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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le vieux phare - V2

Auteur Sujet: Le vieux phare - V2  (Lu 2165 fois)

Hors ligne Elk

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Le vieux phare - V2
« le: 04 Avril 2017 à 20:20:47 »
Le MoNoWriWee m'a aidé à reprendre et à terminer une vieille idée de nouvelle que voilà donc. Je pense la soumettre à l'AT "lieux magiques et mystérieux" (ici) qui se termine le 15 mai. Je ne suis pas sûre que mon texte colle à la ligne éditoriale mais rien n'est précisé dans l'AT-même donc...
Bref, je vais essayer de retravailler ce texte d'ici mai, donc vos retours sont les bienvenus !

EDIT : V2 postée avec quelques tentatives pour rendre l'intrigue plus claire ^^.

EDIT 2 : La réponse pour l'AT a été négative et je ne prévois pas de retravailler le texte en profondeur, mais les retours-ressentis sont toujours les bienvenus !



Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


V2 :

Tout avait commencé la veille au soir, quand Alan et les autres avaient refusé qu’elle rejoigne leur groupe installé au bout de la vieille jetée. Le soleil venait de se coucher sur la baie de sel, et les vieilles bâtisses de Fonducreux commençaient timidement à allumer leurs lumières.
— T’es encore trop jeune pour venir avec nous, Lou.
Alan avait carré les épaules et s’efforçait de prendre sa voix la plus grave, mais les fausses notes de la mue le trahissaient.
— Tu sais très bien qu’on a le même âge, lui avait rétorqué Lou. Allez, laisse-moi passer maintenant.
— Nan, pas possible. T’es trop jeune je te dis.
— T’as peur de quoi, que je vous dénonce aux parents ? On se connaît depuis qu’on porte des couches, est-ce que j’ai déjà balancé un de tes secrets ? Et puis on a le même âge, merde !
— C’est pas pareil.
— Pas pareil que quoi ?
— Ben… t’es une fille.
Il n’avait même pas vraiment eu le courage d’articuler correctement ses derniers mots. C’était probablement ça qui avait le plus énervé Lou.
— Je vois pas le rapport avec le fait de boire de la bière sur un tas de cailloux. Et puis quoi, tu crois que parce que t’as trois poils de barbe frisottés qui te poussent sur le menton, je vais arrêter de te battre à la course, à la pêche à la crevette et au calcul mental ?
— Tu…
— Vous vous sentez peut-être vieux et forts, avec vos haleines qui puent l’alcool, mais j’ai plus de courage que vous tous réunis, monsieur j’ai-peur-du-noir !
D’accord, elle avait peut-être été un peu mesquine sur la fin, mais la grimace de gorille d’Alan qui se prenait pour un dur l’avait vraiment mise hors d’elle. La grimace en question s’était accentuée sous l’insulte, avant de laisser place à une expression déterminée.
— Ah ouais, plus courageuse ? Prouve-le, alors.

*

Le lendemain, Lou fut la première à quitter la salle de classe et à s’élancer entre les façades décrépies des rues de Fonducreux. Elle se dirigea au pas de course vers la plage, et s’accorda une pause en débouchant hors des maisons serrées du port. Devant les quais, la côte s’étendait de part et d’autre de la baie, à perte de vue : les prés d'herbe sèche laissaient la place à des formations de rochers noirs, qui à leur tour s'écroulaient sur les ondulations sèches de sable et de sel cristallisé. Au centre, à peine visible depuis le village, la dernière trace de l'ancienne baie prospère était une petite anse de mer, reliée au large par un chenal étroit.
Là, perché sur un éperon de granite, le phare dominait. Les habitants de la côte continuaient à l’appeler “phare”, mais en réalité il ne restait que les premiers étages en ruine d’une tour circulaire qui avait dû culminer à plusieurs dizaines de mètres. La légende voulait qu’elle n’ait plus brillé depuis le Grand Retrait de la mer, qui avait rendu impraticables les ports de la côte.
Lou s’appliqua à ignorer la troupe de garçons postée sur la vieille jetée et, fermant les yeux, inspira à fond l’odeur de la mer invisible. Un petit effort d’imagination lui apporta le bruit des vagues lointaines, roulant dans le creux de la baie. Le soleil ne se trouvait plus qu’à une largeur de main de l’horizon. Dans une heure au plus, la mer achèverait doucement de se retirer et atteindrait son niveau le plus bas de l’année : Alan n’aurait pu trouver de meilleure époque pour défier Lou que celle des grandes marées.
La jeune fille se débarrassa de ses chaussures et de la sacoche de cuir qui alourdissait sa hanche - elle espérait que les garçons ne tomberaient pas assez bas pour abîmer ses cahiers. Enfin, elle jeta un regard de provocation au groupe qui l’observait de loin, et se mit à courir.

