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Auteur Sujet: Le vestiaire des disparus [défi Tic tac 13/08/17]  (Lu 1244 fois)

Hors ligne Ben.G

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Le vestiaire des disparus [défi Tic tac 13/08/17]
« le: 13 août 2017 à 18:12:31 »
On est en juillet, il fait chaud. Qu'il fasse chaud en juillet, ce n'est plus la règle dans notre région depuis plusieurs décennies, n'en déplaise à nos parents qui se gorgent de récriminations contre leurs propres parents – et ceux-ci sans doute devaient se plaindre des leurs ? Qu'en sais-je c'est une époque trop vieille et trop trouble pour que j'eusse pu rencontrer quelque survivant aïeul de ce temps. Ils se morfondent du temps qui ne se contente plus de passer, mais qui racle désormais la surface de nos vies, de nos vallées de ses coups de folies aléatoires.

J'écoute du Vivaldi, les Quatre saisons. Je lis du Hugo, Quatrevingt-treize. Le premier me donne une curieuse impression de lenteur – que renforce ce qui défile devant moi. Le second me donne envie de m'exprimer étrangement. Les deux, me font globalement rire. D'autant plus consommés – assemblés, unis, comment dit-on ? – de la sorte. Anachroniques. Je ris. Quatre saisons ou plus d'une heure chacune pour décrire trois mois de l'ancien temps ; plus d'une heure chacune pour décrire ce qui ne fait parfois que quinze minutes du capricieux changement de la météo de nos jours. Fadaises. Je ris. Anachronisme.
Les hommes d'Hugo sont risibles ; ils m'impressionnent. Tant de passion, de douleur et d'espoir mobilisés dans des si petits êtres de chair – de chair sanglante et rouge, ils le savent pourtant, du moins, ils s'en rendent compte dans leur folie et pourtant ne s'arrête pas, mais comment ? Mais pourquoi ? N'ont-ils pas compris dès les premiers boyaux sortis du ventre de leur ami que tout était vain ? – vaillants, luttant non plus contre la mort ou pour la survie mais pour « plus ».
Je ne comprends pas mais je ris, jaune. Ils se sacrifient, se dressent et brandissent des drapeaux et nous nous terrons, observons et accaparons la moindre occasion que laisse traîner ci et là une tornade oublieuse de détruire les derniers vestiges de notre humanité ratisée. Oui ratisée, j'ai lu voyez vous – coup d’œil vers la porte, je suis toujours seul. Tant mieux – je suis instruit de ce qu'était l'humanité avant et, bien que je ne la comprenne pas, j'ai retrouvé dans les mots anciens des descriptions des compagnies des rats vivants dans les catacombes des grandes mégalopoles : voilà l'humanité actuelle. Voilà la description dont je nous ai senti les plus proche ; plus que tout autre description que j'ai pu lire d'après quelque autre civilisation de quelque autre époque ou quand bien même de quelque autre espèce animale – disparue cela va sans dire – de tous les vivants nobles dans leur cohabitation entre congénères ou avec quelque autre espèce, de toutes ces descriptions de toutes sortes, rien n'a mieux correspondu à l'Homme actuel que celle de la société des rats d’égout.

Devant moi une femme se déshabille. Sa veste d'abord, en jean usé, presque blanche ; la peau candide de ses bras n'ayant connu aucun soleil. Ses bottines en cuir posées devant elle, alignées soigneusement avec ses chaussettes trouées dedans. Elle jette un coup d’œil alentour, rapidement posé en directinon de la vitre ; mi-craintive, mi curieuse. Pas sa première fois, pas une habituée non plus. Elle a une robe blanche à fleurs bleues, un peu sale, un peu usée, un peu grisâtre ; elle ne la passe pas par dessus ses épaules, d'un geste plus gracieux que ce que j'aurais pu croire – un mouvement d'épaule s'abaissant pour laisser couler la robe – la robe glisse et tombe gisante à ses pieds. Elle l'enjambe un regard planté vers moi. En plein vers moi cette fois-ci. Un peu de défi, un peu d'indifférence, un peu d'envie. D'envie, oui.

