Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

21 Avril 2026 à 10:37:34
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'espagnol

Auteur Sujet: L'espagnol  (Lu 1485 fois)

Hors ligne OnceUponATime

  • Tabellion
  • Messages: 52
L'espagnol
« le: 09 Novembre 2017 à 00:08:18 »
Bonjour tout le monde!

Voici la nouvelle version du texte modifié (et amélioré?) grâce aux commentaires de chacun.
J'ai essayé au maximum de faire attention à l'orthographe, malgré tout j'imagine que certaines fautes m'ont échappées... pas trop j'espere...   :-[

Bonne lecture et merci à tout ceux qui ont contribué à l'amélioration de ce texte.  :mrgreen:


L'espagnol




“Dégage. J'en peux plus. Tire toi.”.
C'est la première chose que je lui ai dit ce soir là en rentrant à la maison. Comme ça. Calmement. Sans un brin d'agressivité dans ma voix. Je n'avais aucune raison de l'être puisque je n'avais absolument rien à lui reprocher. Des semaines sans qu'il n'y ai la moindre dispute.
Ce matin là encore, comme à son habitude, en allant acheter le journal il était passé par la boulangerie. Il y avait pris un croissant et un pain au chocolat qu'il m'avait servi avec une tasse de café au lait et une rose rouge. Comme tous les dimanches matin depuis presque vingt ans.
Seulement voila, cet après-midi là, après avoir désherbé les plants de marguerite et arrosé les acacias, je suis sortie sans prévenir. Ça ne me ressemble pas de faire des choses comme ça. Et quand je suis revenue, les mots sont sortis tout seul. Comme s'ils ne venaient pas de moi.
“Dégage. J'en peux plus. Tire toi”.
J'ai du avoir l'air aussi étonné que lui sur le coup, et puis je me suis ressaisie. Pas lui. Il avait toujours cet air de quelqu'un qui ne sait pas s'il doit rire ou pleurer. Ça fait une drôle d'impression ce genre de tête d'ailleurs. Ça a duré un moment, alors je n'ai rien ajouté. J'ai attendu que la nouvelle fasse son chemin. J'avais l'impression que ça faisait des heures que l'on se regardait en chien de faïence quand il a enfin ouvert la bouche. En réalité ça devait faire une minute tout au plus, mais le temps  parait toujours très long quand on ne sait pas à quoi s'attendre. Il pouvait tout autant fondre en larme, se mettre à hurler, se mettre à rire ou même partir sans rien dire. Même quand on connaît quelqu'un on ne peut pas prévoir le genre de réaction qu'il aura face à ce genre de situation. On dit d'ailleurs que c'est dans ces moments là que la vrai personnalité se révèle.
Mon mari lui, ne s'est pas énervé, il n'a pas pleuré, il n'a même pas bougé. Il m'a juste demandé le plus sincèrement du monde: “Pourquoi?”
C'est idiot mais je ne m'y attendais pas à celle là.
“Dégage. J'en peux plus. Tire toi”.
Je trouvais que c’était suffisant comme explication. Mais quand j'ai entendu ce “pourquoi” sortir de sa bouche, je me suis tout de suite rendu compte que premièrement non, ça n’était pas suffisant pour justifier une telle décision.Surtout après vingt ans de vie commune sans quasiment aucune fausses notes. et que deuxièmement j’étais bien embêtée parce que je savais que si je lui expliquais pourquoi il n'accepterait pas ma décision. A vrai dire je n'y avais pas trop réfléchi, c’était venu comme ça, poussé tout droit de mon inconscient. Je ne peux quand même pas remettre en cause les décisions prises par mon moi profond.
Mais il fallait bien que je lui réponde quelque chose, on ne peut pas laisser les gens dans l'expectative comme ça.
“J'ai rencontré quelqu'un.”
