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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions » art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses

Auteur Sujet: art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses  (Lu 9702 fois)

Verasoie

  • Invité
Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #15 le: 22 Septembre 2017 à 17:51:48 »
Je t'ai répondu par MP !

J'ai juste envie de rebondir sur l'échange entre pehache et Miro (parce que du coup je l'ai lu avec moins d'attention tout à l'heure, mea culpa) pour dire que justement, pehache, si elle ne "relève pas le gant", je trouve qu'il serait de bon ton de lâcher l'affaire, vous avez clairement pas les mêmes priorités et envies sur cette section et c'est pas grave... C'est vachement plus constructif d'en parler sur un sujet à part comme ici, quoi.

(Cela dit je précise que je réponds qu'à ce qui se passe sur ce fil, ayant moi-même déserté la section poésie depuis un bon moment, 'jai pas d'éléments de contexte)



DU COUP pour en revenir au sujet, pehache, ce qui me titille dans ton argumentation c'est que j'ai l'impression qu'elle ne laisse aucune place à des différences culturelles. Ton propos s'applique-t-il uniquement à la poésie française ? Francophone ? Mondiale ? Qu'en est-il de la poésie anglosaxonne, où clairement les enjeux sont différents ? Faut-il adhérer à une certaine "école" de poésie pour faire de l'art ?
« Modifié: 22 Septembre 2017 à 17:56:20 par Verasoie »

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #16 le: 22 Septembre 2017 à 21:13:47 »
STP Alan ne mets pas d'huile sur le feu alors que les gens essaient pour une fois de se raisonner...

EDIT : et pehache merci de ton effort pour t'excuser et te remettre un peu en question (j'ai pas lu tout ton pavé mais des bribes et la suite et je le perçois comme tel)

Merci pour le ton et le fond- et, pas merci, ce que je reproche à bcp, c'est de refuser l'effort. Un "pavé", terme dévalorisant, c'est trop long... trop lourd (moins de 100 lignes, est-ce un si gros effort sur forum littéraire ?). Je ne suis pas adepte du zapping et je crois que pour penser, il faut savoir prendre son temps. Je sais, c'est archaïque, dépassé, mais comment faire autrement?



Je le redis, je n'ai nulle intention de "persécuter" Miro. (Etr ce n'st pas moiq ui reviens sur le factuel) Des vacheries sur mes textes, depuis que je fréquente le forum, j'en ai eu mon lot et autrement plus violents. (Quand j'ai réagi, j'ai été viré.) Je n'ai pas composé de poème, sans la nommer, pour l'insulter, par exemple.
 J'ai réagi, trop fort ? Sans doute, je m'en excuse encore une fois, ce n'est pas Miro, c'est un texte et une signature qui m'ont blessé. J'ai les doigts de pieds plus long que les chaussures, je suis passionné, je ne cherche pas à casser Miro qui doit être, et je le crois, une belle personne. C'est un travers que j'ai voulu dénoncer, un travers que je prends comme un dénigrement. Je n'ai ni le pouvoir ni la volonté de censurer. Je ne suis pas Robespierriste. Je défends des idées, philosophe de formation, j'ai tendance à lire au-delà du factuel pour chercher ce qui, selon moi, s'exprime au-delà des personnes et de leurs intentions. Je ne pense pas que Miro ait jamais eu l'intention de blesser qui que ce soit. Ni d'avilir. Je dis que j'ai perçu un texte comme incarnant un courant progressiste que je combats. Rien de plus.
"DU COUP pour en revenir au sujet, pehache, ce qui me titille dans ton argumentation c'est que j'ai l'impression qu'elle ne laisse aucune place à des différences culturelles. Ton propos s'applique-t-il uniquement à la poésie française ? Francophone ? Mondiale ? Qu'en est-il de la poésie anglosaxonne, où clairement les enjeux sont différents ? Faut-il adhérer à une certaine "école" de poésie pour faire de l'art ?"
Je ne parle que de ce que je connais. Mon anglais est lamentable, sans comparaison avec mon allemand, et encore pire que mon arabe ou mon latin. Je ne connais pas grand chose à la poésie anglo-saxonne.
Si tu peux éclairer ma lanterne, j'en serais ravi. (Ce n'est pas une blague, j'aime apprendre. )
Ceci posé, le monde anglo-saxon subit les mêmes violences que nous, le sort des démunis irlandais, anglais, américains ne me semble pas plus enviable que celui des nôtres. Dans le domaine pictural, par ex., et en dépit de sa célébrité, j'ai tjs été étonné du peu de cas(relatif) que les critiques font d'un  Andrew Wyeth, par ex.
Bref, je ne vois pas trop pourquoi il en irait autrement, globalisation aidant, mais, vu mon ignorance quant à la poésie anglo-saxonne, je crois que je ferais mieux de me taire.





