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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La vieille et le soldat

Auteur Sujet: La vieille et le soldat  (Lu 4261 fois)

Hors ligne elodie janssens

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La vieille et le soldat
« le: 25 Novembre 2017 à 13:56:28 »

Par une nuit noire et pluvieuse, un soldat marchait sur des chemins de campagne. La terre, gorgée d’eau, faisait résonner sa cadence boueuse. Plitch. Plotch. Plitch. Plotch. Il arpentait les itinéraires sinueux à travers champs et sous-bois. La pluie torrentielle ne cessait de croître, si bien qu’il se mit à chercher un abri lorsque, au loin, il aperçut une bougie. Il coupa à travers la végétation et alla en direction de la lueur. Au milieu des pâtures, s’élevait un corps de ferme. Il enjamba une première barrière en chêne massif et des chiens se mirent à aboyer. D’autres que lui auraient pris peur et se seraient enfuis, mais lui était un soldat, il ne s’effrayait pas de quelques cabots. Il ouvrit une seconde barrière en bois, plus basse et plus légère, preuve que le logis n’était pas loin. La pluie accablait toujours le pauvre guerrier trempé jusqu’aux os. L’absence de lune et le trop plein de nuages lui brouillaient la vue, il ne remarqua pas les poireaux et les salades qui poussaient de part et d’autre de l’entrée de la ferme. Il passa sous le porche et vit clairement la bougie. Sur le bord d’une fenêtre, à l’abri du vent et de la tempête, s’agitait une petite flamme et une vielle femme.
Elle vivait seule, des années de veuvage l’avaient rendues aigrie et avare : avare de sentiments et d’argent.
Le soldat se présenta devant la porte et frappa doucement, ne voulant pas effrayer la dame qui vivait là. Personne ne vint. Alors il frappa une seconde fois et la porte s’ouvrit.
–   Quoi ? dit la vieille femme. Que voulez-vous ? Du pain ? De la bière ? Un endroit où dormir ? Vous ne croyez pas qu’on a déjà assez à faire avec les gens de chez nous !
Honteux, le soldat détourna le regard et vit, sur le bord de la table, derrière la vieille femme, une miche de pain sec.
Suivant son regard, la vieille femme saisit le morceau de pain et le lança au soldat. Clac ! Le pauvre homme eut juste le temps de joindre les mains pour attraper le pain avant qu’il ne tombe par terre. Elle avait déjà fermé la porte.
Gêné, le soldat pensait à s’en retourner, mais il tâta la miche de pain, sèche comme du caillou et aussi dure qu’une pierre. Alors, il se dit : « Mais, cette femme m’a traité pire qu’un chien. Un chien, lorsqu’on lui donne du pain, on lui donne aussi de l’eau et du lait, pour qu’il puisse manger le pain. Moi, je ne suis pas un chien. Je suis un homme, je suis même un soldat. »
Ainsi, le soldat fit demi-tour et tambourina à la porte.
Embarrassée par son comportement, la vieille femme ouvrit à nouveau.
–   Madame, dit-il. Vous m’avez traité comme un chien. Chez moi, lorsqu’on donne du pain à un chien, on lui donne aussi de l’eau pour qu’il puisse manger son pain. Mais dans votre région, vous n’avez peut-être pas d’eau, pas comme dans mon pays.
Alors la vieille femme, offusquée, lui répondit :
–   Mais bien-sûr qu’on a de l’eau par ici. Il pleut à verse dehors.
Elle l’invita à entrer et continua :
–   Tenez, il y a de l’eau, là, sur la table, et un verre à côté. Servez-vous.
Le soldat la remercia et but un, puis deux verres d’eau. Ensuite, il regarda son morceau de pain et dit :
