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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Tala - chapitre 1

Auteur Sujet: Tala - chapitre 1  (Lu 1932 fois)

Hors ligne Sophie131

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Tala - chapitre 1
« le: 16 Juillet 2017 à 23:17:54 »
(Ceci est le premier chapitre d'un roman terminé mais j'aimerais avoir des avis sur ce texte en tant que premier chapitre. Et si quelqu'un est intéressé pour faire la bêta-lecture de l'intégralité du roman et corriger absolument tout ce que j'ai écrit, c'est avec grand plaisir, n'hésitez pas !)

Tala – 13 août 2017
Tala s’enfonça un peu plus dans l’ombre de la capuche de son sweat-shirt et recula jusqu’à ce que son dos touche le mur de la station de métro. Les policiers passèrent en courant à quelques mètres d’elle, se frayant difficilement un chemin au milieu du quai bondé, et disparurent dans l’un des couloirs. Une rame arriva et les Parisiens pressés de rentrer chez eux s’y entassèrent. La jeune fille resta appuyée contre le mur, s’efforçant de calmer les battements de son cœur, presque seule sur le quai.
Quand elle retrouva son calme, elle sortit de sa poche les trois portefeuilles qu’elle avait volés. Ils contenaient de quoi lui acheter plus de deux semaines de nourriture et s’offrir deux douches à la piscine municipale. Sur les cartes d’identité, elle repéra les adresses et monta dans le métro suivant, vérifiant bien que sa capuche cachait toujours ses cheveux. Mêlant le brun, le blond et le roux, ils étaient d’une couleur bien trop particulière pour qu’on ne la remarque pas. Son visage félin, ses oreilles légèrement en pointe et ses yeux gris clair qui tranchaient sur sa peau bronzée ne la rendaient pas plus discrète.
Tala vivait dans la rue depuis son plus jeune âge. Elle ne se souvenait pas de sa mère, qui l’avait pourtant protégée pendant des années, avant de mourir lors d’une bagarre de SDF. Elle avait alors sept ans et avait été recueillie par une bande d’adolescents, sans-abris comme elle, qui lui avaient appris à survivre, à voler, à se battre et à cacher tout ce qui faisait d’elle une personne désirable. Elle avait construit autour des ruines de son enfance une carapace de protection, le seul moyen pour une fille aussi jeune de survivre aussi longtemps.
Elle détestait ces endroits clos, idéaux pour trouver des proies mais infernaux pour une jeune fille qui ne supportait pas être en contact avec d’autres êtres humains. Elle ferma les yeux et tenta d’ignorer tout ce que ses sens percevaient et qui menaçait de la submerger. C’était comme ça depuis toujours : son corps semblait naturellement taillé pour la survie et seul son esprit avait dû être endurci pour suivre le mouvement.
-Hey salut toi, tu es très jolie, tu sais ?
L’homme sentait l’alcool à des kilomètres et son odeur, qu’elle avait réussi jusque-là à ignorer, lui donna la nausée ; elle n’osa pas se retourner pour le regarder mais sa main se posa sur sa taille. Un grondement sourd s’échappa de sa gorge.
-Ne me touche pas, articula-t-elle à voix basse.
Mais l’homme était trop ivre pour se rendre compte de la menace et il laissa sa main glisser plus bas. Tala réagit brutalement, lui envoyant son coude dans les côtes en se retournant, sentant son corps vibrer sous l’énergie libérée par la colère. Elle se força à rester calme malgré son instinct qui voulait s’acharner encore sur son agresseur et sortit de la rame dès que les portes s’ouvrirent, ignorant les regards interloqués des autres voyageurs et les gémissements de l’homme au sol.
Elle remonta en courant les marches, pressée de se retrouver à l’air libre. Une fois dehors, elle chercha du regard le parc le plus proche et traversa la route sans se soucier des voitures. Elle avait bien conscience qu’elle n’aurait pas dû pouvoir se déplacer aussi vite, ni se frayer un chemin dans la foule aussi facilement mais depuis qu’elle était petite, elle manifestait des capacités physiques étonnantes et avait depuis longtemps arrêté de se poser des questions.
-Tal ! appela une voix depuis un banc à moitié caché par un buisson
La jeune fille reconnut le visage souriant de Buzz, avec qui elle partageait souvent ses repas quand elle passait dans le quartier. Ses traits étaient mangés par une épaisse barbe mais on voyait briller ses yeux bleus entourés de petites rides malgré ses trente ans.
-Comment ça va ma fille ? Tu veux un petit remontant ? proposa-t-il en levant une bouteille cachée par du papier kraft.
-Je vais m’en passer, lança-t-elle avec un sourire en s’asseyant sur le banc.
Lorsqu’elle se trouvait avec Buzz, elle avait l’impression de parler avec un vieux sage et il était ce qui se rapprochait le plus d’un grand-père malgré son jeune âge.
-Karim te cherche, dit-il d’un ton légèrement inquiet. Il est passé tout à l’heure. Apparemment, des types bizarres distribuent des tracts avec ta photo dans tous les refuges.
-Il ne sait pas ce qu’ils veulent ?
Tala forçait sa voix à rester assurée mais elle commençait à s’inquiéter. Personne ne s’était jamais soucié de la savoir dans la rue et que des hommes la cherchent ne pouvait pas être une bonne nouvelle. Elle affichait malgré tout son visage neutre habituel, un masque qu’elle n’avait pas enlevé depuis des années, même devant ses connaissances les plus proches.
-Ils ressemblent à une bande de tueurs à gages, il a dit. Faut que tu te caches.
-D’abord, je vais voir ce qu’ils veulent.
