Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

12 Juin 2026 à 12:43:35
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le prince oublié, ou

Auteur Sujet: Le prince oublié, ou  (Lu 11734 fois)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Le prince oublié, ou
« le: 27 Août 2009 à 15:35:27 »
Me revoici, avec une nouvelle nouvelle ! ^^ Une nouvelle un peu longue : 12 pages Word. Mais trop courte à mon sens pour aller dans les romans-feuilletons. Je la posterai en plusieurs fois (4 ou 5 environ).

Je renoue avec un genre qui m'est plus familier : fantasy avec des touches d'humour. L'histoire : l'héroïne, amnésique, se retrouve au milieu de l'assaut d'un château fort, et tente de trouver un moyen pour que tous les habitants ne soient pas réduits en charpie.  Et autres petits détails de plus ou moins grande importance pour le scénario.

Je l'ai commencée il y a environ un an, sur papier, et j'ai écrit la deuxième moitié récemment. Je ne sais pas trop quoi en penser ; je me suis bien amusée à l'écrire, mais je pense que j'aurais pu développer les choses de façon plus intéressante (sans oublier que ça a donné un truc assez différent de ce qui était prévu au départ, mais bon, je commence à avoir l'habitude).

Voilà, comme d'habitude, soyez sévères dans vos commentaires ! En espérant que vous passerez un agréable moment de lecture...


_________________


Le prince oublié, ou





      Alors j’avais un énorme problème.
      Un problème de trois mètres vingt-cinq de hauteur, recouvert d’une cuirasse impénétrable, et armé de griffes si acérées qu’elles rendaient son gourdin hérissé de pics absolument dérisoire.
      Paniquée, je tournai la tête dans tous les sens, en quête de quelque chose d’utile, même s’il ne devait s’agir que d’une information. Autour de moi, le combat faisait rage, l’agitation était telle que mon esprit n’arrivait pas à détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil, incohérentes taches mouvantes de couleurs au sein d’une masse bigarrée, zébrée parfois d’éclats métalliques, où le rouge semblait l’emporter un peu plus à chaque instant. Je dus fermer les paupières, prise de tournis. Mon cœur, déjà lancé à cent à l’heure, passa encore une vitesse.
      Mais que faisais-je donc là ? Nom de nom, j’étais l’héroïne de cette histoire, je ne pouvais pas me retrouver dans une situation aussi désespérée dès les premières lignes !
      Devant moi, le monstre gronda sourdement, me ramenant à ce qui nous occupait – et plus sûrement à ce qui l’occupait lui : me déchiqueter sur place. Le souffle court, je commençai à reculer, tremblante. J’aurais voulu pouvoir dire que sa taille impressionnante constituait un handicap quant à sa rapidité de déplacement, mais ce n’était pas le cas. Il marchait sur moi avec une froide détermination, d’autant plus redoutable qu’elle était dépouillée de toute frénésie guerrière. Au moins, cela aurait pu nous englober dans le tournoiement de la bataille, lier mon sort à celui de mes compagnons – si c’en étaient. Au lieu de cela, j’étais comme isolée, seule, prise au piège d’un face-à-face inéluctable avec la créature.
      Situation certes propre d’une héroïne (l’impression que vos jambes sont en gadoue en moins). Seulement, je n’avais aucune idée du camp dans lequel je me trouvais, aucune notion de ce qui était en train de se passer, pas la moindre minuscule trace de souvenir de ce que j’étais censée faire ! Le monstre avançait toujours et je me voyais reculer sans avoir à en donner l’ordre à mon corps, parfaitement tétanisée. A vrai dire, la seule chose que j’avais en tête était une espèce de néant où flottait ma désignation de protagoniste de cette histoire. Comme si l’auteur avait oublié, négligé, cru amusant d’omettre de me doter d’une identité. Cette pensée fusa dans le vide sidérant de mon crâne.
      Non mais avait-on jamais vu cela ? Quel rustre ! C’était d’une inconséquence sans nom, d’une désinvolture indicible, d’une impolitesse rare ! Je sentis que j’entrais dans une colère tout aussi rare. Voyez-vous ça ? Propulser son personnage au milieu du chaos sans l’ombre d’une explication, et le planter devant une espèce de mastodonte qui tenait à la fois du troll, du dragon et du psychopathe sanguinaire… ! Sa tête était si haute sur son cou, que les crocs aiguisés qui saillaient de sa gueule me semblaient ridiculement petits. De loin. Fichtre.
      Reculant toujours, puisque ce monologue embrouillé avait tenu en quelques secondes, je sentis un objet glisser à mes pieds. J’eus le temps de me demander s’il s’agissait de mon estomac qui m’abandonnait lâchement, mais en baissant les yeux, je réalisai que c’était le manche d’une épée que j’avais jusque là serrée dans mon poing. Et que j’avais eu la bonne idée de laisser tomber. Encombrant, une épée, hein ? J’enrageai de ma stupidité. Le troll-dragon-meurtrier était à présent à son niveau ; la garde fut réduite à un amas de copeaux, lorsqu’il abattit sa patte musculeuse dessus. Je déglutis.
      D’accord, là, mon énorme problème devenait énormément grave. Incapable de penser, je reculai de plus belle, confiante en l’instinct des combattants pour qu’ils s’écartent sur notre passage et ne me transpercent pas accidentellement d’un coup de lame. Mon dos heurta une surface dure, un gémissement passa mes lèvres. J’étais acculée. La bestiole était là, outrageusement invincible, écumante de bave, tout près, si près que je respirais son odeur fétide. C’était la fin ! Avant même de commencer ! Qui me disait que j’étais héroïne d’un roman et pas d’une courte nouvelle sans queue ni tête ? Le tumulte battait son plein alentour, le monstre bandait ses muscles, mes oreilles bourdonnaient, l’implacable gourdin prenait de la hauteur.
Non, je ne pouvais pas mourir ! Pas à la deuxième page ! Pas sans savoir au nom de quoi ! Je me retournai d’un bond, me cognant le nez à un édifice de pierres froides et sans secours, éboulé par endroits. Un déplacement d’air frôla mon cou, et je n’eus que le temps de bondir de côté à la dernière seconde. Le bras du géant me manqua d’un trop court centimètre. Bon sang, j’étais peut-être une guerrière aguerrie, une fée capable de voler, un elfe comprenant le langage des trolls-dragons-serial killers ! J’avais peut-être la solution à portée de main, d’orteil, d’oreille pointue, que sais-je encore ?
      Le monstre grogna de nouveau, prêt à frapper encore. Je fondis au sol, rampant à travers les décombres qui m’éraflaient paumes et genoux. Mon sang tambourinait à mes tempes, mes mains tremblaient en me dégageant un passage. Soudain, le gourdin s’écrasa avec fracas, les blocs de pierre tressautèrent et dégringolèrent sur moi. Une souris, pourquoi n’étais-je pas une minuscule souris ? Je me blottis dans un petit renfoncement au pied de la tour, cherchant désespérément du secours.
      Sauf que ce n’était pas un petit renfoncement. Ce n’était pas qu’un petit renfoncement. C’était une ouverture sur un étroit passage provoquée par un effondrement ! Les ondes se répandaient sur le sol à chaque pas de la créature, comme la peau d’un tambour assaillie par les coups. Je me faufilai dans le boyau de pierre avec une agilité très contestable, rentrant la tête dans les épaules pour échapper aux éboulis.
Une fine poussière ocre avait envahi le passage, me remplissant les yeux et me faisant tousser. J’avançai comme je le pus, aveuglée, crachotant de la terre, prenant appui sur les saillants de la paroi, pour me hisser dans ce boyau qui semblait avoir été construit davantage pour le descendre que pour le remonter. Jamais je ne m’étais sentie si oppressée. L’air était dense de particules en suspension qui remontaient douloureusement dans mes narines. Je me pris à craindre que ce soient des latrines, se terminant par une ouverture trop mince pour me laisser sortir. Mais, diable ! Ce maudit Auteur avait eu le toupet de me fourrer dans une situation apocalyptique, je comptais sur lui pour mettre de la bonne volonté, c’était le moins qu’il me devait !
« Modifié: 03 Septembre 2009 à 12:17:06 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Ambrena