C’était faux bien entendu mais c'est tout ce que j'ai trouvé sur le coup. Je trouvais ça bien comme réponse parce que ça ne laisse que peu de place à l'espoir, là où un “je m'ennuie, on ne fait pas assez de choses” ou un “tu ne prends pas assez soin de moi” par exemple, permet à l'autre d'entrevoir un axe d'amélioration pour sauver son couple. Alors que dans le cas d'un “j'ai rencontré quelqu'un”, on a peu de solution pour régler le problème. J'en ai même rajouté un peu pour bien montrer que c’était fichu.
“Il s'appelle Pedro, il a cinq ans de moins que moi et il est d’origine espagnole”.
Les hommes ont toujours peur des prétendants plus jeunes, surtout si ils ont un coté exotique. Ça marche aussi avec les italiens, les américains, les mexicains. Par contre il faut à tout prix éviter les chinois, japonais et anglais. Ça ne fait pas exotique du tout. Il faut penser mojito et soirée guitare sur la plage, pas séance de méditation et tea time chez les beaux-parents.
Pour l'age aussi il faut faire attention. Cinq ans de moins c'est une arme redoutable, quinze ans ça fait juste penser à une crise de la quarantaine.
A voir la tête qu'il a fait, j'ai tout de suite su que j'avais tapé dans le mille et j’étais plutôt fière de moi d'avoir pu inventer instantanément un mensonge qui tenait aussi bien la route.
“On s'est rencontré il y a quatre mois a une soirée chez Béa. Tu sais Béa, ma collège de boulot qui organise des soirées salsa. Oh je t'assure, j'ai essayé de résister dans un premier temps et on a essayé de couper les ponts à plusieurs reprises, on s'est dit que c’était mieux de ne plus se voir mais c'est trop difficile quand on est loin l'un de l'autre. Je te promets j'ai essayé. On a essayé”.
Je lui ai sorti le grand jeu: le bel homme danseur, la culpabilité de la tentation, la tentative d'oubli. Il ne fallait surtout pas que je lui laisse entrevoir ne serai-ce qu’une petite possibilité de me récupérer.
Il ne manquait plus qu'à en rajouter une petite couche de manière à déclencher en lui un peu de colère envers moi et ça serai parfait. Sinon il risquerai d'être trop larmoyant, de penser que, évidement, il n’était pas un homme assez bien pour moi, que c’était de sa faute si j'avais rencontré quelqu'un d'autre, que ça devait finir comme ça. Alors qu'un peu de colère ça aide à passer à autre chose plus facilement.
“Je t'ai menti. Quand je te disais que j'allais à mes cours de poterie le mardi soir. C’était faux. En fait j'allais le voir lui. Les poteries que je te ramenai c'est Caro qui me les donnais. Moi je n'en ai jamais fait”.
C’était faux bien sur, ces poteries étaient bien de moi, mais l'aveu d'un mensonge prémédité et répété ça marche toujours.
“Je fais mes valises et je m'en vais. Je te contacterai pour savoir quand je viendrai chercher le reste de mes affaires. J'aimerai que tu ne sois pas là à ce moment là. Je ne veux plus te revoir. Plus jamais.”
Voila ce qu'il m'a dit. Il était toujours calme en apparence, mais je sentais aux tressaillements de sa voix qu'il bouillonnait à l’intérieur et pour lui, c’était déjà beaucoup.
A partir de ce moment là, il n'a plus ouvert la bouche. Je pense qu'il avait peur d’être méchant, d'aller trop loin, de dire des mots qu'il risquait de regretter plus tard. Parce qu'il est comme ça mon mari, il est de nature très gentille même dans les moments difficiles. Il était capable de se mettre dans une situation pénible si c’était mieux pour moi. Souvent le soir, je m'endormais sur le canapé, ma tête posée contre son flanc, lui recroquevillé à moitié sur l’accoudoir. Il me faisait croire qu'il était bien comme ça mais je savais qu'en fait il voulait juste que moi je sois à l'aise. Parfois quand je me levais pendant la pub je le voyais discrètement étirer ses jambes endolories par la position recroquevillée. C'est le genre d'homme qui au restaurant ne choisissait pas le plat qui lui plaisait vraiment mais un des plats que j'avais longuement hésité à prendre, pour que je puisse goûter aux deux.