-Tal, t’es dingue !
Elle se leva, échappant à la main qui voulait lui attraper le bras, et fouilla dans ses poches pour donner une poignée de pièces et un billet à Buzz.
-Achète-toi de quoi manger, je reviens dès que je peux.
La jeune fille repartit sans un regard en arrière. Elle sortit d’une autre poche un téléphone qu’elle avait récupéré dans les poches d’un vieil homme et s’en servit pour envoyer un message à Karim. Il fallait qu’elle trouve les hommes qui la cherchaient pour savoir ce qui la menaçait. C’était sans aucun doute une décision stupide mais elle ne pouvait résister à la curiosité. C’était la première fois qu’il arrivait quelque chose d’inhabituel dans sa vie et n’importe quelle occasion de rompre la monotonie de son existence était bonne à prendre.
Elle attrapa un bus, s’asseyant au fond pour échapper au regard insistant d’une vieille dame sur son sweat trop vieux et son visage sale. Elle ne s’était toujours pas habituée à être constamment dévisagée lorsqu’elle se mêlait aux autres. Seuls ses compagnons de galère l’acceptaient sans la juger. Tala volait souvent pour se nourrir mais elle avait l’habitude de rendre à ses victimes leurs papiers, sans doute pour soulager sa conscience. Cela l’obligeait à se balader dans Paris mais c’était le prix à payer pour continuer ses larcins sans remords. Personne ne savait d’où lui venait cette conscience, si rare parmi ceux qui avaient grandi dans la misère, mais elle n’avait jamais démordu de ses convictions.
Après s’être introduite dans le hall d’un immeuble délabré pour glisser le portefeuille dans une boite aux lettres, elle reçut un message de Karim : « je suis au Luxembourg, grouille-toi ». Elle monta dans un métro, passant par-dessus une barrière sous le nez des contrôleurs, qui ne réussirent pas à la rattraper avant qu’elle ne monte dans la rame. Pendant la course, une mèche de cheveux s’était échappée de sa capuche ; elle la remit  en place distraitement, occupée à regarder un jeune homme assis contre la vitre.
Il était d’une beauté lisse, parfaite, qui attirait inconsciemment les regards. Tala ne pouvait détacher les yeux de sa bouche et dut se planter les ongles dans la paume de la main pour reprendre ses esprits. Quelque chose était étrange chez lui, mais elle ne savait pas quoi. Il tourna la tête dans sa direction et elle l’affronta du regard, sentant son cœur battre contre ses côtes. Il était dangereux, et son instinct lui hurlait de fuir. L’homme se leva et s’avança vers elle alors que le métro ralentissait pour entrer en gare.
-Je n’arrive pas à savoir ce que tu es, murmura-t-il en la dévisageant, la tête légèrement penchée sur le côté, continuant à avancer.
Personne d’autre ne semblait l’avoir entendu alors qu’il se trouvait à plus de trois mètres d’elle mais Tala ne se posa pas de question et sortit dès que le train fut arrêté. Complètement paniquée, elle monta les marches en courant, vaguement consciente que sa vitesse n’était pas naturelle et lui valait des exclamations ahuries de la part de ceux qu’elle bousculait. Elle avait souvent croisé des personnes qui la dévisageaient plus que nécessaire, semblant voir au-delà de son apparence misérable, mais aucune ne l’avait autant effrayée que ce jeune homme.
Une fois dans la rue, elle profita de la faible affluence pour continuer sa course, traversa plusieurs rues sans prendre la peine de ralentir et ne se calma que lorsqu’elle fut dans le jardin. Karim avait l’habitude de rester sur un banc à l’écart des Parisiens toute la journée, attendant qu’une fille à l’air timide et mal dans sa peau passe près de lui. Son charme faisait ensuite le travail et il vivait aux crochets de la malheureuse pendant plusieurs semaines, jusqu’à se lasser d’elle. Tala désapprouvait ouvertement ses méthodes mais il se moquait toujours de ses valeurs « de riche ».
-Salut Tal, lui murmura-t-il à l’oreille en lui touchant la taille par derrière.
Bien qu’elle l’ait entendu, elle fut surprise par la ressemblance avec la scène dans le métro et se dégagea un peu brutalement, ne supportant pas son contact. Elle le connaissait depuis des années mais ils restaient des inconnus l’un pour l’autre. Jamais elle ne lui avait permis de compter dans sa vie ; on lui avait toujours appris à ne dépendre de personne et elle voyait les sentiments comme un poids plus qu’autre chose.
-Ils sont où ?
-Ils ont bougé, mais je saurai où ils sont allés dans quelques minutes.
-Qu’est-ce que tu sais ?
-Ils sont quatre et ils passent dans tous les refuges de Paname en demandant si quelqu’un t’a vu. Ils ont une photo de toi, ça date de quand t’étais petite, mais avec tes cheveux, c’est impossible que ce soit quelqu’un d’autre. Plusieurs ont balancé tes coins préférés contre un peu d’argent mais la plupart te protègent. Personne ne sait ce qu’ils veulent.
-Comment est-ce qu’ils peuvent me connaitre ? J’ai toujours vécu dans la rue, je m’en souviendrais si j’avais eu affaire à un type suffisamment riche pour envoyer quatre mecs me chercher.
-J’en sais rien Tal, mais tu devrais te cacher, ils ont l’air déterminé.
-Pas avant de savoir ce qu’ils me veulent.
-T’es dingue.
-Mais tu vas m’aider.
-Bien sûr, on est potes de galère, ma chère. D’après Krims, ils ne sont pas loin. Je veux bien y aller avec toi mais tu dois me promettre d’être prudente.
Tala fixa Karim un long moment, refusant de lui mentir, puis il soupira et rangea son téléphone dans sa poche.
-Suis-moi, ptite.

