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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Bittersweet Café

Auteur Sujet: Bittersweet Café  (Lu 1985 fois)

En ligne Luna Psylle

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Bittersweet Café
« le: 03 Avril 2017 à 14:50:27 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Salut le monde,

Après quatre années au fond du placard, à prendre la poussière, je reviens sur ce texte. Je n'ai rien oublié des commentaires de l'époque et j'espère les avoir correctement suivis pour cette seconde version.
Pour ce qui est des futures corrections, j'attends surtout des corrections de forme (orthographe, conjugaison) ou des expressions qui peuvent sembler bizarres. Autrement, je pense avoir réussi à redonner une forme globale satisfaisante au texte, mais pareil, si certains choix stylistiques semblent bizarres, comme ça a pu être le cas en v1, je reste ouverte à la discussion.
En vous souhaitant bonne lecture et bonne journée.




Bittersweet Café

   Candy s’efforça à rester fière. Comme d’habitude, Daniel ne la voyait pas ; toujours à réfléchir à ses TP de biologie. Elle se mordit la lèvre, se demanda pourquoi elle s’acharnait. À force de gesticulations, il la bouscula. Il tourna enfin vers elle un regard surpris. Elle sourit, gênée.
   — Salut, soupira-t-elle.
   — Candy ?! Tu n’as pas cours ?
   — Mme DeVille est absente.
   Sa gorge se noua. Et je voulais te parler. Les mots ne franchirent pas ses lèvres. Tout comme ceux qu’elle s’entraînait à répéter seule dans sa chambre chaque soir. Ces mots si simples. Je t’aime. Je suis amoureuse de toi. Maintenant, elle cachait même ses mains moites d’appréhension derrière son dos.
   — Ok, répondit Daniel. Je dois rendre un devoir à M. Sein et lui poser quelques questions. Tu m’accompagnes ?
   Elle acquiesça. Ils marchèrent le long du couloir horriblement vide. Candy hésita soudain à prétexter n’importe quoi et partir de son côté. Elle se força à rester à côté de lui, à espérer qu’il lui dise ce qu’elle espérait entendre.
   — Désolé d’avoir raté ton anniversaire.
   Elle l’observa passer la main dans ses cheveux, gêné.
   — Mon père m’a offert d’assister à une conférence, continua-t-il. Ton frère m’a rappelé votre fête après.
   — Ce n’est pas grave. On a mangé des épinards, de toute façon.
   Il frissonna de dégoût et Candy baissa la tête. Elle cacha sa déception, les lèvres tremblantes. Même avec un an de plus, elle manquait toujours autant de courage. Sa gorge se noua. Elle voulait partir et pleurer dans un coin. Même ça, elle n’y arrivait pas.
   — « Je t’aime. ».
   Elle se figea, fixa son dos, incertaine de la suite. Il s’arrêta à deux pas d’elle, sans se retourner et continua :
   — Toi non plus, tu n’arrives pas à le dire. Oui, je m’en suis rendu compte, répondit-il à sa question muette.
   Il lui montra son profil, le regard perdu dans le vide :
   — Je l’ai revue hier : la fille que j’aime en secret. Elle rendait visite à ses anciens profs. Un an et demi loin d’elle. Je me disais « Cette fois, c’est la bonne ! » ; mais non. J’ai attendu comme un lâche, je n’ai rien dit et elle est repartie avec un sourire. Tu es mon amie Candy – la petite sœur de mon meilleur ami –, je ne veux pas te briser le cœur.
   L’adolescente recula jusqu’à entendre des rires derrière elle. Ils se rapprochaient. C’est maintenant ou jamais !
   — Je t’aime ! avoua-t-elle. Depuis le premier jour, j’ai ressenti quelque chose. Chaque fois que je te vois, mon cœur fait un bond. Tu dis que tu ne veux pas me briser le cœur mais tu en aimes une autre. Je…
   Elle s’arrêta. Il la regardait sans rien dire. Une larme coula le long de sa joue. Elle la sécha d’un revers de manche avant de reprendre :
   — Je vais y aller. Je ne vais pas pleurer devant toi.
   — Candy, je…