*

Ses pieds claquaient sur le sable, son souffle lui brûlait la gorge, et elle se disait qu’en fait, ça ne l’intéressait pas tant que ça de fumer et de boire le soir sur des cailloux froids. Elle préférait de loin respirer l’odeur du sel et sentir l’effort tirer ses muscles, contempler la mer gris d’encre ballotée entre les deux remparts de la baie. Avec Alan, avant, ils avaient l’habitude de grimper sur les plus hauts sommets des falaises couvertes de bruyère pour la regarder s’étendre toujours plus loin, la mer, sortir de la baie et partir à la conquête de l’horizon infini.
Le soleil, qui l’aveuglait encore un instant auparavant, disparut soudain : entre Lou et lui se dressait maintenant la silhouette noire du phare. Son essoufflement oublié, la jeune fille s’offrit un dernier sprint dans la vase puis bondit sur les premiers rochers.
L’arête lui coupa le talon avant qu’elle ait eu le temps de prendre appui pour le saut suivant. La surprise, plus que la douleur, la déséquilibra, et elle se rattrapa maladroitement aux roches couvertes de coquillages, écorchant ses paumes et ses genoux au passage.
— Merde, merde, merde !
Les larmes lui montèrent aux yeux. Elle serra les dents pour s’empêcher de crier. Enfin, après plusieurs respirations saccadées, elle s’autorisa à regarder la plaie. La coupure n’était pas large mais profonde, et le sang s’en écoulait généreusement. Lou jeta malgré elle un regard vers le fond de la baie : on y devinait les maisons chaulées de Fonducreux, points blancs posés entre les rochers et le ciel assombri. Les ondes de douleur qui irradiaient de son pied écartaient toute éventualité de marche, sans parler de course, et elle ne couvrirait pas à cloche-pied la distance qu’elle avait parcourue en plus d’une heure de course. Alors, résignée, elle appuya sa main sur la plaie et attendit.
La première vague lui lécha les orteils à l’instant précis où le dernier rayon de soleil caressait son dos. Lou se mit à trembler. Elle resta assise quelques minutes encore, le regard tourné vers le village. Son orgueil l’avait empêchée d’appeler au secours, mais elle gardait encore l’espoir que quelqu’un, peut-être, allait venir la chercher. Lorsque l’obscurité lui déroba la vue de la côte, elle se redressa.
L’escalade jusqu’au phare représentait quelques mètres de dénivelé à peine. Pourtant, il sembla à Lou qu’elle réalisait l’ascension la plus pénible de sa vie, essayant tant bien que mal de ne pas se servir de son pied blessé. Il ne fallut pas davantage de temps aux nuages, jusque-là rassemblés sur l’horizon, pour pénétrer dans la baie et achever de faire tomber la nuit. Les premières gouttes atteignirent Lou alors qu’elle se redressait et contemplait de près la mystérieuse silhouette. Des blocs effondrés bloquaient partiellement l’entrée. Les pierres étaient taillées grossièrement, et semblaient trois fois trop grosses pour avoir été transportées par l’homme. Du lichen noir poussait sur les plus basses.
Un courant d’air plus fort que les autres fit gémir la base de la tour. Malgré le vent et la pluie, la jeune fille n’eut soudain plus envie d’aller s’abriter à l’intérieur. La chair de poule qui avait envahi ses bras lutta quelques instants contre la douleur dans son pied. Finalement, elle prit une grande inspiration et s’engagea à l’intérieur. Il lui fallut jouer des coudes pour se faufiler entre les rocs, mais elle fut récompensée par une atmosphère plus sèche, presque tiède. Les murs semblaient en bien meilleur état de ce côté-ci. Lou s’aperçut avec surprise qu’un étage en bois, certes vermoulu, avait résisté aux intempéries. Une échelle aux barreaux clairsemés y donnait accès.
La relative sécurité apportée par le lieu ôta un poids des épaules de la jeune fille. Elle se sentit soudain enveloppée par la fatigue que l’adrénaline avait tenue éloignée. Les yeux déjà mi-clos, elle alla se rouler en boule contre le mur, la tête appuyée sur la pierre plate au sol, et s’assoupit.

*

Elle se réveilla dans le noir. Le vent chantait entre les pierres, et une souris rongeait le plancher de l’étage. L’épaisseur de l’obscurité laissait penser à Lou qu’elle se trouvait au coeur de la nuit, trois heures du matin peut-être. L’humidité avait imprégné ses vêtements et laissé des perles dans ses cheveux. Pourtant le froid mordant auquel elle s’attendait ne venait pas. L’atmosphère lui semblait au contraire toujours tiède, confortable.
Une souris ?
Sur ce caillou immergé la plupart de l’année, à des kilomètres de la côte, dépourvu de végétation ?
Pourtant, l’animal rongeait toujours.
Lou n’avait pas voulu y croire, et encore moins y penser. Elle réservait ça aux vieux crédules qui radotaient, le soir, sur leurs chaises branlantes. Ils marmonnaient des contes de marins échoués, de lumières traîtres dans la nuit, de pierres malveillantes et de baie maudite. Ils disaient que le phare attirait le mauvais oeil sur la côte et qu’un jour, il faudrait le détruire pour briser la malédiction. Ils parlaient beaucoup, dans leurs cuisines sombres, mais aucun d’eux n’avait jamais osé s’aventurer jusqu’à la tour pour en ôter ne serait-ce qu’un caillou. Ils parlaient beaucoup, mais Lou ne les écoutait pas.
La jeune fille se leva et s’approcha de l’échelle : elle ferait fuir cette souris, puis elle irait voir si le niveau de la mer avait commencé à baisser.
A son premier coup de poing sur le bois, le bruit s’arrêta. Pour reprendre quelques secondes plus tard, plus frénétique qu’avant.
— Stop !
Lou sursauta au son de sa propre voix, que les murs circulaires amplifièrent et déformèrent. Le grattement, lui, ne cessa pas. Alors, serrant les dents quand sa plante de pied entra en contact avec le premier barreau, Lou monta.
Contrairement à ce qu’elle avait cru, l’étage ne donnait pas sur le ciel mais disposait lui aussi d’un toit. L’obscurité était aussi complète qu’en bas. Lou plissa les yeux pour tenter d’y distinguer une forme, un mouvement. Le bruit résonnait davantage ici, peut-être un peu trop fort pour une souris. Elle posa sa main sur le mur humide à sa gauche, autant pour se guider que pour se donner confiance. Le plancher était rugueux contre la peau de ses pieds. Elle refusait toujours d’avoir peur.
Elle fit trois pas. Crt, crrt, crrrrt. Au quatrième, le bruit cessa. Lou retint son souffle, et cela résonna dans le silence nouveau.
Elle la vit trop tard : la forme était plus grande qu’elle, et si près déjà. La tiédeur de la pièce disparut : à sa place, un froid humide, poisseux, imprégna Lou jusqu’aux os. Elle s’était plaqué le dos aux pierres. La créature la touchait presque. Cela dégageait une odeur d’algue et d’eau croupie. Elle crut distinguer deux mains griffues, dont la peau grise se colla à ses joues. La chose grogna. Approcha encore. Un visage creusé apparut, puis, enfoncés dans ces contours mal dessinés, deux yeux noirs brillants comme des étoiles.
Lou voulut crier, mais les yeux l’engloutirent.

*

Lou flottait dans le noir, privée de vue, de toucher, d’odorat. Il n’y avait plus d’air, ni de haut, ni de bas. Elle sentait pourtant la présence de la créature. Il lui semblait déceler dans le néant son souffle rauque, crissant comme les grains de sable sur le fond marin. Menaçant.
Lou voulut paniquer, se débattre, mais elle n’avait pas de corps ni de sensations pour le faire. Était-elle déjà morte ? Dévorée ? Etranglée par les mains grises ?
— Tu n’es pas morte.
Comme une pointe de regret dans la voix de sable. En parlant, la créature avait redonné de la matière à l’espace : un souffle d’air traversa Lou. Elle ne trouvait toujours pas son corps, mais sa voix lui revint.
— Où suis-je ?
Un grondement résonna au loin, un grondement de vague écrasée sur la plage. Quelque chose approchait.
— Mes souvenirs. Tu te trouves dans mes souvenirs.
Il y eut à nouveau de la lumière, et des sensations.