"C'est de se rabaisser que de condamner humiliation, domination et censure ?"
Certes non. Mais accuser, sans argumenter sur des propos qui prônent, au contraire, le combat face à la brutalisation du monde, ça me semble un peu court, pour le moins.
Je le redis (et j'ai effacé la partie factuelle) je parle ici de l'art en général, de la poésie en particulier et les conflits de personne me gavent. Réponds sur le fond au lieu d'en rester aux réactions d'humeur- qui, de plus, me semblent à côté de la plaque.
Bon, je te le dis à toi aussi, ne fais pas ton pehache.
« Modifié: 22 Septembre 2017 à 21:40:39 par pehache »

Verasoie

  • Invité
Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #17 le: 22 Septembre 2017 à 22:30:27 »
Je vais essayer de formuler mes questions plus clairement. Garde à l'esprit que mon instruction poétique s'arrête à la terminale L donc n'hésite pas à verser dans la vulgarisation...

Citer
Le mépris et/ou la méconnaissance affichée, revendiquée des règles de la langue, des figures de style, du rythme, de la recherche sonore, voire de la grammaticalité. Ce ne sont là que « vieilleries », muselières pour la liberté de l’expression du sujet-roi. (11)
Souvent associé à une forme de dénigrement du sens

Je rebondis surtout là-dessus. Les règles de la langue évoluent avec le temps, et changent aussi avec les régionalismes. Quelle "autorité" va pouvoir cautionner, ou non, l'utilisation d'un terme ou d'une formule ? Est-ce que le fait que le verbe "ambiancer" a récemment été ajouté au dictionnaire lui accorde (soudainement) une légitimité poétique ? Ou au contraire, est-ce que le fait que ce soit un terme récent le disqualifie ?

Tu n'as pas parlé de l'utilisation ou non de certains mots donc peut-être que cette question est hors sujet par rapport à ce que tu voulais exprimer. Mais pour rebondir sur la recherche sonore, par exemple : on ne va pas prononcer un mot de la même façon dans le Nord de la France, dans le Sud, au Québec ou au Sénégal. Laquelle de ces prononciations va faire autorité ?

Ce qui me dérange dans ton argumentation (et pourquoi j'ai mentionné la poésie anglosaxonne) c'est un problème de référentiel. Si on décide que la poésie francophone (ou française ? je ne sais pas si tu souhaites distinguer ou non) doit respecter certaines règles, qui les a édictées ? Et qu'est-ce qui leur a donné cette légitimité ?

Je ne suis pas non plus une experte de la poésie anglosaxonne, mais quelques exemples pour illustrer :

The Hollow Men de TS Eliot. C'est une pièce carrément acclamée, c'est un grand classique. Sous le V, le quatrain (Here we go round the prickly pear...) reprend le rythme et certains mots (donc, fatalement pour le lecteur, l'air) d'une comptine pour enfants (Mary had a little lamb). Je ne connais pas les interprétations, mais c'est juste qu'il y a clairement dans ce poème la volonté de faire un lien à l'enfance et/ou au folklore... voire une blague, ce qui me semble exclu pour toi. (Mais je ne t'ai peut-être pas bien compris)

Jabberwocky de Lewis Carroll, qui a l'air d'avoir un rythme et des sonorités irréprochables, à ceci près qu'il utilise une quantité de mots inventés et sans aucun sens. Pourtant je ne pense pas qu'on questionne le fait que les poèmes de Lewis Carroll appartiennent, ou pas, à la poésie.

Bref, comme dit, je ne suis pas une experte en poésie anglosaxonne (et elle n'est pas dépourvue de règles, j'en suis sûre !) mais j'ai l'impression que la poésie anglaise du siècle dernier prenait le même genre de libertés qui t'horrifient aujourd'hui... D'où cette question que je me pose du référentiel, de "qui" ou "quoi" a le droit d'avoir l'autorité de décréter ce qui, ou non, est de la poésie.

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 497
Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #18 le: 22 Septembre 2017 à 23:15:45 »
Citer
Citation de: Ambriel le Aujourd'hui à 16:34:45

    STP Alan ne mets pas d'huile sur le feu alors que les gens essaient pour une fois de se raisonner...