Certain dirai que c’était trop excessif comme comportement, que ça montre un manque évident de personnalité. Moi je sais que c’était juste des preuves d'amour. C’était nos petits rituels à nous et ça me rassurait de savoir que certaines choses étaient immuables. Chaque soir, lorsque Plus belle la vie commençait, il s'installait avec moi devant la télé et regardait tout le feuilleton avec le sourire. Il  n'aimait pas mais savais que j'étais heureuse qu'il partage ce moment avec moi.
On n'avait pas une vie exceptionnelle, plutôt banale même je dirai. On était bourrés de moments programmés, on suivait une routine quasi quotidienne que peu de gens auraient supportée. Presque rien n’était dû au hasard dans notre journée. Mais moi je l'aimais cette vie. J'aimais son coté prévisible. J'aime savoir ce qui va se passer dans ma journée lorsque j'ouvre les yeux. J'aime être rassurée par la répétition des événements.
Maintenant que je suis seule avec mon espagnol imaginaire, je me rend compte à quel point ces petites choses du quotidien sont essentielles à mes yeux. Mais je savais au fond de moi que si mon mari supportait cette vie ce n’était pas parce qu'il l'aimait mais uniquement parce qu'il m'aimait moi. Qu'il voulait mon bonheur coûte que coûte.
La vérité, c'est que cette rupture, c'est la plus belle preuve d'amour que je n'aurai jamais pu lui donner si nous ne nous étions pas séparés. Lorsque je l'ai rencontré, il avait des envies de voyage  plein la tête et des étoiles pleins les yeux. C'est d'ailleurs ce qui m'a plu chez lui. Il était tellement différent de moi. J'aimais son coté aventurier, j'aimais vivre milles vies à travers ses envies tout en restant dans le cocon réconfortant de mon appartement. Comme il me le disait souvent lorsqu'il en venait à se remémorer notre rencontre « j'ai raccroché mon sac à dos quand tu m'as accroché avec ton sourire ». Nous avons un peu voyagé les premiers mois de notre idylle. Lui qui avait l'habitude de partir sur des coups de tête préparaient nos voyages avec la minutie d'un chef d'orchestre pour que je puisse les vivre sereinement. Et puis je suis rapidement tombé enceinte. Neuf mois plus tard, notre petite Chloé à vu le jour et notre avenir s'en ai retrouvé tout tracé, jalonné de couches-culottes, de rires d'enfants et d'albums de famille. Nous avons été heureux tout les trois, mais j'ai toujours su que malgré tout l'amour que mon mari nous portait à toutes les deux, quelque chose s’était brisé au fond de lui. Ses rêves de gosses s'étaient envolés lorsqu'il avait choisi aux détriment des siens les rêves de sa gosse.
Maintenant Chloé à presque vingt ans. Elle vit sa propre vie qu'elle écrit, elle aussi avec des envies plein la tête. Pour ça elle tient bien de son père. Alors c'est à lui maintenant de décrocher le sac à dos et de repartir à la poursuite de ses rêves bien trop longtemps ensevelis. Je n'aurai pas eu les épaules pour l'accompagner dans ses envies de conquête du monde et je sais qu'il ne m'aurai jamais demandé de le faire. Il aime l'imprévisibilité de la vie. Comment aurai-je pu le combler, moi qui ne peux pas me vivre sans le côté rassurant de la routine ?
Chloé me donne de ses nouvelles de temps en temps. Il est au Pérou en ce moment. Je ne suis pas étonnée qu'il ai choisi cette destination en premier, il m'avait tant parler de la beauté du Machu Picchu.
Oui j'ai sacrifié mon rêve de vieillir aux cotés de l'homme que j'aime, mais je suis heureuse aujourd'hui. Par mon sacrifice je lui ai rendu les étoiles qu'il m'avait offert.
Par amour, je lui ai rendu sa liberté.