Le phare est sa maison. Elle a grandi entre ces fiers murs de pierre, appris à marcher sur ces planchers de bois flotté, elle est tout entière imprégnée de ses parfums d’écume et de bougies.
Elle a cinq ans, six peut-être. Elle s’appuie sur le rebord de la fenêtre, et tend le cou pour apercevoir les nuages tout au bout du ciel. Le soleil laisse tomber des reflets éblouissants sur la surface calme de la baie. Au-dessus de sa tête, les mouettes font des concours de pirouettes. Derrière elle, son père travaille à son bureau. Du bout de la plume, il recopie de grandes cartes mystérieuses.
Elle a cinq ans, six peut-être, des yeux déjà noirs, et elle tente d’apercevoir l’horizon.


Vers dix ans, souvent, elle n’arrive pas à dormir. Alors, au creux de la nuit, elle grimpe pieds nus les marches jusqu’au sommet de la tour. Elle n’ose pas monter sur la plateforme de peur d’y trouver son père et de devoir s’expliquer. Elle préfère s’installer en bas des marches, recroquevillée dans un coin sombre. La lumière de la lampe à huile, celle qui parle aux miroirs et qui guide les marins, l’apaise. Elle se rendort.

Elle approche de l’adolescence lorsqu’elle pose pour la première fois le pied sur un navire, un vrai, plus grand que la barque miteuse que son père et elle utilisent pour se rendre sur la côte. Comme l’équipage ne fait pas trop attention à sa présence, elle explore le pont et les cales de fond en comble, caresse le bois, tâte les cordages et le chanvre tissé des voiles, renifle les marchandises. Son père la surprend avant qu’elle ait pu s’essayer à grimper dans les haubans. Elle quitte à regrets le bâtiment et lui promet de revenir.

Dans la petite pièce sous la plateforme du phare, où son père règle et nettoie les réflecteurs, elle passe des heures à déchiffrer les tomes de navigation de la bibliothèque familiale.
Dès qu’elle est assez grande pour se rendre seule à la côte, elle passe ses après-midis sur le port de Fonducreux, à soudoyer les marins de passage pour qu’ils lui transmettent des bribes de leur savoir et la laissent monter à bord, juste quelques minutes. Elle finit par obtenir le droit de passer quelques jours sur un navire marchand qui se rend un peu plus au nord. Enfin, elle sort de la baie.
A son retour, son père lui interdit de se rendre sur la côte seule à nouveau : un mois s’écoule sans qu’elle sorte du phare. De foyer, il devient prison.


Le jour de ses dix-huit ans, elle rencontre son futur mari. C’est le fils d’un cordonnier réputé dont le commerce donne sur la grand-rue. Il héritera bientôt du magasin de son père et il sera riche.

Après trois ans de mariage, ils déménagent à l’intérieur des terres. Elle ne dort plus.

C’est la Mer qu’elle aime.

Une nuit, elle s’habille en silence et sort, pieds nus. Elle quitte la ville. Elle marche jusqu’à la côte. Le jour se lève à peine quand elle arrive sur le port. Les quais sont en effervescence. Elle profite de la cohue pour se glisser sur un pont : c’est celui du premier navire, celui du début. Il suffit qu’elle se glisse dans les cales et qu’elle attende le départ… Mais il y a une silhouette dans la pénombre. Il l’a vue se cacher. Il va donner l’alerte. Tout va si vite. Elle se jette sur lui, attrape son couteau, et elle l’enfonce.

Elle est enfermée.

Elle meurt en prison, loin de la côte. C’est peut-être ce qui la ronge le plus pendant ces mois en cage : ne pas pouvoir dire au revoir à la mer. Ne pas pouvoir tendre le cou une dernière fois vers l’horizon, et rêver de partir.


*

Le soleil perce une aube grise de l’autre côté des murs effondrés. Lou reste immobile plusieurs secondes : elle attend que sa vue devienne plus nette et que les battements de son cœur s’espacent. Elle tremble un peu. Ça se mélange dans sa tête : la mer, le phare, le fantôme aux yeux brillants, la fille qui vivait dans le phare... Il reste comme un filament d’angoisse dans ses veines, mais il se dissout vite. Elle se sent bien. Elle n’a ni froid, ni mal. Plus mal ? Elle regarde son pied. La peau est comme neuve.
Elle n’a pas le temps de s’en inquiéter, car son regard est attiré par le plancher : mille arabesques le décorent, gravées avec soin dans le vieux bois. Au début, elle ne distingue pas de motif, mais en rapprochant son nez du sol elle commence à en déceler un.
— Des lettres !
A l’infini, sur les lattes usées, un mot se répète : partirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartirpartir
On crie dehors. Lou se redresse en sursaut, et réalise au même moment qu’elle n’entend pas la mer : c’est la marée basse. Elle se relève d’un bond et dévale la vieille échelle. Sur le seuil de la tour, elle aperçoit une dizaine d’adultes du village qui approchent : ce sont eux qui l’appellent. Elle leur fait de grands signes avant de désescalader les rochers - prudemment, cette fois.

*

Lou attend quelques semaines pour que les émotions causées par sa disparition s’apaisent un peu. C’est à Alan qu’elle en parle en premier, alors qu’il tente pour la vingtième fois de s’excuser auprès d’elle. Alors il se tait, et il lui sourit. Le soir, au repas, elle l’annonce à ses parents : elle sera navigatrice.
Quelque part dans son corps, un dernier brin d’angoisse se défait. Elle se prend à rêver d’une créature aux yeux brillants, enfin apaisée. De langues de mer grises recouvrant peu à peu les cristaux de la baie de sel, jusqu’à retrouver le vieux port de Fonducreux.
« Modifié: 29 Août 2017 à 21:16:02 par Elk »

Hors ligne Miromensil

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Re : Le vieux phare
« Réponse #1 le: 05 Avril 2017 à 09:34:12 »
Yop ! Je lis puis je me remets à travailler :

Citer
Alan et les autres avaient refusé de la laisser rejoindre leur groupe installé sur le bout de la vieille jetée
Il y a quelque chose qui me gène au niveau de la construction de la phrase… c’est peut-être juste moi mais il me semble que quelque chose cloche avec  « refuser de la laisser les rejoindre ». Enfin quand je relis, non :mrgreen: « Alan et les autres avaient refusé qu’elle rejoigne leur groupe installé etc » ? Ce ne serait pas plus léger ?