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 659
  • Perle de bois-sorcier
    • Mon Tumblr
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #1 le: 27 Août 2009 à 21:33:26 »
Ah, je suis toute triste, Mil': je t'avais écrit un super-commentaire, que mon ordi vient de dévorer en me déconnectant du fofo :'( Bon, qu'à cela ne tienne, je viens juste de le refaire. Mais c'est pénible de taper deux fois presque exactement la même chose xD

12 pages Word. Mais trop courte à mon sens pour aller dans les romans-feuilletons. Je la posterai en plusieurs fois (4 ou 5 environ).
C'est marrant qu'on ait toutes les deux écrit une nouvelle en plusieurs parties et qu'on l'ait postée le même jour! Par contre, on ne leur réserve absolument pas le même traitement forumesque ^^

Citer
Et autres petits détails de plus ou moins grande importance pour le scénario.
Là, je commence déjà à me marrer, hein.

Citer
Le prince oublié, ou
Au début, j'avais pensé comme tout le monde que tu en avais oublié un bout, mais quand je me suis rendue compte que c'était fait exprès, j'ai trouvé ça bien trouvé et plutôt original. Bon point.

Citer
Alors j’avais un énorme problème.
Je n'aime pas trop cet emploi-là des italiques. Je trouve que c'est exagéré: la phrase peut mettre en valeur des mots de par la syntaxe même. A mon avis, il vaut mieux garder les italiques pour les mots étrangers, les citations, la télépathie et autres pantalonnades.      

Citer
Paniquée, je tournai la tête dans tous les sens, en quête de quelque chose d’utile, même s’il ne devait s’agir que d’une information.
Ah, là je suis un brin déçue. J'attendais une chute débile à la sentence, du genre "même s'il ne devait s'agir que d'une brosse à cheveux". Mais bon, être drôle tout le temps, ça peut devenir un peu lassant. J'ai beau adorer Pratchett, c'est vrai que je me perds un peu, parfois, dans l'agencement de l'intrigue.

Citer
détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil
La virgule après le "et" est superflue. En outre, cette phrase me semble un tantinet longue.

Citer
Mon cœur, déjà lancé à cent à l’heure, passa encore une vitesse.
Ha, j'adore cette blague. Joliment trouvé, comme métaphore incongrue.

Citer
l’héroïne de cette histoire, je ne pouvais pas me retrouver dans une situation aussi désespérée dès les premières lignes !
Citer
, puisque ce monologue embrouillé avait tenu en quelques secondes,
Comme toujours, j'apprécie énormément tes métalepses ironiques.

Citer
e commençai de reculer, tremblante.

"Je commençai à". Sinon, ce n'est pas très beau.

Citer
J’aurais voulu pouvoir dire que sa taille impressionnante constituait un handicap quant à sa rapidité de déplacement, mais ce n’était pas le cas.

Superbe prétérition.

Citer
j’étais comme isolée, seule,
Ca me semble plutôt redondant. "Seule" ou bien "isolée", l'un des deux termes se suffit à lui-même, non ?

Citer
la seule chose que j’avais présente en tête
Pareil, c'est un peu lourd. "La seule chose que j'avais en tête" est suffisant, à mes yeux.

Citer
Cette pensée fusa dans le vide sidérant
Je n'aime pas des masses le mot "sidérant" dans cet emploi-ci, mais c'est peut-être personnel.

Citer
qui tenait à la fois du troll, du dragon et du psychopathe sanguinaire… !
Je HAIS la double ponctuation. Vraiment. Non seulement ce n'est pas grammatical, mais en plus, je la trouve très laide, esthétiquement parlant. Là, je suppose que l'un ou l'autre suffit. Enfin... Je sais bien que c'est une figure de style contemporaine, mais je ne peux pas la voir.

Citer
Sa tête était si haute sur son cou, que
Virgule sans doute surnuméraire.

Citer
me semblaient ridiculement petits. De loin. Fichtre.
Le "Fichtre" me semble de trop. Par contre, le commentaire sur les crocs est hilarant!

Citer
Et que j’avais eu la bonne idée de laisser tomber. Encombrant, une épée, hein ?
Au lieu de mettre une majuscule au "et", j'aurais continué la phrase et séparé cette proposition du reste du groupe par un tiret. Simple préférence stylistique. Cela ne change rien au fait que j''adore la tonalité de ce passage.

Citer
copeaux de bois, lorsqu’il
Encore une virgule pas trop utile, si tu veux mon avis. Mais il se discute.

Citer
mon énorme problème devenait énormément grave.
Chouette dérivation. Avec un chiasme, en plus. Et c'est drôle.

Citer
Qui me disait que j’étais héroïne d’un roman et pas d’une courte nouvelle sans queue ni tête ? [...]
 Non, je ne pouvais pas mourir ! Pas à la deuxième page ! Pas sans savoir au nom de quoi !
J'adore ce mélange d'humour et de désespoir.
 
Citer
à portée de mains, d’orteil, d’oreille pointue
Au singulier, "mains", même s'il y en a deux. Le français singularise plus souvent qu'il n'est nécessaire - ou même logique. L'anglais est plus pragmatique. D'ailleurs, ça pose des problèmes aux francophones bien gallicanisés comme moi, qui baragouinent un anglais scolaire. Mais brisons là.