Je sens les regards, par habitude je les sens car je sais qu'ils ne s'adressent jamais directement à moi – j'ai eu le temps depuis ces années, d'en faire l'étude. Quelque fois mon attention est attirée malgré tout. J'ai levé les yeux de mon livre – je riais, je disais que je riais à cet instant il me semble, je ne sais plus – quand elle est entrée. C'est devenu rare avec le temps. Au début, bien entendu, je levais les yeux à chaque fois. Je voulais voir toutes les jeunes femmes comme elle, les voir sous toutes les coutures, voir leurs tétons roses pointant à cause du froid – cette salle aux murs en métal – voir la chair de poule se dresser sur leur bas ventre. Mais il n'y a pas que les femmes, ni les jeunes, il y a aussi les infirmes, les malades et tout autres sortes d'humains qu'aucune autre personne que moi ne peut sans doute imaginer sans détourner le regarde. Alors : j'appuie sur le bouton vert quand les voyants verts s'affichent ; j'appuie sur le bouton rouge quand les voyants rouges s'affichent. Je lis le temps passé, en attendant.
Ils regardent ou ne regardent pas en arrivant ici. Tous ne devinent pas le miroir – certains n'ont jamais connu ne serait-ce qu'un brin de civilisation – et comment, lorsque l'on vit dans les caves anti-atomique et que la seule vision permise du monde réside à travers une verrière et dans la vue de dizaines de tornades tournoyants au-dessus de soi, comme autant de rapaces et nous comme autant de fourmis. Mon enfance. Alors non, tous ne deviennent pas le miroir et qu'importe l'âge.
D'autres le savent – ils ont entendu les horreurs, n'est-ce pas ? Les gens savent. Je deviens le miroir et lui seul, je n'existe pas pour eux – le reflet de la crainte, la méfiance et la haine parfois : tout ce qu'ils voient est dans ce miroir ; le propre reflet de toute leur faiblesse, de leur vie misérable remise entre les mains d'un miroir glacial. Ce même miroir leur a sans doute déjà emporté un ami ou un père. Ils se haïssent dans leur faiblesse plus qu'ils haïssent le miroir – il décide, il n'a pas de chair et de sang qui puisse se déchiqueter. J'ai fini par me dire qu'ils se haïssent eux-même à travers le miroir. C'est la faiblesse humaine qu'ils haïssent. Dans les livres fins psychologues, les raisonnements sont toujours inversés de la sorte – et que ça paraît intelligent de comprendre la nature humaine là où elle s'ignore. Mon raisonnement peut tenir alors, pourquoi non ?

Cette femme, elle – puis-je dire cette femme tant ses petits seins paraissent si fermes et purs que même elle n'a du oser trop les toucher ? –  me regarde directement. Elle regarde l'homme derrière le miroir. Elle me provoque car elle sait le désir de son corps – elle se l'imagine, le sait par expérience des envies dans les yeux, elle ne sait pas que c'est son attitude même plus que son corps seul qui le provoque.
Elle a la pose languissante sans aguicher, les hanches de ceux qui ne viennent pas de loin, les sauvés de la mort et de la faim ; elle a la coupe de cheveux des jeunes branchés de la cité des souterrains – de ces coupes de cheveux alambiquées, aux structures hautes entremêlées auxquelles les descriptions des livres du XVIIèm me font penser. La coupe des jeunes des souterrains qui traversent les cités et les vallées à la recherche de festivals de musique : la musique faite avec le bruit des tornades, des cris des enfants mourants, des drames collectifs et des entrechocs de métaux lourds. La musique composée des bruits de concerts passés et de voix qui n'existent plus, une musique d'enfer. Une musique de fin du monde. Une musique qui nous libère.

