Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

21 Juillet 2026 à 13:15:54
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Z

Auteur Sujet: Z  (Lu 5777 fois)

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
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Re : Sociopathe
« Réponse #15 le: 23 Septembre 2017 à 14:38:24 »
C'est ce que je voulais savoir, si l'ambiance était vraiment présente, en ce qui concerne le fond, j'aimerais trouver quelque chose de sympa mais pour l'instant je trouve rien ^^

Hors ligne katell

  • Tabellion
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Re : Sociopathe
« Réponse #16 le: 23 Septembre 2017 à 15:50:15 »
Si tu cotoies toujours la personne et que ce que tu as écris est un peu autobiographique mais poussé à l'extrême oui ca peut confirmer que.... tu l'aimes toujours ahah et que tu espères toujours un retour à ton amour déchu quelque part, ça fait un peu érotomane, le fait de penser qu'une personne t'aime dans le fond, mais n'ose pas l'assumer, ou ne s'en rend pas compte ou pas encore.

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
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Re : Sociopathe
« Réponse #17 le: 23 Septembre 2017 à 17:05:49 »
La vraie histoire est bien plus complexe xD Je cotoie toujours la personne que j'ai aimé parce que nous étions très proche et complice. On a essayé mais ça n'a pas marché. Je l'aime toujours mais d'une autre façon, en tant qu'ami :).

Hors ligne katell

  • Tabellion
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Re : Sociopathe
« Réponse #18 le: 25 Septembre 2017 à 00:09:44 »
Courage à toi!

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
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Re : Sociopathe
« Réponse #19 le: 25 Septembre 2017 à 13:50:00 »
C'est gentil à toi, merci !

Hors ligne cookiemomo

  • Plumelette
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Re : Sociopathe
« Réponse #20 le: 27 Septembre 2017 à 00:58:32 »
Bonsoir Mephisto, je vais être franc, j'ai adoré et par moment s'est érigé un superbe rictus au coin de mes lèvres. Car je trouve ton sociopathe plus burlesque que glauque, un peu comme une comédie horrifique et ses répliques sont juste à mourir de rire si on veut comme moi les percevoir à un degrés autre. ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
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Re : Re : Sociopathe
« Réponse #21 le: 27 Septembre 2017 à 17:53:06 »
Bonsoir Mephisto, je vais être franc, j'ai adoré et par moment s'est érigé un superbe rictus au coin de mes lèvres. Car je trouve ton sociopathe plus burlesque que glauque, un peu comme une comédie horrifique et ses répliques sont juste à mourir de rire si on veut comme moi les percevoir à un degrés autre. ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D

mdr ce n'était pas de base l'effet désiré, contrairement à certains autres textes ! Mais content que ça t'ai plus :)

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
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Re : Z
« Réponse #22 le: 02 Octobre 2017 à 17:10:26 »
Ajout du chapitre 2 "Trop tard est encore trop tôt" et chapitre 3 "Je suis ton ombre" BONNE LECTURE !

ps: modification du titre, encore une ébauche, c'est juste mieux que d'afficher une maladie psychologique qui n'est pas du tout la bonne ;)

Hors ligne Ari

  • Palimpseste Astral
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Re : Z
« Réponse #23 le: 02 Octobre 2017 à 21:57:02 »
Bonjour Mephisto,

J'ai lu les ajouts mais de nombreux passages étaient beaucoup trop embrouillés pour moi. De plus, on change de narrateur ou de point de vue de façon pas très claire : dans l'ensemble, on se situe toujours globalement du point de vue de Z ? Mais parfois à la première personne, parfois à la troisième... Au total, peut-être que je me trompe mais je n'ai pas l'impression que tu saches beaucoup mieux vers où tu souhaites mener ton histoire.

Je pense aussi que le regard de l'auteur (je dis bien l'auteur et pas le narrateur) n'est jamais neutre pour un tel sujet et que le lecteur le ressent forcément. Que ressens-tu, toi, pour Z ? Une fascination un peu glauque ? De l'empathie ? Du mépris ? Veux-tu décrire sa folie ? Veux-tu que le lecteur s'attache à lui ? Veux-tu que le lecteur le déteste ? A la fois tu accentues des traits de caractère qui semblent complètement fous chez Z, et à la fois on dirait que tu essayes de le défendre. Là encore je trouve que ta position n'est pas assez bien définie pour que tu arrives à faire passer un message à ton lecteur.

Au total, je continue de ressentir un certain malaise en lisant ton texte. Je continue de penser qu'un tel sujet (car pour moi on est en plein dans l'agression sexuelle, même s'il n'y a pas (encore?) de viol, clairement la nana attachée toute nue au mur d'une cave, crois-moi elle est déjà traumatisée) ne peut pas être traité n'importe comment. Mais chacun ses goûts et si c'est ton souhait de rester dans la gratuité je vais arrêter de rabâcher les mêmes choses  :-[ et te laisser écrire tranquillement ^^ !

Bon courage pour la suite.
~ Ari ~

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : Z
« Réponse #24 le: 03 Octobre 2017 à 10:55:29 »
Il n'y a aucun interdit pour moi. Sur wattpad on trouve des textes élogieux sur le terrorisme, une histoire d'amour entre une femme esclave et un terroriste, justemment parce qu'il est terroriste. Ici, je ne traite pas du viol ni même de l'agression sexuelle, je traite d'un homme brisé par l'amour et la femme qu'il aime, le danger du sentiment amoureux, le mal qu'il peux te faire et à la fois le bien. Le point de vue est comme tu le dis assez confus, et ça c'est voulu, nous ne savons pas qui est le narrateur et c'est le but, le narrateur se sert de l'histoire de Z et on comprend qu'il en fait presque l'éloge, qu'il le comprend.