Citer
avec une agilité très contestable
Sympa, la tapinose. Enfin, je crois bien que c'est le nom de cette figure de style... Ca m'éclate de redonner des termes d'analyse technique précis à ce texte, y en a plein et elles sont toujours utilisées à bon escient. ^^

Citer
Ce maudit Auteur avait eu le toupet de me fourrer dans une situation apocalyptique, je comptais sur lui pour mettre de la bonne volonté, c’était le moins qu’il me devait !
[/quote]
J'aime beaucoup cette chute.

Dans l'ensemble: malgré quelques maladresses syntaxiques ou langagière, l'histoire est drôle et tient la route - justement parce qu'elle ne tient pas la route, d'ailleurs, je pense. Même si ce n'est pas mon texte préféré de toi, j'ai passé un bon petit moment de lecture. On sent bien ta griffe d'écriture. D'ailleurs, j'ai hâte de lire la suite ^^
« Modifié: 28 Août 2009 à 17:08:22 par Ambrena »
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #2 le: 28 Août 2009 à 17:36:19 »
Muarf, ce qu'y a de bien avec ton message, Ambre', c'est que ça donne l'impression d'être intelligent parce qu'on fait des figures de style compliquées sans même les connaître xD

Merci pour ce commentaire hyper détaillé, en tous cas  ???

Citer
Citation
Alors là j’avais un énorme problème.
Je n'aime pas trop cet emploi-là des italiques. Je trouve que c'est exagéré: la phrase peut mettre en valeur des mots de par la syntaxe même. A mon avis, il vaut mieux garder les italiques pour les mots étrangers, les citations, la télépathie et autres pantalonnades.   
Hum... mouiiii... Disons que quand j'écris, j'aime bien essayer de créer une voix, comme si le lecteur entendait les mots. Et comme là je voulais un ton oral - comme si on avait accès au monologue intérieur de l'héroïne - j'ai pas reculé devant des marques de l'oralité (appruyer par l'italique l'insistance sur un mot)... Si ça gène d'autres personnes, je l'enlèverai ^^

Citer
Citation
détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil
La virgule après le "et" est superflue. En outre, cette phrase me semble un tantinet longue.
La virgule est avant le "et"... Justement, je l'avais mise là pour une fonction rythmique, parce que la phrase était longue...  :-[

Citer
Citation
e commençai de reculer, tremblante.

"Je commençai à". Sinon, ce n'est pas très beau.
Commencer de... existe aussi. Perso je trouve ça plus joli que commencer à... avec ses deux voyelles d'affilée, mais ernya m'avait dit que ça la gênait aussi, alors je mettrai "à" ! :)

Citer
Citation
la seule chose que j’avais présente en tête
Pareil, c'est un peu lourd. "La seule chose que j'avais en tête" est suffisant, à mes yeux.
Ah c'est bien vrai, ça !

Citer
Citation
qui tenait à la fois du troll, du dragon et du psychopathe sanguinaire… !
Je HAIS la double ponctuation. Vraiment. Non seulement ce n'est pas grammatical, mais en plus, je la trouve très laide, esthétiquement parlant. Là, je suppose que l'un ou l'autre suffit. Enfin... Je sais bien que c'est une figure de style contemporaine, mais je ne peux pas la voir.
Tu parles du "... !" ? C'était toujours pour reproduire un peu l'oralité, mais ça ne me coûte rien de l'enlever ^ ^ Petite question qui me turlupine : c'est grammatical, dans le cas où il s'agit d'une phrase exclamative interrompue (dans un dialogue par exemple), non ?

C'est noté, pour "mains" et les virgules en trop ! :)
Diiis... qu'est-ce qu'une tapinose ? (je m'imagine une figure de style en minijupe moulante en train de faire signe à des automobisistes dans une rue mal famée...  :-[ )

Citer
Citation de: Milora le Hier à 15:35:27
12 pages Word. Mais trop courte à mon sens pour aller dans les romans-feuilletons. Je la posterai en plusieurs fois (4 ou 5 environ).
C'est marrant qu'on ait toutes les deux écrit une nouvelle en plusieurs parties et qu'on l'ait postée le même jour! Par contre, on ne leur réserve absolument pas le même traitement forumesque
C'est vrai ! Lol. C'est dire comme les classifications sont aléatoires !
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Leia Tortoise

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 455
    • Mon blog
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #3 le: 28 Août 2009 à 17:54:15 »
Wouaw! Est-ce normal que j'ai l'impression de sentir une certaine influence de Thursday Next, l'univers intra-livres, les génériques, etc?

En tous cas c'est vraiment original, et le titre en est à l'image, comme l'a dit Ambrena!

mon seul chipotage sera pour ça:
Citer
je réalisai que c’était le manche d’une épée brisée que j’avais jusque là serrée dans mon poing. Et que j’avais eu la bonne idée de laisser tomber. Encombrant, une épée, hein ? J’enrageai de ma stupidité.
Euh si je comprend bien l'épée s'est brisée simplement en tombant par terre? Pas très crédible, si?

Euh, voilà, je ne trouve rien de spécial à rajouter, à vrai dire j'attend d'en lire plus...
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
- Dumbledore -
*
Books ! Best weapons in the world.
- Doctor Who -

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #4 le: 28 Août 2009 à 17:58:45 »
Wouaw! Est-ce normal que j'ai l'impression de sentir une certaine influence de Thursday Next, l'univers intra-livres, les génériques, etc?
Je l'attendais, cette remarque ^^ En fait, pas pour la première moitié de cette histoire, que j'ai rédigée l'an dernier, bien avant de lire Thursday. Par contre, quand je l'ai reprise y a quelques semaines, j'ai eu bien du mal à ne pas ffordiser, lol. Tu me diras si l'influence est trop forte XD

Pour l'épée, j'avais pas remarqué, mais c'est vrai que c'est pas clair. Non, l'épée était brisée quand elle l'avait à la main (c'est pour ça qu'elle était pas en train de se battre), mais le détail n'est pas si important, je vais enlever le "brisée" ^^
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Leia Tortoise

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 455
    • Mon blog
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #5 le: 28 Août 2009 à 18:15:58 »
Citer
En fait, pas pour la première moitié de cette histoire, que j'ai rédigée l'an dernier, bien avant de lire Thursday.
Et pourtant on dirait vraiment! J'y pensais déjà à "mais je suis l'héroïne de cette histoire!" et quand j'ai lu "l'auteur aurait pu me donner une identité" (en gros, je reprend de mémoire) c'était vraiment énorme!
C'est d'autant plus passionnant pour moi, par contre je ne sais pas si je suis assez objective pour te dire par la suite si l'influence est trop forte ou pas... Si je la vois même là où elle n'est pas!
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
- Dumbledore -
*
Books ! Best weapons in the world.
- Doctor Who -

Hors ligne Gros Lo

  • ex Lo
  • Clochard céleste
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 9 903
    • olig marcheur
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #6 le: 28 Août 2009 à 18:34:14 »

Hm, je ne parlerai ni des métalepses, ni des prétéritions, ni des tapinoses, 1. parce que ça vient d'être fait, 2. parce que je ne sais pas souvent ce que ça veut dire :mrgreen:


[size=quote]armé de griffes si acérées qu’elles rendaient son gourdin hérissé de pics absolument dérisoire.[/quote] au début j'ai pensé "le gourdin de l'héroïne est dérisoire par rapport au truc devant elle, donc c'est mon." En fait c'est que ledit truc a aussi un gourdin ? Bref, j'ai pas trouvé ça très clair, mais c'est un obstacle personnel je crois :-¬?