Les quatre hommes étaient impressionnants. Le plus petit dominait Tala de la tête et des épaules. Ils avaient tous la peau bronzée et des cheveux châtains ou bruns. L’un d’eux avait des marques de griffures sur la joue gauche tandis qu’un autre avait le poignet bandé. Seul celui avec les cicatrices parlait avec les sans-abris qui trainaient dans le refuge tandis que les autres se tenaient en retrait, observant les fréquentations de l’endroit sans dire un mot.
Dissimulés dans l’ombre contre un mur, Karim et Tala les observaient en silence. Malgré leur apparence terrifiante, la jeune fille n’avait pas peur. Comme le jeune homme du métro, il se dégageait quelque chose d’eux, mais cette impression lui était familière et lui rappelait étrangement sa mère, bien qu’elle ne se souvienne pas d’elle. Elle bougea légèrement, dégageant sa main de celle de son ami, bien plus effrayé qu’elle.
Un des hommes se tourna brutalement vers eux. Il renifla longuement, visage vers le plafond, et un air de prédateur apparut sur son visage. Son corps se tendit, prêt au combat, avant même qu’elle ne prenne conscience d’avoir été repérée.
-Elle est là, grogna-t-il.
La jeune fille lança un regard vers Karim, qui ne l’aiderait sûrement pas en cas de combat. Sa belle gueule était son gagne-pain et il ne prendrait pas le risque de l’abimer.
-Vous voulez quoi ? demanda-t-elle d’une voix forte, se surprenant elle-même.
Elle ne les craignait pas et sentit que ce n’était pas habituel pour eux. Personne ne lui répondit mais les quatre hommes échangèrent des regards. Le plus proche se jeta sur elle et la jeune fille s’élança vers la sortie. Pour une fois, elle remercia ses capacités physiques si particulières qui allaient sans doute lui sauver la vie. L’adrénaline coulait dans ses veines, la poussant au maximum. Pourtant, le bruit des pas de ses poursuivants ne s’éloignait pas, au contraire.
Tala tenta d’accélérer encore, mais elle semblait être arrivée à la limite de ses capacités. Elle remarqua vaguement qu’elle dépassait les voitures qui filaient pourtant sur la large avenue mais elle se concentra plutôt sur le parc qui apparaissait au loin. Elle avait l’avantage du terrain, qu’elle connaissait parfaitement, et comptait bien s’en servir pour semer ses poursuivants. Elle réussit à maintenir son avance jusqu’à se trouver à l’ombre des arbres et s’enfonça dans les taillis qui bordaient le chemin.
Brusquement, son instinct la poussa à se retourner et elle se prit de plein fouet l’un des hommes lancé à pleine vitesse. Elle grogna à cause de l’impact contre ses côtes mais sentit à peine l’arbre contre lequel elle fut projetée. Elle repoussa son agresseur, se remit sur ses pieds et se décolla du tronc, prête à opposer une résistance farouche. Un autre de ses assaillants surgit derrière elle sans qu’elle l’ait entendu et lui bloqua les bras avec une telle force qu’elle ne put plus bouger. Un grondement s’échappa de sa gorge et elle se débattit furieusement.
-Ne nous oblige pas à t’assommer, lui murmura-t-il contre son oreille.
Tala grogna de rage en se débattant plus violemment encore.
-Elle est solide, commenta l’homme à la cicatrice en s’approchant pour lui examiner le visage.
Trois griffes avaient laissé leur trace sur sa joue gauche, ce qui déformait légèrement son visage. Il avait des traits durs, des épaules musclées et la peau très bronzée de quelqu’un qui passait sa vie dehors. Ses yeux ambre ne quittaient pas Tala. L’homme repoussa complètement la capuche qui avait glissé pendant la course et fit glisser une mèche de cheveux de la jeune fille entre ses doigts. Le soleil qui se glissait entre les feuilles fit ressortir ses couleurs étonnantes. Il passa ensuite sa main sur sa nuque d’un geste étonnamment délicat, sans trouver ce qu’il semblait chercher.
-Pas de bloqueur ? demanda le quatrième homme
-Non, pourtant, avec une hybride aussi puissante, il y en a forcément un. Ça doit être son père qui lui a posé.
-Putain mais de quoi vous parlez ? lança furieusement Tala
Elle se retint de crier. Malgré sa position délicate, elle ne voulait pas attirer l’attention des promeneurs, qui ne manqueraient pas d’appeler la police. Les hommes se concertèrent un long moment du regard puis ce fut de nouveau l’homme à la cicatrice qui prit la parole.
-C’est ta mère qui nous envoie.
-Ma mère est morte, affirma-t-elle d’une voix dure.
Son corps se tendit, prêt à fuir à la moindre opportunité.
-Non, soupira-t-il. Elle a été contrainte de rentrer quand notre nouvel alpha l’a choisie comme bêta.
-C’est quoi votre délire ?
Il la regardait d’un air paternel, une expression désolée sur le visage. Il n’était pas menaçant et Tala se détendit malgré elle.
-Le monde ne se limite pas à ce que tu vois. Des êtres magiques vivent parmi les humains depuis des millénaires et tu en fais partie. Ta mère est un loup-garou.
-C’est n’importe quoi.