Mon regard sur cette oeuvre est personnel, Z est le côté le plus sombre de moi, comment te dire. Ce que l'amour peut nous faire, ce que j'ai cherché au plus profond de moi afin de l'écrire sur le papier. Encore une fois, je n'ai aucun probleme psychologique, ce n'est pas parce que tu écris un personnage qu'il l'est que tu l'es toi même (le silence des agneaux? Memento? Split? A ce que je sache, ils n'ont pas de problemes ^^), je me suis simplement servie de mon expérience et des émotions pour écrire. Je veux que le lecteur le comprenne, c'est tout. Bien sûr que je le défends, sinon il n'y aurait aucun intérêt, je veux dire par là que je n'veux pas stigmatiser et enfermer ceux qui souffrent réellement de ce problème, c'est un texte qui cherche à faire réfléchir, enfin, j'essaye :).

Certes, la jeune fille est sûrement traumatisée, mais regarde et même lot le silence des agneaux, parfois, une fille peut tomber amoureuse d'un dangereux psychopathe. Et ce n'est pas une agression sexuelle, mais un kidnapping. Et non il n'y aura pas de viol, car le but n'est pas de faire l'éloge de quelquechose qui me répugne, mais de pointer quelque chose. Si tu trouves que ce texte est trop cruel à tes yeux, je suis désolé, mais pourtant il n'y a quasiment rien de choquant là dedans, enfin, je ne crois pas. Tu peux traiter ton sujet comme tu le veux homme comme femme, du moment que ça ne tombe jamais dans la gratuité et non, ce n'est pas de la gratuité. Si tu veux que j'écrive de la gratuité, le sujet aurait déjà été violé et tué par exemple.

Désolé pour ce gros pavé, il fallait que je te réponde sur certains points. En tout cas merci pour ton point de vue et merci d'avoir lu, le débat est toujours ouvert :)
« Modifié: 03 Octobre 2017 à 10:58:10 par Mephisto »

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
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Re : Z
« Réponse #25 le: 18 Octobre 2017 à 10:18:09 »
Petit up :)

Aube

  • Invité
Re : Z
« Réponse #26 le: 18 Octobre 2017 à 16:32:45 »
Salut !  :)

Corrections d'abord :

Citer
   Il n'y avait qu'une lumière grésillante dans cette cave miteuse et souillée d'excréments de rats .
Espace avant le point et pas après.

Citer
De ses yeux bleus émanaient un étrange désir.
émanait

Citer
inaccessible et cruelle, maquillée
pluriels

Citer
-Putain mec, vas tu arrêter de sauter tout ce qui bouge ?
vas-tu

Citer
-Ça se tiens. »
se tient

Citer
-Qui...qui êtes vous ?
êtes-vous
Citer
Le père Noêl.
Noël
Citer
les problèmes, je t'ai remmené ici.
ramenée
Citer
Citer
-De…(perdue, la victime se mit à trembler) mais...mais...mais QU'EST CE QUE TU BRANLES ?
qu'est-ce que
Citer
Tu ne te souviens pas avoir signé pour 50 nuances plus caverneuse ?
caverneuses. 50 en chiffre n'est pas élégant si tu ne fais apparaître que c'est un titre dans ta typo. Et même, chez certains c'est rédhibitoire.

Citer
-Je suis à poil en plus ! Relâche moi connard !
Relâche-moi

Citer
-Ne me viole pas...pitié….

espace à ajouter. Quatre points après pitié...


 
Citer
Maintenant dis moi que tu te souviens de moi ! Dis moi ce que tu m'as fait !
dis-moi, deux fois
Citer
Ais-je raison ?
Ai-je
Citer
Peut on blâmer un homme amoureux ?

Citer
-Libère moi…

Peut-on

Citer
-Je veux au moins savoir à qui je parle..,
faute de frappe sur les points

Citer
-Devine. Dans les dizaines de mecs à qui tu a le brisé le coeur
le en trop.
Citer
Lui ne t'aimes que parce que tu baises bien. Lorsqu'il ne t'auras plus, une autre fille te remplaçera.
t'aime, t'aura, remplacera
Citer
   Le duo de journaliste racontait que Juliette avait été enlevé aux alentours de 21 heures, un Mardi
journalistes, enlevée, mardi
Citer
  Le loup et l’agneau, la fable du psychopathe, laissez moi vous la conter.
laissez-moi

Citer
une assiette de pâte carbonara.
pâtes
Citer
Tombée de fatigue, l’homme caressa ses cheveux et la réveilla, tendrement.
Tombée semble se reporter à "l'homme", il faut modifier pour qu'on comprenne même à l'oral.

Citer
la mou
la moue

Citer
-Détache moi...cela fait des jours que je suis ici, attachée.
Détache-moi

Citer
-Que veux tu dire ?
veux-tu

Citer
-Détache moi simplement…
Détache-moi

Citer
nourrit à l’amour et à l’espoir.
nourri

Citer
entoura les pattes autour puis la fit manger.
pâtes

Citer
le souvenir que provoquait ses yeux à la fois démoniaque et apaisant. Elle n’y parvint pas. Pourquoi était il à la fois si menaçant et à la fois attentionné ?

provoquaient, démoniaques, apaisants, était-il

Citer
Or, tu n’a jamais sû attérir,
su, atterrir

Citer
a célébrité ? Je te l'offre dans la mort. »
La

Plus en profondeur :

Citer
Elle vacillait de tout côté lorsque celle-ci, impuissante, recevait les coups ingrats de son propriétaire.
Cette phrase est assez étrange, j'imagine la lampe tabassée par le proprio de la cave, je ne comprends pas. Le "ingrats" est obscur aussi.

Citer
L'étrange homme assis sur un tabouret, fixait la jeune femme encore endormie.

"L'étrange homme" l'épithète en premier accroche pas mal à la lecture, ça sonne bizarre.