    EDIT : et pehache merci de ton effort pour t'excuser et te remettre un peu en question (j'ai pas lu tout ton pavé mais des bribes et la suite et je le perçois comme tel)


Merci pour le ton et le fond- et, pas merci, ce que je reproche à bcp, c'est de refuser l'effort. Un "pavé", terme dévalorisant, c'est trop long... trop lourd (moins de 100 lignes, est-ce un si gros effort sur forum littéraire ?). Je ne suis pas adepte du zapping et je crois que pour penser, il faut savoir prendre son temps. Je sais, c'est archaïque, dépassé, mais comment faire autrement?

Oui mais déjà le sujet ne me parle pas tellement, et surtout, j'étais au travail et j'aurais déjà pas dû être en train de traîner sur le MdE, donc j'allais pas non plus prendre le temps de lire des posts longs...
Et là il est tard et je vais dormir.
Mais je prendrai probablement le temps de lire à un moment.
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #19 le: 22 Septembre 2017 à 23:19:13 »
Je te réponds, mais gêné, tu me places dans une position professorale qui me gêne aux entournures. Tu en sais autant que moi.

«  Les règles de la langue évoluent avec le temps, et changent aussi avec les régionalismes. Quelle "autorité" va pouvoir cautionner, ou non, l'utilisation d'un terme ou d'une formule ? Est-ce que le fait que le verbe "ambiancer" a récemment été ajouté au dictionnaire lui accorde (soudainement) une légitimité poétique ? Ou au contraire, est-ce que le fait que ce soit un terme récent le disqualifie ? »

Non, absolument pas, pourquoi écrirait-on dans une langue compassée, muséifiée ?
Le « couvercle » de Baudelaire a fait scandale… L’usage de termes dits « prosaïques » est une flèche du poète.
Melon-Degras, poète antillais aujourd’hui décédé et que j’admirais, écrivait ce vers génial :« j’avais à mon carquois les flèches de tout possible » j’aime à transposer cette idée à la poésie. Faire feu de tout bois, ne rien s’interdire a priori, viser la signifiance plus encore que le « sens » comme le dit Meschonnic. [Meschonnic et Dessons, traité du rythme]

« Tu n'as pas parlé de l'utilisation ou non de certains mots donc peut-être que cette question est hors sujet par rapport à ce que tu voulais exprimer. Mais pour rebondir sur la recherche sonore, par exemple : on ne va pas prononcer un mot de la même façon dans le Nord de la France, dans le Sud, au Québec ou au Sénégal. Laquelle de ces prononciations va faire autorité ? «

Le poème a pour cadre une langue, ou un idiome, c’est elle, je crois qui est le cadre même dans lequel s’épanouit la poésie. Maintenant, l’accent régional modifie-t-il réellement la musique ?

« Ce qui me dérange dans ton argumentation (et pourquoi j'ai mentionné la poésie anglosaxonne) c'est un problème de référentiel. Si on décide que la poésie francophone (ou française ? je ne sais pas si tu souhaites distinguer ou non) doit respecter certaines règles, qui les a édictées ? Et qu'est-ce qui leur a donné cette légitimité ? »

Mais je n’ai pas parlé de « respect » des règles ! Foutre non ! J’ai parlé de les connaître, pour pouvoir en jouer, les détourner, bâtir à partir et contre elles. Sinon que faut-on d’autre que « reproduire », ce qui me semble vain et puis, toute reproduction, tout conservatisme est moins bon que le modèle.
L’histoire des arts donne une légitimité, probablement ;  les analyses des procédés, depuis Aristote nous donnent des flèches, mais je suis pour une forme (pensée, voulue) de transgression, non pas tout foutre en l’air mais pas non plus demeurer figé dans un respect mortifère. Sinon, les Diop, Senghor, etc. (voire, moindrement Melon-Degras) enrichissent la langue française à l’évidence. Je ne sais pas bien comment dire : langue française, francophonie, je n’y ai pas pensé et la réponse ne me tombe pas du ciel dans la bouche…

« Je ne suis pas non plus une experte de la poésie anglosaxonne, mais quelques exemples pour illustrer :

The Hollow Men de TS Eliot. C'est une pièce carrément acclamée, c'est un grand classique. Sous le V, le quatrain (Here we go round the prickly pear...) reprend le rythme et certains mots (donc, fatalement pour le lecteur, l'air) d'une comptine pour enfants (Mary had a little lamb). Je ne connais pas les interprétations, mais c'est juste qu'il y a clairement dans ce poème la volonté de faire un lien à l'enfance et/ou au folklore... voire une blague, ce qui me semble exclu pour toi. (Mais je ne t'ai peut-être pas bien compris) »

Et maître Mallarmé : enfants éfants éléphants… Non, la réutilisation du folklore (sans volonté bêtifiante ou infantilisante) ouvre des portes sur le rêve.