Pourtant, elle le croyait. Quelque chose au fond d’elle lui hurlait que c’était la vérité et même si elle tentait de repousser cette voix du mieux qu’elle pouvait, son instinct ne l’avait jamais trompée. Le jeune homme dans le métro, les deux femmes qu’elle avait croisées quelques mois auparavant dans une rue déserte, le commerçant à qui elle avait revendu des bijoux volés. Ils dégageaient tous une énergie qui n’avait rien d’humaine. Une énergie qu’elle était capable de percevoir.
-Elle a été contrainte de t’abandonner sur les ordres de notre alpha. Il pensait qu’une hybride serait trop dangereuse pour la meute.
-Quand vous dites hybride, vous parlez de moi ?
-La plupart des magiques ont des parents de la même race mais parfois des hybrides naissent et… ils sont assez mal vus parce qu’on ne sait jamais de quoi ils sont capables.
C’était logique. Bien trop logique pour être faux. Ça expliquait pourquoi elle avait toujours été aussi puissante, aussi différente des autres filles qu’elle avait connues. Cela expliquait aussi son physique si particulier, son nom qu’elle n’avait jamais entendu autre part et le fait que sa mère n’ait jamais eu de problème avec les autres sans-abris. Et ça expliquait pourquoi ces hommes étaient les seuls qui pouvaient rivaliser avec elle.
-Et donc mon père serait aussi un être magique ? demanda-t-elle, tentant d’organiser le fourmillement de ses pensées
-Apparemment, c’est un elfe, dit l’homme qui la tenait encore.
Tala ignora le mépris dans sa voix, trop concentrée sur le fait que sa mère n’était pas morte. Elle n’avait jamais connu son père et n’avait jamais voulu le connaitre. Il l’avait laissée dans la misère, c’était tout ce qui comptait. Si son instinct était prêt à croire chaque mot qu’ils lui disaient, sa raison refusait de se laisser convaincre.
-Et pourquoi ma mère vous enverrait maintenant, dix ans après m’avoir abandonnée ?
-Parce que la guerre menace et qu’elle veut te savoir en sécurité. Tu portes sur toi un bloqueur qui t’a empêchée de te servir de tes pouvoirs jusqu’à maintenant, mais il n’empêche pas les autres de savoir ce que tu es, et si tu veux pouvoir te défendre, il vaudrait mieux que tu l’enlèves.
Tala se tut, incapable d’assimiler tout ce que l’homme venait de lui dire. Toute sa vie en était bouleversée mais, d’une manière étonnante, tout prenait un sens : elle avait toujours senti que quelque chose chez elle était différent des autres, une perception de choses que personne d’autre ne voyait. Et si cette particularité lui avait jusque-là été d’une grande aide, cela risquait de la mettre en danger. Si ce que disait cet homme était vrai, évidemment. Mais quel intérêt aurait-il à lui mentir ? Tout le monde mentait, tout le temps, mais qui pouvait bien raconter que la magie existait pour convaincre une gamine sans-abri de le suivre ?
-Tu dois rentrer avec nous, dit doucement l’homme à la cicatrice.
Rien ne la retenait à Paris ; elle avait certes des connaissances, mais c’étaient plus des compagnons de galère que de véritables amis. Elle n’avait pas véritablement de passé, juste des souvenirs qui avaient fini par tous se ressembler. Elle était rationnelle pour s’être imaginé qu’un jour, quelqu’un l’emmènerait loin de cette ville pour lui promettre un futur brillant, mais elle avait toujours su qu’elle ne resterait pas ici. Elle avait enfin l’occasion de partir, de vivre une véritable existence et de demander à quelqu’un pourquoi tout était si étrange dans sa vie. Et si jamais, l’homme à la cicatrice lui avait menti, elle n’aurait qu’à fuir comme elle savait si bien le faire.
Elle n’était pas encore sûre d’être convaincue, son instinct et sa raison étant encore en train de débattre, mais pour rien au monde elle n’aurait manqué cette opportunité.
-Ça ressemble quand même beaucoup à un film, remarqua-t-elle en se dégageant un peu brutalement de l’emprise sur ses bras, sentant qu’elle s’était relâchée. Je suis sûre d’avoir déjà vu cette histoire quelque part.
Elle s’éloigna de l’homme, comme si elle pouvait effacer le souvenir du contact. Elle n’avait jamais laissé personne la toucher aussi longtemps et avait l’impression que son corps en avait gardé des marques.
-Il se trouve que nos vies ressemblent étonnamment aux films.
Le plus petit des hommes éclata de rire.
-Peut-être parce que les humains adorent s’inspirer de nous, commenta-t-il.
-Je vais venir avec vous, déclara Tala pour couper court à son hilarité.
Maintenant qu’elle avait décidé de partir, elle ne voulait pas rester à Paris plus longtemps.
-Je n’en espérais pas moins de toi. Je m’appelle Istaga, ajouta-t-il en lui tendant la main.
La jeune fille lui serra la main, mesurant à cet instant la différence de taille avec le loup-garou. Ses trois camarades se tenaient un peu en retrait, semblant attendre ses ordres. Il se tourna vers eux et il y eut un long moment de silence puis deux hommes partirent.
-Qu’est-ce qui vient de se passer ?
Istaga eut un sourire en coin et tapota sur l’épaule de Tala, qui eut l’impression que ses os se brisaient.
-Il te reste beaucoup de choses à découvrir.
« Modifié: 21 Juillet 2017 à 23:10:28 par Sophie131 »