Citer
Nom de nom, j’étais l’héroïne de cette histoire, je ne pouvais pas me retrouver dans une situation aussi désespérée dès les premières lignes !
moui, j'trouve ça un peu appuyé ; l'allusion au "monologue embrouillé" des lignes suivantes est plus subtile j'trouve !


Citer
Je sentis que j’entrais dans une colère tout aussi rare.
un peu lourd, le "tout aussi" étant là juste pour dire "hé regarde, j'ai remis rare, c'est fait exprès", non ?


Citer
Un déplacement d’air frôla mon cou, et je n’eus que le temps de bondir de côté à la dernière seconde.
le "à la dernière seconde" sonne bizarre (à mes oreilles seulement, peut-être), tu as mis "je n'eus que le temps", ça couple déjà les deux notions de vitesse et de temps (v = d/t, n'est-il pas :mrgreen:), j'trouve que tu pourrais t'arrêter à "de côté".


Voilà. C'est marrant, comme l'héroïne s'extrait souvent du récit en parlant de son auteur, j'ai l'impression que le décor est en carton, comme dans une maquette pour enfants. (C'est positif comme commentaire, au cas où ^^)

Et le titre est cooool.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #7 le: 29 Août 2009 à 11:59:01 »
Citer
Citation
Nom de nom, j’étais l’héroïne de cette histoire, je ne pouvais pas me retrouver dans une situation aussi désespérée dès les premières lignes !
moui, j'trouve ça un peu appuyé ; l'allusion au "monologue embrouillé" des lignes suivantes est plus subtile j'trouve !
Dans ce cas, tu ne vas sans doute pas aimer la suite...  :(

Pour les deux autres remarques... hum, je verrai si ça gène les autres...

Citer
Voilà. C'est marrant, comme l'héroïne s'extrait souvent du récit en parlant de son auteur, j'ai l'impression que le décor est en carton, comme dans une maquette pour enfants. (C'est positif comme commentaire, au cas où )
Ah bon ? C'est pas plus mal, si c'est l'effet que ça produit ; ça colle au texte ^^

Je sais pas si c'est trop tôt, mais tant pis, je poste la suite ^^ :

___________________


      Je débouchai devant une paire de bottes en mouvement. Elles s’éloignèrent au pas de course, emportant vraisemblablement leur propriétaire, de sorte qu’il n’y eut aucun témoin de mon extirpation qui manqua tant de grâce que de souffle. Après quelques minutes de lutte contre la gravité et un pan de tunique resté accroché à une roche en contrebas, je me retrouvai dans un couloir, haletante, en sueur, et affalée par terre.
      Le plancher était en bois sombre mais les murs exhibaient fièrement leur pierre épaisse – comme celle qui venait de me tomber dessus, notai-je non sans hostilité. Des tapisseries longues et étroites jouxtaient des tableaux de qualité médiocre, bien trop éclairés pour la faible lueur dispensée par les meurtrières. Configuration passablement illogique. L’auteur de cette histoire manquait de bon sens autant que de politesse. Le couloir comportait aussi plusieurs armes décoratives, une plante en pot et un trio de gardes en côte de mailles ; mais ce dernier, je le remarquai un peu tard : lorsqu’on m’agrippa par le bras. Allons bon.
-   Qui êtes-vous ? demanda l’un des gardes, mettant le doigt sur la question à cent mille cacahuètes, ou quelle que soit la monnaie locale.
      J’eus l’idée de jeter un œil à ma tenue avant de répondre – le temps de cesser de ressembler à une otarie asthmatique. Une cheminée large, retenue à la taille par une épaisse ceinture de cuir, des chausses brunes dépassant de vieilles bottes, et pas de cheveux dans la figure, ce qui signifiait qu’ils étaient soit courts, soit attachés. Pas vraiment une tenue de fille. Donc, soit il y avait vice de forme quelque part, soit j’avais une double identité. Repoussant l’hypothèse peu crédible de l’héroïne transsexuelle, j’optai pour la double identité. Le garde, lui, opta pour me menacer de son gant de fer, me rappelant qu’une question d’un costaud à un gringalet induisait en général une réponse du gringalet à l’attention du costaud.
-   Je suis un garçon de cuisine, inventai-je donc en désespoir de cause, redoutant le contact délicat de son poing.
-   Le bâtiment des cuisines a été pris il y a deux heures, le gamin a pu s’enfuir, indiqua un autre garde, que je décidai de coucher sur mon testament.
     A ce moment précis, une secousse monumentale secoua l’édifice des fondations à… ce qu’il pouvait y avoir en haut. Je la ressentis jusque dans ma cage thoracique, le sol trembla et des pierres chutèrent. Par réflexe, nous nous baissâmes à l’unisson, engloutis par un nuage de poussière. Je suffoquai à nouveau, prise au dépourvu.
-   Par là ! cria quelqu’un entre deux quintes de toux et trois impacts de pierres.
     J’eus à peine le loisir de remarquer qu’on m’avait lâchée ; je suivis la direction de la voix. Le couloir n’était plus que brume ocre et pluie grise, je trébuchai sur un objet géométrique dont je n’aperçus qu’une touche de couleur en forme d’arbre. Les tableaux n’avaient pas résisté au séisme.
     Une forme humaine apparut devant moi puis se fondit dans une masse sombre. Je me hâtai de la rejoindre, passant la porte à mon tour.
      La poussière ne tarda pas à retomber une fois celle-ci fermée. Je laissai échapper une inspiration rauque, les yeux exorbités : j’avais retenu ma respiration si fort que des irisations envahissaient mon champ de vision. Cette nouvelle pièce semblait avoir eu pour principale fonction d’abriter une table dressée sur tréteaux, où l’on avait abandonné un jeu de cartes en plein milieu d’une partie. Deux verres étaient renversés, les tabourets repoussés en désordre. On avait fui en catastrophe. Je ne pus retenir un frisson.
-   Ils nous attaquent à la catapulte ! diagnostiqua l’un des gardes lorsque le tumulte s’apaisa.
      Nous étions tous les quatre, au complet. Celui qui m’avait attrapée par le bras posa les mains sur la table et laissa retomber sa tête en avant.
-   Nous sommes perdus, gémit-il. Ils vont tous nous massacrer jusqu’au dernier…
      Cela versait dans le tragique. Voilà que j’avais, par-dessus le marché, atterri dans une minable histoire de bas étage.
-   Que veulent-ils, à la fin ? m’insurgeai-je, moins contre nos ennemis invisibles que contre le sort qui s’acharnait sur moi – je soupçonnai l’auteur de se livrer à une expérience psychologique pour mesurer l’endurance nerveuse d’un pauvre personnage innocent.
-   Pardi, ils veulent le seigneur d’Herbaudt ! répondit le garde. L’ennemi a juré qu’ils tueraient hommes, femmes et enfants tant qu’il ne se serait pas rendu.
-   Et où est-il, ce fameux seigneur ? demandai-je encore, en flairant la question piège.
-   Dans ses appartements. Il a ordonné qu’on ne fasse entrer personne.
      Aha ? Si facile ? Après tout, vu la qualité du scénario, ma mission était peut-être simplement ce dont elle avait l’air. Bon allez hop ! J’étais l’héroïne oui ou non ? Il était temps d’agir en conséquence.
-   Conduisez-moi à lui !
      La puissance impérieuse de ma déclaration ne sembla pas s’imposer aux trois gardes comme une évidence sans appel. Celui qui venait de parler releva la tête, et échangea un regard contrarié avec ses collègues.
-   Gamin, il ne veut voir personne, et encore moins un garçon de cuisine, releva l’autre, que je décidai, à la réflexion, de rayer de mon testament – non mais.
-   Il a même renvoyé ses conseillers, compléta le troisième.
      Bon, et qu’est-ce que je pouvais faire d’autre pour essayer de sauver le monde – ou, à défaut, ma vie, ce qui me semblait déjà suffisamment ambitieux ? J’avais beau me creuser les méninges, rien ne me laissait supposer que j’étais dotée d’un QI surdéveloppé.
-   Il faut que je le voie ! m’entêtai-je donc. J’ai… j’ai vu quelque chose en traversant la cour, et je dois absolument l’en informer en personne !
      L’avantage d’être amnésique au début d’une histoire, c’est que ce n’était pas là vraiment mentir : cela pouvait parfaitement être vrai. Les trois gardes se consultèrent du regard, me laissant tout à ma contemplation de la poussière blanche sur laquelle s’imprimaient nos traces de pas, par terre. La scène avait des allures de fin du monde.
-   Le couloir est condamné, annonça l’inconstant candidat à mon héritage, mais on peut y accéder en passant par la grande salle.
      Une nouvelle secousse accueillit ses paroles, plus lointaine, mais suffisamment proche pour faire tressauter la table
-   De toute façon, fis-je nerveusement remarquer, où que l’on soit, si on ne fait rien, on va finir en viande hachée.
      Le gaillard qui se tenait à ma droite, malgré ses armes et sa cotte de maille, ne put s’empêcher de blêmir.
-   En route ! réagit-il, prenant la direction du fond de la pièce.