« Modifié: 12 Novembre 2017 à 22:58:48 par OnceUponATime »
La vérité est dans l'imaginaire

Hors ligne OnceUponATime

  • Tabellion
  • Messages: 52
Re : L'espagnol
« Réponse #1 le: 10 Novembre 2017 à 22:16:23 »
Pourquoi personne ne me met ne serai ce qu'un tout petit commentaire?
Siou plé help!
La vérité est dans l'imaginaire

Milla

  • Invité
Re : L'espagnol
« Réponse #2 le: 10 Novembre 2017 à 22:48:13 »
Salut !

Pourquoi personne ne me met ne serai ce qu'un tout petit commentaire?
Siou plé help!
C'est en patience que se conçoit l'ébranlement du monde, tout ça, tout ça  ;)

au fil du texte :

orthographe :
Citer
n'y ai la moindre dispute.
Citer
prendre un croisant
Citer
Comme tout les dimanches
Citer
les plans de marguerite
Citer
les mots sont sorties
Citer
J'ai du avoir l'air
Citer
je me suis ressaisi.
Citer
que la nouvelle fasse sont chemin.
Citer
je me suis tout de suite rendu compte
Citer
2èmement j’étais bien embêté
Citer
si je lui expliquait pourquoi il n'accepterai
Citer
peut de place
Citer
surtout si ils ont un coté exotique
Citer
Je te promet
Citer
entrevoir ne serai-ce qu’une
Citer
ça serai parfait.
Citer
Sinon il risquerai d'être trop larmoyant,
(imparfait à mon avis)
Citer
c'est Caro qui me les donnais.
Citer
que peut de gens aurai supporté
(j'ai arrêté de relever sur la fin)

Citer
sans quasiment aucune fausse note
mal dit

Citer
A vrai dire je n'y avais pas trop réfléchi, c’était venu comme ça, poussé tout droit de mon inconscient. Je ne peux quand même pas remettre en cause les décisions prises par mon moi profond.
hmmmm c'est ce qu'on fait H24, trier et gérer les idées nos moi profonds. d'autant plus que si c'est des trucs refoulés on a du mal à les admettre donc on les mets encore plus sur la balance je pense. bien sur ça peut sortir tout seul par lapsus ou moment de colère. mais je pense que la réflexion et le doute viennent vite après pour voir ce qu'on en fait.


Citer
Ça marche aussi avec les italiens, les américains, les mexicains. Par contre il faut à tout pris éviter les chinois, japonais et anglais. Ça ne fait pas exotique du tout. Il faut penser mojito et soirée guitare sur la plage, pas séance de méditation et tea time chez les beaux-parents.
:???:

Citer
trop excessif
pléonasme

Citer
que je n'aurai jamais pu lui donner si nous ne nous étions pas séparé.
trop de négations, ça embrouille

hop là, tout lu !

alors sur la forme, c'est un peu dense et je suis sentie un peu embourbée avec ta narratrice sans arriver à m'attacher à elle ou à avoir une émotion spéciale vis à vis d'elle quoi.
Sur le fond, je trouve ça très contradictoire de parler de liberté quand on est dans un trip de sacrifice. Je trouve qu'elle se monte son truc toute seule de façon tyrannique/narcissique en plaideur la grandeur d'âme derrière, et aussi qu'elle décide à la place de son mec de ce qu'il pense, est, doit vivre...  :o :o Enfin je vois pas l'utilité de son truc, alors qu'elle a même pas essayé d'en parler avec son mari et de trouver des solutions. Je vois pas non plus ce qui empêchait la mari de partir en voyage seul certaines période de l'année et en quoi c'est contradictoire avec le fait de rester en couple s'ils sont bien ensemble. Bref, y a pas trop eu d'écho chez moi sur le fond.

Tout ceci dit, ça reste un avis subjectif, ton texte résonnera sûrement chez d’autres lecteurs !

bonne soirée

Milla


Hors ligne Quaedam

  • Calliopéen
  • Messages: 462
  • Jean-Michel Palaref
Re : L'espagnol
« Réponse #3 le: 10 Novembre 2017 à 23:22:42 »
Salut OnceUponAPlume:D

Je vais tâcher d'être constructive dans ma critique. Milla déjà relevé quelques fautes, je vais peut-être en relever aussi, mais je vais essayer d'être light de ce côté pour éviter les redites:D

Citer
je suis sorti sans prévenir.
Sortie

Citer
Comme s'il ne venait pas de moi.
S'ils ne venaient
Tu parles des mots non ?
Citer
“Dégage. J'en peux plus. Tire toi”.
J'aime bien la répétition de ces mots fatidiques. J'aime aussi beaucoup le rythme haché que tu les imposes, comme un (ou plusieurs xD) couperets.

