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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Miroir Transition

Auteur Sujet: Miroir Transition  (Lu 1084 fois)

Hors ligne andre48

  • Aède
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Miroir Transition
« le: 18 Juin 2017 à 08:56:43 »
Antoine, le marchand d’antiquité était fébrile. Il avait décroché le miroir et voulait le mettre de force dans les bras de la jeune femme :
-   Reprenez votre miroir, tout de suite !
-  Non, non et non, faites-en ce que vous voulez, je vous le donne » ctia-t-elle en s’enfuyant.
Nous étions maintenant seuls dans le magasin, les épaules du vieil homme s’affaissèrent. L’air accablé il me dit :
-  Jean, tu as vu, comme elle a filé en me laissant son satané miroir ?
J’étais venu pour examiner un coffre ancien, style Compagnie des Indes. Je fis un petit oui de la tête. Depuis plusieurs années, je retouchais certains de ses vieux tableaux, une sorte de mini lifting pour qu’ils puissent trouver preneurs. Une complicité de vieux célibataires nous unissait. Antoine se tourna vers moi, implorant :
-   C’est un miroir d’époque Transition, entre 1765 et 1775, l’argenture est encore bonne et le cadre a été redoré. Je veux m’en débarrasser.
Je ne l’avais jamais vu si excité .
-  Tu sais, Jean, je ne veux plus de lui ici. Je ne peux pas me décider à le détruire. On ne brise pas un miroir, surtout s’il a plus de deux cents ans, si tu veux, je te le donne. Avant je dois d’abord tout t’expliquer.
Il tourna la clé, tira le rideau de la porte d’entrée, et me guida vers deux vieux fauteuils de velours rouge. Nous étions amis, il savait que je l’écouterai patiemment.
-  Jean, je te connais, tu aimes les vieux objets qui ont un passé, une histoire, du vécu. Madame… disons Isabelle venait souvent au magasin pour trouver des objets de décoration. Un jour, elle m’a apporté ce miroir, en me disant qu’il venait de sa maison familiale de Vendée. Elle a ajouté que son mari ne supportait pas les antiquités, et elle me l’a laissé en dépôt-vente.
Jusque-là, rien de spécial. J’ai mis le miroir, bien en évidence au fond du couloir principal, avec son beau cadre doré, on ne voyait que lui. Rapidement, pour moi, les ennuis ont commencé ; rien de bien méchant, on ne pouvait faire de relation directe avec lui.
Bizarrement, les clients allaient directement vers le miroir, l’admiraient, admettaient qu’à ce prix, c’était donné. Puis, subitement tous lui tournaient le dos et sortaient. Au bout de trois mois, il n’était toujours pas vendu.
La semaine dernière, en début d’après-midi, le feu a pris, au bout du couloir, juste en face du miroir. Je l’ai éteint facilement, mais, si je n’avais pas été là, alors, peut-être plus de magasin ! Finalement, moi aussi, j’ai fait la relation avec son arrivée ici. J’ai voulu vite en savoir plus sur le miroir d’Isabelle. J’ai commencé à poser des questions à quelques clientes attitrées, elles ne se sont pas fait prier. Voilà ce que j’ai appris :
Juste après Noel, elle a fait venir de France ses deux miroirs jumeaux, elle les a mis face à face dans son salon. Les miroirs se reflétaient l’un dans l’autre, à l’infini, était-ce bien raisonnable ? Son gamin a réussi à en casser un. Son père qui ne les aimait pas s’est contenté de jeter les débris dans la poubelle. Je ne sais même pas ce qu’ils ont fait du cadre. L’autre est resté accroché tout seul. Chez eux, de menus ennuis sont apparus, d’abord de simples broutilles. Six mois plus tard, une très grave maladie a frappé un membre de la famille, tous ont fait la relation avec l’arrivée des miroirs. Tu sais, sur eux, de tout temps il y a eu des croyances, des superstitions, des rites… Persuadée de la puissance quasi maléfique du miroir, elle s’est empressée de me l’apporter.