Je la regarde encore, nous attendons tout deux que nos voyants respectifs s'allument, tout deux liés par eux ; je ne veux pas que cela s'arrête. Ses deux yeux sont bleus d'un clair d'eau dilué à la couleur lait, la crème de ses joues sans plis et ce visage lisse qui semble ne rien cacher. Tout y est apparent : l'affront, le désir, l'envie de vivre et de mourir lors du même jour et plus pressant que n'importe quel autre instant : celui présent. Je vois sur le côté, derrière elle, la porte ouverte et la file de gens pouilleux qui attendent d'ôter leurs loques devant moi ; Hugo et Vivaldi. Je m'imagine rouler par terre avec elle et mes soupirs chauds se perdre dans sa chevelure rebelle, nus comme des vers sur une plaque en fer, pénétrer en elle sous le regard de gens qui ne savent pas quoi faire.

Je ris, son sourire revêche ; ces jeunes gens étincellent et représentent dans cette société de rats ce qu'Hugo décrit à travers ses héros révolutionnaires, ses pauvres héros humains de chairs sanglante qui croient vainement à un idéal et y meurent à ses pieds, nos héros délurés sont bien piètres en comparaison : ils meurent par idée mais luttent pour aucun espoir de ne jamais rien gagner. Ils offrent leurs sexes humides à tout va et disparaissent dans les tornades noires sous des boum boum de basses et de cris de morts. Ce sont les seuls à se révolter encore et ils le font simplement pour vivre.

Le voyant s'allume.
J'appuie sur un bouton.
Je me lève, quitte mon poste et me rends à mon tour dans la file d'attente du vestiaire de la Cité. La musique se coupe quand la porte se ferme et le livre gît, noir et blanc devant les néons clignotants. Métal froid ; résonnent mes pas. Mes pensées sont claires, étonnement, mon cœur bat fort cependant ; je serai ce soir peut être pour mes proches, moi aussi un nom sur la longue liste des disparus.
« Modifié: 13 août 2017 à 18:17:20 par Ben.G »
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Hors ligne Doctor Grimm

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Re : Le vestiaire des disparus [défi Tic tac 13/08/17]
« Réponse #1 le: 13 août 2017 à 18:35:14 »
Yo Ben !

Que dire  :D J'ai bien aimé le monde post-apo que tu dépeins et la nana dans le miroir, y a pas mal de bonnes idées et images (LES COIFFURES DU XVIIIè A LA MODE YES). Par contre j'ai eu beaucoup de mal avec les deux premiers paragraphes et leurs phrases à rallonge (y en avait vraiment des interminables mec, ça va pas hein :huhu:) et je trouve que ça manque un peu de clarté, au final. On a le contexte du monde post-apo, des caves anti-atomiques, mais pourquoi le miroir, qu'est-ce que le narrateur fait là, pourquoi les gens viennent si ils risquent de disparaître ? Et un peu de lourdeur dans les réflexions du narrateur peut-être (victooooorhugoooooo blah).
Le dernier paragraphe est un peu inégal et c'est dommage : "Métal froid ; résonnent mes pas. Mes pensées sont claires, étonnement, mon cœur bat fort cependant" ça c'est :coeur:, mais la toute fin est un peu mélo/grandiloquente, c'est dommage.

Hmr, voilà, c'est un peu des réactions en vrac ^^ J'ai eu un peu l'impression que ça s'étirait inutilement par moment, mais c'est quand même plutôt cool pour un texte sorti en une heure, alors bravo !
Toute ma peau est maladésir.


Hors ligne El Barq

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Re : Le vestiaire des disparus [défi Tic tac 13/08/17]
« Réponse #2 le: 13 août 2017 à 18:40:49 »
J'avoue ne pas avoir tout compris (est-ce par une lecture trop rapide ?) donc plus que le fond je vais donner un mon petit avis sur la forme, 2 mots suffiront. Quelle plume  :o
Ca m'a paru long a moi aussi par moments, d'où l'acceleration involontaire de ma lecture mais quoi qu'il en soit tu écris vraiment bien et du coup je me pose une question.
Pour écrire tout cela en une seule heure, tu te jettes sur le papier (ou sur le clavier) et tu enchaînes ou tu prépares vraiment le truc en faisant un plan ?

