ou unis, comme d'immense horizon verticaux pensant quelque chose comme l'impossible échappée de deux corps qui rêveraient de fuir. Sortir. Écrire. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose et sortir de soi. Sortir de soi et fuir ses murs. Fuir ses murs et s'imaginer courir avec le vent nocturne. J'imagine que je suis la fumée brune qui s'échappe, invisible, des toits de ma ville basse. Pourrais-je un jour voler avec ces nappes bleuissantes d'azur rouge ? Puis-je maintenir contre moi cet espoir vif qu'écrire m'ouvrira les portes des toits ? L'ivresse trouble des mots accumulés souligne contre mon écran un autre horizon : dangereux, menaçant, étrange. Le sommeil est proche et les livres autours tombent comme des espacements de nuit. Ma lumière métallique est vacillante autant que mes yeux morts et pleins d'eaux alarmés. Que feront-ils, mes deux rêveurs, à la veille ? Oublieront-ils qu'ils furent l'objet d'une inquiétude discrète, de l'autre côté d'un mur ? Ais-je moi-même été un jour soumis à l'assaut d'un esprit voisin qui cherchait dans l'idée de mon expiration l'idée de son inspiration ? Je ne sais pas, je ne sais pas et je vivrais avec cet inconnu de plus sur la conscience. Je rajoute cela à l'aune de mes crimes. Je rajoute cela à la liste des mes meurtres. Heureuse idée que d'écrire sans arrêt des mots : cela fonctionne comme un interrogatoire, la phrase me questionne et j'avoue. J'avoue. Écrire. Écrire quelque chose. Écrire quelque chose ou mourir. Mourir. Attendre. Penser. Rêver. Dormir dans la nuit venteuse.
"Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par les nuits, c’est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas." Stig Dagerman.

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #22 le: 17 Octobre 2012 à 16:22:47 »
Allez ! Mon nouveau stylo-feutre est hyper agréable à l'écriture, alors je me suis plongée pendant dix minutes sur mon papier... Résultat, une feuille recto de mots qui m'encombraient le crâne.


Parmi les feuilles qui tapissaient le sol, il y en avait de belles rouges. Non pas ce rouge orangé des feuilles d'érable, mais plutôt un rouge sanglant couleur cadavre. Elle suivit la piste de feuilles mortes, intriguée. Bien qu'en sous-nombre comparativement avec leurs semblables, elles étaient si vives que les voir n'était pas chose difficile. Elle les suivit, d'arbre en arbre, de tas en tas, de coup de vent en coup de vent. Ses pas la guidaient par les rues, l'éloignant de plus en plus du chemin de chez elle et de son petit chez-soi.
Elle avait quitté la ville à présent, et grimpait à flanc de colline entre les troncs d'une forêt épaisse, pataugeant dans la terre gluante d'octobre. Malgré l'abondance de couleurs au sol, elle parvenait encore à voir les tâches sanglantes qui semblaient la mener droit vers nulle part. Elle voulait juste marcher dans les odeurs de végétaux pourris et de terre trempée, marcher de tâche rouge collante en flaque de sang, marcher encore et encore...
Elle sortit finalement de la forêt pour se retrouver dans ce qui ressemblait à une mare de sang : collé au sol, et se dématérialisant avec le temps et la pluie, un tapis de feuilles s'était unifié à la glaise du sol. Au-dessus de sa tête trônait un splendide plaqueminier, dont les branches lançaient au ciel des menaces rougeoyantes. D'abord fascinés par ce plafond sanglant, ses yeux parcoururent les branches puis le tronc jusqu'aux racines, puis jusqu'au corps verdâtre qui attendait là depuis quelques jours au moins.
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne andrewalyacoub

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #23 le: 22 Octobre 2012 à 23:37:07 »
L'autre jour, je suis revenu chez moi, après une fatigable promenade, mais heureusement une pluie est venue à mon secours, tellement pénétrante, que toute activité externe n'est envisageable. Alors que, je commençais à courir promptement vers ma maison reculé, une petite souris grise me regarda d'un air déprimé. Alors je mis la souris précieusement dans une boite en journal fabriqué par ci par là pour l'occasion, et je l'ai ramené jusqu'à chez moi. Arrivé chez moi, ma femme me regarde comme si j'avais commis un meurtre, elle me demanda ce que c'était et je lui montrai, puis elle hurla comme toute femme, mais  elle vit le regard de la souris attristé et décida de la gardé.
Après avoir entendue mes paroles et celle de ma femme, doux et gentilles, la souris devint une fille ravissante aux beau yeux de saphir et aux magnifique chevaux d'ébène. Elle nous gratifia en nous donnant le privilège de changer notre vielle maison périmé en une sublime maison d'or.