Maintenant, chaque soir, je l’aveugle en l’emmaillotant dans une couverture kaki, je mets une ficelle autour et le range dans l’appentis au fond de la cour. J’ai contacté Isabelle, lui ai demandé de le reprendre. Juste avant ton arrivée, j’ai réussi à lui tirer des bribes du passé de ses miroirs de famille.
Elle m’a avoué qu’ils avaient connu la Révolution et la guerre de Vendée. Au dos de ce miroir, à côté de la signature de l’ébéniste, il y a une date gravée « 1770 » l’année où le dauphin Louis épousa Marie-Antoinette.
A cette époque, venus de Paris, les miroirs arrivèrent en Vendée, dans la maison des ancêtres d’Isabelle. Ils furent accrochés face aux fenêtres donnant sur la rue principale. Cette rue pavée descendait en pente douce vers une petite rivière toute proche.
En 1793 la révolte en Vendée a éclaté. Quelques mois plus tard, sous la Terreur, les Colonnes Infernales de la République se sont abattues sur les vendéens.  Ces deux miroirs ont entendu les supplications, les cris, les hurlements... Ils ont vu les corps jetés dans la rue et le sang couler à flot vers la rivière.
Je ne veux même pas te donner des détails, cette guerre civile a fait tant de morts, principalement des femmes et des enfants. Les militaires ont combattu, pillé, violé, tué et égorgé hommes, femmes et nourrissons. Les puits ont été empoisonnés, les premières armes chimiques ont été essayées. Des femmes et des enfants ont été mis dans des fours. Des barges emplies de prisonniers ont été coulées dans la Loire. On a réellement fait la peau aux vendéens.
Des textes historiques expliquent que la peau des femmes, plus fine, se prêtait moins bien à la confection d’objets, que celle des hommes, plus résistante. Pour ce faire il y eut plusieurs tanneries, dont celle située sur le bord de la Loire, aux Ponts-de-Cé. En 2003, les militants bretons d'Adsav ont investi le Muséum des Sciences Naturelles de Nantes afin de dénoncer le spectacle affligeant de cette peau tannée de chouan exposée au public. Cette action a permis de donner enfin une sépulture décente à cette dépouille.
La famille d’Isabelle a été décimée ; mais un survivant a réussi à cacher les miroirs, ils ont échappé aux pillards. Ils ont été le plus souvent stockés dans des greniers, dans la poussière et la pénombre. Si on croit comme le poète que les objets ont une âme, celle de ce miroir n’a connu principalement qu’abominations et ténèbres. Voilà toute l’histoire et je t’épargne les détails sanglants, insupportables. 
Je pourrais m’en débarrasser, le briser et en jeter les morceaux dans la mer, pour qu'ils s'y perdent et que leurs reflets se confondent avec ceux des eaux. Il y a différents moyens de conjurer les sorts liés aux miroirs brisés ou plus ou moins hantés. Mais, je n’ai pas le cœur à détruire ce survivant. Prends-le, tu parviendras peut-être à sauver ce témoin de l’histoire.
Ce récit, m’avait touché, mais je ne pouvais pas lui expliquer pourquoi, pas maintenant, je lui dis seulement.
-  Antoine, je dois réfléchir, laisse-moi deux ou trois jours.
-  Pas de problème, à bientôt, dit-il l’air déçu.
Il a ramassé le miroir, l’a entouré de sa couverture. En silence, je l’ai accompagné vers l’appentis et il l’a déposé juste derrière la porte.