Citer
Le soleil venait de se coucher sur la baie de sel, et les vieilles bâtisses de Fonducreux commençaient timidement à allumer leurs lumières.
virgule nécessaire ?
Fonducreux :D

Citer
Il n’avais même pas vraiment eu le courage d’articuler correctement ses derniers mots.
avait

Citer
— Vous vous sentez peut-être vieux et forts, avec vos haleines qui puent l’alcool, mais j’ai plus de courage que vous tous réunis, monsieur j’ai-peur-du-noir !
(Et plus de courage que moi ! J’aurais lâché l’affaire et serait allée bouder quelque part)

Citer
D’accord, elle avait peut-être été un peu mesquine sur la fin, mais la grimace de gorille d’Alan qui se prenait pour un dur l’avait vraiment mise hors d’elle. Ladite grimace s’était accentuée sous l’insulte, avant de laisser place à une expression déterminée.
Mettre des « ladite » pour diminuer une répétition je le fais aussi mais je trouve qu’ici ça tranche avec l’atmosphère que tu as installée… « Cette grimace » tout simplement ?

Citer
rochers noirs écroulés sur les ondulations sèches de sable et de sel.
« sèches » est peut-être redondant comme adjectif, vu sable et sel après ? (je sais pas trop, pour moi tu décris une plage, mais ce mot n’apparait pas)

Citer
La légende voulait qu’elle n’ait plus brillé depuis le Grand Retrait de la mer
le Grand Retrait de la mer  :coeur:

Citer
Lou s’appliqua à ignorer la troupe de garçon postée sur la vieille jetée et, fermant les yeux, inspira à fond l’odeur de la mer invisible.
garçons, non ? (parce que troupe)

Citer
Un petit effort d’imagination lui apporta le bruit des vagues lointaines, roulant dans le creux de la baie.
:coeur:

Par contre dans ce passage entre les 2 étoiles (*) tu as 4x le mot baie

Citer
Lou jeta malgré elle un regard vers le fond de la baie : on y devinait les maisons chaulées de Fonducreux, points blancs posés entre les rochers et le ciel assombri.
Donc il y a un village sur la plage ? Je visualise un peu comme ça

Citer
Il lui fallut jouer des coudes pour se faufiler entre les rocs, mais elle fut récompensée par une atmosphère plus sèche, et presque tiède.
dernière virgule nécessaire aussi ?

Citer
La relative sécurité apportée par le lieu ôta un poids des épaules de la jeune fille, qui se sentit soudain enveloppée par la fatigue que l’adrénaline avait tenue éloignée.
c’est un détail, mais tu répètes régulièrement la structure de phrase « xxxxx, qui xxxx. » (par exemple « La légende voulait qu’elle n’ait plus brillé depuis le Grand Retrait de la mer, qui avait… »).

Citer
elle ferait fuir cette souris, puis elle irait voir si le niveau de la mer avait commencé à baisser.
Mais du coup, il n'y a pas eu de Grand Retrait de la mer ? j’avais cru comprendre qu’elle ne reviendrait plus, mais en fait si

Citer
elle passe ses après-midi
pas sure : ses après-midis ?

Citer
Elle attend quelques semaines, pour que les émotions causées par sa disparition s’apaisent un peu.
Je pense pas qu’il faille de virgule, ça casse un peu le rythme de la phrase

C’est beau ^^ L’atmosphère est bien rendue, mais j’ai quelques interrogations restantes… Qui était la forme, finalement ? Juste la personnification du cauchemar qui va suivre ? Et globalement, voici ce que j’ai perçu : les passages en italique sont en quelque sorte un futur qui va arriver (se marier, aller en prison) si elle ne fait pas quelque chose pour l’empêcher. Finalement elle annonce qu’elle sera navigatrice, son rêve, et n’aura pas à emprunter l’autre voie qui l’angoissait.
Une chose aussi, pour la cohérence de l’histoire : tu parles au début d’un groupe d’ados que Lou voulait rejoindre. Finalement, on entend plus parler d’Alan jusqu’à la fin de l’histoire. Etait-ce lui, le garçon qu’elle devait marier à 18 ans ? Sinon, la mention du groupe au début est sans importance pour le déroulement de l’intrigue (à mon sens).

Dans tous les cas, c’est un chouette AT, je l’ai vu passer. La seule chose c’est qu’ils cherchent apparemment des textes « Fantastique, Fantasy, Science-fiction ». J’aurais dit que ta nouvelle est discrètement fantastique la forme aux yeux étoiles qui surgit dans le phare ?

Merci pour la lecture !

Edit : c'est un hasard total mais je viens de tomber sur cette BA
https://www.youtube.com/watch?v=Z81SK8paWzA
... qui me fait penser au début de ton histoire u.u
« Modifié: 05 Avril 2017 à 12:16:29 par Miromensil »

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Re : Re : Le vieux phare
« Réponse #2 le: 05 Avril 2017 à 13:38:29 »
Salut Miro, merci beaucoup pour ton passage !

Je suis contente que l'atmosphère t'ait plu... et ça ne m'étonne pas beaucoup qu'il reste des incompréhensions  :mrgreen: je vais essayer d'arranger ça.

(Là où je n'ai pas répondu c'est que je suis d'accord)

Citer
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Alan et les autres avaient refusé de la laisser rejoindre leur groupe installé sur le bout de la vieille jetée
Il y a quelque chose qui me gène au niveau de la construction de la phrase… c’est peut-être juste moi mais il me semble que quelque chose cloche avec  « refuser de la laisser les rejoindre ». Enfin quand je relis, non :mrgreen: « Alan et les autres avaient refusé qu’elle rejoigne leur groupe installé etc » ? Ce ne serait pas plus léger ?
Trois verbes collés les uns aux autres c'est vrai que c'est quand même un peu lourd ^^. J'ai modifié.