Citer
Pour patienter, l'homme passa son temps sur Facebook,
"passa son temps" je trouve ça étrange dans le contexte, on a l'impression d'une durée longue et très floue en même temps, mais qui pourrait durer plusieurs jours. "du temps" serait plus naturel, ou autre. "Passer son temps", pour moi, ça sonne comme une habitude plutôt qu'un état immédiat.

Citer
au visage éteint au même endroit que le joint de leur rencontre
Comparaison bancale "au même endroit que le joint" c'est assez obscur. "le joint de leur rencontre" on doit faire un effort d'imagination pour comprendre. La phrase entière résonne mal avec le précédent "maquillée par l'amour" qui était plutôt tendre et évocateur, pas assez fort pour être d'une ironie efficace, et donc y a une impression d'incohérence entre les deux phrases.

Citer
jamais ce qu'il croyait être enfin la bonne ne l'était.
Je comprends l'effet de répétition souhaité mais comme la proposition n'a pas la même structure que la précédente ça échoue. C'est très bancale et on dirait plutôt "celle" que "ce" à part si tu veux continuer sur l'objectification de la femme, mais dans ce cas ça ne passe pas parce qu'on lutte déjà pour comprendre la proposition, et ça ne fait qu'ajouter un trouble à la lecture.

Citer
« -Yo mec ! Tu fais quoi ce soir ?
-Plan Q.
-Putain mec, vas tu arrêter de sauter tout ce qui bouge ?
-Faut bien suivre le mouvement.
-Toi qui disais que la baise était aussi distrayante qu'un candidat de télé-réalité...
-Statistiquement, il y a plus de chance de tomber sur la bonne en en baisant une centaine qu'en attendant qu'elle ramène son petit cul dans ta vie.
-Ça se tiens. »

Le dialogue est vraiment pas mal dans son rythme, par contre on dirait plus un dialogue oral (bien maîtrisé !) qu'un échange sms.

L'inversion sujet verbe du "vas-tu" sonne bizarrement pour moi, mais ça me fait penser au québecois, du coup c'est peut-être pour ça. Si toi ou tes personnes sont québécois ça passe du coup  :mrgreen:

Citer
Ayant écourté la discussion, entendant le bruit des chaînes provoqué par les spasmes de sa victime, tel un chien rêveur, celui-ci releva la tête, puis, jugea bon de patienter encore un peu.
La phrase est un peu longue, je pense que tu peux essayer de redécouper l'action pour qu'on la suive en même temps que ton perso. La métaphore du "chien rêveur" est incongrue mais intéressante et assez imagée. Par contre son introduction "tel un" sonne artificielle et elle perd toute son impact.

Citer
-De…(perdue, la victime se mit à trembler) mais...mais...mais QU'EST CE QUE TU BRANLES ?
Les parenthèses passaient pour la narration interne du personnage, mais là ça fait vraiment commentaire extradiégétique, ça casse l'immersion complètement. La réaction agressive plutôt qu'effrayée sonne faux. Les majuscules ne sont pas nécessaires, c'est le moyen cheap de faire comprendre qu'elle crie. ^^

Citer
-Je suis à poil en plus ! Relâche moi connard !
La colère est vraiment étrange, je pense qu'elle a plus de problèmes que lui. Une réaction appropriée serait la terreur plutôt. Cette terreur peut s'exprimer dans l'agression verbale, mais là on n'a aucun indice sur ce fait donc ça fait vraiment bizarre, ça allège presque la situation. Genre on se dit "oh elle a pas l'air d'avoir peur, ça doit pas être si grave du coup". Elle ne semble absolument pas perturbée ou effrayée par sa nudité, plutôt scandalisée et énervée, c'est assez absurde.

Citer
-Ah non. On va imposer quelques règles. Si tu cries, je te fais mal. Si tu souris, je te fais du bien. Tu vois, rien de compliqué.
Trop brutal, ça va trop vite. On n'a pas le temps de comprendre le personnage, on essaie de s'y projeter mais on n'y croit pas, on ne voit que l'auteur qui écrit ce personnage sans y croire trop. On a besoin d'indices, si d'un point de vue interne, des émotions de la part de la victime ou de l'agresseur, si d'un point de vue externe, d'indices quant aux états d'esprit des persos : illisible et froid (ou contenant une certaine excitation) pour l'agresseur, effrayée (ou en colère mais c'est étrange) pour la victime. Là on n'a rien, on ne comprend pas les enjeux de la scène, la tension ne se construit pas, ce n'est pas effrayant parce que la victime est sur l'agression bravache, que l'agresseur ne donne pas l'impression d'exercer la moindre emprise sur elle à ce stade du texte. Du coup on ne croit pas aux persos ni à la scène, on a juste l'impression qu'il s'agit d'un fantasme décontextualisé posé à l'écrit, sans aucune pensée pour un éventuel lecteur. Ce qui échoue donc à provoquer un autre effet qu'une légère hébétude, sceptique.
Citer
-Espèce de taré ! Va crever !

Pareil, la tension échoue complètement. Aucune empathie pour la victime, réactions incompréhensibles face à un inconnu dans un scénario d'agression sexuelle, avec viol et meurtre à la clé (pas forcément dans le texte mais dans le stéréotype habituel de ces situations), en situation d'impuissance et de vulnérabilité. Si elle a les tripes de l'insulter c'est qu'elle est bien plus atteinte que lui ^^
Citer

   L'homme rangea son smartphone et se leva de son tabouret, allant chercher un karambit sur une table Ikéa au nom imprononçable.
Les détails du quotidien tombent comme un cheveu sur la soupe. Ces détails ne sont pas un problème en soi, mais comme la situation parait déjà si irréelle, leur présence paraît vraiment forcée.