Hors ligne Miromensil

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Re : Le vestiaire des disparus [défi Tic tac 13/08/17]
« Réponse #3 le: 13 août 2017 à 19:00:05 »
Bon du coup je me rends compte que j'ai fait un commentaire de ceux qu'on fait à des textes aboutis :facepalm:

Citer
Qu’en sais-je c'est une époque trop vieille et trop trouble pour que j'eusse pu rencontrer quelque survivant aïeul de ce temps.
Cette phrase badasse :p En vrai ça démarre fortement. J’ai pas pu m’empêcher de mettre un « si » après « je » en lisant (« Qu'en sais-je si c'est une époque trop vieille…).

Citer
Ils se morfondent du temps qui ne se contente plus de passer, mais qui racle désormais la surface de nos vies, de nos vallées de ses coups de folies aléatoires.
La folie, c’est celle du temps, et du fait qu’il ne fasse plus chaud en juillet ? Pour essayer de lier avec le début

Citer
Les deux, me font globalement rire.
virgule en trop ?

Citer
Quatre saisons ou plus d'une heure chacune pour décrire trois mois de l'ancien temps ; plus d'une heure chacune pour décrire ce qui ne fait parfois que quinze minutes du capricieux changement de la météo de nos jours.
Classe  :coeur: Un peu compliqué, mais je crois que je commence à saisir. Je sais pas si « dystopique » est le bon mot, mais il m’est venu à l’esprit

Citer
Je ne comprends pas mais je ris, jaune.
Je me dis que tu as mis une virgule entre les 2 derniers mots pour casser l’expression courante ?

Citer
Tant mieux – je suis instruit de ce qu'était l'humanité avant et, bien que je ne la comprenne pas, j'ai retrouvé dans les mots anciens des descriptions des compagnies des rats vivants dans les catacombes des grandes mégalopoles : voilà l'humanité actuelle.
C’est finement joué, la façon dont tu lies le passé et le présent. T’y as pensé pendant l’heure impartie ou bien ça te trottait avant, comme idée ? Dans tous les cas, bienbien

Citer
plus que tout autre description que j'ai pu lire
que j’eusse pu lire ? :P
(cette phrase est lol)

Citer
mi-craintive, mi curieuse
tiret ou pas tiret, telle est la ponctuation

Citer
– j'ai eu le temps depuis ces années, d'en faire l’étude.
virgule en trop je dirais

Citer
Quelque fois mon attention est attirée malgré tout.
quelques fois

Citer
Après, je comprends pas trop la différence entre deviner le miroir (« Tous ne devinent pas le miroir ») et devenir le miroir (« non, tous ne deviennent pas le miroir ») ?
(ah ok, avec la suite ça s’éclaire)

Tout le paragraphe qui commence par « Cette femme » et se termine par « Une musique qui nous libère. » fonctionne vachement bien, j’ai lu d’une traite

Citer
Je la regarde encore, nous attendons tout deux
tous deux

Citer
la file de gens pouilleux qui attendent d'ôter leurs loques devant moi
pourquoi les gens font ça devant lui ?

Citer
Je m'imagine rouler par terre avec elle et mes soupirs chauds se perdre dans sa chevelure rebelle, nus comme des vers sur une plaque en fer, pénétrer en elle sous le regard de gens qui ne savent pas quoi faire.
je trouve que « nus comme des vers » gâche un peu toute la jolie description que tu faisais jusque maintenant, mais en même temps ça rappelle la mocheté des sous-terrains donc ça a sa place tout de même…
(se perdre ou se perdent ?)

Citer
ses pauvres héros humains de chairs sanglante
sanglantes... et chairs, faut peut-être e, chépu

Waa la fin qui explique le titre !

Moi je voulais y aller mollo avec les compliments mais t’as fait fort.. Tu fais entrevoir tout un monde (dystopique ?) par le vécu et le ressenti du narrateur.. suis pas sure de l’avoir entièrement cerné, mais le faire en mentionnant Hugo et Vivaldi, fallait le faire. Je sais pas si tu comptes approfondir le texte mais ça vaudrait peut-être le coup de mettre l’une ou l’autre phrase qui réponde aux interrogations qu’on peut avoir sur ces souterrains. Comme : pourquoi les gens font la file devant lui et la fille, pourquoi lui, à la fin, il fait lui même la file d’attente des disparus ? Je pense que ça peut être fait en racontant plus en amont du texte qu’il se trouve dans le « vestiaire de la Cité ». Indépendamment de ces explications, ça donne une sorte de tourbillon d’impressions, avec la description de la fille comme file rouge, et ma foi c’était vraiment bien rendu.