Citer
Il pouvait tout autant fondre en larme, se mettre à hurler, se mettre à rire ou même partir sans rien dire
Le choix de ce temps (imparfait)« pouvait » me paraît un peu étrange au sein de ton paragraphe. Comme le contexte est une rupture, on a l'impression que la narratrice va ensuite utiliser un conditionnel/un futur genre « il pouvait pleurer > Je ne changerai(s) pas d'avis ». Comme ici elle suppose en fait sa réaction, cette utilisation sonne bizarrement.

Citer
 je me suis tout de suite rendu compte que premièrement non
Haha ça m'a fait un peu rire ça.
Je trouve que ton personnage n'est... pas très réaliste. Même si elle a visiblement un caractère cynique voir égotiste (ou pas ^^), elle ne paraît pas si stupide que ça. En dehors d'une sorte de handicap mental, voir un psychopathie légère, je ne vois pas comment elle n'est pas pu anticiper qu'on ne peut pas juste dire « tire-toi » à son mari depuis plus de vingt ans xD Autant une conquête d'un soir ou un vague petit copain, c'est pas très poli mais OK. Mais alors là quand même xD
Je pense que tu veux en dégager un ressort comique, mais à mon humble avis – et ce n'est que le mien – le caractère de ton personnage ne colle pas trop. Ce qui a eu l'effet, chez moi, de me dire « Non mais attend, elle est complètement stupide ! ».

Citer
. Cinq ans de moins c'est une arme redoutable, quinze ans ça fait juste penser à une crise de la quarantaine.
Hum... pourquoi préciser les cinq ans justement ? Je trouve ce passage sur l'âge un peu étrange.

Citer
 il voulait juste que moi je sois à l'aise
Je mettrais une virgule entre « moi » et « je » pour séparer les deux propositions. Ca éviterait de laisser ce « moi-je » assez peu esthétique, d'autant que la phrase est déjà longue.

Citer
 jalonné par les couches,
Je dirais « jalonné de couches » comme on dit « jalonné d'obstacles ».

Citer
 lorsqu'il avait choisi aux détriment des siens les rêves de sa gosse.
Pareil, je mettrais une virgule ici. Je ne suis pas une fanatique de la ponctuation, mais de manière générale, je trouve que ton texte de respire pas assez.

 
Citer
Enfin je vois pas l'utilité de son truc, alors qu'elle a même pas essayé d'en parler avec son mari et de trouver des solutions. Je vois pas non plus ce qui empêchait la mari de partir en voyage seul certaines période de l'année et en quoi c'est contradictoire avec le fait de rester en couple s'ils sont bien ensemble. Bref, y a pas trop eu d'écho chez moi sur le fond.

Je suis assez d'accord avec Milla sur ce point, mais je serais peut-être un peu plus nuancée.
En fait, je pense que tu m'as bien eu sur ce texte et que j'ai marché à fond dans ta narration. En cela, je trouve que ton intention est bien servie par la manière dont tu présentes la situation et mène le lecteur.
D'abord, j'ai trouvé la narratrice forte et directe. Je me disais qu'elle avait une bonne raison – une trahison, une blessure quelconque – pour agir comme ça. Puis, je me suis dit qu'elle était horrible et cruelle, que c'était un personnage détestable. Enfin, je l'ai trouvé assez touchante bien qu'un peu pathétique. Comme Corsaire, je ne suis pas très sensible à ce délire de souffrances et de sacrifices dictés par l'amour. Mais après, même si c'est une vision de l'amour que je ne partage pas ni n'approuve, je trouve que c'est quand même très bien amené.

Pour résumer mon opinion, je trouve que tu réussis admirablement – en tout cas pour sur moi ça marche xD – à faire changer le lecteur d'opinion sur un personnage. Qui plus est sur un narrateur et en quelques lignes. Donc je suis assez charmée par ce tour de force. En revanche, je trouve que ton texte est très (très) compacte et qu'il gagnerait à être plus aéré au niveau de la forme et de la ponctuation. Aucune phrase n'est grammaticalement fausse mais certaines sont pesantes et un peu pénibles à lire. C'est dommage, parce que lorsque tu veux créer un rythme plus haché et rapide, tu y parviens. Je pense qu'il faut que tu trouves un juste milieu pour le reste du récit.