Hors ligne voile59

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #1 le: 17 Juillet 2017 à 20:34:23 »
Bonsoir

Il te reste beaucoup à découvrir.  :D  sur l’écriture.

Houlàlà! ça va aussi vite que ton héroïne ton premier chapitre!
Je pense qu'il y a de la substance pour au moins trois chapitres dans tout ce que tu nous présentes dans celui-là.
Tu nous donnes un nombre incroyable d'information dans un très petit laps de temps mais à la fin du chapitre on a l'impression de connaitre à peine Tala.
Du coup, on a du mal à s'intéresser à elle et pourtant je pense qu'il est primordiale qu'on s'attache au personnage rapidement sinon on va vite sortir de l'histoire surtout qu'on a le sentiment de l'avoir déjà lu.

A la suite...
Avant de juger l'indien, Chausse ses mocassins

Hors ligne Sophie131

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #2 le: 17 Juillet 2017 à 21:28:55 »
Merci pour ton retour.
Je ne vois pas en quoi il y a beaucoup d'informations, au final on en apprend assez peu sur mon monde, mais j'essaierai d'alléger un peu. Et surtout d'apporter plus d'informations sur mon personnage.
Je ne voulais pas faire un premier chapitre lent, vu que j'ai beaucoup à raconter, et surtout plusieurs personnages à présenter. Je voulais quelque chose qui plonge directement le lecteur dans l'action.

Hors ligne Zacharielle

  • Comète Versifiante
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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #3 le: 18 Juillet 2017 à 22:09:24 »
Yop Sophie,
Tu n'as peut-être pas vu mais la limite est à un texte par jour (cf. Règles et conseils côté lecteurs et auteurs), or tu en as posté deux le 16 juillet ;) Merci de faire attention à ce point dans le futur.
(Sinon je ne pense pas avoir eu l'occasion de te souhaiter la bienvenue donc : bienvenue !)


Hors ligne Sophie131

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #4 le: 18 Juillet 2017 à 22:57:18 »
J'avais pas vu, promis je ferai attention ! Merci de me l'avoir dit

Hors ligne Nexwall

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #5 le: 21 Juillet 2017 à 20:09:06 »
(Re)Salut Sophie131 !

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Tala – 13 août 2017

Je suis dans le futur !

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Tala s’enfonça un peu plus dans l’ombre de la capuche de son sweat-shirt

(Et on me reproche des phrases trop peu épurées ! (Ce que je conçois, bien évidemment, mais n'accepte pas (C'est pas vrai, c'est ma mauvaise foi qui parle (elle commence à être connue sur le forum, j'ai peur (ainsi que ma passion des parenthèses, peut-être.)))))
Les deux compléments du nom font un peu lourd à l'oral, même s'ils restent abordables.

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se frayant difficilement

J'aime pas des masses les participes présents et les enclumes. Les enclumes, c'est parce que ... c'est comme ça. Les participes présents, c'est parce qu'ils font, à mes yeux, perdre corps aux actions. Ici, pour moi, un imparfait ou un passé simple auraient plus de force (et fonctionneraient tous les deux.)

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quai bondé

Et non pas du quai Branly, qui n'a évidemment rien à voir.

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mère, qui l’avait pourtant protégée pendant plus de cinq ans,

Pour moi, une de ces deux virgules est superflu.

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Elle avait alors sept ans

Sa mère l'a protégée pendant cinq ans avant de mourir et Tala en avait alors sept ? Les deux premières années sont particulières ?

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lui envoyant son coude dans les côtes en se retournant, sentant son corps vibrer sous l’énergie libérée par la colère

DUGIDAL.
Hum, ça veut rien dire.
Par contre, tu nous fais là une cascade (j'adore ce mot, il coule sur mes lèvres, c'est formidable) de participes présents.

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Tala forçait sa voix à rester ferme

Ferme, dans le contexte n'est pas ce que tu veux dire je pense. Confiante, assurée ?

Citer
échappant à la main qui voulait lui attraper le bras,

DUGIDAL.
Oui, ça ne veut toujours rien dire, par contre, il y a encore un participe présent.

Citer
C’était sans aucun doute une décision stupide mais elle ne pouvait résister à la curiosité, sans compter que sa vie était peut-être en danger et que la connaissance était la meilleure arme qui soit.

La manière dont tu présentes la chose donne sensation de justification. Je ne dis pas que l'idée doit être absente, mais être mieux dissimulée donnerait moins l'impression que tu veux que ça se passe ainsi même si ce n'est pas forcément l'action la plus logique.

Citer
s’asseyant au fond pour échapper au regard insistant d’une vieille dame sur son sweat trop vieux et son visage sale.

DALEMBERT.
Encore un participe :(.

Citer
lle ne s’était toujours pas habituée à être constamment dévisagée lorsqu’elle se mêlait aux autres. Seuls ses compagnons de galère l’acceptaient sans la juger.

Un peu cliché, surtout présenté ainsi.
(La suite du paragraphe est très intéressante, mais pourrait être, je pense, mieux exploitée.)

Citer
, passant sous une barrière sous le nez des contrôleurs, qui ne réussirent pas à la rattraper avant qu’elle ne monte dans la rame.

SCHLOUDA.
Oui, mes interjections deviennent n'importe quoi.
On a l'impression que tout le monde la poursuit, pourtant, le métro est un refuge inattaquable ?



