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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » À la lueur des étoiles

Auteur Sujet: À la lueur des étoiles  (Lu 1197 fois)

Hors ligne Léo Ch

  • Plumelette
  • Messages: 16
À la lueur des étoiles
« le: 28 Août 2017 à 18:55:53 »
Salut à tous ! Aujourd'hui, un nouveau texte. Un peu différent de ce que je vous propose d'habitude. Peut être plus un "début" de nouvelle qu'autre chose, je ne sais pas vraiment.. N'hésite pas à me dire ce que vous en pensez !

À la lueur des étoiles
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    Parfois, la nuit, je sors dans les rues. Je me promène dans les ruines et je lève les yeux au ciel. Je regarde au loin, bien au delà des tours et du bitume. Je me surprends alors à rêver. Je me vois chevalier dans la brume, traversant le temps et les histoires, un héros immortel. Ou alors, je ferme les yeux quelques instants et je deviens un romantique, amoureux éperdu, mais amoureux de qui ? De l’absence sûrement, de celle que je n’ai jamais rencontré.

    La lumière des étoiles éclaire mon chemin et je me perds dans le dédale des rues de ce qui, en son temps, avait était une ville. Quand j’étais petit, je me souviens les avoir connus vivantes. C’était il y a bien longtemps, trop longtemps pour que je m’en souvienne bien. Et puis, à quoi bon s’en souvenir de toute façon ? Les années se sont écoulées et désormais, il ne reste plus que des ruines.
Je marche alors, porté par mes pensées sans savoir où je vais, sans vraiment m’y intéresser. Souvent, je me perds. Je me retrouve dans un cul-de sac ou face à un cimetière d’engins rouillé trop dur à déplacer. Alors j’entame mon escalade. Sans un regard en arrière, sans prendre le temps de réfléchir, je m’agrippe à la première prise et je me hisse le plus haut que je peux. Le monde, c’est toujours plus beau vu du ciel. Je me souviens, quand j’étais petit, on y allait parfois. Tout en haut. Au dessus des villes. Je regardais par le hublot et j’essayais de reconnaitre les paysages. C’était beau.

    Aujourd’hui, je monte moins haut. Je n’arrive plus aux dessus des villes. Je crois bien que plus personne ne peut. Les paysages ont changé aussi. Le monde n’est plus le même. Mais qu’importe. C’est toujours aussi beau.
     Alors je m’allonge. Je cale mon dos contre des plaques de métal, de pierre ou de bois et je regarde, devant moi, vers l’horizon. Et j’attends. Le lever du soleil, le retour de la lumière. Nuit après nuit, saison après saison, j’attends. Souvent, je me suis assoupi là, étendue entre le béton et le ciel. Rêvant de légendes et d’amour, de ces choses que je n’ai jamais connu mais qui remplissaient mon coeur. De celle que j’aimai sans la connaître. De celui que je voulais être sans jamais pouvoir le devenir. Toutes ces choses qui enivrent l’esprit et font monter les larmes aux yeux. La tristesse de n’être que soit et de n’avoir que ses rêves pour se réconforter.

    C’étaient peut être les meilleures nuits.

    D’autres fois, je m’asseyais sur le rebord. Les pieds dans le vide, le regard au loin. Je contemplais la ville. Je me perdais dans le passé. Alors, je me revoyais enfant, marchant en bas, perdu dans la foule. J’étais juste un gamin et je n’avais aucune idée de la chance que j’avais. Je me surprends alors à sourire, à la mémoire de celui que j’étais, de celui que j’aurais pu devenir, à ma naïveté perdue, à la beauté de l’enfance, à la mémoire de chacun, de toi et puis de moi. De tous ceux dont j’ai croisé le chemin et que j’ai perdu en route, de toi que je connais pas et de lui que je reverrais pas. Je les revois tous, fantômes hantant les ruines de mon passé, ombre à la lumière des étoiles. À travers la nuit, à travers le temps. Je les revois et je leur souris.

    Et qui sait, peut être qu’eux aussi, ils me sourient.

Hors ligne Sophie131

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 136
  • Libellule et saltimbanque
Re : À la lueur des étoiles
« Réponse #1 le: 28 Août 2017 à 19:30:23 »
Salut Léo !

J'ai beaucoup aimé le texte, je l'ai trouvé bô. Et sacrément mélancolique aussi.

Je ne suis pas douée pour les critiques constructives mais je suis douée pour les chipotages alors c'est parti :

Je me promène dans les ruines et je lève les yeux au ciel
je ferme les yeux quelques instants et je deviens un romantique
je m’agrippe à la première prise et je me hisse le plus haut que je peux

j'aurais enlevé le deuxième "je" qui fait un peu lourd (dans la troisième, ce ne serait pas plutôt "que je puisse" ? ça sonne pas super, c'est pour ça que je suis pas sûre)

celle que je n’ai jamais rencontré manque un petit e

cimetière d’engins rouillé ce sont les engins qui sont rouillés, pas le cimetière

aux dessus des villes au-dessus (à la réflexion c'est peut-être voulu mais je laisse ça là au cas où)

je me suis assoupi là, étendue entre le béton et le ciel est-ce une faute ou parles-tu de l'endroit où il est assoupi, qui est une étendue ? (j'ai un doute)

ces choses que je n’ai jamais connu là c'est bon, je suis sûre que ça doit être connues ! (j'aime pas douter de l'orthographe  ^^)

celle que j’aimai s

n’être que soit
soi

De tous ceux dont j’ai croisé le chemin et que j’ai perdu en route perdus

de toi que je connais pas et de lui que je reverrais pas même si c'est fait exprès, je trouve dommage qu'il n'y ait pas de "ne", c'est trop oral par rapport au style du texte

Hors ligne Léo Ch

  • Plumelette
  • Messages: 16
Re : À la lueur des étoiles
« Réponse #2 le: 28 Août 2017 à 22:38:31 »
Ça tombe bien parce que je pense qu'il n'y a rien de mieux que le chipotage ! Merci beaucoup pour tes corrections et tes remarques qui sont vraiment pertinentes ! Je modifierais le texte demain matin en les prenant en compte ! :D

Hors ligne elodie janssens

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  • Barbouilleuse de papiers
Re : À la lueur des étoiles
« Réponse #3 le: 28 Août 2017 à 23:07:42 »
de ce qui, en son temps, avait était une ville. Quand j’étais petit, je me souviens les avoir connus vivantes.

je peux me tromper mais il me semble que tu devrais employer l'imparfait pour "avait été une ville" -> "était une ville"
sinon cet état est antérieur à "quand j'étais petit" et donc tu ne peux pas les avoir connues vivantes


on y allait parfois.

j'aimerais bien savoir qui est ce "on". il me semble fort seul. peut-être que tourner cela de façon à renforcer le sentiment de solitude qu'il éprouve en songeant au passé et à ce "on" renforcerait l'émotion du texte.


    Et qui sait, peut être qu’eux aussi, ils me sourient.

j'aime beaucoup la conclusion. elle donne de l'espoir sur ce texte, il faut l'avouer, un peu déprimant.
très joli !

 


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