« Bref, comme dit, je ne suis pas une experte en poésie anglosaxonne (et elle n'est pas dépourvue de règles, j'en suis sûre !) mais j'ai l'impression que la poésie anglaise du siècle dernier prenait le même genre de libertés qui t'horrifient aujourd'hui... D'où cette question que je me pose du référentiel, de "qui" ou "quoi" a le droit d'avoir l'autorité de décréter ce qui, ou non, est de la poésie. »

Personne n’a le droit, je crois, de dire ce qu’elle est absolument. (On peut, quand même dire qu’une croûte est une croûte.) Les « papes » à la Breton n’ouvrent que des combats stériles, je le crains. La poésie, en tt cas, n’est pas « une », figée.
Ces auteurs que tu cites ne prétendent pas tuer la poésie ni les règles de leurs prédécesseurs, ils respectent, quand même, la plupart des « règles » mais subvertissent certaines, non sans recherche, mais afin, tout au contraire, en se servant du passé de tenter de proposer autre chose. Encore une fois, quel intérêt de faire ce qui a déjà été fait ? Ils détournent, ils manipulent, ils cherchent, ils s’aventurent. Mais ils n’abaissent pas, ne prennent pas le lecteur pour un gogo.
On est bien loin des « ficelles » dont parlait Flaubert qui ne cherchent qu’à faire neuf, qu’à épater le lecteur.
Tardieu a tenté, par exemple, (avec plus ou moins de réussite). Caroll use bien d’une poésie sonore, non ?

Juste un mot pour renvoyer au génial Serge Sautreau et son "l'antagonie". Jeu de mot terrible et cruel dès le titre.
« Modifié: 22 Septembre 2017 à 23:37:11 par pehache »

Verasoie

  • Invité
Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #20 le: 22 Septembre 2017 à 23:53:28 »
Et bien du coup je suis fort perdue parce que je découvre dans tes réponses une façon de penser finalement assez proche de la mienne. J'imaginais (juste de ce que je tirais de tes commentaires) que tu avais une vision bien plus fermée de la poésie, un esprit bien moins ouvert sur l'innovation. (Et attention, ce que je dis là ce n'est surtout pas une accusation que je porte, je le dis pour que tu saches que c'est une image que tu as pu renvoyer). Ravie de constater que ce n'est pas le cas, et un peu attristée de l'avoir cru si longtemps !

Bon, un autre truc qui me chagrine.

Citer
Un refus du travail (Ah ! le tripalium ! ...) au nom des tripes, du vécu, du moi.
Une surévaluation de la « sincérité » (12) qui repose toujours, bien sûr, sur cette hypertrophie de de l’ego isolé, s’autojustifiant au mépris du sens, de l’altérité et du partage.
Le jeu, le caractère ludique (que je chéris au demeurant) supplante le sérieux et la tentative de dire l’indicible.

C’est à cette vision de l’art qui, sous des facettes multiples, se perd dans l’insignifiance et la boursouflure de l’ego (ma production est bonne car elle émane de moi…) que je m’oppose, modestement et après bien d’autres ; c’est cette fausse-monnaie qui, Diogène au-petit-pied, me met en colère. (13)

Je me demande s'il est pertinent, dans la section poésie du MdE, de s'attendre à ce que chaque poème posté soit de l'art, de juger chaque poème posté à l'aune d'une oeuvre d'art.

Je ne veux pas dire par là qu'on n'y poste que des croûtes ! Je me demande juste cette exigence y serait justifiée et constructive. En gardant à l'esprit qu'on est sur une plateforme d'échange, nombreux sont les membres qui postent un poème "sans prétention". Si ce n'est pas "de l'art", est-ce que pour autant cela doit disparaître ?

J'ai été la première à poster des poèmes dans lesquels je n'avais mis aucun effort, mais je n'ai pas l'impression d'avoir participé à la décadence générale de la poésie. La caricature, le jeu, la parodie... n'empêchent pas que la "vraie" poésie (selon tes termes) existe, et ne la menacent pas.

En fait j'ai l'impression que les membres du MdE qui postent bien humblement leurs poèmes (qu'ils y aient mis du coeur, ou du travail, ou aucun des deux) se trouvent les cibles de balles qui n'auraient pas dû les viser, parce que finalement, ce ne sont pas eux qui monétisent et commercialisent une "forme d'art au rabais".