   Elle ne le laissa pas finir. Elle fuit, les yeux embués ; dépassa un groupe de filles qui gloussaient sans lui prêter attention ; s’arrêta à la sortie du bâtiment. Elle renifla et se dirigea vers sa cachette, un buisson creux, derrière le local de gym. « Tu t’es pris un râteau. » commenterait son frère. Elle laissa libre cours à ces sentiments qu’elle comprenait à peine. Elle hurla en silence sa colère, pleura sa déception surtout. Au-dessus de sa tête, les oiseaux chantaient. Ils lui rappelaient que le monde continuait de tourner. Un de perdu, dix de retrouvés ! Les mots de sa sœur, dans la même situation. Une manière de se relever.
   Soudain un gobelet apparut sous son nez. En carton beige arrondi. Dedans, elle devinait un liquide sombre à l’odeur forte et dont une fumée s’échappait. Elle sursauta. À travers le feuillage, elle distingua la silhouette d’un garçon. Il fixait un point au loin, lui laissait le choix de refuser son offre.
   — Tu es qui ?
   — Je vous ai entendu dans le couloir. Un café ?
   Elle reporta son attention sur ledit café. Il semblait inoffensif. Elle quitta sa cachette et saisit la boisson. Il s’installa à côté d’elle sans rien ajouter. Elle s’humecta les lèvres. Le goût emplit sa bouche ce qui lui tira une grimace.
   — Amer, grogna-t-elle.
   — L’amertume du café dissipe la mienne.
   Le regard de Candy se perdit dans le liquide. Noir, épais, semblable à un océan de ténèbres. La fumée lui titilla les narines. De son doigt, elle dessina le contour du gobelet, à la recherche de ses mystères.
   — Tu l’as trouvé où ? La salle des profs du premier, répondit-elle à sa propre question. On était devant.
   — Ouais. Tu veux en parler ?
   Au lieu d’accepter, elle prit une gorgée. La brûlure au fond de sa gorge, le goût désagréable puis supportable, tout dans le café cherchait à atténuer la douleur de son cœur en miettes. Depuis son trône céleste, le soleil caressait son visage. Les oiseaux poursuivaient leur concerto ; les élèves discutaient et riaient.
   — La vie continue ? murmura-t-elle.
   — Ouais.
   Elle prit une seconde gorgée et rendit le gobelet. Elle la garda un peu en bouche. Le goût s’adoucit. Elle se prit même à apprécier ce baume chaud. Le garçon but à son tour, plus franchement qu’elle.
   — Petite, quand je pleurais, mon frère me prenait dans ses bras. Plus rien ne m’atteignait.
   — Je ne suis pas ton frère ; je ne te prendrai pas dans mes bras.
   Elle gloussa.
   — Tu as accepté un peu de mon amertume ; tu penses que j’arriverai à dépasser ça ?
   — Des râteaux, t’en prendras d’autres.
    Elle se tourna vers lui. Le visage fermé, il ne la regardait toujours pas, perdu dans ses réflexions. De la main, il remua le café et continua :
   — Parfois, tu tomberas sur quelqu’un qui ressentira la même chose que toi. Vous vous complèterez, passerez du bon temps ensemble. Puis, vous vous séparerez.
   — C’est tellement pessimiste.
   Il haussa les épaules :
   — C’est la vie. Tu reprends à quelle heure ?
   Elle attrapa son téléphone dans son sac :
   — Dans dix minutes, Bâtiment 4.
   — Je t’accompagne. Si tu veux.
   Elle acquiesça à cette légère hésitation de sa part :
   — Je veux bien. Merci.
   Ils se levèrent. Il lui tendit le gobelet presque vide :
   — Touille pour récupérer le sucre au fond.
   Elle le garda contre elle, profita de cette sensation. La brûlure s’estompait. Ils marchèrent en silence. Elle s’arrêta aux toilettes ; il l’attendit à la porte. Elle se rinça le visage, dissimula au mieux les poches rouges et gonflées sous ses yeux et les dernières traces de larmes séchées. Lorsqu’ils atteignirent sa salle de classe, elle le remercia encore, sans prêter attention aux murmures.
   — Je ne t’ai même pas demandé ton nom, murmura-t-elle après son départ.
   Elle remarqua alors le visage étonné de Daniel à l’autre bout du couloir. Elle se rengorgea, décidée à garder une place pour lui dans son cœur, mais aussi à avancer sans lui.