Ta plume est assez agréable, j'aime les personnages cyniques (même si ensuite, la narratrice ne l'est plus vraiment).
Petite remarque : c'est normal de ne pas être commenté(e) dans la minute :D N'hésite pas à attendre au moins 48h avant de faire un premier up. C'est un peu stressant pour les critiques en herbe qui souvent travaillent et mènent leurs vies à côté:D

 

Hors ligne OnceUponATime

  • Tabellion
  • Messages: 52
Re : L'espagnol
« Réponse #4 le: 11 Novembre 2017 à 00:07:31 »
Merci Milla et Quaedam pour vos retour!

Tout d'abord effectivement j'aurai du etre un peu plus patiente sur les retours, milles excuses  :-[

En ce qui concerne votre visions du personnage, non elle n'est pas stupide, je vois plus ça comme une femme qui est consciente depuis des années d'avoir imposée à son mari sa vision de la vie en général et de sa vie de couple. Elle est consciente qu'il s'est accommodé de ce quotidien pour elle et d'une certaine manière l'aime trop pour lui permettre de mettre ses rêves de coté pour elle.
Peut etre faut il que je trouve une autre manière de l'aborder qui fasse plus réaliste ou qui du moins soit plus compréhensible. ou tout simplement que je change totalement la fin et parte sur autre chose. Mais j'aimais bien quand même cette idée de remettre en question sa vie de couple au point d'y mettre fin par amour, ce qui est en soit totalement à l'inverse de ce que l'on fait normalement dans un couple. Vous la trouvez égoïste mais après tout ne serai ce pas le fait de ne pas le quitter qui le serai?... ( à vos copies, vous avez deux heures!

En ce qui concerne le texte en lui même deja merci pour vos retours plus que précis.
Ensuite effectivement le texte à des cotés un peu lourd, je vais le retravailler pour aérer tout ça. J'ai  souvent tendance dans mes écris. à avoir soit une rythmique très soutenue avec des phrases très courtes soit au contraire je pars dans des phrases sans fin. J'ai du mal à trouver un juste milieu.

Merci beaucoup en tout cas pour vos retour qui vont pouvoir me donner de nouveaux axes de réflexion et d'amélioration! Hate de m'y remettre!   :jubile:

Once
La vérité est dans l'imaginaire

Hors ligne Quaedam

  • Calliopéen
  • Messages: 462
  • Jean-Michel Palaref
Re : L'espagnol
« Réponse #5 le: 11 Novembre 2017 à 00:15:09 »
Je t'en prie Once :)
Ne t'inquiète pas, c'est normal de ne pas trop savoir si on doit s’inquiéter à cause du manque de réponses ou si c'est normal :)

Citer
Peut etre faut il que je trouve une autre manière de l'aborder qui fasse plus réaliste ou qui du moins soit plus compréhensible. ou tout simplement que je change totalement la fin et parte sur autre chose.
A toi de voir :) Si tu as envie de conserver cette fin, effectivement, laisser traîner plus d'indices sur cette vision de l'amour serait pas mal (pas seulement dans l'attitude du mari). Ou donner une tonalité différente. Ou dire que ce n'est pas juste un sacrifice pour qu'il réalise ses rêves. Mais parce qu'il dépérit.... Ou qu'il y a eu un élément déclencheur.... Je suis sure que tu trouveras quelque chose de chouette. xD

Bon courage!

Milla

  • Invité
Re : L'espagnol
« Réponse #6 le: 11 Novembre 2017 à 11:49:43 »
yop !

Citer
une femme qui est consciente depuis des années d'avoir imposée à son mari sa vision de la vie en général et de sa vie de couple.
oui mais du coup elle ne sort pas de ce schéma en le quittant, et même au contraire elle décide même de leur rupture toute seule en lui imposant le truc. Du coup si l'objectif est qu'elle prenne conscience et veuille sortir de ça, là elle a foiré son coup.  Et pire que tout, c'est lui qui se retrouve à devoir partir, elle lui impose encore ça.  Toutefois ça colle bien à sa personnalité un peu toxique d'aller jusque là dans sa tyrannie, en se persuadant qu'elle le fait par amour. Donc pourquoi pas.

au plaisir !