–   Madame, chez moi, pour donner du goût au pain blanc comme celui-ci, on le trempe dans du lait. Mais dans votre région, vous n’avez peut-être pas de vache, pour donner du lait.
Vexée, elle lui répondit :
–   Mais bien-sûr qu’on a des vaches par ici et même du lait. Tenez, il en reste un fond dans la casserole, sur le poêle. Servez-vous.
Alors le soldat prit son couteau, il déplia la lame et délicatement, il coupa de grosses tranches de pain qu’il plongea dans le fond de lait tiède. La mie s’imbiba et gonfla. Ensuite, le soldat se tourna vers la vieille femme et ajouta :
–   Madame, chez moi, quand le pain est blanc comme le lait, pour le rendre plus moelleux, on le plonge dans des œufs battus. Mais dans votre région, vous n’avez peut-être pas de poules pour vous donner des œufs ?
A ces mots, la vieille femme lui répondit :
–   Mais bien-sûr qu’on a des poules et on a aussi des œufs. Tenez, en voici deux ramassés ce matin.
Elle lui tendit un panier contenant les œufs. Le soldat prit une assiette creuse qui se trouvait au centre de la table, y cassa les œufs et commença à les battre. Puis, il y plongea les tranches de pain imbibées de lait.
–   Madame, chez moi, quand le pain est gorgé de lait et d’œufs, ma grand-mère le fait chanter dans du beurre. Mais dans votre région, vous n’avez peut-être pas de beurre à faire chanter ?
–   Mais bien-sûr qu’on a du beurre, puisqu’on a des vaches et du lait.
La vieille femme descendit à la cave et remonta une livre de beurre sur une assiette. Elle la tendit au soldat. Il prit une poêle accrochée au mur, la posa sur la cuisinière à bois et coupa un bon morceau de beurre qu’il y fit fondre. Lorsque le beurre fut bien doré et qu’il se mit à chanter, le soldat y posa les tranches de pain qui dégoulinaient de lait et d’œufs battus. Enfin, il se tourna vers la vieille femme et dit :
–   Madame, chez moi, lorsque ma grand-mère préparait le pain de cette façon, elle invitait tout le monde à en manger parce qu’elle était généreuse et qu’elle aimait partager. Allez, tenez ! Je vous invite !
La vieille femme n’en revenait pas. Elle se dit : « Il m’invite ? Mais il a coupé mon pain, qu’il a trempé dans mon lait, ce sont mes œufs qu’il a battus et c’est mon beurre qu’il a fait chanter pour dorer les tranches. »
Pourtant, devant le sourire avenant et l’invitation sincère du soldat, elle apporta une seconde assiette et s’assit à table en compagnie du soldat. Lorsqu’il lui servit la plus belle des tranches de pain, il dit :
–   Madame, chez moi, ma grand-mère appelle ce plat du pain perdu. Ce n’est pas grand-chose, c’est le plat des pauvres, mais c’est quand même très bon et c’est convivial.
A ces mots, elle se leva et redescendit à la cave. Elle y prit le reste de sucre, qu’elle avait économisé durant toute la guerre. Elle apporta aussi des pommes et un pichet de bière. Et ils mangèrent, ils burent et ils parlèrent jusqu’au bout de la nuit. Ils se racontèrent la guerre, le veuvage, les champs et la vie.
Au petit matin, le soldat reprit la route. La vieille femme l’accompagna jusqu’au bout du chemin. Ils s’embrassèrent tels de bons amis et se séparèrent. Il rentrait chez lui. En haut de la colline, avant que ne disparaisse la ferme et la veuve, le soldat se retourna et la vit qui continuait à lui faire de grands signes.
Ainsi, si un passant venait à tambouriner à votre porte, invitez-le, et vous serez bien reçu.
« Modifié: 27 Novembre 2017 à 15:27:25 par elodie janssens »