*

   Bien installée dans un fauteuil en osier à la terrasse d’un bar, Candy huma son café. Face à elle, sa grande sœur Sissi l’observait un sourcil haussé. Elles ne se voyaient plus aussi souvent qu’elles le voulaient depuis que Sissi était à la fac. Candy grimaça. L’amertume s’insinua en elle malgré tout le sucre qu’elle mettait à chaque fois.
   — Je ne tiens plus ! s’exclama Sissi. Depuis quand tu bois du café ? Il n’y a pas un âge limite pour commencer cette horreur ?
   — Ça va faire un mois ; un mois que je le laisse panser mon cœur, ajouta-t-elle pensive.
   Sissi grimaça :
   — Tu as fait ta déclaration à Daniel ?
   Candy acquiesça. Du coin de l’œil, elle remarqua un couple entrer dans les W.C. du bar. Elle ne voulait pas savoir ce qu’ils y trafiquaient. Personne d’autre qu’elle ne semblait les avoir remarqués. Sissi se tortilla sur sa chaise :
   — Il est venu me voir vendredi, avoua-t-elle. Il semblait terrifié. C’était trop bizarre.
   Candy reposa sa tasse, les yeux ronds :
   — Tu veux dire que…
   — Oui, confirma Sissi. Il m’a fait sa déclaration. Je ne sais pas quoi lui dire. Je ne peux pas répondre ; pas sans le blesser. J’ai esquivé la question, prétendu que j’y réfléchirais. Je dois lui donner une vraie réponse à ma prochaine visite au lycée. Tu penses que je peux le faire par téléphone avant ? Mince ! Qu’est-ce que je vais lui dire ? C’est le meilleur ami du frangin.
   Candy se cala un peu plus au fond de son siège :
   — La vérité. Tu l’aimes ?
   Sissi nia vivement.
   — Non. Je ne l’aime pas. Je ne sais pas trop quels sont mes sentiments en ce moment, mais je suis sûre de ne pas pouvoir lui offrir ce qu’il souhaite. Mince, je ne sais même plus ce que je ressens pour qui !
   — Dis-lui juste que tu ne l’aimes pas. La raison n’a pas d’importance. Ne pas savoir si on est aimé est pire que d’ignorer pourquoi on ne l’est pas.
   — Mince de mince, Candy ! s’exclama sa sœur. Depuis quand donnes-tu de tels conseils ? Tu es ma petite sœur, je suis sensée avoir ce rôle et pourtant j’ai l’impression de discuter avec Maman.
   — Il s’appelle Eoin, avoua Candy. C’est lui qui m’a donné goût au café. Il m’a écouté pleurer et râler comme une gamine pendant des jours. Et il m’a expliqué que les choses ne marchent pas toujours comme on le veut.
   Sissi frétilla :
   — Ma petite sœur a un nouvel amoureux.
   — Non. Il en aime une autre et sort déjà avec elle.
   Alors que ces mots lui rappelaient la vérité, elle l’aperçut à l’entrée du bar : Eoin. Adossé au coin du bâtiment, il attendait. Son visage sévère se tourna vers elle sans chercher à la saluer. Quelques instants plus tard, une fille vint se pendre à son cou et l’embrassa. Candy détourna le regard, gênée ; peut-être un peu jalouse aussi. Ils s’installèrent à quelques tables d’elle.
   — Ils ont une relation compliquée, reprit-elle.
   — Je crois que c’est le cas de toutes les relations, soupira Sissi. J’aurais dû deviner pour Daniel, lui dire non il y a longtemps. Tu l’aurais consolé et vous seriez peut-être heureux ensemble aujourd’hui.
   Candy ne répondit pas, concentrée sur Eoin et sa copine. Elle savait se refléter l’expression impassible d’Eoin sur son propre visage ; et elle se souvenait de cette fille, celle qu’elle avait vu disparaître dans les W.C. du bar plus tôt.
   — Tu as terminé ton diabolo ? demanda-t-elle à Sissi.
   — Oui, pourquoi ?
   — Je te laisse payer ; une envie pressante, marmonna-t-elle le regard toujours posé sur Eoin.
   Sa sœur se tourna et trouva vite.
   — C’est ce garçon ? demanda-t-elle. Je connais la fille, on est dans la même fac. Pas du genre à garder un mec plus d’une semaine, sauf pour jouer avec.
   Candy se leva. Elle ne voulait pas en savoir plus. Elle l’avait vue avec un autre avant d’aller se pendre au cou d’Eoin, comme s’il était le seul à ses yeux ; et il ne semblait pas heureux avec elle. Cela lui suffit.
   — Pourquoi tu continues à la voir ?
   — Peut-être que je l’aime encore.
   — J’espère qu’un jour, tu trouveras une fille capable de t’aimer comme tu le mérites.