« Modifié: 03 Septembre 2009 à 12:20:03 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Zacharielle

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 798
    • au bord du littéral
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #8 le: 29 Août 2009 à 13:31:52 »
Tiens, j'ai lu le texte en entier hier soir, j'ai tout aimé  :mrgreen: c'était sympa, un peu Thursday Nexté mais avec ta touche à toi qui fait que ben c'est pas un  vulgaire plagiat mais une très sympathique histoire ! Les deux "parties" sont assez équilibrées. J'aime bien la façon dont l'héroïne prend les choses en main uh uh Tu sais vraiment bien raconter des histoires bravo :)

Hors ligne Gros Lo

  • ex Lo
  • Clochard céleste
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 9 903
    • olig marcheur
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #9 le: 30 Août 2009 à 17:35:52 »
Citer
je me retrouvai dans un couloir, haletante, en sueur, et affalée par terre.
pas de virgule à la fin d'une énumération

Citer
plusieurs armes décoratives, une plante en pot, et un trio de gardes en côte de mailles ;
idem, "plante en pot et un trio..."

Citer
la question à cent mille cacahuète
cacahuètes

Citer
Par réflexe, nous nous baissâmes à l’unisson
pas très beau je trouve, mais j'sais pas quoi proposer d'autre

Citer
-   Ils nous attaquent à la catapulte ! diagnostiqua l’un des gardes lorsque le tumulte s’apaisa.
le "!" va mal avec "diagnostiqua"... remplace-le par une virgule, peut-être?

Citer
atterri dans une minable histoire de bas étage
manque le point final


voilà ^^ toujours sympatoche. Suite ?

dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #10 le: 01 Septembre 2009 à 15:59:56 »
Merci, Zach  :-[

Lo --> c'est très incorrect, les virgules en fin d'énumération ? Elles sont là pour le rythme. Et pour le "diagnostiqua", c'était justement un peu ironique, pour contraster avec son ton un peu affolé (point d'exclamation)... Ok pour le reste ! Je corrige.

Bon, y a pas affluence de lecteurs, lol, mais je vous mets la suite...