Citer
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Le soleil venait de se coucher sur la baie de sel, et les vieilles bâtisses de Fonducreux commençaient timidement à allumer leurs lumières.
virgule nécessaire ?
Je ne vois pas bien où. Autour de "timidement" ?

Citer
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D’accord, elle avait peut-être été un peu mesquine sur la fin, mais la grimace de gorille d’Alan qui se prenait pour un dur l’avait vraiment mise hors d’elle. Ladite grimace s’était accentuée sous l’insulte, avant de laisser place à une expression déterminée.
Mettre des « ladite » pour diminuer une répétition je le fais aussi mais je trouve qu’ici ça tranche avec l’atmosphère que tu as installée… « Cette grimace » tout simplement ?
C'est vrai que ce n'est pas très joli. J'ai remplacé par "la grimace en question" (mais je ne suis toujours pas très satisfaite)

Citer
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rochers noirs écroulés sur les ondulations sèches de sable et de sel.
« sèches » est peut-être redondant comme adjectif, vu sable et sel après ? (je sais pas trop, pour moi tu décris une plage, mais ce mot n’apparait pas)
Je voulais marquer le fait que ce n'est pas une plage à marée basse (un peu humide), mais une zone qui était immergée avant et qui ne l'est plus, où le sable a séché et le sel a cristallisé. Du coup, j'ai repris ce passage pour essayer de clarifier (et d'éviter les répétitions) :

Citer
Elle s’accorda une pause en débouchant hors des maisons serrées du port. Devant elle, la côte s’étendait de part et d’autre de la baie, à perte de vue : les prés d'herbe sèche laissaient la place à des formations de rochers noirs, qui à leur tour s'écroulaient sur les ondulations sèches de sable et de sel cristallisé. Au centre, à peine visible depuis le village, la dernière trace de l'ancienne baie prospère était une petite anse de mer, reliée au large par un chenal étroit.
Là, perché sur un éperon de granite, le phare dominait. Les habitants de la côte continuaient à l’appeler “phare”, mais en réalité il ne restait que les premiers étages en ruine d’une tour circulaire qui avait dû culminer à plusieurs dizaines de mètres. La légende voulait qu’elle n’ait plus brillé depuis le Grand Retrait de la mer, qui avait rendu impraticables les ports de la côte.

Citer
Citer
Lou jeta malgré elle un regard vers le fond de la baie : on y devinait les maisons chaulées de Fonducreux, points blancs posés entre les rochers et le ciel assombri.
Donc il y a un village sur la plage ? Je visualise un peu comme ça
Plutôt sur les rochers, là où la mer s'arrêtait avant. Je modifierai peut-être ^^.

Citer
Citer
La relative sécurité apportée par le lieu ôta un poids des épaules de la jeune fille, qui se sentit soudain enveloppée par la fatigue que l’adrénaline avait tenue éloignée.
c’est un détail, mais tu répètes régulièrement la structure de phrase « xxxxx, qui xxxx. » (par exemple « La légende voulait qu’elle n’ait plus brillé depuis le Grand Retrait de la mer, qui avait… »).
Oui, j'ai tendance à beaucoup répéter les mêmes rythmes de phrases :-[ merci de l'avoir relevé !

Citer
Citer
elle ferait fuir cette souris, puis elle irait voir si le niveau de la mer avait commencé à baisser.
Mais du coup, il n'y a pas eu de Grand Retrait de la mer ? j’avais cru comprendre qu’elle ne reviendrait plus, mais en fait si
Avec la modif au-dessus j'espère que c'est plus clair !

Citer
Qui était la forme, finalement ? Juste la personnification du cauchemar qui va suivre ? Et globalement, voici ce que j’ai perçu : les passages en italique sont en quelque sorte un futur qui va arriver (se marier, aller en prison) si elle ne fait pas quelque chose pour l’empêcher. Finalement elle annonce qu’elle sera navigatrice, son rêve, et n’aura pas à emprunter l’autre voie qui l’angoissait.
Mon idée de départ, c'était que la forme est le fantôme d'une femme qui a vécu longtemps avant Lou, avant le "Grand Retrait". Les passages en italique racontent son histoire et expliquent pourquoi elle continue à hanter la tour. Je voulais aussi laisser un flou sur "est-ce que c'est à cause de ça que la mer s'est retirée ?" mais je me rends compte que c'est un peu passé à la trappe finalement.
Du coup, je pense que je vais retravailler ça (le passage en italiques puis la fin) pour que ce soit plus explicite ^^

Citer
Une chose aussi, pour la cohérence de l’histoire : tu parles au début d’un groupe d’ados que Lou voulait rejoindre. Finalement, on entend plus parler d’Alan jusqu’à la fin de l’histoire. Etait-ce lui, le garçon qu’elle devait marier à 18 ans ? Sinon, la mention du groupe au début est sans importance pour le déroulement de l’intrigue (à mon sens).
Tu penses que toute la partie avant la première étoile n'est pas vraiment utile, en fait ? Je me garde cette question aussi pour une v2 !

Encore merci pour ton commentaire  :coeur:

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Re : Le vieux phare
« Réponse #3 le: 05 Avril 2017 à 15:55:38 »
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Citer
Le soleil venait de se coucher sur la baie de sel, et les vieilles bâtisses de Fonducreux commençaient timidement à allumer leurs lumières.

virgule nécessaire ?