Hors ligne LeBossu

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #24 le: 13 Décembre 2012 à 11:20:29 »
Sortez les casques et les pirouettes, un dieu s'enflamme sur la roue triste, enlevant sa matière et son cure-dent. Alléger les matines, briser les carcans de soie véritable. Nous irons un matin casser du bois et jouer de la flûte. Traverser? Certainement pas. Vibrer d'incendie, surtout pas. Calme toi, carcasse, éloigne cet incendie de ta bouche, balance ta jambe par-dessus le parapet et réprimande, ce sera le matin le plus insensible de ta couche. Armons-nous, jouons du trident. Éloignons les perroquets aux ailes vertes et rouges, aux becs jaunes. Ils sautent de branche en branche, emprisonnés sous la canopée des ombres et des arbres. Hier, c'était une cathédrale où la nuit disparaissait. Colombe blanche, attrait du fusain. Je vois mais ne dis rien. Ferme ta bouche. Assassinons ce matin, il n'y aura pas de suites. Défendons la mitraille, des petits cailloux grêlent sur le sol gelé. Crac et paulette. Bise et souffle de vent. Les matériaux sont fissés sous le marteau d'Odin, le tonnerre ne tardera plus. Avalons la pilule, soyons fous, un réveille-matin nous accompagne en se dandinant, ce gros bonhomme joufflu de marmiton mécanique. Ach! Zut alors. Tu prends l'accent python thuile, imbécile. On n'arrête pas de sauter d'idées en idées, c'est malin. Accroche-toi mon fils, je te montrerai des endroits insolites. Ne te censure pas, la suite te plaira bien si tu y habites. Calembours et mitaines, c'est mon refrain. Je joue de la flûte et tu en es le turbin. Asiatique, calme plat, partage tes joies et tes peines du toujours. Assis-toi sur un volant, serre tes poings. Écoute ta douce quand elle chuchote, car elle veut t'emmener. Misère, palpite, attisons un peu de foyer contre le froid et sa fumée. Je ne te dérange pas? Non. Mais arrêtons là pour aujourd'hui.
Et alors ?