____________________

       Il s’accroupit pour ouvrir une trappe, et nous faussâmes compagnie à la table sauteuse.
   Nous dûmes descendre deux niveaux, traverser plusieurs couloirs obscurs, et l’un des gardes quitta notre groupe pour aller rejoindre une poignée d’hommes qui partaient éteindre un début d’incendie. Puis, nous pûmes enfin accéder au donjon, et eûmes à parlementer avec les deux soldats qui gardaient l’obscur escalier en colimaçon. Fidèles à leur rôle secondaire, mes guides décidèrent de m’abandonner là pour aller prêter main forte à je ne sais quel détachement.
-   Les ordres sont formels, mon gars ! répéta le soldat de droite qui encadrait la porte de l’escalier.
-   C’est que, quand il les a donnés, le seigneur d’Herbaudt ne pouvait pas savoir qu’il serait crucial que j’entre, analysai-je avec malice.
      Je ne savais pas moi-même en quoi c’était crucial, mais : 1) je n’avais, à ma connaissance, aucune compétence technique pour aider ailleurs ; 2) je n’avais pas envie de finir écrabouillée, dévorée et/ou autres, ce qui signifiait que je devais agir ; et 3) si l’auteur ne m’avait donné que cette piste à suivre, il devait y avoir une raison. Une raison autre que me faire tourner en bourrique, j’entends. Tout cela expliquant ma mine déterminée et mon regard enflammé.
      Qui ne firent pas sourciller les deux gardes. Je sentis que je commençais à m’énerver, à un point que n’avait jamais connu ma si courte existence.
-   Ça suffit, maintenant ! explosai-je. Ça fait deux pages que je parlemente pour accéder à ces satanés appartements ! C’est ridicule ! Vous n’avez rien à perdre, alors laissez-moi entrer ! Vous êtes conscients que vous sabotez la moindre parcelle d’intérêt qu’aurait pu comporter cette stupide histoire, au moins ?
      Les deux gardes se regardèrent, mal à l’aise. Comme si l’auteur leur avait fourni une gamme de réactions possibles aussi étendue qu’une tête d’épingle.
-   Tu pourrais être envoyé par l’ennemi, avança prudemment celui de gauche en plissant un œil méfiant.
-   Et vous, vous pourriez être un mollusque géant en cavale, d’ailleurs je suis en train d’étudier sérieusement cette éventualité ! Je suis un garçon de cuisine, saperlipopette ! lui hurlai-je au visage, exaspérée. Qu’est-ce que vous craignez ? Que je l’empoisonne avec le gâteau invisible que j’ai dans les mains, votre seigneur à la noix ?
      Bizarrement, il me sembla sentir une substance granuleuse entre mes doigts, ce qui n’avait aucun sens puisqu’ils n’étaient recouverts que de saleté. L’impression s’estompa avant que j’aie pu la saisir.
-   Un garçon de cuisine ? Je ne t’ai jamais vu…, commença l’autre garde avant de se taire brusquement lorsque je le fusillai du regard.
-   Si, si, attends, fit le premier, les sourcils froncés. Petit, tu ne pourrais pas… détacher tes cheveux ?
-   Vous croyez vraiment que c’est le mo… ?
      Je m’interrompis. Et si, enfin, j’allais apprendre quelque chose sur moi ? Je m’exécutai. Aussitôt, une masse épaisse de cheveux blonds déferla sur mon visage. Le garde eut un sourire victorieux.
-   Mais oui, tu travailles bien aux cuisines ! Je t’ai déjà vue. Mais en fille.
      Je haussai un sourcil. Tiens ? Aurais-je tapé juste sans le savoir, en inventant mon identité ? Ça pour une coïncidence…
-   Qu’est-ce que tu fabriques habillée comme ça ?
-   Je me suis déguisée pour pouvoir me battre sans éveiller l’attention.
      Quitte à s’inventer une personnalité, autant en choisir une un peu reluisante, non ?
-   Bon, alors, maintenant, vous acceptez de me laisser passer ? relançai-je avec un sourire si exagéré que leurs casques auraient pu reluire sur mes dents.
-   Seulement si tu nous dis ce que tu as de si important à lui communiquer.
      Je coinçai mes cheveux derrière mes oreilles, dans un geste qui me parut vaguement familier.
-   Je me suis enfuie lorsque les cuisines ont été prises. En tentant de rejoindre le bâtiment principal, je suis passée par un endroit abandonné des attaquants comme de nos troupes. C’était un mur effondré du côté des écuries. De là, j’ai vu une deuxième aile de l’armée ennemie, qui arrivait de l’Ouest par surprise. Ils seront bientôt là !
      Mon annonce eut un effet au-delà de mes espérances : la mâchoire du garde de droite se décrocha, et le garde de gauche se passa la main sur le visage, accablé.
-   Nous n’avons pas une chance… c’est bon, vas-y, lâcha-t-il. Vite !
      Je ne me le fis pas dire deux fois. Je passai entre eux deux et me retrouvai dans un étroit escalier en colimaçon. C’est en montant ces atroces marches de quarante centimètres que la réalité me rattrapa comme un coup de gourdin du troll : qu’allais-je dire au seigneur d’Herbaudt ? J’avais déployé toute cette énergie pour arriver là, mais au fond, je ne voyais vraiment pas pourquoi. Après tout, réalisai-je en m’arrêtant de grimper, il y avait des histoires qui finissaient mal pour le personnage principal, et dans certaines, cela sanctionnait de graves erreurs de sa part. Je me pétrifiai. C’était la faute de l’Auteur, ça ! Il n’avait qu’à me donner plus d’intelligence et deux-trois moyens d’action ! En attendant, c’était moi qui allais payer les pots cassés, et ils allaient être nombreux vu la vaisselle que contenait ce château…
Je m’appuyai contre le mur, à côté d’une meurtrière ouverte sur la face arrière du château, où aucun combat ne pointait le bout de sa lance. La plaine semblait désespérément calme et étrangère à notre terrible situation. Je me laissai aller à un soupir angoissé.
      En contrebas, une énorme fourmi noire jaillit de derrière un amas rocailleux, et se précipita vers un autre, plus proche. Saisie, je plissai les yeux. Un second mouvement attira mon attention, plus en arrière. Ce n’étaient pas des fourmis géantes. C’étaient des troupes !
   Je bondis sur la marche suivante et m’élançai vers la partie supérieur de l’escalier. On voulait nous attaquer par surprise, par-dessus le marché ! Sans doute pour couper la retraite à d’éventuels fuyards – potentiellement : moi. Et ce côté, si je ne faisais pas erreur, c’était bien l’Ouest ? Deux coïncidences, c’était une drôle de coïncidence. Ce qui signifiait, avec toutes les réserves d’un raisonnement aussi hâtif, que, peut-être, dans une certaines mesure, il se pouvait qu’il ne soit pas inexact de dire que j’avais apparemment… un réel pouvoir sur les événements ! Yahoo !
      Rayonnante, je frappai de toutes les forces de mon poing à la porte des appartements privés du seigneur d’Herbaudt. Porte qui s’ouvrit poliment sous le coup, malgré ses dix centimètres d’épaisseur. Mauvais signe, ça, très mauvais signe… Je glissai un regard à l’intérieur.
      La pièce était plus petite que ce à quoi je m’attendais, plus chaude que le reste du château grâce à ses épaisses tapisseries, plus luxueuse grâce à ses meubles en bois sombre finement décorés. En un mot, dans toutes les catégories, elle était « plus ». Mais en une chose, elle était beaucoup plus : beaucoup plus terrifiante. Car elle était désespérément vide. J’appelai – sans réponse. Aucune trace du seigneur d’Herbaudt.