Je suis sensible à cette période de l’histoire de France, une déclaration des Droits de l’Homme suivi d’un quasi-génocide.  Guillotiner un roi pour vivre sous la Terreur, puis, acclamer un Empereur...
J’ai un lien avec la terre de Vendée, trois jeunes frères en 1794 ont fui cette guerre. Trois orphelins qui réussirent à quitter leur village, sans être vus des gardes-frontières républicains. A pied, affamés, en se cachant, ils ont remonté la Loire en marchant la nuit, sur le bord herbeux des chemins de halage.
Un seul but : dépasser Angers. Leurs descendants sont parvenus jusqu’à la limite du Val de Loire et de la Sologne. De ces ancêtres sans prénoms, je ne connais que cette fuite. Je ne pouvais considérer ce miroir comme un simple objet, il avait connu cette époque tragique qui avait jeté ces trois préadolescents sur les routes.

Par défi, par orgueil ou poussé par je ne sais quelles émotions, j’ai su qu’il entrerait chez moi. Je l’installerais dans mon atelier de peinture, pièce dont je suis le seul maître. Je le voyais déjà accroché en haut du mur du fond, face à la grande baie vitrée qui donne sur la mer. Trois jours après ma visite chez Antoine, il pouvait contempler les herbes folles donnant sur un petit bras d’eau saumâtre, avec, au fond, la ligne sombre des palétuviers. J’étais sûr que son regard sur une nature si loin de la Vendée, le rendrait fréquentable.   
J’ai évité de me mettre face à lui, jamais mon visage ne s’y est reflété. Entre nous, c’était une simple cohabitation. Bien sûr, être dans un même lieu, c’est subir des influences réciproques. Le très vague souvenir de mes origines grandit en moi. J’ai appris récemment que les traumatismes vécus s’inscrivent dans nos gènes et se transmettent à nos descendants. La science peut enfin expliquer le poids des secrets de famille. Ces infimes traces venues d’un lointain passé, s’incrustent en nous, nous influencent.   
Mes rêveries et mes peintures prirent d’autres couleurs. Après trois ans, je sus que mon compagnon avait changé. Beaucoup de visiteurs m’avaient interrogé sur ce miroir « Pourquoi est-il accroché si haut, on ne peut s’y voir », on me disait qu’il était « Déplacé dans l’atelier, qu’il devrait orner le mur d’un salon… »
Seul Antoine connaissait ma démarche, tenter de rendre ce miroir bienveillant à l’égard des hommes. Nous étions tous les deux adeptes d’un peu de poésie, de magie, de folie... Même si les objets n’ont pas d’âmes, ce que nous projetons sur eux nous revient et nous influence. Les animistes savent qu’un même Esprit anime les êtres et toutes choses. Ce fond de croyance nous convient à Antoine et à moi.  Lui seul pensait à l’avenir du miroir, il me demanda :
-  Jean, cela fait trois ans, si tu penses qu’il a changé, ce serait bien qu’il reprenne son rôle naturel, orner une pièce et être admiré.
-  Oui, je pense qu’il peut maintenant revoir les hommes. Je ne sais qui pourrait lui donner sa chance.
Je me doutai qu’il avait déjà une solution. Moi, j’avais joué mon rôle, et je ne voulais pas que nous restions, ce miroir et moi scotchés à vie. Il m’expliqua « J’en ai discuté avec la directrice du musée de la ville, c’est une historienne, elle aussi pense que c’est surtout l’incapacité des hommes à affronter le passé qui empoisonne le présent. Ta démarche l’a intéressée et elle peut prendre la suite. La ville veut monter une exposition permanente sur les objets des trois derniers siècles. Le miroir serait mis dans un petit boudoir reconstitué. Elle l’accrocherait au mur du fond, face à une grande fenêtre, ciel bleu et cocotiers garantis. Son but est de rétablir pour les enfants des écoles la chronologie de l’Histoire »
Je ne sais pourquoi, mes yeux devinrent humides, je lui donnais instantanément mon accord :
-  Oui, les enfants, il verra enfin des enfants.
« Modifié: 21 Juin 2017 à 23:55:31 par andre48 »
« Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination ! » Denis Diderot

Hors ligne Amy M

  • Scribe
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Re : Miroir Transition
« Réponse #1 le: 18 Juin 2017 à 10:21:31 »
Un texte très inspiré (et inspirant). J'y vois le miroir comme fil conducteur et prétexte à la réflexion sur des thèmes qui vont au-delà de la superstition. J'ai bien aimé l'objet perçu comme l'âme qui exposée au mauvais s'en imprègne. Il y a tellement de facettes que je ne pourrais les énumérer toutes mais j'ai passé un très bon moment à te lire.