Je ne vois pas bien où. Autour de "timidement" ?
En fait je voulais dire que la virgule après « sel » ne me semblait pas nécessaire, mais en soi elle gène pas et c’est du chipotage ^^ (et c’est de la part de quelqu’un qui aime mettre le moins possible de virgules donc c’est très subjectif)

Citer
Je voulais marquer le fait que ce n'est pas une plage à marée basse (un peu humide), mais une zone qui était immergée avant et qui ne l'est plus, où le sable a séché et le sel a cristallisé. Du coup, j'ai repris ce passage pour essayer de clarifier (et d'éviter les répétitions) :
Yep, je trouve que c’est plus explicite comme ça ! Juste :

Citer
les prés d'herbe sèche laissaient la place à des formations de rochers noirs, qui à leur tour s'écroulaient sur les ondulations sèches de sable et de sel cristallisé
Y a 2x sèche :D
(et près d'herbe, je pense qu'il faut s à herbe)

Citer
Oui, j'ai tendance à beaucoup répéter les mêmes rythmes de phrases  merci de l'avoir relevé !
Après j’ai hésité à le relever systématiquement mais ça gène pas des masses non plus  :huhu:

Citer
Mon idée de départ, c'était que la forme est le fantôme d'une femme qui a vécu longtemps avant Lou, avant le "Grand Retrait". Les passages en italique racontent son histoire et expliquent pourquoi elle continue à hanter la tour. Je voulais aussi laisser un flou sur "est-ce que c'est à cause de ça que la mer s'est retirée ?" mais je me rends compte que c'est un peu passé à la trappe finalement.
Du coup, je pense que je vais retravailler ça (le passage en italiques puis la fin) pour que ce soit plus explicite
Yep, je trouve que c’est intéressant comme idée ! Parce que sinon on ne sait pas trop d’où vient la forme et qui elle est (j’ai même cru que c’était Alan qui lui tendait une embuscade suite au « prouve-le » du début). Et si tu développes l’idée, je pense que ta nouvelle serait d’autant plus fantastique !

Citer
Tu penses que toute la partie avant la première étoile n'est pas vraiment utile, en fait ? Je me garde cette question aussi pour une v2 !
Utile au déroulement de l’histoire, peut-être pas. Est-ce que le fait qu’elle n’ait pas été acceptée dans le groupe d’Alan, étant adolescente, a eu un effet sur sa volonté de devenir navigatrice ? C’est plus dans ce sens-là. Disons que c’est dans un souci de « fil rouge » que j’ai fait remarquer ça, dans le sens où si des enjeux apparaissent dès le début, on s’attend à ce qu’ils trouvent un développement par la suite (je sais pas si c’est clair). Après, c’est très bien écrit et évocateur, donc je sais pas si tu dois supprimer tout ton début pour autant - non, et puis je voudrais pas m’arroger le pouvoir de savoir quel est le meilleur début ^^

Hors ligne Ptit_Pimousse

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Re : Le vieux phare
« Réponse #4 le: 05 Avril 2017 à 19:06:48 »
Je suis vraiment entrée dans l'ambiance de ton texte, c'est très réussi !
Je suis aussi restée perplexe face à la silhouette mystérieuse, pour moi cela reste à creuser, mais tu peux très bien le faire avec des évocations. Après effectivement c'est ici que cela fera le plus SF donc oui pour coller à l'appel à texte ce serait bien à cet endroit là d'ajouter des éléments d'histoire autour du phare par exemple et donc du spectre. Mais l'intrigue est super intéressante, j'adore.

Les tournures de phrase sont très jolies en tout cas, et j'aime aussi le rythme que tu prends, avec la description qui se déroule avec l'action. Après, désolée je suis incapable de faire des commentaires plus approfondis, mais voilà, je souhaitais commenter car je viens juste de finir et corriger un petit texte autour d'un port... alors ça m'a donné envie !

Bonne continuation dans tes corrections !

Hors ligne Elk

  • Palimpseste Astral
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Re : Le vieux phare
« Réponse #5 le: 06 Avril 2017 à 09:56:10 »
Salut Ptit_Pimousse, merci pour ton passage !

Tu me confirmes qu'il faut que je retravaille ce passage du spectre / des trucs en italiques.

Contente que ça t'ait plu :)

Hors ligne Elk

  • Palimpseste Astral
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Re : Le vieux phare - V2 [AT]
« Réponse #6 le: 11 Mai 2017 à 22:46:25 »
Hello !

Je viens de poster une V2 de ce texte (il était temps !) et je compte toujours l'envoyer à l'AT qui se termine le 15 mai (lundi donc ^^). Vos retours dessus d'ici là seront les bienvenus !

Hors ligne Kanimp

  • Calame Supersonique
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Re : Le vieux phare - V2 [AT]
« Réponse #7 le: 12 Mai 2017 à 21:31:45 »
Citer
Tout avait commencé la veille au soir, quand Alan et les autres avaient refusé qu’elle rejoigne leur groupe installé sur leau bout de la vieille jetée.

Citer
Alan avait carré les épaules et s’efforçait de prendre sa voix la plus grave,
carré les épaules, je n’ai jamais entendu. Hausser ? Bomber le torse ?

Citer
Sans prendre le temps de passer chez elle, elle se dirigea au pas de course vers la plage.
Répétition de « elle » mettre et pour le deuxième.

Citer
Alan et elle, avant, avaient l’habitude de grimper sur les plus hauts sommets des falaises couvertes de bruyère pour la regarder s’étendre toujours plus loin, la mer, sortir de la baie et partir à la conquête de l’horizon infini.
Avant avec Alan, ils avaient …

Tu utilises trop le mot « elle ». C’était mon défaut avant. Pour moi cela dénote qu’on l’on ne s’intéresse pas au sujet principal de la phrase et trop au personnage de l’histoire.
(Je pense que c’est trop court pour corriger).

Citer
Le soleil, qui l’aveuglait encore un instant auparavant, disparut soudain : entre Lou et lui se dressait maintenant la silhouette noire du phare.
Lui signifie le soleil qui a disparut et n’est donc plus présent.

Citer
La première vague lui lécha les orteils à l’instant précis où le dernier rayon de soleil caressait son dos.
Le soleil disparait une nouvelle fois.

Citer
L’escalade jusqu’au phare représentait quelques mètres de dénivelé à peine. Pourtant, il sembla à Lou qu’elle réalisait l’ascension la plus pénible de sa vie. Elle tenait d’une main son pied, qui saignait toujours doucement, et ne pouvait donc compter que sur son bras restant, son pied, et ses genoux pour se hisser jusqu’à la base de la tour.
J’ai un gros doute sur la faisabilité. Elle gravi sans trop se servir du pied blessé.

Citer
Un courant d’air plus fort que les autres fit gémir la base de la tour, qui s’élevait tout de même à trois ou quatre mètres de hauteur.
Un courant d’air plus fort que les autres fit gémir la base de la tour, de trois ou quatre mètres de hauteur. ?

Citer
La jeune fille se leva et s’approcha de l’échelle : elle ferait fuir cette souris, puis elle irait voir si le niveau de la mer avait commencé à baisser.
Pas trop compris, une échelle cela monte. La mer descend et la souris et Lou se trouvent entre les deux.