Citer
Parce qu'il jugeait bon d’impressionner sa victime avec quelques tours de passe-passe appris par ses confrères youtubeurs, celui-ci fit tournoyer le couteau autour de sa main droite, et, en s'asseyant brusquement devant sa victime, il posa le bout de la lame contre la poitrine de la victime :

Tourner en dérision l'agresseur avant qu'il ait prouvé être quelqu'un de dangereux (même sa victime ne le considère pas ainsi) c'est vraiment assassiner à bout portant la tension/l'horreur de ton texte ^^

Répétition de victime.

Citer
-Dis moi, es-tu aussi bonne que tu en as l'air ? (un sourire malsain se tissa sur ses lèvres)
-Qu'est ce que tu vas me faire…(le visage empli de peur)
Les commentaires en parenthèses achèvent définitivement tout espoir d'immersion ^^ La peur apparaît brutalement à la vue du couteau, c'est un peu con. Pour pousser l'anxiété du lecteur, il aurait fallu jouer sur l'anticipation de la victime : est-ce qu'il a un couteau ? est-ce qu'il va me violer ? Finalement les intentions du texte sont extrêmement floues : on ne sait pas si on doit entrer en empathie avec l'agresseur, comme le laissait présumer le début du texte, ou avec la victime dont les réactions sont trop peu réalistes et qu'on n'a perçoit que du point de vue de l'agresseur. Du coup on n'entre pas en empathie, avec aucun des deux, on observe des comédiens répéter une scène.

Citer
-Moi ? Nan, je suis pas ce genre de mec. Tu vois moi, je suis le mec soft, celui qui respecte les femmes, qui ne tente rien quand elle dit non. Mais la gentillesse ne paie pas, alors j'utilise un autre moyen.
-Alors pourquoi me foutre à poil?
-Il n'y a rien de plus beau que le corps d'une femme. Ces petites poignées d'amour...(fit-il en parcourant le corps de la femme de la point de son couteau), ces hanches bien dessinées…
-Relâche moi !
-Tu resteras là tant que je l'aurais décidé. T'a un mec, non ?
Tout ce passage pue le cliché : la fille qui se repose entièrement sur son hypothétique mec pour s'en sortir et pour menacer, le fétichisme du corps féminin par le personnage homme qui en profite pour le commenter, quasiment en adresse directe au lecteur comme pour le faire fantasmer... Le tout respire l'immaturité et le stéréotype  :/ Dans cette situation je la verrai plus menacer l'agresseur de représailles judiciaires/policières ou j'essaierai de apitoyer en désespoir de cause je pense. L'argument du copain tueur pourrait être balancé en tant qu'ultime rempart, ridicule, mais qui ne prêterait pas à rire si le lecteur comprend qu'il est motivé par le désespoir. La victime est toujours beaucoup trop véhémente et énergique dans ses propos, à ce stade ça fait longtemps qu'une personne normale paniquerait franchement (se débattre, frapper s'il s'approche, crier de toute ses forces à l'aide) ou aurait la voix brisée, serait intimidée et donc plus léthargique, avec des phrases courtes et laborieuses qu'elle se forcerait à prononcer pour demander avec angoisse ce que le type compte faire d'elle.

Citer
-Il t'aime ?
-Bien sûr qu'il m'aime.
Pourquoi elle lui répond XD ? Admettons qu'elle soit en colère, il n'y a aucune raison pour qu'elle saisisse la perche tendue par l'agresseur en lui donnant une emprise sur elle. ça aurait été pour moi le moment le plus propice pour déclencher sa colère et son refus de coopérer.

Citer
-Ta gueule ! Maintenant dis moi que tu te souviens de moi ! Dis moi ce que tu m'as fait !
-J'ai rien fait ! Je sais pas qui tu es !
-Tu trouvais ça marrant de tester d'autres mecs hein ? Tu trouvais ça marrant de faire ta désirable hein ? Tu sais ce qui se passe maintenant ? Tu es à moi !
-T'es complètement taré ! A l'aide !
-Ferme ta gueule ! Tu sais très bien qui je suis. Pendant que tu baisais encore avec ton mec, tous les jours, tu cherchais ailleurs : tes petits signes, tes manies, tes jeux de séduction. Ton bonheur me rend fou, ce mec ne t'aime pas comme je t'aime ! Tu ne m'aimes pas ? Moi je vais t'aider.
-TU TE TROMPES ! JE NE TE CONNAIS PAS !
-Tu seras à moi, rien qu'à moi. Moi je te promets que tu le seras. Parce que si l'amour n'a pas voulu de moi, je l'ai traqué. Tu es l'amour que je recherchais. Tu es celle que j'ai traqué. Tu n'as pas voulu de moi. Tu n'auras plus le choix.
Ce dialogue provoque encore une fois le malaise, pas parce qu'il est glauque ou dérangeant, mais parce qu'en admettant que le texte semble nous orienter plus vers la mise en empathie envers l'agresseur qu'envers la victime, ce petit discours vu et revu sur la culpabilisation et la sexualisation des meufs on sait pas trop comment le recevoir. A ce stade les deux persos sont peu engageants : l'une est agressive, plaintive, et se cache derrière son petit ami, l'autre est un gros agresseur sexuel machiste fantasmé tourné en dérision par le texte qui ne semble effrayé qu'à grand peine sa victime. Il faut qu'au moins l'un des deux personnages accroche le lecteur pour qu'il veuille connaître la suite de l'histoire ! ^^

Citer
Qu'y a t-il donc de plus beau que l'amour ? Je vous mets au défi de me contredire. L'amour est un sentiment naturel, incontrôlable, qui naît sans avoir été conçu. Il offre à son géniteur des sensations, des émotions, des désirs qu'au delà de son espérance, ce dernier n'avait jamais été cherché. L'espérance est comme ce brave guerrier barbu, menant le bataille tel un condamné à mort dans sa dernière prière, luttant contre la déception et pour la rédemption. Non, je ne parle pas de la Liberté. Elle ne se manifeste que dans l'esprit de ceux qui sont aveugle. Personne n'est totalement libre, car si l'on ne bride pas la nature de l'homme, celle-ci dépasserait toutes les limites morales. L'amour réciproque est le seul vrai amour.  L'homme amoureux espère être aimé. La haine apporte l'amour. L'amour apporte la haine. Un cycle infini et scellé ? Non. Il y a ceux qui refusent la dure réalité. On peut faire naître l'amour là où il y a des cendres. Je dirais que c'est un Phoenix.

