Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

28 novembre 2020 à 05:26:54
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateurs: Ben.G, Claudius) » Cadavre de tonalités

Auteur Sujet: Cadavre de tonalités  (Lu 138 fois)

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    • mordelang
Cadavre de tonalités
« le: 14 octobre 2020 à 01:11:38 »
arflala, comme je l'écrivais je sais plus où, j'ai soit le clavier bluetooth, soit la connection partagée, puisque je n'ai qu'un usb et que mon hub marche pas, du coup il m'a pris quelques irrégularités de production par frénésie caractérielle et touche-ciel... du bulbulu de poésie qui se targue d'essayer de raconter en quoi tout n'est que poésie... non, enfin si, mais non, oh et puis voilà c'est juste dans ma petite grosse vague d'un truc que j'aime pas trop à penser que c'est que j'adulte un peu, ce serait contre-gré et mal-venu ; restant honnête avec ma distance des choses...


cadavre de tonalités
#inspiration-métaphysique #engrenages #rouages #spirographe


Une ligne au bout d'un cercle.
Des dents qui ne mordent pas.
Un balancier fou, d'un geste,
Provoqua le tort d'un pas.

Une croche à la tierce,
Et l'on ausculta
Le prix de la cesterce,
Qui de droit se frappa
En terres de commerce
Et, d'un méa culpa,
Alla battre d'autres pièces
Pour que dure, dure la loi
Du propre de notre espèce
Celle d'un toi et moi, qui
Jamais n'a de cesse, de
revoir à la baisse, quoi,
Sa lourde promesse, foi
D'une détresse, à
Forger les forteresses
Qu'on érige contre droit

A la paresse mes amis.
On verra, bien assez tôt,
Laissez couler le tapis.
On se resserre l'éteau.

L'alibi des concertés.
C'est cette liberté.
L'allité des partis pris.
C'est celui qui a profité.
Moi jamais on ne m'a dit.
Ce qu'il fallait ordonner.
Et maintenant au paradis.
J'en omets de gommer.
Mes réparties.

Je m'effrite comme la mine d'un crayon.
Au bout d'une ligne un cercle, avec des dents.
Elles mâchent contre d'autres dents, sur un cercle différent.
Et les bouches de suivre, les sourires de se tordre.
D'un côté, de l'autre, chacun part derrière son miroir.
Les roues s'entremangent.
L'engrenage s'ébranle.

Au bout du papier une mine.
Déprime.
La plume fixée sur la main.
Imprime.

Et une petite roue succède à une grande.
Une ovale à une ronde.
Les bielles dans leur rotation.
Les pistons.
Les tubes et les accessoires.
De ce spirographe un peu.
Déliropathe.

Il voulait s'exprimer bien mais il a eu mal au pattes.
Car quand vint le refrain.
Il savait que tout était vain.
Que tout était fait.
Qu'il n'y avait plus rien.
Que l'éphémère.
D'un matin.
Prospère.
Serein.
Délétère, c'est certain.
Mais prospère.
Mais serein.

Et jamais les roues dentées ne vinrent mordre leur nourriture.
Jamais les crans huilés ne subirent de détour.
Il n'y eu que ce grincement de velours.
Remonté depuis l'inverse d'un parcours.
Celui de la volonté de cette plume sur un spirographe.
Qui court.
Sans chercher d'où vient sa trace.
Toujours.
Se cache.
Derrière un buvard qui pourtant, est tout autant un papier.
L'encre des jours.
L'eau de la nuit.

Alors le courant de s'inverser, et la machine de se gripper.
La plume finit sa course, elle arrête son chemin ininterrompu.
Et derrière elle, une trace.
Celle parcourue.
Pour que s'efface.
Un lieu qui n'est plus.
Une place.
Aujourd'hui étendue.
D'un trait efficace.
D'un emblême tendu.
Le teint de surface.
A l'encre refondu.
Les roues ont mangé, du temps.
Des tours et des rotations.
Des révolutions.
Des circonvolutions.
Et pourtant.
Rien n'est plus digéré que ce temps passé, à tracer...?

Une courbe, qui se perd, qui s'embourbe, se meurt.

Il a fallu qu'une dent et une seule dent.
Se soit vue dans l'air d'un claquement.
Libérateur.
Pour que la plume s'arrête.
Et que j'en hume l'aspect.

De l'autre côté de cette ligne, la métaphysique.
Et moi entre les deux.

Des rouages infinis.

signed :

je suis en train de me demander si, en fin de compte, tu n'es pas constitué uniquement de laine tricottée
- Catharsis - F'murr

Obofix

  • Invité
Re : Cadavre de tonalités
« Réponse #1 le: 14 octobre 2020 à 05:55:12 »
"Quant aux longs poèmes, nous savons ce qu’il en faut penser : c’est la ressource de ceux qui sont incapables d’en faire de courts. Tout ce qui dépasse la longueur de l’attention que l’être humain peut prêter à la forme poétique n’est pas un poème."
Baudelaire

J'ai décroché en cours de route.
Dommage, parce que l'idéee était géniale, comme d'hab, et que le début était impec.
 :/

Hors ligne txuku

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 806
    • BEOCIEN
Re : Cadavre de tonalités
« Réponse #2 le: 14 octobre 2020 à 18:27:22 »
Bonjour

Qui n a pas subi les pieces en vers

Et certains Mickeys itou ??? :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Feather

  • Prophète
  • Messages: 689
Re : Cadavre de tonalités
« Réponse #3 le: 14 octobre 2020 à 22:34:45 »
C'est génial ! Tout absorbé!
Seul petit bémol les deux derniers vers qui a mon sens terminent ce beau texte de façon moins harmonieuse. Avions- nous besoin d'une conclusion?
Les larmes sans pleurs sont une lanterne.

 


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