(Je dois partir, mais reviendrai pour finir.)
"Le futur aussi. Le futur arrive sans cesse. Il est là sinueux, plein de possibilités et pourtant si limité ! Le présent le déstructure, le détruit petit à petit, puis il l’avale et le recrache en passé. "

N'hésitez pas !
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=36823.msg584100#msg584100

Hors ligne Sophie131

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #6 le: 21 Juillet 2017 à 20:49:09 »
Je tiens tout d'abord à préciser que j'ai fait des petites modifications récemment (qui consistait principalement à supprimer des adverbes mais malheureusement certains restent indispensables au sens du texte).
Ensuite, je ne répondrai pas aux commentaires sur les participes présents, c'est ma manière d'écrire et j'aurais beaucoup de mal à écrire autrement. D'ailleurs tu es bien le seul à m'avoir fait la remarque, ça doit être le même problème que j'ai avec tes phrases à rallonge.
Oui, les deux années sont particulières mais c'est expliqué après, je voulais pas surcharger ce premier chapitre qui comporte déjà bien suffisamment de choses.
Pour moi, les deux phrases qui ne veulent rien dire sont tout à fait françaises et cohérentes donc je vois pas le problème...
Une voix ferme, c'est une voix assurée non ? mais je suis d'accord, y a plus une idée de colère dans "ferme", je pense que je vais changer.
J'avais déjà changé la "justification" que je trouvais trop lourde à la relecture ça donne : "C’était sans aucun doute une décision stupide mais elle ne pouvait résister à la curiosité. C’était la première fois qu’il arrivait quelque chose d’inhabituel dans sa vie et n’importe quelle occasion de rompre la monotonie de son existence était bonne à prendre."
Elle n'est poursuivie que par des contrôleurs qui sont dans la station et pas dans le métro, donc en quelque sorte c'est un refuge.

(Je sais que t'as pas fini mais autant faire une réponse dès maintenant).

Hors ligne Nexwall

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #7 le: 21 Juillet 2017 à 21:48:00 »
Re !

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Je tiens tout d'abord à préciser que j'ai fait des petites modifications récemment (qui consistait principalement à supprimer des adverbes mais malheureusement certains restent indispensables au sens du texte).

J'ai pas relevé particulièrement d'adverbe, donc bon, c'est pas moi que ça va gêner.
(Par contre, un ouragan dans ma salle de bain, ça, c'est gênant.)

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Ensuite, je ne répondrai pas aux commentaires sur les participes présents, c'est ma manière d'écrire et j'aurais beaucoup de mal à écrire autrement. D'ailleurs tu es bien le seul à m'avoir fait la remarque, ça doit être le même problème que j'ai avec tes phrases à rallonge.

Je ne pense pas, à nouveau. La vérité, c'est que tu seras dernière décisionnaire, évidemment. Tu faisais des remarques sur mon style d'écriture (qui est plus naïf dans ces premiers chapitres, force m'est de l'admettre), je considère la surabondance de participe présent comme une faute de style. Il reste vrai que c'est une appréciation personnelle, libre à toi d'en faire ce que tu veux, mais je ne pense pas que ton récit y gagne. Mais soit, je ne les relèverai plus.
(Du reste, mes phrases à rallonge sont une imagination de ta part, ta moyenne de mots est ici de 17.1 par phrase, sur l'ensemble de mes écrits, je suis à 15.0. Non mais oh.)

Citer
Oui, les deux années sont particulières mais c'est expliqué après, je voulais pas surcharger ce premier chapitre qui comporte déjà bien suffisamment de choses.

Du coup c'est bizarre, un peu. (Le groupe d'adolescent m'avait aussi interpellé, c'est étrange comme aide impromptue, qu'ils s'occupent d'une enfant comme ça.)

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Pour moi, les deux phrases qui ne veulent rien dire sont tout à fait françaises et cohérentes donc je vois pas le problème...

Non, c'était DUGIDAL qui ne voulait rien dire.

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"C’était sans aucun doute une décision stupide mais elle ne pouvait résister à la curiosité. C’était la première fois qu’il arrivait quelque chose d’inhabituel dans sa vie et n’importe quelle occasion de rompre la monotonie de son existence était bonne à prendre."

Je trouve déjà ça mieux sur la forme. Sur le contenu, ça reste un peu du poncif.

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Elle n'est poursuivie que par des contrôleurs qui sont dans la station et pas dans le métro, donc en quelque sorte c'est un refuge.

Je veux bien que les fonctionnaires français soient parfois légers en terme d'assiduité au travail, mais tout de même ...
(Tu parles du dessous d'une barrière, je ne connais pas d'entrée équipée de ça ?)


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passant sous une barrière sous le nez des contrôleurs

(D'ailleurs, tu as une répétition de 'sous'.)

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e, et elle dut se planter les ongles dans la paume de la main pour reprendre ses esprits.

Pour moi, le 'elle' est superflu.

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Il tourna soudainement la tête vers elle et elle l’affronta du regard,

Répétition dommageable. Remplacer le premier 'elle' par 'dans sa direction' ?
(Ou par 'je partis en Chine à la recherche d'un koala pour ma soeur'. Mais on perd un peu du sens.)

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, et

Pareil, d'un point de vue structurel, je suis pas fan de cette association en général. Je lui accorde sa place dans quelques cas précis, je trouve que l'association y perd ici : " Il était dangereux, et son instinct lui hurlait de fuir."

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Ils ont même une photo de toi quand t’étais petite, mais avec tes cheveux

C'est un peu confus comme ça avec le 'mais'. (On en vient à mettre le sens, mais ce n'est pas naturel.)
"Ils ont même une photo de toi. De quand t'étais petite, mais avec tes cheveux, c'est impossible que se soit quelqu'un d'autre." ?

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Les quatre hommes étaient impressionnants.

Whoooo ! On est passé où ? (Vachement violente comme transition.)

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dans le refuge tandis que les autres se tenaient en retrait, observant les fréquentations du refuge sans dire un mot.

Répétition dommageable de 'refuge'.

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Malgré leur apparence terrifiante

J'aurais mis au pluriel.

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visage vers le plafond,

Jeee ... sais pas du tout d'où sort ce plafond. Je sais pas me visualiser la scène, en fait. Je comprends ce qu'il s'y passe, en gros, mais j'arrive pas du tout à comprendre la situation spatiale. (La NASA ne veut pas me répondre.)

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Elle ne les craignait pas et elle sentit

Je trouve la répétition du sujet dommageable.