Bravo pour ce défi relevé ^^
Elle faisait allusion à une pluie dense et tiède qui a crépité toute la nuit sur les feuillages fauves et les fruits blets de l'automne (Tournier)

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Re : Le vestiaire des disparus [défi Tic tac 13/08/17]
« Réponse #4 le: 13 août 2017 à 22:23:06 »
Alors le premier paragraphe, je trouve qu'il ne va pas trop avec le reste, on n'y apprend pas grand chose sur la suite

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Le second me donne envie de m'exprimer étrangement
:D j'aime bien

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N'ont-ils pas compris dès les premiers boyaux sortis du ventre de leur ami que tout était vain ?
j'aime bien aussi. Ce qui vient avant est un peu long par contre

Le paragraphe sur les rats d'égouts et un peu long aussi

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e la regarde encore, nous attendons tout deux que nos voyants respectifs s'allument, tout deux liés par eux ; je ne veux pas que cela s'arrête. Ses deux yeux sont bleus d'un clair d'eau dilué à la couleur lait, la crème de ses joues sans plis et ce visage lisse qui semble ne rien cacher. Tout y est apparent : l'affront, le désir, l'envie de vivre et de mourir lors du même jour et plus pressant que n'importe quel autre instant : celui présent. Je vois sur le côté, derrière elle, la porte ouverte et la file de gens pouilleux qui attendent d'ôter leurs loques devant moi ; Hugo et Vivaldi. Je m'imagine rouler par terre avec elle et mes soupirs chauds se perdre dans sa chevelure rebelle, nus comme des vers sur une plaque en fer, pénétrer en elle sous le regard de gens qui ne savent pas quoi faire.
ça j'aime bien aussi!

Alors comme Grimm, je trouve certaines phrases trop longues et on s'y perd. Je ne comprends pas trop le lien du début avec la fin, tu aurais pu plus détailler sur ce monde, ce vestiaire, les gens qui s'y succèdent.

Mais sinon comme d'hab, j'aime bien te lire  :)
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

Hors ligne Ben.G

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Re : Le vestiaire des disparus [défi Tic tac 13/08/17]
« Réponse #5 le: 14 août 2017 à 00:59:15 »
Wesh !

@Grimm

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(y en avait vraiment des interminables mec, ça va pas hein :huhu:)
Ca faisait longtemps que j'avais pas écris spontanément comme ça, je me suis un peu trop lâché  :mrgreen:

T'as raison sur la bancalité ^^


@el Barq

Merci déjà, c'est gentil malgré le manque de clarté du texte ^^

Citer
Pour écrire tout cela en une seule heure, tu te jettes sur le papier (ou sur le clavier) et tu enchaînes ou tu prépares vraiment le truc en faisant un plan ?
Ahem, non, je fonce -stylo, non clavier- bille en tête, j'ai une vague idée de départ, y'a des détails un peu marqués qui me viennent comme ça alors je m'accroche par la suite à eux pour en faire quelque chose de suivi, bref ouaip je fonce dans le tas comme un bourrin après 3/4 minutes de réflexion


@Miro

Merci pour la correction  :)


Citer
La folie, c’est celle du temps, et du fait qu’il ne fasse plus chaud en juillet ? Pour essayer de lier avec le début
ui !