Hors ligne HELLIAN

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Re : La veuve et le soldat
« Réponse #1 le: 25 Novembre 2017 à 14:48:34 »
Joli compte, bien narré qui obéit aux contraintes du genre. On le lit sans ennui et la chute et bienvenue.

Je le raconterai volontiers à mes petits-enfants !
cent fois sur le métier...

Hors ligne elodie janssens

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Re : La veuve et le soldat
« Réponse #2 le: 25 Novembre 2017 à 14:49:43 »
Merci Hellian  :) a bientot

Hors ligne HELLIAN

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Re : La veuve et le soldat
« Réponse #3 le: 25 Novembre 2017 à 14:56:01 »
Ah oui, juste une petite critique sur le titre ; moi, j'aurais plutôt titré « la vieille et le soldat ». « La veuve et le soldat » on s'attend un peu à une autre évolution, style « la veuve Couderc… »
cent fois sur le métier...

Hors ligne elodie janssens

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Re : La veuve et le soldat
« Réponse #4 le: 25 Novembre 2017 à 15:45:48 »
Ahaha. Oui, c'est vrai. Je m'en occupe. Merci du conseil.

Hors ligne HELLIAN

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Re : Re : La vieille et le soldat
« Réponse #5 le: 25 Novembre 2017 à 17:34:47 »

J' . Par contre, j'éviterais la dernière phrase moralisatrice qui n'ajoute rien en mettant les points sur les i ? :-¬?

Puis-je exprimer mon désaccord ? Cette dernière phrase n'est pas moralisatrice ; elle est humoristique. Elle a valeur de clin d'œil. Et puis, n'est-on pas un peu reçu par ceux auxquels es on accepte d'ouvrir sa porte ? Si c'est là la morale de l'histoire, je la fais mienne. Enfin, cette petite phrase en queue en tire-bouchon, est de rigueur dans un fabliau. Non, non, surtout ne la sacrifiez pas !

Merci de pardonner les éventuelles erreurs orthographiques. Ce texte est le fruit d'une reconnaissance vocale et ma très mauvaise vue ne me permet pas delecorriger. Je n'ai plus accès à la lecture. Ah oui, comment je lis ? Avec un logiciel de lecture vocale, cela existe et c'est idéal pour les malvoyants graves.
cent fois sur le métier...

Hors ligne elodie janssens

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Re : Re : Re : La vieille et le soldat
« Réponse #6 le: 25 Novembre 2017 à 18:07:07 »
Puis-je exprimer mon désaccord ? Cette dernière phrase n'est pas moralisatrice ; elle est humoristique. Elle a valeur de clin d'œil. Et puis, n'est-on pas un peu reçu par ceux auxquels es on accepte d'ouvrir sa porte ? Si c'est là la morale de l'histoire, je la fais mienne. Enfin, cette petite phrase en queue en tire-bouchon, est de rigueur dans un fabliau. Non, non, surtout ne la sacrifiez pas !
Merci. Me voici rassurée. Je me posais la question du coup la question de l'utilité de cette dernière phrase qui, comme tu dis, est une morale huoristique en queue de tire-bouchon !  ;)

Merci de pardonner les éventuelles erreurs orthographiques. Ce texte est le fruit d'une reconnaissance vocale et ma très mauvaise vue ne me permet pas de le corriger. Je n'ai plus accès à la lecture. Ah oui, comment je lis ? Avec un logiciel de lecture vocale, cela existe et c'est idéal pour les malvoyants graves.
J'ignorais que cela existe. Et oui, je ne suis pas du tout à la page quand il s'agit de technologie. Mais je trouve formidable que tu puisses lire (et commenter!) grâce à ce système.

le_buissonnier

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b
« Réponse #7 le: 26 Novembre 2017 à 09:57:25 »
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« Modifié: 13 Mars 2019 à 06:48:29 par le_buissonnier »

Hors ligne Quaedam

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  • Jean-Michel Palaref
Re : La vieille et le soldat
« Réponse #8 le: 26 Novembre 2017 à 15:57:31 »
Salut Elodie.
Ton texte fait plaisir à lire.
Il ressemble à un conte, à une petite fable.
J'aime le fait que tu fasses primer l'action sur la description – somme toute très discrète. Je trouve que ça respecte bien les codes du conte.