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Le plus proche se jeta vers elle et elle s’élança vers la sortie.

Idem. (Mais pas pour les mêmes raisons.)

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l’homme lancé à pleine vitesse.

Quel homme ? L'Homme ?

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lequel elle fut projetée. Elle repoussa son agresseur et se remit sur ses pieds,

Si elle a été projetée contre un arbre, repousser son agresseur n'a pas dû être trop difficile. (Ou alors, tu parles de l'arbre, et là, d'accord, c'est pas facile.)

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Un autre de ses assaillants apparut derrière elle sans qu’elle l’ait entendu

J'aurais mis 'surgit' (mais ça, question de préférence), par contre je pensais qu'il y avait un arbre derrière elle ?

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semblait

Je n'ai pas relevé les précédents (trois je crois) parce qu'un me dérangeait pas, les autres pour éviter une autre polémique. Mais en fait, je me dis que c'était stupide, alors je le fais.
Je suis pas non plus fan des verbes de ce genre, sembler, avoir l'air, paraître. Souvent, ils sont inutiles et ralentissent les choses pour rien. "sans trouver ce qu’il semblait chercher." L'enlever, finalement, ne change pas l'idée ? Et ça épure !

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se retenant de crier

Y'a pas de point.

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puis se fut de nouveau l’homme à la cicatrice qui prit la parole.

Ce fut*

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qu’on se sait jamais de quoi ils sont capables.

Qu'on ne sait*

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Bien trop logique pour être faux.

Euh. En l'absence de connaissance des règles qui régissent la magie et ses créatures, je ... sais pas. Si ça se trouve, c'est complètement n'importe quoi. Comment ton héroïne en sait-elle plus que moi à ce moment-là ? (Hormis le fait que je sois d'une mauvaise foi absolue, évidemment.)
Je veux dire, la suite y répond en partie, mais rien ne l'oblige à croire la partie plus subjective qu'ils sont incapables de savoir.

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jamais eu de problème avec les autres sans-abris.

J'aurais mis 'problèmes'.

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Mais quel intérêt aurait-il à lui mentir ?

(Se servir d'elle ! Ou pire, manger ses chocolats.)

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étonnament aux films.

Étonnamment*



Je trouve que la fin s'emballe un peu, qu'elle accepte très vite sa nouvelle condition et que tu brûles d'envie de nous amener sur la partie suivante qui est celle que tu veux écrire.
"Le futur aussi. Le futur arrive sans cesse. Il est là sinueux, plein de possibilités et pourtant si limité ! Le présent le déstructure, le détruit petit à petit, puis il l’avale et le recrache en passé. "

N'hésitez pas !
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Hors ligne Sophie131

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #8 le: 21 Juillet 2017 à 22:13:19 »
Re !
Autant pour moi sur tes phrases à rallonge j'avais l'impression que les miennes étaient plus courtes. Pour autant, personne ne m'a jamais dit que les participes présents étaient une faute de style, je pense que c'est juste ton expérience de lecteur qui fait que tu n'aimes pas ça.
J'ai changé les cinq ans en plusieurs années pour qu'on ne se pose pas la question. Et le groupe d'adolescents, on va dire qu'ils ont eu pitié d'une gamine abandonnée (une fille de sept ans, tu vas quand même pas la laisser se débrouiller seule)
Si tu as une idée de reformulation mieux, je suis preneuse, je vois pas comment faire sur cette phrase.
J'ai changé "sous la barrière" par "par-dessus" c'est vrai que c'est beaucoup plus logique
dans sa direction est bien, je vais mettre ça (pour tout ce qui est des répétitions de "elle" j'ai fait des changements)
Je suis d'accord pour la photo, mais je sais pas pourquoi, j'ai jamais changé. Maintenant c'est le bon moment, je sais que je peux le faire.
La transition est violente mais je ne suis pas adepte des voyages d'un espace à un autre s'ils n'ont aucun intérêt. Et ça a l'avantage d'attirer l'attention du lecteur
Pourquoi au pluriel pour "leur apparence terrifiante" ? Ils n'ont qu'une apparence chacun...
Le mec lève juste la tête en mode "gros mec chelou", pour sentir l'air, y a rien à comprendre de plus que ce qui est écrit
l'homme c'est un des quatre, elle ne fait pas la distinction et on s'en fout duquel l'attrape ça change rien
y avait bien un arbre mais rester collé à un obstacle en cas de combat n'est pas une bonne idée, du coup elle a bougé (intelligente cette petite quand elle veut)
Ta remarque sur les "sembler" est tout à faire justifiée, j'ai d'ailleurs fait une purge en même temps que les adverbes, j'en ai gardé quelques-uns qui étaient nécessaires mais j'en ai enlevé une vingtaine j'en mets trop
Ah oui, après les phrases avec des points d'interrogation, je mets jamais de point, je sais pas pourquoi
Trop de fautes de frappe (et je sais pas me relire, c'est ouf)
Bien trop logique pour être faux, ça veut juste dire que ça explique tout ce qui est bizarre dans sa vie (et elle a un instinct très fort #loupgarou ça aide bien ce truc)
y avait pas de problème, du coup c'est au singulier non ? (genre aucun problème)

Je vais essayer de ralentir la fin. Mais oui, j'ai pas envie de m'éterniser sur ce point vu que c'est pas comme si elle avait très envie de rester SDF toute sa vie. Bon pour résumer, j'ai fait plein de petits changements de forme, je vais modifier le texte et je vais surtout retravailler la fin pour qu'elle soit plus mieux (c'est pas français je sais)

Hors ligne Nexwall

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #9 le: 21 Juillet 2017 à 22:37:50 »
Hey ! (Je sais pas pourquoi, je me sens obligé de me réintroduire par une phrase d'accroche.)