« Modifié: 03 Septembre 2009 à 12:22:21 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Leia Tortoise

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 455
    • Mon blog
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #11 le: 01 Septembre 2009 à 16:22:46 »
J'ai lu la suite, et j'aime toujours! Il y a décidément une nette influence de Next, mais comme le dit Zach, tu arrives à y apporter ta patte personnelle pour en faire quelque chose de plus original et personnel, ce n'est ni du plagiat ni de la fanfiction (bien que ça puisse en être, de la fanfic, si tu le décidais, une fanfic avec des personnages inventés...)

Par contre, du coup, ça donne un côté freinant à ton texte, cette façon d'élaborer le décor et la situation au fur et à mesure... Pour quelqu'un qui n'a pas la référence de Fforde, ça doit être assez déroutant et moins intéressant.
Mais moi ça me ravit  ;D

Juste un détail: Yahoo, c'est le site. Yahou, c'est l'exclamation d'origine  :mrgreen:
« Modifié: 02 Septembre 2009 à 14:34:27 par Leia Tortoise »
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
- Dumbledore -
*
Books ! Best weapons in the world.
- Doctor Who -

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #12 le: 01 Septembre 2009 à 16:42:14 »

Première partie :

Citer
et plus sûrement à ce qui l’occupait lui : me déchiqueter sur place.

Vilaine bête !  :mrgreen:

Citer
Il marchait sur moi avec une froide détermination, d’autant plus redoutable qu’elle était dépouillée de toute frénésie guerrière.

"Elle marchait", non ?

Citer
C’était d’une inconséquence sans nom, d’une désinvolture indicible, d’une impolitesse rare !

Je trouve ce passage drôle mais en même temps je me dis qu'il est pas trop utile.

Citer
Le troll-dragon-meurtrier était à présent à son niveau ;

Un peu long pour le nom de cette bête.

Citer
un elfe comprenant le langage des trolls-dragons-serial killers !

Même remarque !

Citer
Sauf que ce n’était pas un petit renfoncement. Ce n’était pas qu’un petit renfoncement.

Trop lourd.

---------

Dans l'ensemble pour cette première partie, ça va, j'aime bien. Cela dit je pense que tu en fais un peu trop quand tu racontes les choses. Il y a certains passages morts, ou inutiles. C'est peut-être un peu trop développé mais on comprend parfaitement le texte. Puis je trouve que le rythme est pas mal.


Deuxième partie :

Citer
la question à cent mille cacahuète, ou quelle que soit la monnaie locale.

"cacahuètes"

Citer
m’insurgeai-je, moins contre nos ennemis invisible que contre le sort qui s’acharnait contre moi

Je trouve que c'est mal dit.

Citer
L’avantage d’être amnésique au début d’une histoire, c’est que ce n’était pas là vraiment mentir :

C'est lourd avec le "là".

---------

Je préfère cette partie à la première, mais je trouve toujours qu'il y a un peu trop d'exagérations.


Troisième partie :

 
Citer
1) je n’avais, à ma connaissance, aucune compétence technique pour aider ailleurs ; 2) je n’avais pas envie de finir écrabouillée, dévorée et/ou autres, ce qui signifiait que je devais agir ; et 3) si l’auteur ne m’avait donné que cette piste à suivre, il devait y avoir une raison.

Je vais sûrement dire une bêtise, mais dans un texte, écrire, "1), 2), 3)" je trouve ça pas très joli.

Citer
Une raison autre que me faire tourner en bourrique, j’entends.

J'entends quoi ?

Citer
Je suis un garçon de cuisines

Sans "s" pour "cuisine", non ?

Citer
un réel pouvoir sur les événements ! Yahoo !

 :mrgreen:

Citer
Rayonnante, je frappai de toutes les forces de mon poing à la porte des appartements

Je trouve plus joli  "de toutes les forces je frappai avec mon poing la porte des appartements..."

---------

Bon, bah bizarrement c'est la dernière partie que je préfère. Moins de choses compliquées par rapport aux autres parties. Cela dit je ne sais pas trop où tu veux conduire le lecteur avec cette histoire entre le personnage qui sait rien de lui et son créateur. (j'espère que c'est ça au moins...) C'est très bizarre, mais en même temps assez marrant !


Edit

J'ai oublié de poser "the question".  :P

Le titre ? Je comprends pas ce "ou" sans rien après.
« Modifié: 02 Septembre 2009 à 15:32:00 par Matt »
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #13 le: 02 Septembre 2009 à 14:44:33 »
Bonjour o/

Une fois de plus, je suis maniaque et j'assume, mes remarques n'engagent donc que ma propre sensibilité.
Citer
l’agitation était telle que mon esprit n’arrivait pas à détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil
Autant j'aime bien la suite de la phrase, autant je trouve que la portion sur les innombrables mouvements perçus du coin de l'oeil a l'effet inverse de l'effet escompté, dans le sens où pour quelqu'un de complètement perdu, elle devrait même pas intégrer les mouvements à la limite de son chant de vision. En fait je crois que c'est "mouvements" qui me dérange.

Citer
Situation certes propre d’une héroïne
Je trouve ce rappel supplémentaire à sa situation d'héroïne un peu lourd et redondant... "Situation propice à l'héroïsme..." aurait suffi à souligner qu'elle valait rien en la matière.^^

Citer
je me voyais reculer sans avoir à en donner l’ordre à mon corps, parfaitement tétanisée.
Si elle bouge, elle est pas tétanisée. Son corps refuse de lui obéir, nuance.
Désolée, je révise actuellement un partiel sur le système nerveux.
Citer
ma désignation d’héroïne de cette histoire.
=> "ma promotion au rang de protagoniste" ? J'avoue, je voue une haine viscérale aux répétitions facilement évitable. Si celle-ci est voulu, au temps pour moi, je me tais. :P

Citer
Cette pensée fusa dans le vide sidérant de mon crâne.
Et sidéral... :P *prend peur devant la nullité de son commentaire*

Citer
C’était d’une inconséquence sans nom, d’une désinvolture indicible, d’une impolitesse rare ! Je sentis que j’entrais dans une colère tout aussi rare.
*se retient* Azghskmscrogneugneu. Après un tel étalage de quasi- synonymes, je trouve cette répétition dommage.  ::)

Citer
Sa tête était si haute sur son cou, que les crocs aiguisés qui saillaient de sa gueule me semblaient ridiculement petits. De loin. Fichtre.
J'aime beaucoup ce passage.  :D
Citer
la garde fut réduite à un amas de copeaux de bois
Si l'épée était en bois elle a pas perdu grand chose. ^^
Enfin même si c'est que la garde, je vois pas ça comme un gage de solidité...