pehache

  • Invité
Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #25 le: 30 Mai 2013 à 20:31:04 »
il est 20h14, alors pour une nuit blanche- mais si vous saviez à quelle heure je me suis levé! on va dire que mes nuits sont plus courtes que vos jours. Je voulais parler de fourmi, sans 's" n'en déplaise à mon prédécesseur, ça me fait penser à Zouk, son sketch, sur "un fourmi" qui va à l'école- oh: le vilain fourmi ! et elle l'écrase. On l'écrase tous, faut dire, tôt ou tard, tare ou trés tôt -tréteau- et puis la ponctuation je m'en fous- je suis fou! et non je ne me relirai pas, relierai pas- et à quoi se lier ? Lierre qui grimpe, étouffe, enserre, asphyxie- tiens, une chanson d'hIGELIN, le lin, le lien, la hyène et les lamies- les goules, tout ça, victor Hugo aussi. Bon, ne pas réflechir- je ne suis pas le soleil, dd'ailleurs il n'eest pas couché non plus, çui-là. Les fourmis ? Plein mon bureau ! les gardes ont investi un mur, épais de plus d'un mètre, elles doivent se régaler, galeries, riez donc, la gale rit. Où en étais-je ? Etayer. J'y suis. Non.? Suis-je ? Oui, je suis, comme tout un chacun, je prévertise celui que je suis ou qui me suit mais qui est ? Moi, je ne haïs pas. C'est mal. Le ça l'a dit. Et puis toutes ces conneries religieuses (salafisme ou intégrisme catho)  quii veulent nous interdire de penser, d'aimer, d'être libres, ça commence à gaver.
Bientôt on va inventer le délit de propos antireligieux. Fait chier. Je revendique le droit que j'emmerde Dieu, Allah et ses avatars. Rien contre les croyants, oh non, mais bcp contre ceux qui veulent nous interdire de nous empêcher de nous pousser à croire que nous pêchons. Moi, je pêche; par manque de convictions. C'est mal. Et puis j'aime bien boire un verre de rouge, aussi, ou une bière, ou fumer un pétarde, enfin ces choses légères qui nous aident parfois à supporter le poids de notre inexistence. Stances. ça rime avec Byzance. Et c'est pas Byzance, ces temps-ci et n'en déplaise à Henri Tachan quand on parle du temps c'est pas qu'on soit cons, c'est qu'on est content, qu'il dit. Du lien. Il faut bien parler, paraît-il, à ce qu'on dit. Con dit. Condé. Faisandé. Un dé. Un dais. Un début un débat un débile un débarras pour les viuex rats. C'est moi, ça, le vieux rat.
Ne pas se relire ne pas réflechir- le soleil ne se couche pas il ne se couchera jamais et ce n'est bpas parce qu'il se lève à l'est que je ne suis pas à l'ouest. Mais de quoi ? Hein, c'est comme être loin- mais loin d'où ?
Doudou. M%on vieux Isidore de quand j'étais gamin, mon rosebud.
Citizen Kane. Sans haine.
Je parle pour ne rien dire, faire du bruit avec les doihgts, comme il se doit- de pied, ah le pied, mais le temps passe qui m'éclabousse de vache, la vache, je perds pied; nON? SYLLABE? EN FRAN9AIS? PAS DE PIEDS? DES SYLLABES? PAS DE LAISSE? LAISSE TOMBER;
ET TOUTES CES CONNERIES D4EGO CES GENS QUI SE CROIENT SUP2RIEURS  merde j'étais passé en majuscule sans le vouloir, mais que veut-on vraiment- hein, des bêtes qui crient amour- et c'est lourd
que de tirets, tirez les premiers messieurs les coincés, messieurs les donneurs d'ordre, messieurs les modérés;
je hais la modération, j'aime l'excès, l'exaltation, le vent qui souffle- rien de grand sans folie. Je suis fou/ mais petit. Et alors ? L'or des rêves, ma grève, je cours dessus les grèves, du Mont, ses pastels, que se passe-t-il- une île plutôt les Belep que Raiatea ou Huahine et mon tatouage sur le bras gauche les élements- élémentaire aile et m'enterre à terre- merde le temps imparti


Hors ligne Niméal

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #26 le: 19 Août 2013 à 23:53:48 »
Histoire d'un soir. Lise est assise sur le lit et elle écoute attentivement sa maman. Elle aime entendre sa voix. Sa maman. Assise sur un coussin tout prêt de Lise, elle est sorcière, prince, princesse, chevalier, roi reine... Tous les personnages qui s'agitent entre les lignes du livre que Lise tiens dans la main ! Elle incarne avec une brillante justesse tous les personnages. Un léger changement de ton et hop comme par enchantement, sa maman devint un autre personnage ! Incroyable !
Alors Lise renverse sa tête en arrière  et elle se laisse porter par la voix de sa maman. Elle va jusqu'à imaginer que le prince, la princesse le roi ou la reine sont assis juste à coté, sur le coussin, et qu'elle n'aurait qu'a ouvrir ses paupières pour les voir. Lise regarde les yeux fermés. Bonheur ineffable.
Lecture.