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Autant pour moi sur tes phrases à rallonge j'avais l'impression que les miennes étaient plus courtes. Pour autant, personne ne m'a jamais dit que les participes présents étaient une faute de style, je pense que c'est juste ton expérience de lecteur qui fait que tu n'aimes pas ça.

Hum, je reste persuadé qu'ils sont handicapants pour une trame et la vivacité d'une action, surtout en avalanche.

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Et le groupe d'adolescents, on va dire qu'ils ont eu pitié d'une gamine abandonnée (une fille de sept ans, tu vas quand même pas la laisser se débrouiller seule)

Je suis un pragmatique, moi. C'est une bouche à nourrir ! Les enfants dans les rues sont utilisés pour amadouer les passants et une incitation à donner (ils sont d'ailleurs souvent drogués).
Dans un monde comme ça, des adolescents qui peinent à survivre...
Cela dit, pour le bien de mes espoirs et de ma confiance au monde, c'est pas plus mal.

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Si tu as une idée de reformulation mieux, je suis preneuse, je vois pas comment faire sur cette phrase.

Ce n'est plus tant la phrase qui me gêne que le contenu. Merry et Pippin retournent en Isengard car c'est le dernier endroit où l'ennemi ira les chercher, aussi stupide que ça en a l'air, ça a du sens. Ici, on sent ta patte de vouloir nous y amener. (Ce qui, dans une histoire de loup-garous, est un peu amusant.)

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La transition est violente mais je ne suis pas adepte des voyages d'un espace à un autre s'ils n'ont aucun intérêt. Et ça a l'avantage d'attirer l'attention du lecteur

Ah, je suis d'accord, c'est le décor qui m'intéressait plus que le voyage. Là, c'est ... rapide, c'est sûr. Mais on sait pas où on est.

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Pourquoi au pluriel pour "leur apparence terrifiante" ? Ils n'ont qu'une apparence chacun...

Oui, là, c'est un long débat de la langue française en fait. Les deux fonctionnent, j'ai toujours trouvé plus logique de mettre au pluriel, mais le singulier est aussi tout à fait juste selon ton point de vue. Faut juste que tout soit accordé partout de la même manière.

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Le mec lève juste la tête en mode "gros mec chelou", pour sentir l'air, y a rien à comprendre de plus que ce qui est écrit

Oui, ça je veux bien, mais d'où il sort ce plafond ?

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l'homme c'est un des quatre, elle ne fait pas la distinction et on s'en fout duquel l'attrape ça change rien

Alors, use d'imprécision pour le décrire ? Sinon, on se dit qu'il est particulier sans comprendre pourquoi. ("D'un des hommes", par exemple.)

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y avait bien un arbre mais rester collé à un obstacle en cas de combat n'est pas une bonne idée, du coup elle a bougé (intelligente cette petite quand elle veut)

C'est vrai, mais tu ne me le dis pas dans le texte :o.

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Ah oui, après les phrases avec des points d'interrogation, je mets jamais de point, je sais pas pourquoi

C'est une envie comme une autre. Parfois, j'ai envie de me rouler en boule en chantant la Java de Broadway, chacun son truc.

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Bien trop logique pour être faux, ça veut juste dire que ça explique tout ce qui est bizarre dans sa vie (et elle a un instinct très fort #loupgarou ça aide bien ce truc)

Certes ... Mais attention à ne pas user de facilité à ce nom !

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Je vais essayer de ralentir la fin. Mais oui, j'ai pas envie de m'éterniser sur ce point vu que c'est pas comme si elle avait très envie de rester SDF toute sa vie. Bon pour résumer, j'ai fait plein de petits changements de forme, je vais modifier le texte et je vais surtout retravailler la fin pour qu'elle soit plus mieux (c'est pas français je sais)

Mais je comprends tout à fait.
N'oublie pas qu'un personnage est toujours lié à son histoire, en la précipitant ici, ce sont ses intentions, ses rêves, ses ambitions, que tu nous caches ; sa logique. Elle peut venir ensuite, mais sera tout de même expliquée par ce passé si déterminant. Qui plus est, c'est le premier chapitre que nous lisons, il a son importance !
"Le futur aussi. Le futur arrive sans cesse. Il est là sinueux, plein de possibilités et pourtant si limité ! Le présent le déstructure, le détruit petit à petit, puis il l’avale et le recrache en passé. "

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Hors ligne Sophie131

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Re : Tala - chapitre 1
« Réponse #10 le: 21 Juillet 2017 à 22:57:12 »
Une gosse c'est une bouche à nourrir mais à cet âge là, c'est malléable, tu lui apprends à voler et personne ne soupçonnera jamais quelqu'un d'aussi jeune, voilà fini (je suis pour un peu d'espoir mais pas trop)
Je vois ce que tu veux dire, je vais essayer d'amener ça plus naturellement
Après, je dis bien qu'ils sont dans le refuge (lequel, ça n'a aucune importance de toute manière). Mais comme l'important dans la scène ce sont les hommes (et en particulier leur apparence) je commence par ça. Et du coup comme ils sont dans le refuge, y a un plafond (j'ai revérifié mais je le dis assez rapidement dans le paragraphe, je vois pas de problème)
J'ai changé pour les deux remarques suivantes mais c'est juste parce que tu le dis (je suis pas objective sur mon texte de toute manière)
Tout a fait d'accord, il faudrait que je précise plus que pour elle, elle n'a pas de passé et juste envie de se tirer et que c'est une occasion comme une autre. Je vais étoffer un peu plus la fin

 


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