Merci pour ce partage.

Hors ligne Bdcht

  • Plumelette
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Re : Miroir Transition
« Réponse #2 le: 18 Juin 2017 à 12:22:46 »
Bonjour Andre48,

Merci pour ce partage. J'ai passé un agréable moment et je trouve que l'idée est très intelligente. C'est très agréable à lire et le suspens est bien tenu.
Je dirais juste deux choses: 1/J'aurais eu envie de craindre d'avantage le miroir sur le début de ton récit. D'avoir un peu peur de lui.

2/ Lorsque Antoine raconte à Jean l'histoire du Miroir il le fait "à rebours". C'est à dire qu'il parle d'abord d'Isabelle pour remonter à la guerre. Je crois que ce serait plus évident à lire si c'était l'inverse. Peut être que ça te permettrait également de décrire d'avantage "l'ambiance" en Vendée pendant les atrocités. Moi qui connait peu cette période de l'histoire de France, j'avoue que les références historiques bien que précise sont un peu abstraite pour moi. 
Enfin je pense que le déroulé des événements dans l'ordre nous permettrait de mieux percevoir plus "la douleur" que ce miroir à vecu. La guerre et les atrocités, son exil,  la perte de son frère jumeaux. Peut etre que si tu considère le miroir encore d'avantage comme une personne? Pour déclencher l'empathie chez le lecteur avec le miroir? 
Enfin voila quelques suggestions mais en tous cas j'ai passé un très bon moment.

A bientot
Bdcht

Hors ligne andre48

  • Aède
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    • ajranc
Re : Miroir Transition
« Réponse #3 le: 19 Juin 2017 à 07:31:33 »
Merci Amy M, je suis heureux que ce texte t’ais plu et de savoir que son sens est compréhensible pour le lecteur.
La guerre de Vendée peut être remplacée par le sac de Nankin, le massacre des Tutsis, les Khmers rouges, Alep… Toutes les horreurs se valent, mais on préfère celles des autres, sans réellement ressentir le martyr des jeunes civils.
« Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination ! » Denis Diderot

Hors ligne andre48

  • Aède
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    • ajranc
Re : Miroir Transition
« Réponse #4 le: 19 Juin 2017 à 07:54:39 »
Merci Bdcht, j’ai mis du temps à écrire ce texte. Le miroir sert de fil conducteur, mais mes lointains ancêtres durent quitter la Vendée.  Aujourd’hui, bien d’autres objets d’art ou des bâtiments anciens doivent observer les hommes dans leur folie meurtrière qui s’abat principalement sur les plus faibles.
1/ Je n’ai pas voulu rendre le miroir trop inquiétant. Je souhaite laisser au lecteur le choix de croire ou non en ses pouvoirs.
2/ La chronologie en partie inversée reflète la difficulté émotionnelle à dire les choses, logiquement, dans l’ordre. Je ne voulais pas faire un procès, un réquisitoire. En Vendée, j’aurais pu être dans un camps ou dans un autre, un héros ou un martyr, un traite ou un fuyard…
Surtout, pour être lu, je ne veux jamais forcer le trait.
J’ai tendance à inciter le lecteur à s’approprier le texte, à le comprendre et à le compléter comme il le ressent.

C’est pourquoi j’ai mis dans ma signature la phrase de Diderot :
« Quand on écrit, faut-il tout écrire ?
Quand on peint, faut-il tout peindre ?
De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination ! »
« Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination ! » Denis Diderot

Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : Miroir Transition
« Réponse #5 le: 20 Juin 2017 à 16:53:19 »
Voilà un texte fort original qui m'en appris beaucoup au passage.  :D

Je savais que la Vendée avait morflé à la révolution mais je ne m'étais jamais plongé si loin dans l'histoire (peut être une fois mais c'était sur les Cathares, rien à voir  :D). Bref un récit plutôt bien équilibré entre fantastique et historique qui nous promène gentiment entre passé présent et futur. J'ai beaucoup aimé ce voyage et la façon que tu as eu de me le faire réaliser. Je n'aurais pas grand chose à dire sur la forme car il est assez rythmé et agréable à lire. Peut-être l'aérer un peu car il est assez compact visuellement parlant. Sur le fond les thématique s'entremêle bien. J'ai jamais été fan des romans historique où l'on plonge dans l'histoire mais ce texte court m'a plu.