Citer
 Plitch. Plotch. Plitch. Plotch.
L'intrusion de ces onomatopées m'a d'abord un peu interpellé, mais finalement je les trouve très bien adaptées à la tradition orale du conte. C'est un peu comme si tu voulais nous le raconter de vive voix.

Pour chipoter un peu
Citer
Le soldat se présenta devant la porte et frappa doucement, ne voulant pas effrayer la dame qui vivait là.
C'est un conte – pour moi – donc la vraisemblance n'est pas au cœur du récit mais... comment sait-il qu'ici habite une dame ?

Pareil pour la bougie. Je suis un peu perplexe – encore une fois c'est une fable – mais comment peut-il savoir que la lueur qu'il voit est une bougie ? Le point de vue est omniscient mais dans la progression de l'action, j'ai trouvé un peu étrange qui doive franchir des barrières et de la « végétation » (les sous-bois?) pour parvenir au corps de ferme mais que, par contre, il sait qu'il s'agit d'une bougie...

Bon sinon en dehors de ces deux éléments, c'est quand même charmant comme récit.:D Merci beaucoup pour cette lecture ^^
 

Hors ligne elodie janssens

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Re : Re : La vieille et le soldat
« Réponse #9 le: 26 Novembre 2017 à 16:17:51 »
.
« Modifié: 26 Novembre 2017 à 16:34:40 par elodie janssens »

Hors ligne elodie janssens

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Re : Re : Re : La vieille et le soldat
« Réponse #10 le: 26 Novembre 2017 à 16:30:14 »
Pour la dernière phrase je te propose : ' Ainsi, si un passant venait à tambouriner à votre porte, invitez-le, et vous serez bien reçu', au lieu de : 'Ainsi, si un passant venait à passer chez vous, ouvrez votre porte et vous serez bien reçu.' Tu évites ainsi une répétition, tu ajoutes de l'humour, du rythme, et le côté moralisateur qui, de toute manière, n'est pas outrancier, passe comme une lettre à la poste  ;). Perso, je mets une virgule après 'invitez'. Mais, bon, on peut s'en passer. Autre chose : au début tu emploies le passé et tout d'un coup tu passes au présent. Tu dis 'Honteux, le soldat détourne le regard'. Moi, j'aurais continué le texte au passé: 'Honteux, le soldat détourna le regard'. Autant de détails techniques qui n'enlèvent rien à à la fraîcheur de ton texte. Continues, c'est chouette ce que tu fais ! Et n'oublie pas : 'Le génie c'est 5% d'inspiration, 95% de transpiration'  ;D

Merciii.
Alors, d'une part, j'ai relu 25 fois mon texte et je n'ai même pas relevé l'erreur grossière sur le temps de conjugaison. Cela a du me paraître logique à ce moment là, mais en fait pas du tout. Donc j'ai corrigé.
Ensuite, j'aime bien la façon dont tu as tourné ma dernière phrase, donc puisque tu me le proposes, je te la piques.
Encore merci à+

Citer
Plitch. Plotch. Plitch. Plotch.
L'intrusion de ces onomatopées m'a d'abord un peu interpellé, mais finalement je les trouve très bien adaptées à la tradition orale du conte. C'est un peu comme si tu voulais nous le raconter de vive voix.
Oui, c'est exactement l'impression que je voulais donner.

Citer
Le soldat se présenta devant la porte et frappa doucement, ne voulant pas effrayer la dame qui vivait là.
C'est un conte – pour moi – donc la vraisemblance n'est pas au cœur du récit mais... comment sait-il qu'ici habite une dame ?
C'est vrai, on peut se poser la question, mais dans la mesure où il a jeté un oeil par la fenêtre où il a vu que la lumière provenait d'une bougie, il a très bien pu voir la femme qui se trouvait non loin.
D'où cette petite phrase :
Citer
Il passa sous le porche et vit clairement la bougie.