   Candy se souvenait avoir prononcé ces mots auxquels il n’avait pas répondu deux semaines plus tôt. Elle regarda le café resté au fond de sa tasse : juste un petit peu d’amertume. Sa décision prise, elle s’approcha d’eux sous le regard d’Eoin, à la fois intense et indescriptible. Tous son ressentiment se déversa sur la nuque de l’inconnue en même temps que le liquide, désormais tiède. Cette dernière hurla et jura avant de se dresser face à Candy, sa fierté blessée :
   — Ça va pas la tête ? s’insurgea-t-elle.
   Candy ne réagit pas à cet élan de colère et répondit simplement :
   — Je te partage juste un peu de notre amertume. Bonne journée.
   L’autre resta silencieuse, la bouche grande ouverte. Candy posa la tasse sur leur table et rejoignit sa sœur. Sissi l’applaudit, sous le regard médusé de tous, clients et serveurs.
   — On devrait peut-être y aller, suggéra Sissi.
   — Peut-être.

*

   — Elle a chouiné toute la soirée.
   Candy releva la tête vers Eoin.
   — Je lui ai expliqué qui tu es pour moi. Elle a rompu.
   Il lui présenta un gobelet plein qu’elle refusa :
   — Tu en auras plus besoin que moi aujourd’hui, ajouta-t-elle face à son sourcil haussé.
   — Sûrement.
   Il s’assit et elle l’observa à la recherche du moindre reproche. Il n’en émit aucun, se contenta de boire.
   — Un prof m’a grillé. Il a laissé deux pièces et un mot avant de quitter la salle, ce matin dit-il. Du coup, dernier café.
   Candy se détendit. Elle craignait qu’il lui demandât des excuses pour son comportement du week-end. Elle refuserait toujours, même s’il en coûtait leur amitié. Le nœud dans son estomac se dénoua ; un peu. Il lui tendit un bout de papier qu’elle lut :
   — « Pas d’élève en douce dans la salle des professeur. Profitez de votre dernier café. »  Mince alors ! On va devoir trouver une autre astuce.
   — Il faut dire que j’ai forcé la dose : je suis passé de un par semaine à un par jour.
   Elle se tourna vers lui.
   — Qu’est-ce qui a changé ?
   — Toi.
      Elle attendit qu’il continue, incertaine. Il but quelques gorgées.
   — Je me disais que tu m’attendrais. J’ai fait un café, je suis venu, et tu étais là. Le lendemain et le jour d’après. Je voulais te voir. Je ne pensais que ça deviendrait si important pour moi et pourtant, tu es devenue importante.
   Cette déclaration la laissa muette. Aujourd’hui, le visage d’Eoin semblait plus serein, plus expressif que jamais depuis qu’elle le connaissait. Il souriait. Sous le choc, elle saisit son visage entre ses mains et s’exclama :
   — Tu souris ! Tu sais vraiment sourire !
   Il lâcha son gobelet et elle profita de cet instant où il s’ouvrait enfin. Elle rougit au regard qu’il posa sur elle. Elle se doutait de ce qu’il voulait lui dire, ces mêmes mots qu’elle gardait prisonniers en elle. Elle ne voulait plus de l’amertume. Elle voulait autre chose. Ce sentiment profond, à mi-chemin entre l’amitié et l’amour. Cette fusion de deux cœurs qui comprenaient la solitude de l’autre.
   — Ça te dit un rendez-vous autour d’un café ? demanda-t-il.
   Elle posa sa tête sur l’épaule d’Eoin, incapable de supporter l’intensité de son regard.
   — J’aime bien ceux du vieux Jo’, murmura-t-elle.
   — Moi aussi.
   Le week-end suivant, ils se retrouvèrent autour d’une table, et le vieux Joseph leur amena deux cafés.
« Modifié: 14 Novembre 2021 à 16:27:17 par Luna Psylle »
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Re : Bittersweet café
« Réponse #1 le: 03 Avril 2017 à 15:59:49 »
Coucou Luna !

Je passe lire pour remonter mon taux de commentaires  :mrgreen:

Citer
- La prof est absente et… je voulais te parler.

Je suis pas fan des points de suspension. Je sais qu'elle est hésitante, ça se sent. Mais les trois petits points, heu... pas fan (dit-elle à coup de trois petits points :huhu:)

Citer
roposa-t-il en lui tendant la main.

Je connais pas leur relation, mais à priori c'est un prof ? C'est un peu glauque qu'ils se tienne la main, non ?  :o (idem du fait qu'ils se tutoient, en fait >< on comprend bien qu'ils se connaissent d'ailleurs que le lycée, mais ça mérite une précision)

Citer
Je ne veux pas te faire souffrir, Candy, tu es mon amie.