Pour le point de l'ego, personnellement je trouve qu'encourager la création est extrêmement important. "C'est précieux et important car tu l'as créé", oui. Pour moi c'est en débridant la création qu'on arrive aux choses les plus incroyables. Les surréalistes sont allés très loin dans la création, et pas mal de choses qu'ils ont écrites sont imbouffables, mais l'expérience en elle-même est magnifique. Par contre, "c'est de l'art parce que tu l'as créé", non. (Sinon, on vit tous dans des oeuvres d'art, vu que nos maisons ont été créées par quelqu'un).

Ma production est importante, valable, bonne, car elle émane de moi. Qu'elle soit immunisée à la critique, qu'elle soit foncièrement artistique ou d'une bonne qualité, c'est une autre question. Est-ce que tu vois où je souhaite placer la nuance ? Et où est-ce que toi tu la places ? Quel sort est-ce que tu réserverais à l'un de tes propres écrits que tu aurais fait "sous le coup de l'inspiration un lundi matin mais que tu ne retoucheras jamais", par exemple ?

Hors ligne Milora

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #21 le: 22 Septembre 2017 à 23:55:51 »
(Je poste ici d'un point de vue personnel, sans aucun lien avec la modération)
(Je laisse donc de côté, pour ce message, toute opinion sur le caractère agressifs des posts et l'histoire initiale de ce débat)


J'ai lu attentivement tous les posts (de ce fil, de celui d'avant, des sujets concernés en Poésie... ) (solidarité entre auteurs de pavés ;) ) et, tout d'abord, Pehache, je trouve ça bien que, enfin, tu aies pris le temps d'exposer le fond de ton raisonnement. Je plussoie beaucoup Verasoie quand elle dit qu'expliciter calmement le fond de sa pensée, ça n'est pas de l'hypocrisie mais de la pédagogie. (Je plussoie aussi Aube.) Je dois t'avouer qu'à titre personnel, j'hésite toujours à prendre le temps de te répondre parce que je ne suis jamais sûre que tu t'exprimes sincèrement, et que ça ne soit pas une façon de te payer la tête des gens qui te lisent en cherchant un moyen de les offenser (ce qu'on appelle troller, dans le jargon). Je préfère partir du principe que ça n'est pas le cas et que tu as parlé à coeur ouvert. Merci, donc, d'avoir pris le temps et l'énergie de rédiger un long post explicatif.

Ceci posé, une chose me chafouine pas mal dans ton raisonnement initial : où est-ce que tu places la sensibilité personnelle de l'auteur (et du récepteur de l'oeuvre), dans ton analyse ?
Tu montres l'impact de l'historicité sur l'art et sur la façon de l'appréhender actuellement (je te suis, surtout pour les milieux artistiques professionnels, et je pense ici aux arts plastiques). Mais chaque auteur (disons pompeusement : chaque artiste), tout englué soit-il dans son historicité, est doté d'une sensibilité propre (pas au sens d'être sensible à tel ou tel art, mais au sens d'avoir des sentiments, des visions du monde, qui ne sont pas explicables uniquement par la culture dominante de la société où il évolue, mais qui sont le fruit d'une multitude de facteurs qui forment la personnalité de chaque individu). Est-ce que tu considères que la sensibilité et l'envie d'exprimer tel ou tel sentiment ou idée indépendamment de toute recherche artistique est un manque de respect à l'Art ? (je laisse ce dernier terme, vague, pour y faire rentrer tout ce que tu as listé toi-même)
Et surtout : comment tu considères l'être humain derrière le texte qu'il produit ? Tu considère qu'il n'a pas lieu de cité et que tout ce qui compte, c'est le résultat, sans quoi tout son processus d'écriture n'est qu'une farce ? Est-ce que tu considères le fait de donner plus d'importance l'échange qu'à la question de la qualité comme une posture néfaste qui galvaude l'art ? (je crois que c'est là qu'on diverge, mais c'est une vraie question que je te pose)


EDIT : Ah, j'ai posté en même temps que Verasoie, et pour soulever à peu près la même chose... Tant pis, je laisse le doublon ^^
« Modifié: 23 Septembre 2017 à 00:04:13 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Ari

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #22 le: 23 Septembre 2017 à 00:53:00 »
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Personne n’a le droit, je crois, de dire ce qu’elle est absolument. (On peut, quand même dire qu’une croûte est une croûte.) Les « papes » à la Breton n’ouvrent que des combats stériles, je le crains. La poésie, en tt cas, n’est pas « une », figée.
Ces auteurs que tu cites ne prétendent pas tuer la poésie ni les règles de leurs prédécesseurs, ils respectent, quand même, la plupart des « règles » mais subvertissent certaines, non sans recherche, mais afin, tout au contraire, en se servant du passé de tenter de proposer autre chose. Encore une fois, quel intérêt de faire ce qui a déjà été fait ? Ils détournent, ils manipulent, ils cherchent, ils s’aventurent. Mais ils n’abaissent pas, ne prennent pas le lecteur pour un gogo.

