SEGMENT 14 : JUSQU'A PLUS SOIF
Une journée comme une vie.
Divine proportion, la seconde de ta vie que tu me sacrifies aura son utilité.
Je rendrai à Dieu au centuple.
Inverser d'ivresse, converser l'averse, déverser l'adresse. Rien ni peu ne pourrait remplir la totalité. Pas beaucoup, mais trop. Sous réserve d'évacuation, le navire coule sereinement. Pas de panique, vous êtes...
- Quelle est cette voix conceptuelle ?
Je suis éclaté dans mon discours, ainsi va ma fumée. Mes yeux quant à eux, eurent été pointus lors de leur réel utilité. Ainsi va ma raison. Je ne saurais dire ce qui s'écrit.
Pantalon délavé. Canapé englouti. Tu es la soirée.
- Penses pas à l'adulte.
Il n'est pas là.
C'est là tout le dialogue entre mes entités. Je me prends pour Dieu à défaut de l'avoir trouvé. Je l'ai oublié pour l'ingérer, et maintenant je l'assimile. Humblement.
Je pue l'athéisme de foi.
Et j'aime cette fragrance que je n'aime pas.
Du non sens. Des lignes poing.
Des arbitres hâtifs, qu'on m'a conseillé.
Je ne suis plus là, je suis dans le monde des animaux mécaniques, que je m'invente pour moi, avec ma fumée. Elle se matérialise en rouages complexes qui s'imbriquent pour animer une vie qui m'est réservée.
Ils ne voient toujours pas ma foi, et moi même ne la discerne que parce qu'elle s'impose à moi dans le monde divin.
Et Diable, dans tout ça ?
Il arrive.