La rupture de rythme est bienvenue, ça fait comme une respiration soudaine, on peut engranger la première scène et l'assimiler.
Citer
Qu'y a t-il donc de plus beau que l'amour ? Je vous mets au défi de me contredire.

Contredire une question rhétorique c'est déjà vachement audacieux, je pense pas que ton défi arrêtera un individu prêt à le faire ^^ Plus sérieusement, il faudrait que tu fasses une affirmation pour qu'on la contredise, la question rhétorique ça marche pas là.
Parler de "géniteur" (ce qui veut dire "papa" on est d'accord) de l'amour est assez obscur, d'autant que tu précises de façon un peu confuse que l'amour "n'a pas été conçu" ce qui est une contradiction, mais le reste passe. Le thème de la pulsion est abordé, et le paragraphe réflexif ne résiste pas si on travaille un peu le sujet, on ne sait pas encore trop comment le prendre : si c'est une vision directe de l'auteur ou si c'est le personnage qui parle/pense, ce qui confirmerait le point de vue interne de l'agresseur, peu clair jusqu'à maintenant. Pour renforcer l'impact de la comparaison au Phoenix, je l'annoncerai d'un air sentencieux un peu plus tôt, genre "L'amour est un Phoenix." mystérieux et tout et après tu files ta métaphore jusqu'à parvenir à la conclusion. Là c'est comme une trouvaille un peu tirée par les cheveux qui n'est soutenue que par les quelques dernières phrases du développement, dont la conclusion a peu d'impact du coup.

La majuscule a Liberté, pour moi, attire inutilement l'attention, sauf si c'est un thème plus tard développer dans le texte.


Citer
   Pourquoi est-ce que l'on parle vous et moi ? Ou plutôt, pourquoi suis-je le seul à parler, pourquoi m'écoutez vous ?

Interpellation du lecteur qui confirme le point de vue interne. Je conseille donc de retravailler en profondeur la première partie, du point de vue interne de l'agresseur, en décrivant ses impressions, sentiments, attentes etc. ce qui pourrait laisser entrevoir ses motivations avant un dialogue explicatif moins élégant.
Citer
Ais-je raison ? Personne ne détient la Vérité absolue, ou alors, il y aurait des milliards de cadavres pourrissant en attendant que les vautours leur ôtent la vie. Triste réalité, car à ce que je vois, vous avez déjà pleuré la mort d'innocents tués pour l'irrespect de cette même vérité.
Je n'ai pas du tout compris ce passage.

Citer
Je vous parle, mais vous ne connaissez rien de moi. Vous ne connaissez rien de lui. Qui était donc ce psychopathe ? Qui suis-je ? Il n'y a pas de valeur à le savoir. La folie est en chacun de nous. Que feriez vous par amour, par refus de solitude ? Peut on blâmer un homme amoureux ? Trop de questions, trop de flou dans vos esprits. Ce flou n'est qu'une parcelle des émotions de la victime: une bousculade de questions comme une star affublée d'une multitude de photos, rapide, irritante et indigeste. Oui, les photos ne se mangent pas. Dans le cas inverse, il y en aurait des obèses. Mélangez cela à de la peur, cette hallucination du coin de l'oeil qui guette votre dernier soupir. Une faucheuse ? Voyons, tout ceci n'est que du folklore ! N'empêche que la mort n'est jamais loin.

Ce passage commence à un semblant d'auto-justification du personnage avec la figure classique du "je suis plus proche de vous que vous ne le pensez", mais en plus d'être un poncif, celle-ci en particulier donne l'impression de vouloir compenser une exposition bancale. Je serai d'avis de supprimer cette facilité narrative et de travailler en profondeur l'exposition du personnage en partie un.

La suite du passage, avec les photos, est assez flou, mais on peut voir le lien avec les réseaux sociaux et les images féminines qui obsèdent le perso sur ces réseaux. Dans ce cas ce lien vaudrait le coup d'être expliqué et mieux exposé, cela pourrait ajouter une dimension "critique de la société décadente" au personnage, motif souvent retrouvé chez cet archétype de l'agresseur fou, mais qui peut fonctionner, surtout que ça résonne avec le thème d'une façon... hum... contemporaine, ce qui est intéressant et assez nouveau à ma connaissance ^^
A partir du moment où il parle de peur, ça ne veut plus rien dire "Mélangez cela à la peur [...]" oui et ? Y-a pas de chute, même pas de points de suspension ^^ C'est complètement gratuit. ^^ Qu'est-ce que ça donne si on mélange ça à la peur ?!  :'(
Citer
-Libère moi…
-On a dit quoi ? On ne parle pas de liberté dans ma cave
.
Intéressant le rappel à la Liberté du laïus du coup.
Citer
-Libère moi…
-On a dit quoi ? On ne parle pas de liberté dans ma cave.
-Je veux au moins savoir à qui je parle..,
-A quoi ça te servira ? Tu n'iras nulle part.
-Je t'ai fait du mal ?
-Devine. Dans les dizaines de mecs à qui tu a le brisé le coeur. Lequel d'entre eux souhaiterait te le faire payer ?
-Jack...Paul...Jordan...Miguel...Francis ?
-T'a couché avec un habitué du PMU ?
-Ce n'était qu'un coup d'un soir. Du coup...je sais pas.
-Et ben tant pis pour toi. C'était ta dernière chance.
-NON ! ATTENDS ! JE VOIS QUI TU ES !
-Trop tard.
-SI ! Tu es le brun ténébreux avec qui j'étais si proche..
-Hmm, continue.
-T'étais doux, gentil avec moi. T'avais beaucoup de charme mais…
-Mais quoi?
-Je n'éprouvais rien pour toi...dans mon couple, j'étais perdue. Je ne savais plus si je l'aimais encore ou plus du tout.
-Ahaha ! Voilà où ça t'a conduit ! Tu te souviens des nuits qu'on a passé ensemble ? Des caresses, des câlins, de ce baiser torride ? Et après tu viens me dire que tu veux que ça s'arrête, que tu ne ressens rien pour moi ? Moi je n'y crois pas. Je sais que tu es amoureuse de moi, mais par je sais quel code moral à la con, tu continues de baiser avec ce mec. Lui ne t'aurais jamais attendu autant que moi. Lui ne t'aimes que parce que tu baises bien. Lorsqu'il ne t'auras plus, une autre fille te remplaçera.
-Il était là avant toi. Tu es entré dans ma vie...tu es arrivé trop tard.
-Trop tard est encore tôt.