Au plaisir  ;)

PS allez si je chipote un ti peu :
Citer
-  Jean, cela faut trois ans, si tu penses
fait  :P

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Hors ligne andre48

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Re : Miroir Transition
« Réponse #6 le: 20 Juin 2017 à 23:29:49 »
Merci JigoKu Kokoro pour cette lecture et de m'avoir indiqué des corrections.
Ce récit mêle un peu de fantastique, de magie, pour rendre supportable la réalité historique. Des horreurs ont été vécues, spécialement par les femmes et les enfants dans toutes les guerres et de tout temps.
Il est assez compact, mais ouvre, j’espère, des axes de réflexion au lecteur.
L’histoire est écrite par les vainqueurs, raison de plus pour s’intéresser un tout petit peu aux vaincus. On peut après, avoir une opinion plus éclairée et moins manichéenne.
Mais, une fausse certitude est bien plus confortable que de vraies interrogations.
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Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : Miroir Transition
« Réponse #7 le: 21 Juin 2017 à 08:57:44 »
Je suis d'accord avec toi, c'est en y regardant de plus près qu'on découvre foultitude de chose qu'on ignorait. Récemment j'ai lu en roman où le personnage principal se retrouvait en pleine guerre de Corée (Qui n'a officiellement jamais été une guerre), et je me suis alors penché un peu sur ce conflit. Force est de constater que peu importe l'endroit, l'homme est prêt à tout pour éradiquer l'autre...

Bref, voici ce que j'entends par texte aéré  :) :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


J'ai séparé les dialogues (il a fallu faire une retouche en gras car cela ne collait pas), aéré par quelques saut de lignes la narration, laissé quasi d'un bloc le long monologue de l'ami de Jean en laissant les retours à la lignes (pour le lecteur c'est un mini temps de pause agréable).

Ce n'est qu'un exemple bien sûr pas un dogme  :D. Je reste très attaché au rythme d'un texte et au confort de lecture. Plus c'est agréable à suivre et plus on se laisse porté. Ton texte possède un fond historique très intéressant autant le mettre en valeur.  :)
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Hors ligne andre48

  • Aède
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    • ajranc
Re : Miroir Transition
« Réponse #8 le: 22 Juin 2017 à 00:02:46 »
Merci JigoKu Kokoro, tu as raison et j'ai fait les corrections, la lecture d'un texte doit être agréable.
Je me demande si inconsciemment je n'ai fait LOURD parce que ce sujet a une charge émotionnelle forte pour moi.
J'ai plus de mal avec le style qu'avec les idées ou l'imaginaire.
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Hors ligne JigoKu Kokoro

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  • Quiche fourréé tapant n'importe quoi
Re : Miroir Transition
« Réponse #9 le: 22 Juin 2017 à 22:30:06 »
Citer
J'ai plus de mal avec le style qu'avec les idées ou l'imaginaire.
C'est comme tout andre48, on prend l'habitude avec le temps et puis en mettant mon travail de côté, j'ai fais pas mal de mise en page pour articles sur le web alors c'est une question de visuel ;)

L'imaginaire c'est le plus important  ^^ le reste n'est que pure esthétique  :huhu:

Citer
Je me demande si inconsciemment je n'ai fait LOURD parce que ce sujet a une charge émotionnelle forte pour moi.
Je te comprends tout à fait, la différence de création entre mon texte pour le blnd texte et le dernier que j'ai posté est flagrante. le dernier m'a énormément coûté par rapport à l'autre  ^^ L'émotion est palpable dans ton texte :)
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