Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 novembre 2026 à 07:06:57
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ailleurs

Auteur Sujet: Ailleurs  (Lu 1812 fois)

phoenamandre

  • Invité
Ailleurs
« le: 04 novembre 2009 à 23:01:43 »
Il ne s'agit pas véritablement d'une histoire personnelle, je m'excuse pour les fautes, enjoy ! or not ^^.
Nous vivions sans trop nous soucier des choses, au jour le jour, parlant de tout et de rien. Au collège nous n’étions qu’un, et les autres n’existaient pas. Alors on gambadait, ou s’asseyait, et tu m’expliquais la vie. Émerveillé par ce que tu disais, tu étais pour moi le dieu, l’infini et la source de toute connaissance. A tes côtés j’étais rassuré. Tu me disais que tout irait bien et j’oubliais mes craintes.
Toi, tu te faisais discret. Devant le monde tu rasais les murs, invisible tel un fantôme. Tu te foutais bien des gens. Leur univers n’était pas le même que le tien, tu évoluais parallèlement, certes, mais toujours à côté. Depuis bien longtemps tu me disais que pour toi la vie n’était qu’un moment dur à passer. Alors tu partais dans de folles descriptions de ce que serait l’au-delà, parlant des paysages, des hommes et animaux. Tu me faisais rire aux éclats dès que perlaient mes larmes et m’entrainais avec toi dans tes merveilleuses rêveries.
Dans l’insouciance de mon âge, je te pensais inébranlable.

Pourtant, chaque soir je t’entendais sangloter. Sans comprendre réellement, j’avais peur de ne pouvoir t’aider. Alors je te faisais sourire et rire, tentant de te rendre le bonheur qu’à la nuit tombée, on s’acharnait à te voler.
Puis le temps passait, de plus en plus, tu t’isolais et je devenais inexistant. Chaque jour nous éloignait sans que je ne sache réellement ce qui se déroulait.
Et là, je t’ai vu, toi, seul avec ta peine, tu saignais. En voulant te comprendre, mon sang a jailli de mes propres poignets, mon corps entier s’est crispé. Des larmes ont coulé au coin de mes yeux innocents, j’aurais tant souhaité hurler. J’aurais tant souhaité t’expliquer, pleurer dans tes bras, j’aurais souhaité te dire combien tu me manquais.
Ce fut ce jour où tout s’anéantit.
Mes yeux croisant les tiens se baissaient de honte, alors bien seuls et abandonnés l’un par l’autre, nous nous asseyions à l’opposé de cette court où nous nous étions rencontré. T’apercevoir m’apportait pourtant un espoir, et chaque jour je me rassurais d’avoir deviné ton regard.
Seulement un an plus tard, j’avais grandit. Puis j’ai connu Mathilde, je pense l’avoir aimé. Pourtant je n’avais rien à lui apporter. Mon âme et mon corps d’enfant réclamaient encore la présence de ce père, frère, et meilleur ami.
Je savais qu’il t’arrivait encore d’y penser, la honte que l’on a pu éprouver était indu, jamais je ne t’en ai voulu.
Aujourd’hui encore je recherche ton réconfort. Durant ces longues années, je n’ai fais que marcher sans trop savoir où aller.
J’ai connu l’obscurité les larmes, j’ai côtoyé la mort et adoré Satan. Ces longues soirées passées à rechercher de l’aide en n’importe qui, invoquant sans cesse l’ange déchu, tentant de trouver en lui un quelconque miroir. Puis, dans ma quête de l’inébranlable vérité, je me suis tourné vers Dieu et d’autres sectes, j’ai imploré les cieux et demandé conseil. Je me rappel avoir jeuné, de nombreux jours, après qu’on me l’eut demandé.