Ce dialogue est surréaliste... Dans le mauvais sens du terme malheureusement ^^  Déjà le plus évident : qu'elle ne le remette pas, puisqu'elle se remémore d'un seul coup leur relation "si proche" paraît complètement absurde. Ensuite, Le personnage féminin qui collectionne les amants, qui éconduit et blesse la SEULE personne qui était sincère, ce qui du coup le pose en héros tragique et contribue à légitimer les sévices qu'il pourrait infliger à sa victime, parce que non, c'est LUI la victime, et même lorsqu'il se retiendra de lui faire du mal, au nom de l'humanité, on l'admire alors, il combat sa souffrance (Wouah, il ne la viole pas ! Il a des principes, même quand il est au fond du trou !), et on jouit secrètement de la souffrance et de la peur infligée à la victime. C'est le mécanisme des films SAW par exemple, qu'ils embrassent de façon décomplexé. Mais là c'est appliqué aux relations homme-femmes et... en plus d'être un motif narratif usé jusqu'à la corde, celui-ci est empuanti par un fond nauséabond de légitimation du viol et de l'agression sexuelle, même si le personnage s'en défend. On peut traiter de ces problématiques, mais quand c'est mal contrôlé comme ici, ça ne fait que sortir le lecteur du texte et provoquer une gêne non voulue par l'auteur qui aurait, j'imagine, préféré qu'on se concentre sur l'histoire, les personnages et les situations.

Disons que le mythe de la putain amorale qui transforme sa victime en bourreau a du passif, un passif peu reluisant, et que tu ne le contrôles pas, là c'est lui qui te contrôle :)

Quant au réalisme du dialogue en tant que tel : une victime n'a aucune raison de répondre et d'exposer ses états d'âme à un agresseur, là elle entre dans son jeu, c'est presque qu''elle qui le manipule... Ce qui légitime encore plus les gestes de l'agresseur. Chaque réplique est attendue, on connait la suite, on l'a entendu mille fois.

Enfin : la chute. Elle sonne comme une réponse de justice sentencieuse... mais je ne vois pas en quoi elle contredit le point soulevé par la victime. "Tu es arrivé trop tard" (bon outre le fait que du coup elle a été malhonnête tout le long, pas cool) n'est pas invalidé par "Trop tard est encore tôt". Le sens m'échappe peut-être, mais pour moi ça tombe à plat.

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  Quelques jours s’étaient écoulés. Les journalistes crachaient déjà leur compassion hypocrite envers la famille de la disparue et déclarèrent la chasse ouverte. Alerte enlèvement. Ce fut amusant de comparer l’homme recherché et le véritable coupable. Là, tranquillement assis dans son canapé, ce dernier souhaitait simplement s’informer pendant le premier quart temps du match de Hockey de son équipe préféré. L’un des rares occidentaux à apprécier ce sport. Il aimait voir des hommes s’entretuer pour un vulgaire palet, une si petite et infime chose. Il s’identifiait souvent aux joueurs, lui, armé de sa crosse et de son palet, qui essaye parmi les obstacles de marquer un but. Plus clairement, si le palet était ses sentiments, sa crosse sa séduction et le but la fille de ses rêves...tout ceci prend bien son sens, je me trompe ?

La transition de rythme, bien qu'un peu artificielle cette fois "quelques jours" mais fonctionnelle, est toujours efficace. ça aère bien le texte et ça dynamise le tout.

Je pense pas qu'il faille mettre de majuscule à hockey. La comparaison avec la conquête amoureuse est un peu redondante. On étouffe ! C'est un monde où les hommes sont obsédés par les femmes ! ^^
Je veux dire... encore plus qu'en vrai.
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Alors, la police fouillait dans ses dossiers, à la recherche d’un psychopathe en liberté, fraîchement libéré après vingt ans passé derrière les barreaux, tout frais payés, tandis que sa vingtaine de victime pourrit sous cinq mètres de terre.   
Problème de temps sur "pourrit". C'est vachement spécifique comme recherche de la part de la police... Ils savent donc déjà qui c'est ?
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   Le loup et l’agneau, la fable du psychopathe, laissez moi vous la conter. Le berger a le devoir de guider et protéger son bétail, lui interdire de gambader dans les zones interdites, de s’égarer dans la forêt. Lorsqu’il faillit à son devoir, le petit agneau, libre de tout, explore les limites des interdites. Il finit mangé par le loup. Le loup s’empare de l’agneau, l’agneau devient loup. Vous voyez, les animaux sont l’image parfaite et explicite de la nature humaine. En l’occurrence, ce n’est pas un psychopathe que nous recherchons ici.
Fable fondée sur des légendes urbaines, des archétypes mensongers et ayant pour but de mieux contrôler "les agneaux"... les agneaux c'est qui dans ta parabole ?