Pareil pour la bougie. Je suis un peu perplexe – encore une fois c'est une fable – mais comment peut-il savoir que la lueur qu'il voit est une bougie ? Le point de vue est omniscient mais dans la progression de l'action, j'ai trouvé un peu étrange qui doive franchir des barrières et de la « végétation » (les sous-bois?) pour parvenir au corps de ferme mais que, par contre, il sait qu'il s'agit d'une bougie...
Cela tient du fait que dans le temps (le texte se situe début 20è siècle puisqu'il y est question de la guerre), les fermes se trouvaient au milieu des cultures et des pâtures (délimitées par des barrières capables d'empêcher le bétail de filer. A proximité directe du corps de ferme, il y avait le potager, des cultures... tout le nécessaire à la cuisinière. En me relisant, je ne suis pas certaine d'être très claire,  mais bon voilà.

Bon sinon en dehors de ces deux éléments, c'est quand même charmant comme récit.:D Merci beaucoup pour cette lecture ^^
Merci à toi pour ce commentaire très précis, c'est bien agréable de recevoir de tels lecteurs sur mes textes.   ^^

Hors ligne Claudius

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Re : La vieille et le soldat
« Réponse #11 le: 26 Novembre 2017 à 17:43:59 »
Hello ! je suis passée par là, sans frapper à la porte, elle était ouverte alors j'ai lu ...

J'ai bien aimé cette histoire, ce soldat a du génie (ou l'auteur !) user de ces exemples en comparant son pays à celui de la vieille femme, menant l'idée jusqu'au bout,  il met la grand-mère à sa botte, sympa le cheminement pour amener une personne à retrouver son humanité et son empathie.

J'ai juste relevé une ou deux petites choses :

Citer
il ne remarque pas les poireaux et les salades qui poussaient de part et d’autre de l’entrée de la ferme.

En premier, j'écrirais "remarqua" pour rester dans concordance des temps de l'histoire, et ensuite, je ne vois pas l'intérêt de cette phrase elle n'apporte rien à l'histoire ... sinon qu'on sait déjà qu'il fait très noir.

Citer
Le pauvre homme eut jute le temps

Juste ?
Citer
Madame, chez moi, quand le pain est blanc comme le lait, ma grand-mère fait le fait chanter dans du beurre. mais

Un petit souci de bégaiement ?  :mrgreen: mais ... majuscule.

Voilà, il me semble avoir vu un tiret de dialogue par là aussi qui traîne !

Et pour conclure, j'adore la dernière phrase ! une jolie pirouette qui va bien avec ton histoire ! Une chute comme je les aime, surprenante

 :mrgreen: :mrgreen:





Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

Hors ligne elodie janssens

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  • Barbouilleuse de papiers
Re : La vieille et le soldat
« Réponse #12 le: 26 Novembre 2017 à 17:54:06 »
haha merci du passage Claudius  ;)

Hors ligne andre48

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    • ajranc
Re : La vieille et le soldat
« Réponse #13 le: 26 Novembre 2017 à 20:17:53 »
Bonjour Elodie.
 J’ai bien aimé ton texte, tu as fait en 221 mots seulement une vraie histoire.
Les anglophones ont des catégories bien précises pour les textes, en fonction du nombre de mots maximum, 50, 100, 500, moins de 1000…  Ainsi le texte est apprécié en fonction de sa catégorie.
Bien sûr, si on aime un texte on le souhaite plus long, mais pour moi le tien se suffit tel qu’il est.
« Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination ! » Denis Diderot

Hors ligne andre48

  • Aède
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    • ajranc
Re : La vieille et le soldat
« Réponse #14 le: 26 Novembre 2017 à 20:20:43 »
Bonjour Elodie.  J’ai bien aimé ton texte, tu as fait en 221 mots seulement une vraie histoire.
Les anglophones ont des catégories bien précises en fonction du nombre de mots maximum pour les histoires, 50, 100, 500, moins de 1000…  Ainsi le texte est apprécié en fonction de sa catégorie.
Bien sûr, si on aime un texte on le souhaite plus long, mais pour moi il se suffit tel qu’il est.
« Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination ! » Denis Diderot

 


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