Je me demande où vous placez la limite entre le subvertissement artistique des règles et le fait de prendre le lecteur pour un gogo. Depuis le début de ce débat j'ai en tête le poème de Queneau "Si tu t'imagines" que j'avais eu à étudier au bac français et que j'ai toujours détesté. Je pense aussi aux surréalistes qui ont dû être qualifiés eux aussi de soi-disant auteurs qui abaissent et prennent le lecteur pour un gogo (même chose, souvenirs du lycée où le prof lui-même nous parlait en démolissant les surréalistes, j'étais super déçue d'ailleurs qu'il nous présente le surréalisme de cette manière). Il me semble qu'en littérature et dans tous les arts, il y a aussi des choses que l'on essaye, certaines qui marchent (c'est à dire qu'un nombre important de personnes y voient une qualité artistique renouvelée et édifiante), d'autres ne convainquent personne. Il y a des choses plus ou moins fines, plus ou moins travaillées, plus ou moins osées. Mais adorer ceux qui proposent autre chose et subvertissent les règles, tout en qualifiant de "foutage de gueule" ceux qui essayent de faire de même et qui échouent, je trouve ça étrange (surtout sur un forum, où par définition nous ne sommes pas tous ou pas encore des poètes ou des écrivains accomplis, mais où il faut aussi essayer de se faire ses armes).
~ Ari ~

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #23 le: 23 Septembre 2017 à 11:30:26 »
Je vais cesser d’intervenir sur ce fil, j’y prends une position qui ne me plait pas du tout. Je n’ai pas de leçon à donner, à personne.
Je réponds donc une dernière fois.

« Je me demande s'il est pertinent, dans la section poésie du MdE, de s'attendre à ce que chaque poème posté soit de l'art, de juger chaque poème posté à l'aune d'une oeuvre d'art. «

Oui et non.
Oui, parce que si l’on ne vise pas l’art- à quoi bon ?
Non, parce que, effectivement, bcp de débutants n’en sont qu’à un stade de tâtonnement et d’ébauche et que le forum est là pour leur donner un coup de main, sans les prendre pour des nigauds ou des assistés. Mais des égaux.


« J'ai été la première à poster des poèmes dans lesquels je n'avais mis aucun effort, mais je n'ai pas l'impression d'avoir participé à la décadence générale de la poésie. La caricature, le jeu, la parodie... n'empêchent pas que la "vraie" poésie (selon tes termes) existe, et ne la menacent pas. »

Oui et non. La blague, le canular, je suis pour. Se fendre la gueule, dans cette vallée de larmes, c’est tjs bon à prendre.
Mais quand la dérision, le rire de l’ombre hugolien, le ricanement, l’abêtissement deviennent la règle, je crois que ça pue. [ L’ORTF avait une volonté de divulgation de la culture, peu à peu, elle est tombée au niveau du pet et de la vulgarité érigée en règle].



« En fait j'ai l'impression que les membres du MdE qui postent bien humblement leurs poèmes (qu'ils y aient mis du coeur, ou du travail, ou aucun des deux) se trouvent les cibles de balles qui n'auraient pas dû les viser, parce que finalement, ce ne sont pas eux qui monétisent et commercialisent une "forme d'art au rabais". »
J’ai, pour ma part, tjs témoigné du respect aux démarches naïves ou balbutiantes.
Je ne parle pas d’art au rabais, mais de pseudo-production.
Je ne suis pas sûr que nous soyons tjs conscients de ce que nous faisons. Je crois, je fais court, que nous portons bien souvent des valeurs (…) qui nous échappent, par paresse intellectuelle, d’abord, par mauvaise foi, souvent…


« Pour le point de l'ego, personnellement je trouve qu'encourager la création est extrêmement important. "C'est précieux et important car tu l'as créé", oui. Pour moi c'est en débridant la création qu'on arrive aux choses les plus incroyables. Les surréalistes sont allés très loin dans la création, et pas mal de choses qu'ils ont écrites sont imbouffables, mais l'expérience en elle-même est magnifique. Par contre, "c'est de l'art parce que tu l'as créé", non. (Sinon, on vit tous dans des oeuvres d'art, vu que nos maisons ont été créées par quelqu'un). «
Là, je serais en désaccord. On peut produire de la merde(et même avec plaisir) mais l’encouragement a priori de toute production mène, justement, au n’importe quoi. Tout se vaut quand rien ne vaut. C’est l’un des axes de destructions des temps modernes.