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   Après s’être informé, l’homme que je vais appeler Z, prépare une assiette de pâte carbonara. Il y met une pincée de sel, de poivre, du parmesan, et descends nourrir le petit agneau qui dort dans sa cave, enchaîné, à sa merci.
Yes. Tout à fait. L'agneau.

le passage de la narration au présent s'effectue sans raison apparente. D'autant que ça repasse au passé juste après.

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Elle demeurait toujours nue et sa chair de poule ne la trahissait pas.
ça veut dire quoi être trahi par sa chair de poule ? ^^

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-Tu es réveillée ? Je suppose que tu as faim.
-Détache moi...cela fait des jours que je suis ici, attachée.
-Tout ceci n’est qu’une métaphore.
-Que veux tu dire ?
-Tout comme toi, j’ai été attaché à toi, collé au mur, nourrit à l’amour et à l’espoir. Regarde, je me porte plutôt bien !
-Les pâtes sont un symbole d’amour ?
-Tu connais tes classiques non. La belle et le clochard ? Maintenant, mange.
-Détache moi simplement…
-Ouvre la bouche.
-Qu..quoi ?

Dans ce dialogue, la façon de s'exprimer du personnage féminin est beaucoup moins orale. Il n'y a aucun indice sur le fait qu'elle ait des séquelles physiques ou psychologiques de cette contention forcée. Où sont l'urine et les monceaux de caca ? XD Les plaies infectées à force de tirer sur les liens ? Bref, beaucoup trop fantasmé.
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   Z planta sa fourchette au milieu de l’assiette, entoura les pattes autour puis la fit manger
Le degré de détails alloué à chaque description d'action ne semble pas proportionnel à l'importance narrative desdites actions.
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Malgré la peur qu’elle éprouvait pour lui, son regard fut rivé sur lui, empli à la fois de haine, d’incompréhension et...d’attirance.
Le syndrome de Stockholm n'apparait pas si facilement je pense. D'autant qu'elle ne paraissait que vaguement effrayée jusque là. Cette histoire d'attirance arrive bien trop tôt, bien trop vite, et est bien trop facile. ça conviendrait pour servir  un texte érotique mais tu nous as vendu un texte d'horreur ^^ (enfin, un texte "glauque/bizarre, j'ai peut-être surinterprété, mais tu empruntes et cites ensuite les codes de tels thrillers)

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-Mes yeux ne te rappellent donc rien ? C’est la seule et dernière chose que tu verras dans ce monde, ce regard, la seule chose que tu trouveras à ton goût, tout comme l’amour que je t’ai porté. Tu seras rempli de ce désir que ta question ait une réponse. Tu n’auras plus que ça en tête et rien d’autre. Dans mes yeux, un jour, tu trouveras la réponse. Et mes yeux seront alors ton unique but au monde.
Du coup Z c'est pas le kidnappeur ? Le lecteur est perdu. S'il s'est accroché jusque-là, tu risques plus de le perdre que de l'intriguer. Il aurait fallu que le point de vue soit clair au début pour le brouiller. Là ça passe de flou à très flou, donc c'est lassant.

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-Tu as de beaux yeux..
Point en trop ou manquant, selon. Le passage si rapide du perso vers la séduction est décevant. Cliché, attendu, et dommageable. Si on devait décrire ses sentiments par ordre décroissant d'importance ce serait : colère, fascination, peur, alors que dans une telle situation, pour un rendu réaliste, la peur devrait être écrasante, puis se muer en désespoir, et ensuite en fascination, en colère, en abandon, en fonction de la personnalité de la victime et de son lien à l'agresseur. Là on a : colère, peur pour faire jolie, exposition du corps désirable, excitation (j'ai connu plein d'hommes/je suis une traînée), re-peur pour faire jolie, et allez ! fascination/séduction. ça va aussi vite quand dans un porno ^^
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-Je m’en fous qu’ils soient beau, je veux que tu lise leur message, leur histoire, depuis le jour où tu les a observé jusqu’à celui où tu les a fait pleurer. Alors tu comprendras. Pas facile, n’est ce pas ? Les hommes ne sont pour toi qu’une barre de chocolat, qu’on ouvre, qu’on dévore, et qu’on jette à la poubelle. Tu es guidée par ton sexe, par le besoin de satiété, de nouveauté, de t’envoler. Or, tu n’a jamais sû attérir, comme un drogué, tu ne fais que monter en dose, monter en force, jusqu’à ne plus jamais ressentir la réalité. La réalité ? Tu veux que je te fasse un dessin ?

Donc fuir la réalité par le sexe c'est pas bien pour ton personnage ? Ses motivations et croyances sont assez floues. Il semble plus ou moins se positionner sur le puritain moralisateur haïsseur de femmes parce qu'il n'assume pas ses propres pulsions sexuelles.

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Qui était donc cet homme qui avait percé au plus profond de son égo ? Z lui mit le dessin sous le nez.
Tu veux dire que la projection moralisatrice, culpabilisatrice et sexiste de ce personnage était en fait 100% accurate ? Wow. Hasard de dingue.
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   Il l’avait dessiné elle, sublimement, parfaitement, comme s’il se souvenait exactement des moindres courbes de son corps, comme s’il en avait rêver toute sa vie. Elle semblait marcher dans la rue, seule avec son ombre. Une ombre qui n’était pas la sienne. L’ombre, c’était lui. D’un ton glacial, il ajouta :
 « Je suis ton ombre »
Intéressant le thème de l'ombre. Psychanalyse Jungienne, tout ça. Dommage que ça soit parasiter par tout ce fantasme autour du corps de la femme, ce discours sur la morale puritaine et sexuelle et ces stéréotypes féminins relevant également du fantasme : /

Ce genre de discours peut tout à fait être tenu dans un texte bien entendu, ici il est assumé par défaut, c'est donc parasite à l'objectif du texte que tu as déclaré en préambule : aspect glauque/bizarre.