Je trouve superflu le n-ième rappel de sa situation d'héroïne d'autant plus que si elle y croyait autant qu'elle le dit, elle attendrait de se faire taper dessus pour se faire sauver par son auteur au lieu de décamper. :P

Citer
Je débouchai sur une paire de bottes en mouvement.
Cette phrase me choque. C'est la galerie souterraine qui débouche sur la paire de bottes pas elle car dans son mouvement y a aucune notion de rapidité.  (ou sinon faut que je ressorte un dico... x'D)

Citer
cent mille cacahuète
Et même pas un seul "s" ? *sort*

Citer
Une chemine large
Tchoutchou.

Citer
Le garde, lui, opta pour me menacer de son gant de fer, me rappelant qu’une question d’un costaud à un gringalet induisait en général une réponse du gringalet à l’attention du costaud.
Pauvre gringalet !

Citer
-   Ils nous attaquent à la catapulte ! diagnostiqua l’un des gardes lorsque le tumulte s’apaisa.
Le "diagnostiqua" me fait l'effet inverse du "!". Peut-être parce que je me vois pas hurler en posant un diagnostic.

Citer
Cela versait dans le tragique. Voilà que j’avais, par-dessus le marché, atterri dans une minable histoire de bas étage
Point.

Citer
nos ennemis invisible
Ainsi que le s invisible.

Citer
L’ennemi a juré qu’ils tueraient hommes, femmes et enfants tant qu’il ne se serait pas rendu.
Vu que "ennemi" désigne tous leurs ennemis j'aurais plutôt vu "il".

Désolé, je viens de voir que d'autres avaient déjà relevé les mêmes étourderies que moi. ^^"

Je lis la suite bientôt ! o/

Edit :
J'ai vraiment pas envie de bosser T_T

Citer
      Qui ne firent pas sourciller les deux gardes. Je sentis que je commençais à m’énerver, à un point que n’avait jamais connu ma si courte existence.
Si elle s'énerve une fois toutes les deux pages, j'ai du mal à croire que c'est rare.  :D

Citer
un garçon de cuisines
Y a peut-être plusieurs cuisines mais bon...

Citer
leurs casques auraient pu reluire sur mes dents.
Je trouve que "reluire" a davantage le sens de briller que de refléter (auquel cas c'est plutôt ses dents qui devraient faire briller leur casque si c'est affaire de brillance et pas de reflet). Enfin, ça me paraît bizarre.

Cette fois je peux le dire : bon courage pour la suite ^^
L'héroïne qui rappelle son statut toutes les vingts lignes m'agace moins qu'au début. ^^
« Modifié: 02 Septembre 2009 à 14:56:36 par Kathya »
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #14 le: 03 Septembre 2009 à 12:10:56 »
J'ai corrigé les fautes ! (Il doit y avoir un mangeur de s dans mon document Word ! ^^)

Citation de: Matt
Citation
Une raison autre que me faire tourner en bourrique, j’entends.

J'entends quoi ?
J'entends, au sens de je veux dire.

Citation de: Matt
J'ai oublié de poser "the question". 

Le titre ? Je comprends pas ce "ou" sans rien après.
A ce stade de l'histoire, heureusement pour moi  ;)

Citation de: Tortoise
Juste un détail: Yahoo, c'est le site. Yahou, c'est l'exclamation d'origine  
En fait aucun des deux n'est dans le dictionnaire, et Word ne reconnaît que Yahoo, alors pour éviter les petites vagues rouges agaçantes, je l'ai laissé comme ça :mrgreen:

Citation de: Tortoise
Pour quelqu'un qui n'a pas la référence de Fforde, ça doit être assez déroutant et moins intéressant.
Jusque là, j'avais toujours pas découvert Fforde, alors c'est un peu embêtant, ce que tu me dis là ! :-S

Citation de: Kathya
Citation
l’agitation était telle que mon esprit n’arrivait pas à détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil
Autant j'aime bien la suite de la phrase, autant je trouve que la portion sur les innombrables mouvements perçus du coin de l'oeil a l'effet inverse de l'effet escompté, dans le sens où pour quelqu'un de complètement perdu, elle devrait même pas intégrer les mouvements à la limite de son chant de vision. En fait je crois que c'est "mouvements" qui me dérange.
Je n'y avais pas pensé... Cela dit, il me semble que quand tu es perdue comme ça, tu n'arrives pas à situer les choses, ça bouge, tu ne réussis à les capter que du coin de l'oeil, t'as l'impression que tout bouge, mais sans arriver à le localiser...

Citation de: Kathya
Citation
je me voyais reculer sans avoir à en donner l’ordre à mon corps, parfaitement tétanisée.
Si elle bouge, elle est pas tétanisée. Son corps refuse de lui obéir, nuance.
Désolée, je révise actuellement un partiel sur le système nerveux.
Zut, j'avais espéré que ça passerait quand même  :mrgreen: Je cherche comment le remplacer...

Citation de: Kathya
Citation
la garde fut réduite à un amas de copeaux de bois
Si l'épée était en bois elle a pas perdu grand chose.  
Enfin même si c'est que la garde, je vois pas ça comme un gage de solidité...
C'est vrai que je me suis toujours représenté la "poignée" de l'épée en bois, mais ce serait pas très logique à la réflexion... Enfin, si c'est en métal, c'est pas facile de le tenir... En tous cas pour le côté fragile, de toute façon, c'est un l'effet que produit le monstre sur tout ce qu'il touche ^^...

Citation de: Kathya
Citation
Je débouchai sur une paire de bottes en mouvement.
Cette phrase me choque. C'est la galerie souterraine qui débouche sur la paire de bottes pas elle car dans son mouvement y a aucune notion de rapidité.  (ou sinon faut que je ressorte un dico... x'D)
Non, je maintiens : déboucher = "apparaître soudainement, en parlant d'une personne, d'un animal, d'un véhicule". Je peux mettre "devant" au lieu de "sur" (qui est plus adapté au sens figuré : un couloir qui débouche sur une salle, par exemple). Aucune notion de rapidité... ben si, puisqu'y a "déboucher" ! :P Je veux dire que c'est l'idée d'apparaître d'un coup - or ça me semble aller avec ce verbe, justement.

Citation de: Kathya
Citation
leurs casques auraient pu reluire sur mes dents.
Je trouve que "reluire" a davantage le sens de briller que de refléter (auquel cas c'est plutôt ses dents qui devraient faire briller leur casque si c'est affaire de brillance et pas de reflet). Enfin, ça me paraît bizarre.
Hum... moui... Je vois ce que tu veux dire. Ma description est un peu tirée par les cheveux (le reflet du casque qui brille sur les dents, huhu). J'ai voulu mêler deux idées (le reflet et la lumière), et visiblement ça ne marche pas. Je n'ai pas encore trouvé comment faire pour garder les deux idées et que ce soit plus clair... ^^

Merci pour vos lectures !
« Modifié: 03 Septembre 2009 à 12:23:20 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.015 secondes avec 15 requêtes.