« Ma production est importante, valable, bonne, car elle émane de moi. Qu'elle soit immunisée à la critique, qu'elle soit foncièrement artistique ou d'une bonne qualité, c'est une autre question. Est-ce que tu vois où je souhaite placer la nuance ? »

Oui, mais je ne te suis pas. Cf. plus haut.

 « Et où est-ce que toi tu la places ? »
Parmi les connards qui écrivent des choses qui n’intéressent pas grand monde mais qui s’obstinent.

«  Quel sort est-ce que tu réserverais à l'un de tes propres écrits que tu aurais fait "sous le coup de l'inspiration un lundi matin mais que tu ne retoucheras jamais", par exemple ? » »
Je ne fais pas ça. Il m’est arrivé, comme à tt le monde, d’écrire un poème en 5’ (et pas tjs les plus mauvais), mais il va quand même passer par une phase de repos, de tentative de réécriture, etc.





« j'hésite toujours à prendre le temps de te répondre parce que je ne suis jamais sûre que tu t'exprimes sincèrement, et que ça ne soit pas une façon de te payer la tête des gens qui te lisent en cherchant un moyen de les offenser (ce qu'on appelle troller, dans le jargon). »
J’appelle ça un préjugé. Et j’avoue que cette image de mec méchant que vous êtes quelques uns à véhiculer ne m’engage guère à te répondre. Regarde de plus près mes commentaires, avec un peu d’honnêteté au lieu d’écouter ceux qui, sempiternellement, se foutent de ma gueule sans me lire et me conseillent de me barrer.




« Ceci posé, une chose me chafouine pas mal dans ton raisonnement initial : où est-ce que tu places la sensibilité personnelle de l'auteur (et du récepteur de l'oeuvre), dans ton analyse ?
Tu montres l'impact de l'historicité sur l'art et sur la façon de l'appréhender actuellement (je te suis, surtout pour les milieux artistiques professionnels, et je pense ici aux arts plastiques). Mais chaque auteur (disons pompeusement : chaque artiste), tout englué soit-il dans son historicité, est doté d'une sensibilité propre (pas au sens d'être sensible à tel ou tel art, mais au sens d'avoir des sentiments, des visions du monde, qui ne sont pas explicables uniquement par la culture dominante de la société où il évolue, mais qui sont le fruit d'une multitude de facteurs qui forment la personnalité de chaque individu). »

Nous avons tous, bien sûr, une histoire particulière et nous sommes tous différents, par nature, par culture, etc. J’ai relu récemment pas mal d’auteurs de théâtre du XVII… Il y a quand même une sacrée parenté, non ?

« Est-ce que tu considères que la sensibilité et l'envie d'exprimer tel ou tel sentiment ou idée indépendamment de toute recherche artistique est un manque de respect à l'Art ? (je laisse ce dernier terme, vague, pour y faire rentrer tout ce que tu as listé toi-même) »

Si je dis « je t’aime, mon amour », je ne crois pas que ce soit une injure à l’art mais je ne crois pas non plus que ça en soit. En fait, je n’ai pas pigé ce que tu dis.

« Et surtout : comment tu considères l'être humain derrière le texte qu'il produit ? Tu considère qu'il n'a pas lieu de cité et que tout ce qui compte, c'est le résultat, sans quoi tout son processus d'écriture n'est qu'une farce ? Est-ce que tu considères le fait de donner plus d'importance l'échange qu'à la question de la qualité comme une posture néfaste qui galvaude l'art ? (je crois que c'est là qu'on diverge, mais c'est une vraie question que je te pose) »


Je ne le considère pas. Je ne le connais pas. Je ne sais rien de lui. Je ne connais que les textes. Il y a tant de salauds qui ont produit des textes géniaux. Si je devais me demander «qui » écrit, sachant Socrate ne l’a pas fait, ni Jésus, je devrais chercher qui sont les bons types ? Panaït Istrati, Camus, Rolland ? 



« Je me demande où vous placez la limite entre le subvertissement artistique des règles et le fait de prendre le lecteur pour un gogo. »

Ça, c’est une belle question ! Mais trop difficile pour y répondre à la louche sur ce fil.

 « Depuis le début de ce débat j'ai en tête le poème de Queneau "Si tu t'imagines" que j'avais eu à étudier au bac français et que j'ai toujours détesté. »

Ah oui ? Quel dommage. Raymond, poète, romancier, est pour moi un très grand. Pas assez « de gauche » pour qu’on le célèbre à sa juste valeur aujourd’hui.