Pourquoi il lui dit ça ? Ça sort d'où ? Il est déjà au courant qu'elle l'aime ?

Citer
— Qui es-tu ?

Un peu trop soutenu pour une ado. Je vois plus un "t'es qui ?" bien sincère, surtout vu l'état dans lequel elle est.

Citer
  — Je n’aime pas ça

Idem, tu peux passer en familier : "j'aime pas ça"

Citer
C’est là que tu nous as entendu.

entendus

Citer
Saisissant la tasse

Plus haut, c'était un gobelet

Citer
garda la tasse contre elle

même remarque ici

Citer
J’avais alors l’impression que plus rien ne pourrait m’atteindre.

Trop soutenu aussi. Je pense que tu peux virer le "alors".

Citer
Et elle m’a aidé à comprendre que je pouvais dépasser cette déchirure dans mon cœur.

C'est un peu trop, heu, niais, ça  :mrgreen: et encore une fois, à l'oral ça passe pas bien

Citer
Quelle heure est-il ?

Trop soutenu => "il est quelle heure" ? ou même "c'est quelle heure" ?

Citer
elle l’avait vu disparaître au coin de la ruelle avec un autre garçon un peu plus tôt.

Je sais pas ce qu'elle a fait, mais elle l'a fait vite  :mrgreen:

Citer
Surtout qu’à

"Surtout que", c'est pas beau ><

Citer
Elle se souvenait avoir prononcé ces mots ce jour-là, auxquels il ne répondit pas. Elle regarda sa tasse. Il restait un fond de café : un petit peu d’amertume. Elle se leva et Romain la suivit du regard. Elle versa sa boisson, désormais tiède, dans la nuque de la fille qui hurla en se relevant.

Deux choses :
1) Juste avant, on a le point de vue de Sissi. Il faut réintégrer Candy quelque part.
2) Tout à l'heure le couple Romain-autre fille était assis "quelques tables plus loin"... soit elle a le bras très long, soit elle s'est déplacée, auquel cas il faut le préciser.

Citer
un prof nous a grillé

grillés

Citer
Il a laissé quelques pièces avant de quitter la salle

Je comprends pas le principe  :-\

Citer
Tu n’es pas comme les autres

Erf, bienvenue dans la phrase-préjugée du roman d'amour  :mrgreen:



Malgré toutes ces petites choses : j'ai bien aimé. Bon, c'est une histoire de triangle (carré ?) amoureux donc de base c'est pas trop mon truc, mais j'ai bien aimé le principe du café qui sert de fil conducteur.
J'aime bien la dernière phrase, aussi :huhu:

J'ai pas grand-chose à dire de plus  :-\ j'imagine que tu as rempli ton objectif, parce que mine de rien, ça reste quand même une histoire d'ados mignonne  :huhu:
« Modifié: 03 Avril 2017 à 16:02:09 par Kerena »
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


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Re : Bittersweet café
« Réponse #2 le: 03 Avril 2017 à 18:42:53 »
Coucou Kerena !

C'est for gentil à toi de passer :-[ merci pour ta lecture et ton commentaire :)

J'ai hésité à changer la fin, à dire qu'ils prenait une autre boisson, genre grenadine ou un truc sucré, pour montrer qu'ils dépassaient tout ça, qu'ils mettaient de côté l'amertume pour un nouveau départ, mais l'idée que justement, le café est leur fil conducteur, c'est ce qui m'a bloqué. Je les ai imaginé "plus tard" et me suis dit que s'ils s'installaient ensemble, par exemple, le rituel du café aurait son importance. Donc, j'ai gardé le café.

Et pour le coup, je te le dis : c'est un bordel amoureux, mais ces deux-là se sont trouvés.

Citer
Je suis pas fan des points de suspension. Je sais qu'elle est hésitante, ça se sent. Mais les trois petits points, heu... pas fan (dit-elle à coup de trois petits points :huhu:)
Ah ? Pas de chance... j'ai, comme qui dirait... une certaine fascination pour cette ponctuation si particulière ^^
En fait, comme tu l'as dit un peu plus loin, ça marque pas mal les hésitations de mes personnages et m'aide à dérégulariser la forme.