Deux années après ce maudit jour, je fus interné.
Je pestais contre le monde et j’hurlais tel un fauve, je me souviens avoir insulté ma mère et l’avoir frappé sans qu’elle n’eût rien fait.
C’est à ce moment que je les ai vus arriver. Ils ont débarqué dans ma chambre sans prendre la peine de toquer, m’ont attrapé violement et entrainé dans leur camion. Je criais, je me débattais et apercevant ma mère qui pleurait, de rage je lui ai hurlé de les arrêter. Puis tout s’assombrit.
Quelques temps plus tard, je me souvins avoir repris conscience. Il faisait froid et mon corps était lourd. Tout tournait autour de moi telle une danse sans fin. Mes yeux, à demi-clos virent enfin le plafond blanc de la chambre d’hôpital, tandis que, fatigué d’avoir trop combattu, mon esprit s’égarait, simplement désabusé.
Je me retrouvais là, attaché à ce lit, sans aucune liberté et privé de penser. La tête vide, j’oubliais la haine, perdais toute ma colère et mon acharnement. Ne demeurait que cette sensation, ce frisson interminable parcourant mon corps de toute part. Cela ne fut pour moi qu’un troublant trou noir, me rendant automate et parfaitement obéissant.
Pourtant, jamais je n’ai dit la vérité. Je ne t’ai jamais dévoilé, toi le discret, en moi ton âme charitable continuait de vivre.
Etait-ce de l’espoir ? Aujourd’hui encore je n’en sais rien. Toujours est-il que désormais, la vie semblait en tous points dénuée de saveur. On m’a tour à tour déshabillé, humilié et violé mes droits les plus sacrés. Je me suis vu piétiné, écrasé par les rires ou l’indifférence d’autrui, insulté et injustement punis.
Ce monde, dont je croyais avoir touché le fond, me torturait et m’horripilait. De plus en plus vite, je me sentais marcher sur tes traces, je pensais te rejoindre, mais tu étais bien plus bas.
Déjà tu avais sombré dans les gouffres sans fin de l’oubli, déjà tu ne criais plus, tu ne pleurais plus. Au lieu de cela tu semblais sans âme, errant sans but ni volonté. Le monde que tu portais t’avais petit à petit dévoré, et cette fois où tu m’as regardé, tu ne m’as plus reconnu. Tes yeux étaient vides, dénués de vie.
Je te fixais, les sens en éveil. Sans prononcer un traitre mot, je t’hurlais de te retourner, de me parler, une dernière fois. Mais tu avançais droit, peu importe la difficulté, tu continuais.
Et cette nuit là fut tienne éternellement.
Pendu dans cette chambre devenue si froide, tu paressais adresser ta haine à la terre entière.
Tu n’avais laissé derrière toi qu’une lettre. Une lettre débordante de rage et de détresse. Des sanglots étouffés et des pensés refoulées.
Les mains tremblantes, il m’arrive encore de la lire.
« J’emmerde les pouffiasses et leur gloussement blessant, j’emmerde la scolarité et ses objectifs vides. J’emmerde les beaux gosses, les sportifs et tous ceux qui osent se prétendre supérieur. J’emmerde ceux qui m’ont bouffé mes rêves. J’emmerde les jeux vidéos qui m’on tenu prisonnier dans une réalité virtuelle, ceux-là même qui se prétendent recréer un univers parallèle. J’emmerde les philosophes et leurs projets d’utopie, je m’emmerde moi qui ais cru pouvoir t’aider. J’emmerde jusqu’à la vie même, oui j’emmerde la vie, j’emmerde ma vie et mes actes égoïstes. J’emmerde cette façon que j’ai de me déplacer, j’emmerde ma respiration et ce cœur qui bat. »

Vois-tu, je n’ai jamais compris le véritable sens de notre histoire. Mais une chose est sûre. L’humain vit seul. Et dans l’asociabilité de sa communauté, il se complait à rejeter et excommunier qui conque lui déplait.

Emeline Brossard

  • Invité
Re : Ailleurs
« Réponse #1 le: 09 novembre 2009 à 17:54:36 »
Texte lisible qui y gagnerait à être plus travaillé. Notamment certaines tournures qui m'ont parue quelque peu enfantines.


Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 975
  • Championne de fautes de frappe
Re : Ailleurs
« Réponse #2 le: 11 novembre 2009 à 12:53:47 »
Citer
Pourtant, chaque soir je t’entendais sangloter
Ils habitent ensemble ?  ???

Citer
sans que je ne sache réellement ce qui se déroulait
je crois que le "ne" est en trop (double négation)


Citer
j’avais grandit
sans t

Citer
j’ai connu Mathilde, je pense l’avoir aimé
aimée

Citer
la honte que l’on a pu éprouver était indu
indue

Citer
Je me rappel avoir jeuné
rapelle (et je crois que c'est jeûné)

Citer
je me souviens avoir insulté ma mère et l’avoir frappé
frappée

Citer
je me souvins avoir repris conscience
souviens ?

Citer
Tout tournait autour de moi telle une danse sans fin
Je trouve la comparaison un peu maladroite (ou peut-être trop cliché ?)

Citer
privé de penser
pensée

Citer
On m’a tour à tour déshabillé, humilié et violé mes droits les plus sacrés
problème de syntaxe : la dernière partie se lit "on m'a violé mes droits", or ça va pas ^^

Citer
injustement punis
puni

Citer
tous ceux qui osent se prétendre supérieur
supérieurs

Citer
moi qui ais cru pouvoir t’aider
ai

Citer
ceux-là même qui se prétendent recréer un univers parallèle
mêmes (et le "se" est en trop)

Citer
qui conque
en un seul mot


Bon, j'avoue que les fautes rendent la lecture un peu laborieuse...
A part ça, j'avoue ne pas avoir trop accroché. D'abord, je n'ai pas vraiment saisi l'histoire, et puis je n'ai pas réussi à "entrer" dedans (tout me paraissait assez extérieur, je ne me suis pas attachée au personnage).
Peut-être qu'en le retravaillant, ça irait mieux ? :-/
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
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Re : Ailleurs
« Réponse #3 le: 11 novembre 2009 à 17:49:13 »
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cette court
cour

J'ai vu d'autres fautes d'orthographe mais Milora a dû les relever.

Même si le narrateur devient plus ou moins comme son meilleur ami qu'il adule, la façon dont il le décrit me laisse à penser qu'il en a une vision erronée. Mais bon, c'est pas évident de se faire une idée sur le personnage vu que son propre caractère n'est jamais décrit, il méprise les autres, mais ne se définit que par rapport à son ex-meilleur ami.

Je trouve qu'il manque une chute à cette nouvelle, car si le personnage n'a rien compris à son mésaventure, le lecteur lui, ne dispose d'aucun élément supplémentaire autre que le recul.
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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