 « Je pense aussi aux surréalistes qui ont dû être qualifiés eux aussi de soi-disant auteurs qui abaissent et prennent le lecteur pour un gogo (même chose, souvenirs du lycée où le prof lui-même nous parlait en démolissant les surréalistes, j'étais super déçue d'ailleurs qu'il nous présente le surréalisme de cette manière). Il me semble qu'en littérature et dans tous les arts, il y a aussi des choses que l'on essaye, certaines qui marchent (c'est à dire qu'un nombre important de personnes y voient une qualité artistique renouvelée et édifiante), d'autres ne convainquent personne. Il y a des choses plus ou moins fines, plus ou moins travaillées, plus ou moins osées. Mais adorer ceux qui proposent autre chose et subvertissent les règles, tout en qualifiant de "foutage de gueule" ceux qui essayent de faire de même et qui échouent, je trouve ça étrange (surtout sur un forum, où par définition nous ne sommes pas tous ou pas encore des poètes ou des écrivains accomplis, mais où il faut aussi essayer de se faire ses armes). »
J’entends, je crois, dans tes propos, surtout une question sur les frontières, les limites. Je n’ai pas de réponse toute faite. Elles sont invisibles, ces frontières, impalpables.
Pour subvertir les règles, il faut déjà les connaître…
Ça a l’air con, mais pourtant c’est sur ce créneau que je me suis fait le plus souvent bâcher ici. Jusqu’aux vannes bas de gamme de gens bien vus de tous sur ce forum(ah le vieux con va encore nous gaver à expliquer qu’en français il n’y a pas de pieds, juste des syllabes…)
Subvertir, je crois que ça signifie donc une vraie connaissance, puis un jeu avec ces règles, afin de les détourner et, conséquemment, les enrichir.
Pas les abaisser, les nier, les rendre niaises.

Hors ligne Ari

  • Palimpseste Astral
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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #24 le: 23 Septembre 2017 à 12:03:34 »
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J’entends, je crois, dans tes propos, surtout une question sur les frontières, les limites. Je n’ai pas de réponse toute faite. Elles sont invisibles, ces frontières, impalpables.
Je suis totalement d'accord avec toi. C'est pour ça qu'il me semble que l'artiste ou l'auteur peut se tromper, peut essayer qqch et se planter (même si "se planter" est toujours subjectif, on va supposer ici que ça ne le serait pas, car si on prend en compte la subjectivité de la réussite artistique ça devient difficile de mener ce débat qui n'a presque plus lieu d'être). D'autant plus sur un forum d'écriture. La vraie finesse à mes yeux serait alors d'essayer de mettre des mots sur pourquoi telle forme "d'outrepassement" des règles a touché juste, et pourquoi telle forme n'a pas réussi à convaincre. Je pense vraiment que les termes "foutage de gueule" présument trop des intentions de l'auteur. Pour moi, le poème que je citais de Queneau, avec toutes les répétitions et les "xa va", sonne comme du foutage de gueule (oui, je déteste vraiment ce poème ^^). Mais je sais qu'on peut le voir autrement. Tant mieux pour lui que ça ait plu ^^ .

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Subvertir, je crois que ça signifie donc une vraie connaissance, puis un jeu avec ces règles, afin de les détourner et, conséquemment, les enrichir.
Je pense que même avec une vraie et solide connaissance de toutes les règles, on peut essayer des façons de les subvertir et se planter en beauté (c'est le propre de toute tentative de renouveau de risquer l'échec). A l'inverse je pense que certaines personnes ont une belle sensibilité intuitive de ce qui peut créer ce renouveau, même sans réussir à mettre des mots dessus, ils vont oser quelque chose et pour une raison X ou Y, ça marchera. Du coup je ne pense pas que la frontière impalpable dont tu parlais plus haut puisse être discernée en imaginant d'un côté les ignorants qui tâtonnent et transgressent de travers, et de l'autre les connaisseurs intellectuels qui savent mathématiquement où frapper juste. C'est plus complexe que cela à mes yeux.
~ Ari ~

Aube

  • Invité
Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #25 le: 23 Septembre 2017 à 13:02:13 »
Tu ne donnes pas de leçons pehache le poète, tu exprimes ton avis, et c'est hyper soulageant, d'autant que c'est censé être l'acte fondateur en démocratie/communauté ^^ Cette discussion est très intéressante, je suis certain que je ne suis pas le seul à le penser.

 


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