Citer
L’obscurité était aussi complète qu’en bas.
Comment fait-elle pour monter ?
Elle pour voir distinguer la créature qui suivra ce passage?

Citer
Elle a cinq ans, six peut-être.
Lou où la créature ?

Et après complet décrochage, je n’ai grosso modo compris que Lou revivait ce qu’a vécu la créature.



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Hors ligne Elk

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Re : Le vieux phare - V2 [AT]
« Réponse #8 le: 14 Mai 2017 à 20:26:32 »
Salut Kanimp,

Merci pour ton passage.

Citer
carré les épaules, je n’ai jamais entendu. Hausser ? Bomber le torse ?
J'ai vérifié, ça existe : https://fr.wiktionary.org/wiki/carrer

Citer
Tu utilises trop le mot « elle ». C’était mon défaut avant. Pour moi cela dénote qu’on l’on ne s’intéresse pas au sujet principal de la phrase et trop au personnage de l’histoire.
J'ai essayé de réduire ces répétitions, il y en a effectivement beaucoup dans certains passages du texte.

Citer
Et après complet décrochage, je n’ai grosso modo compris que Lou revivait ce qu’a vécu la créature.
Comme tu n'es pas le seul à ne pas avoir bien compris, j'ai à nouveau repris cette partie en ajoutant un passage qui rendra les choses plus claires - j'espère.

Hors ligne cyamme

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Re : Le vieux phare - V2 [AT]
« Réponse #9 le: 15 Mai 2017 à 05:56:37 »
Coycou,

Reposne un pei expeditive depuis un appareil tactile peu adapte au commentaire detaille, j'espère que je suis encore dans les temps.

 La jeune fille se débarrassa de ses chaussures, qui ne feraient que la ralentir sur le sable humide, et de la sacoche de cuir qui alourdissait sa hanche - elle espérait que les garçons ne tomberaient pas assez bas pour abîmer ses cahiers.

Je suis a peu près sûre qu’il y a un bug de virgule. Je me sens un peu noyée par l’abondance d’informations,. Tout est indispensable ?

  Enfin, elle jeta un unique regard de provocation au groupe qui l’observait de loin, et se mit à courir.
J’enlèverais le « unique »

. Elle préférait de loin respirer l’odeur du sel et sentir l’effort tirer ses muscles, et contempler la mer gris d’encre ballotée entre les deux remparts de la baie.  J’enlèverais un des « et », plutôt celui avant « contempler ».

L’arête lui coupa le talon avant qu’elle ait eu le temps de prendre appui pour le saut suivant.

A partir de cette phrase, j'aime beaucoup plus ton texte, je le trouve plein de force et tu me, as vraiment tenue en haleine, jusqu'au passage ou elle découvre la créature qui est un tout petit peu e' dessous dans mon estime parce que je le trouve plus cliché. Mais le récit de cette blessure et l'angoisse qui suit,  :coeur: !
Je crois que nous nous ressemblons.Tu

espace en fuite !

Elle approche de l’adolescence lorsqu’elle pose pour la première fois le pied sur un navire, un vrai, plus grand que la barque miteuse que son père et elle utilisent pour se rendre sur la côte. Comme l’équipage ne fait pas trop attention à elle, elle explore le pont et les cales de fond en comble, elle caresse le bois, elle tâte les cordages et le chanvre tissé des voiles, elle renifle les marchandises.
ici, tu pourrais supprimer les « elles » au début de chaque proposition.


Je trouve le retour au passé simple de la fin assez abrupt. Je suis un peu désolée pacte que ça risque de pas t'aider,  mais pour le coup, je crois que je préférai ta V1...
 C'est vrai aussi pour le discours sur "je voilais te tuer, maks ti as encore trop de choses a vovre" que je troube pas a la hauteur du reste du texte. Est-ce que tu penses pouvoir en faire quelque chose, en reprenant cette phrase ? "Lou voulut paniquer, se débattre, mais elle n’avait pas de corps ni de sensations pour le faire."


Désolée,  ce commentaire est vraime't brouillon et lapidaire,  mais c'est un chouette texte, j'aile beaucoup le passage que je t'ai signalé plus haut. Je tente de repasser demain pour détailler et mettre en forme ce que je raconte. A bientôt !

Hors ligne Elk

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Re : Le vieux phare - V2 [AT]
« Réponse #10 le: 15 Mai 2017 à 22:43:18 »
Hello cyamme,
Merci beaucoup de ton passage, et d'avoir bravé le cauchemar du clavier tactile pour commenter ce texte ! :coeur:
J'ai suivi tes suggestions (dont le re-passage au présent de la fin, qui ne me plaisait pas trop non plus au passé ^^), et j'ai essayé de reprendre un peu le dialogue avec la créature. Je l'avais ajouté un peu vite à la fin pour essayer de rendre le texte plus compréhensible, mais visiblement je me suis fait griller sur le côté un peu bâclé du dialogue u.u

Encore merci pour ta lecture !!

Edit : le texte est donc envoyé à 23h le jour de la deadline, comme tout texte mdéien qui se respecte :huhu:
« Modifié: 15 Mai 2017 à 22:52:09 par Elk »

Hors ligne Kanimp

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Re : Le vieux phare - V2 [AT]
« Réponse #11 le: 16 Mai 2017 à 22:35:42 »
Citer
Tout avait commencé la veille au soir, quand Alan et les autres avaient refusé qu’elle que Lou ne rejoigne leur groupe installé au bout de la vieille jetée. Le soleil venait de se coucher sur la baie de sel, et les vieilles bâtisses de Fonducreux commençaient timidement à allumer leurs lumières.
Comme le texte parle de Lou, c’est mieux de la nommer dès le départ.
Qui à supprimer le Lou en fait du dialogue qui suit.

Citer
La légende voulait qu’elle n’ait plus brillé depuis le Grand Retrait de la mer, qui avait rendu impraticables les ports de la côte.
Attention, peu avant tu signales que Lou prend une pause à la sortie des maisons du port. (ici, il est actif, et plus loin non)

Plus loin
Citer
Alan n’aurait pu trouver de meilleure époque pour défier Lou que celle des grandes marées.
C’est le tirant d’eau nécessaire qui rend le port accessible ou non, il me semble. Donc ce n’est pas logique je trouve.