Voilà pour ce commentaire, détaillé ! Ton style est fluide et agréable, mais il est entaché par beaucoup de formulations maladroites, étranges et des paraboles/comparaison/métaphores bancales ou absurdes. Pour ce problème je t'invite à lire un maximum de bouquins pour que tu voies par toi même ce qui "marche" et ce qui "ne marche pas". Les représentations de tes personnages sont fantasmatiques et caricaturales, très peu réalistes, et le discours sous-jacent (justification des crimes du mec par le comportement immoral de la fille, tentative de le faire passer pour la victime aux yeux du lecteur, vision de la femme comme une traînée manipulatrice qui se cache derrière les hommes et dont la seule arme est la séduction ou "la crise de nerfs", le tout dans un contexte d'agression sexuelle) me met vraiment mal à l'aise. Ce n'est pas une question de sensibilité, la violence, le sexe, l'amoralité et le mal sont des thèmes tout à fait valables et je n'ai pas froid aux yeux les concernant, mais lorsqu'ils véhiculent des messages si dommageables, ça me sort tout simplement du texte et je ne peux pas l'apprécier.

J'ai lu sur ta présentation que tu étais en études de psychologie, dans ce cas je t'invite à faire attention aux représentations que tu véhicules concernant les personnes atteintes de maladies psychiques. Si les mythes du psychopathe tueur en série trop d4rk avec une personnalité hyper profonde tavu a encore de beaux jours devant lui, il ne faut pas oublier que cette fausse image issue de la pop-culture colle à la peau de véritables individus qui souffrent de véritables pathologies et qu'il s'agit d'une troisième peine à ajouter à leurs symptômes et aux effets secondaires des médicaments. Mon conseil : tu peux garder tes personnages tels quels, évite juste de tenter d'expliquer/justifier leurs actes par une quelconque maladie. Ton diagnostic sera vraisemblablement faux, et c'est juste une facilité inutile. L'association du crime et du mal humain à la maladie psychique coupe des millions de personnes concernées d'une sociabilisation normale. Je t'invite à te renseigner sur internet à propos des associations qui combattent ce qu'on appelle "la psychophobie" si le sujet t'intéresse. (le psycom par exemple, pas vraiment une assoc mais bon)

Pour le texte, sa plus grosse faiblesse formelle est pour moi le point de vue vague et mal assumé de la première scène, qui devrait happer le lecteur, mais qui le laisse désespérément extérieur à la scène parce qu'il se cantonne à des explications parlées artificielles là où il pourrait décrire (externe ou interne) les émotions et l'apparence des personnages pour les incarner.

Voilà pour moi, bonne continuation sur tes projets ! :D A plus sur le forum.

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : Z
« Réponse #27 le: 18 Octobre 2017 à 19:31:51 »
Merci pour ce pavé, je ne compte rien en faire :) Tout cela n'était juste que le résultat de quelque chose que j'ai vécu, et de ce qui pourrait se terrer en moi. Tes analyses sont avis que je prend note, tu y a passé du temps et tu relèves certains points intéressants, auxquels je n'avais pas pensé. C'est vrai que l'histoire peut paraître cliché, mais c'est en quelque sorte tiré d'une expérience que j'ai moi même vécu, donc bon, difficile de rester très objectif là dessus.

Je n'ai plus le temps d'écrire, et je n'ai pas non plus le don requis pour vraiment en faire mon métier. Autant être réaliste, je n'aime pas lire, j'aime simplement écrire :). Cette histoire n'a pas été travaillé, je n'ai ni réfléchis aux personnages, ni aux scenes, ni a rien en fait. Tout est de l'improvisation et du brut, parce qu'il fallait que ça sorte. En tout cas je te remercie pour le temps que tu y a passé, et j'essayerais de prendre en compte ce que tu m'a dit. Je retravaillerais le premeir chapitre, quand j'aurais le temps, c'est ce qui est le gros point faible, puis j'essayerais peut être de rendre cela moins cliché :)
« Modifié: 18 Octobre 2017 à 19:44:49 par Mephisto »

Aube

  • Invité
Re : Z
« Réponse #28 le: 18 Octobre 2017 à 19:45:30 »
Pas de problèmes, j'espère que ces quelques retours te seront au moins utile pour tes prochains projets ! Je comprends ce genre de texte "dans l'instant" n'étant pas forcément voué à être retravaillé.

Hors ligne Mephisto

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : Z
« Réponse #29 le: 18 Octobre 2017 à 20:41:54 »
En réalité, j'aurais beaucoup aimé mieux travailler le sujet et sortir quelque chose d'un peu plus psychologique avec un vrai fond, mais je ne pense pas avoir les connaissances requises. A vrai dire, j'aurais aimé avoir comment dire, une indication sur la façon dont je pourrais vraiment construire le personnage. Mon but était que le lecteur le "comprenne" et puisse s'identifier à lui. Je ne parle pas de le fasciner, de l'aimer, ou même de le détester. Le but était simplement de faire réfléchir. C'est pour ça que j'ai voulu lui donner un aspect "comme tout le monde", d'où le truc des matchs tinder/facebook etc, je voulais l'introduire dans le monde de tous les jours et à la fois donner quelque chose d'original. J'y suis pas arrivé car j'y ai trop donné de vision personnelle, bien que Z ne me ressemble pas réellement, à part quelques traits de sa personnalité, peut être (ce qui est normal dans toutes histoires, on a beau essayer je doute qu'on ne retrouve pas en nos personnages des facettes de nous même xD). Je ne sais pas vraiment comment le travailler, je pense que c'est ça le soucis

 


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