Et pour le coup, t'en as gagné de nouveaux :P

Citer
Je connais pas leur relation, mais à priori c'est un prof ? C'est un peu glauque qu'ils se tienne la main, non ?  :o (idem du fait qu'ils se tutoient, en fait >< on comprend bien qu'ils se connaissent d'ailleurs que le lycée, mais ça mérite une précision)
Non, non, pas du tout :D ! En fait, c'est un élève (un peu plus vieux, genre lui en terminale, elle en seconde) qui s'est retrouvé dans la même situation qu'elle, quelques années plus tôt (quand Sissi était encore au lycée).
Et, même s'il lui tend la main, elle ne la saisit pas, c'est plutôt une invitation à le suivre, mais je vais sûrement changer la formulation (après quelques minutes de réflexion, je l'ai retiré, c'est plus simple.

Citer
Pourquoi il lui dit ça ? Ça sort d'où ? Il est déjà au courant qu'elle l'aime ?
Voilà, c'est ça ! il sait déjà (malgré le fait qu'il soit tête en l'air et un peu à l'ouest). En fait, il a vécu ça (comme dit plus haut, et sous-entendu dans le dialogue où il explique qu'il en aime une autre, il explique surtout qu'il a vécu ces instants, qu'il sait ce que c'est) mais je voulais rester avec Candy. Cette dernière phrase est sensée confirmer qu'il comprend ce qu'elle vit, qu'il sait, mais il reste maladroit et elle s'élance après dans sa tirade. C'est tout plein de petits non-dits.

Citer
Un peu trop soutenu pour une ado. Je vois plus un "t'es qui ?" bien sincère, surtout vu l'état dans lequel elle est.
Problème de chez moi : j'ai beaucoooouuuup de mal avec les dialogues qui sortent des phrases correctes (que ce soit argot, jeun's, vie quotidienne ou autre). J'ai juste trooop de mal à les formuler sans que mon œil vrille. Si tu en repères d'autres (j'ai quand même réussi à en retravailler une toute seule avec ton commentaire :-[), N'HéSITE SURTOUT PAS à me les signaler, ça m'aide !

Citer
Plus haut, c'était un gobelet
Les joies de la (non)-répétition : je veux dire gobelet à chaque fois, mais tu conviendras sûrement que gobelet écrit quinze fois en dix lignes, c'est chaud. J'ai donc mis tasse, même si j'aurais sûrement pu placer verre ou truc en plastique.
(après vérification, trois tasses pour trois gobelets lors de ce passages précis, ça me semble un bon compromis, mais là encore, si une meilleure idée se présente, je la prends)

Citer
C'est un peu trop, heu, niais, ça  :mrgreen: et encore une fois, à l'oral ça passe pas bien
Oui, niaise et fière de l'être :mrgreen: ! Par contre, je vais devoir trouver une autre formulation et je sens que je vais... galérer :relou: (moi, les formulations orales, toussa, toussa)

Citer
Je sais pas ce qu'elle a fait, mais elle l'a fait vite  :mrgreen:
Une affaire rondement menée et vite expédiée :huhu:

Citer
Deux choses :
1) Juste avant, on a le point de vue de Sissi. Il faut réintégrer Candy quelque part.
2) Tout à l'heure le couple Romain-autre fille était assis "quelques tables plus loin"... soit elle a le bras très long, soit elle s'est déplacée, auquel cas il faut le préciser.
Elle s'est téléportée, mais chut, faut pas le dire ;)
Nan, en vrai j'ai corrigé ^^

Citer
Je comprends pas le principe  :-\
Une manière comme une autre de montrer que tout n'est pas toujours noir, peut-être. Ou que même les adultes, genre ces profs qu'on croit si loin de nous au lycée, peuvent comprendre les sentiments de deux ados lorsqu'ils les voient. Je sais pas trop, mais je voulais qu'il y ait au moins une personne qui les aide eux. Sûrement...

Citer
Erf, bienvenue dans la phrase-préjugée du roman d'amour  :mrgreen:
Ouais  :banane: (je voulais un danseur, mais ce sera une banane)



Et pour le coup, je mets ci-dessous les remaniements de phrases :



Citer
   — D’accord, répondit Daniel. On marche un peu ? proposa-t-il. Je dois retourner à la salle de biologie dans l’autre bâtiment, rendre quelque chose au prof avant d’aller au cours de français.
J'ai retiré "il lui tend la main, et j'ai rajouté qu'il allait après avoir vu son prof à lui, qu'il allait en cours de français.

Citer
   — T’es qui ?
   — Disons que je vous ai entendu, tous les deux. Tu veux du café ?
   — J’aime pas ça, grimaça-t-elle.
J'ai décrispé le dialogue, suivant tes conseils à la lettre.