Hors ligne Ambrena

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #27 le: 09 Octobre 2013 à 17:50:46 »
Pourquoi le monde est-il ce qu'il est et moi, ce que je suis ? Toujours, jamais, peut-être un jour, les choses changeront. Oui, mais dans quel sens ? Bon, mauvais, ou indéniablement identique ? Cette question pourrait passer pour une argutie dénuée de tout intérêt pratique, si ce n'est même philosophique, et pourtant... Tant d'hommes célèbres se sont échinés afin de transformer l'univers dans lequel nous évoluons maintenant sans nous interroger à son propos ; seraient-ils fiers de voir ce à quoi leurs efforts ont abouti, ou bien déçus, voire même désespérés ? La lune seule le sait.
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #28 le: 04 Novembre 2013 à 20:42:18 »
Allez, zouf ! Petit texte tout mignon écrit pour un sondage, mais soyons fou, je l'aime bien.


Il était une fois un chat dont le cœur était fait de neige. Il vivait haut dans le ciel, là où les nuages sont faits de glace et où le soleil ne risquait pas de le blesser. Un jour pourtant, il entendit de la musique venue de la terre. C'était une musique si belle et si entraînante qu'il se mit aussitôt à danser ! Hélas, c'était un petit chat bien maladroit : il ne tarda pas à tomber de son nuage. Heureusement, comme tout bon chat qui se respecte, il atterrit sur ses pattes et ne se fit aucun mal. Mais il faisait noir autour de lui, et les ombres prenaient un aspect inquiétant. Il avait très peur de se retrouver nez à nez avec un monstre.  Par chance il aperçut un peu plus loin de la lumière - c'était aussi de là que venait la musique. Il s'y dirigea en courant... Pour découvrir avec horreur qu'elle provenait d'un feu que couvait un grand dragon ! Celui-ci chantait d'une voix de sirène pour attirer les voyageurs jusqu'à lui et pour les dévorer. Terrifié pour sa vie et son petit cœur de neige qui commençait déjà à fondre, le chat se recroquevilla sur lui même, tout tremblant. Le dragon, affamé, avisa le malheureux, se dressa de toute sa hauteur et tendit le cou pour gober le chat. Mais le chant du dragon avait attiré quelqu'un d'autre, un guerrier puissant vêtu d'une armure d'acier complète. En un seul coup de sa gigantesque épée, le guerrier pourfendit le dragon. Lorsqu'il retira son casque, le guerrier dévoila un visage fin encadré d'une longue chevelure rousse : c'était une femme ! Délicatement, elle attrapa le chat effrayé dans ses bras pour le rassurer. Puis d'une poussée puissante, elle l'expédia dans les cieux. Le chat parvint de justesse à s’accrocher à un nuage pour grimper dessus. Lorsqu'il eut retrouvé son souffle, il décida qu'il était temps de rentrer chez lui, de s'installer confortablement dans sa tanière et de dormir quelques temps pour récupérer de toutes ces émotions.
Perdu

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Re : Ecriture automatique 18/12
« Réponse #29 le: 30 Mars 2014 à 14:06:11 »
Visiblement ce topic s'est vite essoufflé...J'ai essayé quelques fois l'écriture automatique, c'est assez amusant, j'en mets un extrait :

Peut-on réapprendre à compter ? Peut on apprendre à notre cœur à mieux compter ? Changer de rythme et tout recommencer. Il faut réapprendre à penser. Ca commence par les genoux, il faut moins les plier et mieux s’appliquer à rêver. Laisser la parole aux autres et parler de réalités. La réalité à les yeux fermé, au bord d'un balcon, penché dans la mer plus tôt qu'en hiver. Réapprendre à compter, même si on a jamais été doué en mathématiques, même si on aime pas bien la technique. Se forcer à ne plus penser, seulement rêver et porter le silence aux portes de la clémence. Comme j'y vais, si rien ne va plus, alors on continue ? Dans quel sens faut-il chanter si le danger entour le parqué ? Ah dans quoi me suis-je engagé, j'ai l'impression même que les mots sont des clichés. Et si le rêve n'était pas bleu, mais doré, noir ou argenté ? Qui a dit que le bleu doit rester bleu, et que le bleu est bleu et qu'il s'accorde à nos yeux et qu'il s'accorde à la réalité ? Non assez des clichés, des couleurs selon l'humeur du poète, selon le temps des marées, assez parlé, les couleurs il faut aussi réapprendre à les compter, va t-en plus loin bleu des rêveurs, ce soir je dors dans une couleur qui n'a jamais été inventé.

 


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