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virgule en trop ?
Ca c'est une facheuse tendance aussi que j'ai à mettre des virgules là où il n'y en a pas, parce que je le lirai comme ça en fait mais à l'écrit c'est une faute >< Je pense que c'est pareil avec le jaune en dessous, même si du coup ca produit un effet possiblement sympa (même si normalement y'a pas de jaune dans la scène, du coup >< )

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C’est finement joué, la façon dont tu lies le passé et le présent. T’y as pensé pendant l’heure impartie ou bien ça te trottait avant, comme idée ? Dans tous les cas, bienbien
C'est venu comme ça

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tiret ou pas tiret, telle est la ponctuation
Mais que dit la réforme ?  :mrgreen:

Citer
(ah ok, avec la suite ça s’éclaire)
Ui je suis chiant j'aime pas tout dire tout de suite  ::)

Citer
je trouve que « nus comme des vers » gâche un peu toute la jolie description que tu faisais jusque maintenant, mais en même temps ça rappelle la mocheté des sous-terrains donc ça a sa place tout de même…
J'avais failli l'enlever, niveau sonorité ca pêche aussi je trouve


Merci en tout cas :)


@Dlm

Citer
Alors le premier paragraphe, je trouve qu'il ne va pas trop avec le reste, on n'y apprend pas grand chose sur la suite
Ca place l'éoque d'emblée, quand même  :\?





Mais du coup oui, pour donner des exlpications, c'est un poste de contrôle à l'entrée d'une ville, les gens se déshabillent pour être scanné (ils scannent peut être les maladies aussi ?) et les autoriser à rentrer ou non, ils font ça à chaque sortie et les non valides sont enmenés on ne sait où (moi non plus d'ailleurs, j'étais juste dans la cabine)
La fin est ouverte, en tout cas y'a un truc avec cette fille, on ne sait (et moins non plus, ca m'intrigue autant que vous je vous avoue) quel voyant s'est allumé ni à quoi il pense en quittant son poste soudainement. Si il doit passer dans la file c'est parce que même en tant que gardien il ne peut pas rentrer directement et doit repasser par un contrôle.
Je reprendrai ce texte pour préciser tout ces points et alléger un peu les lourdeurs.


Merci pour vos lectures et avis  :)



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- Kaeloo


Hors ligne Rémi

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Re : Le vestiaire des disparus [défi Tic tac 13/08/17]
« Réponse #6 le: 20 août 2017 à 21:00:01 »
Salut Ben !

Citer
Oui ratisée, j'ai lu voyez vous
voyez-vous

Citer
je nous ai senti les plus proche
proches

Citer
Voilà la description dont je nous ai senti les plus proche ; plus que tout autre description que j'ai pu lire d'après quelque autre civilisation de quelque autre époque ou quand bien même de quelque autre espèce animale – disparue cela va sans dire – de tous les vivants nobles dans leur cohabitation entre congénères ou avec quelque autre espèce, de toutes ces descriptions de toutes sortes, rien n'a mieux correspondu à l'Homme actuel que celle de la société des rats d’égout.
faut prendre sa respiration !

Citer
Elle l'enjambe un regard planté vers moi.
une tite virgule ?

Citer
qu'aucune autre personne que moi ne peut sans doute imaginer sans détourner le regarde.
regard

Citer
et que la seule vision permise du monde réside à travers une verrière et dans la vue de dizaines
et que la seule vision permise du monde réside, à travers une verrière, dans la vue de dizaines
(non ?)

Citer
même elle n'a du oser trop les toucher ?


Citer
des livres du XVIIèm me font penser.
XVIIème

Citer
Je la regarde encore, nous attendons tout deux
tous deux
(pas sûr)

Citer
de chairs sanglante
singulier ou pluriel, faut choisir

Citer
je serai ce soir peut être pour mes proches,
peut-être

Vache ! Lâcher un truc pareil en une heure, ça rigole pas ! Et le texte non plus ne rigole pas.

Points forts : l'écriture, bien sûr, avec ton style vachement dynamique et percutant ; la façon de présenter un monde apocalyptique à travers ton perso principal ; le perso principal lui-même et sa culture décalée dans ce monde-là. Points faibles : à force de lâcher la bride à la plume, ça part parfois un peu en cacahuète avec des phrases un peu chelou ; et aussi, c'est peut-être nébuleux trop longtemps avant que l'on ne comprenne que l'on est dans le sas (de contrôle ? de décontamination ?) de la ville.

Très chouette texte en tout cas.

A+
Rémi

 


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