Citer
   — Non, mais tu m’as offert un peu de ton amertume. Tu m’as aidé à comprendre. Je peux dépasser cette blessure dans mon cœur.
Je viens tout juste de le faire, donc faut que je le rajoute dans le post original.

Citer
   Sissi ne termina pas sa phrase. Candy n’avait pas besoin ni envie de savoir. Elle se souvenait l’avoir vu avec un autre garçon, et cela lui suffisait. Et… Romain ne semblait pas heureux avec elle.
   — Pourquoi tu continues de la voir si tu ne l’aimes pas ? lui avait-elle demandé quelques jours plus tôt.
   — Peut-être parce que je l’aime encore.
   — J’espère que tu trouveras un jour une fille capable de te sortir de là.
   Candy se souvenait avoir prononcé ces mots ce jour-là, auxquels il ne répondit pas. Elle regarda sa tasse. Il restait un fond de café : un petit peu d’amertume. Elle se leva et Romain la suivit du regard quand elle s’approcha d’eux. Elle versa sa boisson, désormais tiède, dans la nuque de la fille qui hurla en se relevant.
   — Non mais, ça va pas dans ta tête ? s’insurgea-t-elle contre Candy.
Plusieures corrections :
-t'as gagné des points de suspension :huhu:
-j'ai précisé Candy au début du paragraphe après le dialogue du passé, et j'ai même spécifié qu'elle s'approchait d'eux
-petit plus : j'ai travaillé la phrase dite par la méchante copine.

Je crois que c'est tout :)
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Hors ligne Loïc

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Re : Bittersweet café
« Réponse #3 le: 08 Avril 2017 à 22:12:45 »
Salut Luna !

Je viens enfin, comme promis, lire ce texte.

Citer
Comme à son habitude, il ne la voyait qu’à peine,

Je pense que tu peux écrire "comme d'habitude". On n'y perd rien et c'est plus fluide

Citer
proposa-t-il

Tu pourrais te passer de ça.

Citer
salle des profs de biologie dans l’autre bâtiment, rendre quelque chose au prof avant d’aller au cours de français.

Deux fois prof.
Je pense que tu peux simplifier, rendre ça plus naturel : "rendre quelque chose avant d'aller en français"

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Ils marchèrent le long du couloir, horriblement vide.

Virgule en trop

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elle hésita à partir en courant,le laissant là

Tu as quasi la même formulation un peu plus haut.
Plutôt que le participe présent je te propose : "et à le laisser là".

Je trouve que tu as beaucoup de formulation à base de tadada, mais blabla. Faudrait ptet en supprimer quelques unes pour varier un peu.

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ignorant tout de mes sentiments

Tu dis souvent ignorant, comme ça, toi ?
La scène est pas mal gérée, à part ça.

Citer
Combien de temps ? elle l’ignorait.

Ça m'a sorti de l'ambiance. Tu peux te passer de ça je crois.

Citer
Au-dessus de sa tête, les oiseaux continuaient de chanter, de temps à autre

Point ou point virgule à chanter ?

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mais la plupart du temps, le silence l’entourait.

Un peu lourd. Ponctuation à revoir aussi ce me semble.

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   — Disons que je vous ai entendu

entendus

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.
   — Moi non plus, rétorqua-t-il en s’asseyant, ramenant la tasse près de son visage renfermé. Mais je trouve que son amertume dissipe la mienne, ajouta-il en inspirant la légère fumée qui s’échappait de la boisson.

Trop de rétorqua-t-il, ajouta-t-il, etc. dans ce passage.

Citer
Saisissant la tasse, elle en but une gorgée.

C'était un gobelet trois lignes plus haut

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ne lui laissant aucune échappatoire.

Je ne trouve pas la formulation très heureuse.

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— Non, mais tu m’as offert un peu de ton amertume. Tu m’as aidé à comprendre. Je peux dépasser cette blessure dans mon cœur.
   — Tu sais, des râteaux, tu t’en prendras d’autres. Et parfois, tu tomberas sur quelqu’un qui ressentira la même chose que toi. Et vous vous compléterez un peu, passerez du bon temps ensemble, avant de vous séparer.
   — Tout ça a l’air tellement…
   — Dur ?
   — Pessimiste, corrigea-t-elle.
   — C’est la vie, dit-il en haussant les épaules. Tu retournes en cours ?
   — Oui. T’as l’heure ?
   — 10h50.
   — J’ai dix minutes pour atteindre le bâtiment 4.
   Il lui tendit le gobelet presque vide.
   — Touille pour récupérer le sucre. Je t’accompagne à ton cours, si tu veux, proposa-t-il en se redressant.
   — Merci.