Citer
Il suffit qu’elle se glisse dans les cales et qu’elle attende le départ… Mais il y a une silhouette dans la pénombre. Il l’a vue se cacher. Il va donner l’alerte. Tout va si vite. Elle se jette sur lui, attrape son couteau, et elle l’enfonce.
Il y a une incohérence ici. La première phrase indique l’intention de l’acte de la femme.
La deuxième les conséquences de cette action, mais elle ne l’a pas réalisée puisque pour elle c’est un souhait

Citer
Elle se relève d’un bond et dévale la vieille échelle.
Et sa blessure ?

J’ai mieux compris l’histoire de la créature cette fois.


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Hors ligne Milora

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Re : Le vieux phare - V2 [AT]
« Réponse #12 le: 12 Août 2017 à 16:05:12 »
Oh ! Un autre texte de Elk ! Un autre texte de Elk ! :bonpublic:

Citer
la distance qu’elle avait parcourue en plus d’une heure de course
une heure me semble excessif : déjà c'est dur de courir une heure en sprint, et ensuite, ça fait vraiment loin !

Bon j'arrive longtemps après la bataille pour la deadline de l'AT, mais puisque le texte est toujours en ligne, j'imagine que tu acceptes encore les commentaires ! (tu as eu une réponse de l'AT ?).


J'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup ton style d'écriture : tu crées les personnages, les ambiances, tu trouves les mots justes sans en faire trop (je ne parle pas que de ce texte-ci mais de tous les textes de toi que j'ai pu lire jusqu'à présent).
Pour ce texte-ci, j'étais vraiment à fond dedans jusqu'à l'apparition de la créature. Cadre classique mais bien rendu, on sent la mer, on sent les cailloux coupant, Lou et Alan ont de la présence, le mystère s'installe, c'est chouette :)  :coeur:
Par contre j'ai trouvé la suite un peu expédiée. Le passage en italique sur la vie du fantôme m'a semblé beaucoup trop froid, beaucoup trop dépassionné, et du coup un peu longuet. ça m'a fait décrocher un peu du texte :/ Et du coup, j'ai trouvé la chute trop rapide (tu avais peut-être une limite de signes à respecter ?), et il m'a semblé qu'elle n'avait pas assez d'impact par rapport à sa longue préparation. En plus, j'ai pas trop trop compris ce que voulait le fantôme : juste lui transmettre son expérience, ou "entrer en elle" pour retourner en mer ?
Résultat, j'ai trouvé que le texte avait plein de qualités mais qu'il était déséquilibré, et que du coup la fin ne fonctionnait pas très très bien.

Mais j'ai hâte de te lire à nouveau !
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Elk

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Re : Le vieux phare - V2 [AT]
« Réponse #13 le: 29 Août 2017 à 21:07:34 »
Salut Mil ! Merci beaucoup d'être passée par ici :) et désolée d'être un peu lente à répondre ^^.

Citer
une heure me semble excessif : déjà c'est dur de courir une heure en sprint, et ensuite, ça fait vraiment loin !
Mm, oui, j'avoue que je n'avais pas beaucoup réfléchi à la durée. Ça ferait du 9-10km ? A peu près 4-5 fois plus loin que le Mont Saint Michel... En même temps, je voulais que ce soit un peu un exploit, cette course, pas un truc que tout le monde peut faire. Bon, j'y réfléchirai quand je serai plus éveillée.

Citer
Bon j'arrive longtemps après la bataille pour la deadline de l'AT, mais puisque le texte est toujours en ligne, j'imagine que tu acceptes encore les commentaires ! (tu as eu une réponse de l'AT ?).
Les commentaires sont toujours bienvenus :) par contre j'ai reçu une réponse négative-type de l'AT :-\

Citer
Par contre j'ai trouvé la suite un peu expédiée. Le passage en italique sur la vie du fantôme m'a semblé beaucoup trop froid, beaucoup trop dépassionné, et du coup un peu longuet. ça m'a fait décrocher un peu du texte
C'était pour expérimenter un peu avec la narration ? Visiblement ça n'a pas trop fonctionné ^^

Citer
Et du coup, j'ai trouvé la chute trop rapide (tu avais peut-être une limite de signes à respecter ?)
Yep il y avait une limite de signes (je crois)

Citer
En plus, j'ai pas trop trop compris ce que voulait le fantôme : juste lui transmettre son expérience, ou "entrer en elle" pour retourner en mer ?
Conclusion laissée à la libre interprétation du lecteur ? :-¬?

Citer
j'ai trouvé que le texte avait plein de qualités mais qu'il était déséquilibré, et que du coup la fin ne fonctionnait pas très très bien
Bien reçu ^^ je crois qu'il faut que je m'entraine davantage à raconter des histoires (plus qu'à "écrire"), parce que c'est souvent ce qui pêche dans mes textes.

Encore merci pour tes retours !
« Modifié: 29 Août 2017 à 21:13:33 par Elk »

Hors ligne Milora

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Re : Le vieux phare - V2
« Réponse #14 le: 30 Août 2017 à 19:04:17 »
Citer
C'était pour expérimenter un peu avec la narration ? Visiblement ça n'a pas trop fonctionné ^^
Hm, je vois...  :\? Mais du coup, peut-être qu'il faudrait davantage forcer le trait, alors ? À la lecture de ces passages, j'ai eu l'impression d'une perte dans la narration, et pas d'un ajout d'expérimentation (je sais pas si je suis très claire :D )

Citer
par contre j'ai reçu une réponse négative-type de l'AT :-\
Arf :calin: (c'était quel AT ?).

Citer
Conclusion laissée à la libre interprétation du lecteur ? :-¬?
Grumph, j'aime pas trop beaucoup ça, moi :P (mais c'est question de goût, pour le coup)


Citer
Bien reçu ^^ je crois qu'il faut que je m'entraine davantage à raconter des histoires (plus qu'à "écrire"), parce que c'est souvent ce qui pêche dans mes textes.
Je vois ce que tu veux dire, mais je trouve que tu t'en sors très bien pour raconter des histoires ! Dans celle-ci, à mon sens, c'est juste la fin qui pèche (ou pêche ? allez paishe !), et je me souviens par exemple de ton texte sur Le vendeur de canapés, qui était très cool et racontait super bien son histoire !
 
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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