Hors ligne braindogs

  • Tabellion
  • Messages: 52
Re : L'espagnol
« Réponse #7 le: 11 Novembre 2017 à 19:08:46 »
Bonjour Once

Merci pour ce texte. Pour revenir sur le délai des commentaires, je te comprends en ce que quand on laisse un texte on a hâte d'avoir un retour. Mais lire, corriger, laisser un commentaire prend du temps. En tout cas pour moi d'autant plus que je suis nouveau.
Sur la forme, tout a été dit par Milla et Quaedam et pour être sincère, je suis incapable pour l'instant de faire des commentaires aussi détaillées  :-[. Je ne vais pas te mentir, le nombre de fautes font que j'ai eu du mal à rentrer dans le texte. J'ai persévéré et je ne le regrette pas.  Les remarques que se fait ton personnage font mouche. La façon dont elle construit son mensonge, la construction de l'espagnol ça sonne juste. De même sur l'attitude du mari : " il est comme ça mon mari, il était capable de se mettre dans un situation pénible..." Je trouve aussi quel la narratrice est forte. Je ne me suis pas attaché à elle, mais tout au fil de la lecture j'étais impatient de connaitre la suite, ses motivations. D'autant plus que le début du texte est brut sur ce point
Quant à sa voir si le sacrifie qu'elle fait pour laisser son mari voyager est crédible. Je ne sais pas. Je connais des gens autour de moi qui ne pourrait pas vivre sans ça. A la 1ère lecture je n'ai pas été choqué, en lisant Milla et Quaedam, je me suis dit que effectivement, apporter plus de précisions comme le dit Quaedam pourrait éviter cette impression ou du moins contextualiser plus. Peut-être garder l'idée du sacrifice pour qu'il retourne à ses voyages mais en précisant mieux en quoi ils étaient si important pour lui, que c'était quelque chose de viscéral. C'est une suggestion bonne ou mauvaise, c'est toi qui décidera.
Voila, désolé je suis encore bref dans mes commentaires, mais j'essaie de m'améliorer. A bientôt pout le prochain texte :)

Hors ligne OnceUponATime

  • Tabellion
  • Messages: 52
Re : L'espagnol
« Réponse #8 le: 11 Novembre 2017 à 21:32:29 »
Bonjour Braidogs!

En ce qui concerne les fautes je suis consciente d'en faire énormement et essaye vraiment de faire attention mais l'orthographe et moi on ne s'est jamais aimé, bien que je sois la première à penser qu'il ne faut pas écorcher notre belle langue française... merci en tout cas d'être allé au bout de ta lecture malgré tout.

Ton commentaire n'est certes pas aussi détaillé mais m'aide quand même à avancer, à construire le personnage, ses motivations et je vais travailler à nouveau le texte en ce sens.

Merci à toi!  :mrgreen:
La vérité est dans l'imaginaire

Hors ligne braindogs

  • Tabellion
  • Messages: 52
Re : L'espagnol
« Réponse #9 le: 12 Novembre 2017 à 09:17:07 »
re once :)

Je me suis autorisé une remarques sur les fautes car toute ma scolarité ( surtout au collège) j'étais un gros cancre en français et je voyais les dictées comme une épreuve. Le tout s'est atténué avec le temps, mais aujourd'hui encore il m'arrive de me poser des questions sur les règles de base.

Tout ça pour dire persévre :) j'ai trouvé qu'il y avait une vraie originalité dans le textes.

Hors ligne Manu

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 538
Re : L'espagnol
« Réponse #10 le: 12 Novembre 2017 à 10:49:01 »
.
« Modifié: 13 Juillet 2022 à 18:03:43 par Manu »

Hors ligne OnceUponATime

  • Tabellion
  • Messages: 52
Re : L'espagnol
« Réponse #11 le: 12 Novembre 2017 à 22:19:36 »
Salut Manu,

tout d'abord merci pour ton message et l’intérêt que tu as porté à mon texte.
Ensuite en ce qui concerne les fautes, non je ne suis pas une flemmarde qui n'a pas envie d'appuyer sur modifier. Je suis actuellement en train de revoir mon texte mais travail (prenant) oblige, j'ai peu de temps à y consacrer alors ça n'avance pas aussi vite que ce que je le souhaiterai mais je te certifie que cela sera fait.

Bonne soirée,

Once
La vérité est dans l'imaginaire

 


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