Chouette passage.

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Alors, elle tourna la tête

Virgule en trop

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et tu te serais occupée à lui rendre le sourire.

le te est de trop

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Elle se souvenait de cette fille : elle l’avait vu

vue
(idem trois lignes plus bas, mais la répétition n'est pas très heureuse)

Citer
   Candy se souvenait avoir prononcé ces mots ce jour-là, auxquels il ne répondit pas.

Répétition de forme et de sens par rapport à deux lignes plus haut

Citer
   — Non mais, ça va pas dans ta tête ? s’insurgea-t-elle contre Candy.

"contre Candy" est de trop : on s'en doute

Citer
   — Oui, marmonna la cadette pour toute réponse.

Pour toute réponse est de trop

Citer
Avec Romain, elle se posait toujours la question, son visage constamment fermé.

Cette phrase ne fait pas sens.


Bon, c'est pas mal tout ça !
Un peu déçu par la fin, je crois. Je suis pas fan du changement de perspective du narrateur, qui nous parle depuis Romain tout à coup, sans vraiment de raison.
Faudra que je le relise pour être sûr.

Sur l'ensemble du texte, les deux principaux problèmes pour moi sont les répétitions de formulations qui font qu'on manque de variété dans le rythme ; et les descriptions de ce que font les persos dans les dialogues (dit-il et autres) qui à mon avis valent le coup quand elles sont hyper précises et qu'on en a besoin, pas sinon. Souvent, ça coupe quand même le dialogue et c'est dommage.

Aussi : il faut fuir les participes présents.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

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Re : Bittersweet café
« Réponse #4 le: 10 Avril 2017 à 09:43:28 »
Salut Loïc !

Je voulais corriger avant de te répondre, j'ai recherché le nombre de "mais" et j'ai compris que j'en aurais peut-être pour un moment un peu plus long que prévu, donc je t'envoie une première réponse avant :

Merci pour ta lecture et ton commentaire !

Je suis en train de reprendre chacune de tes corrections, ce qui donne un aspect coloré à ma page Word ^^.

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Sur l'ensemble du texte, les deux principaux problèmes pour moi sont les répétitions de formulations qui font qu'on manque de variété dans le rythme ; et les descriptions de ce que font les persos dans les dialogues (dit-il et autres) qui à mon avis valent le coup quand elles sont hyper précises et qu'on en a besoin, pas sinon. Souvent, ça coupe quand même le dialogue et c'est dommage.

Je prends note pour ma correction ! Je suis tombée dans le piège inverse plusieurs fois, où on me disait qu'on ne savait pas trop qui parlait à quel moment, et c'est sûrement ce qui m'a envoyée au pôle inverse.
Pour les répétitions, j'y ferais attention aussi.

Pour ce qui est du point de vue à la fin, je vais peser le pour et le contre, peut-être modifier quelques autres passages pour avoir un peu des deux personnages. Ou alors rester sur Candy tout du long. Mais je pense partir sur ma première idée.

Tout ça pour dire : c'est en cours :) !
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Re : Bittersweet café
« Réponse #5 le: 08 Avril 2021 à 20:40:35 »
Salut le monde,

Après quatre années dans les placards :-¬?, j'avais envie. Envie de retrouver ce texte, le retravailler avec mes souvenirs des commentaires :
- peut-être un peu trop soutenu (j'ai toujours du mal avec ça, ça n'a pas changé) ;
- trop de "-ant", trop de "mais" ;
- quitter Candy sur la troisième partie qui cassait un peu tout.
Parmi ce que j'ai pu oublier :
- Kerena, tu as sauvé la dernière phrase : je ne la trouvais pas particulièrement utile et finir sur leur dialogue me semblait plus pertinent, mais elle a son petit charme malgré tout.

Il n'est pas parfait, loin de là. Il mériterait sûrement encore deux-trois relectures. Il en aura au moins une demain matin, à tête reposée un café à la main pour les éventuelles coquilles.

P.S. : j'ai un peu de mal avec Romain en ce moment, j'ai changé pour Eoin.

En vous souhaitant une bonne soirée.



Edit du 09/04 :

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« Modifié: 10 Avril 2021 à 09:43:57 par Luna Psylle »
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