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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le macaque et le gorille

Auteur Sujet: Le macaque et le gorille  (Lu 1838 fois)

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Le macaque et le gorille
« le: 03 Novembre 2016 à 15:58:37 »
Défi Tic tac sur le thème Rhésus le macaque rusé, ou la hausse des raseurs





Giblu rase, c'est sa raison d'être. Il a une petite boutique près de la Grand-Place, dans une petite rue connexe où les touristes viennent parfois se perdre de leurs petits yeux inquiets - il leur fait de grands gestes de ses grandes mains velues et ceux-ci repartent rassurés. Enfin c'est ce que Giblu pense. En réalité, le colosse et son coutelas à la main les effraie et ils remercient seulement la vitre double vitrage qui les sépare de ce gorille.
Elle ne paye pas de mine mais il en est fier, de sa boutique, de ce petit tourniquet au-dessus de sa porte, rouge bleu et blanc qui indique sa condition : à l'intérieur c'est chez lui, il y accueille les gens et sur le dehors, la devanture indique au monde qui il est et ce qu'il fait pour les gens. Il rase, c'est sa raison d'être.

Dans la ville, des barbiers, il y en a un paquet. Tiens c'est ce que lui disait hier encore Madame Gerbier – qui vient tous les mercredis faire raser sa moustache - : ils poussent comme des champignons. Et ça les champignons elle n'a jamais aimés, une cochonnerie qu'elle dit. Même qu'une fois son petit filleul en avait mangé un - de la pire espèce, ceux aux coliques néphrétiques qui en font sortir par tous les orifices du corps humain - et... Et il s'égare tout seul le Giblu, il ne voulait pas penser à cela – elle parle beaucoup Madame Gerbier.
Des barbiers, il y en a un paquet. À tous les coins de rues désormais on peut se faire enlever les poils. Devantures fleuries à outrance, néons fluos encadrant les encablures de portes, musique hard rock ou électro-industrielle, barbier salon de thé, barbier bar à huître, barbier chocolaterie, barbier mise en beauté de sourcil, barbier pour aisselles féminines de moins de cinquante ans uniquement, barbier pour animaux, bref le barbier est partout de nos jours et il se décline sous toutes les formes les plus farfelues.
C'est ce que disait Madame Gerbier : il y a encore trente ans tout ça n'existait pas – et il est d'accord sur ce point -, à l'époque, le barbier était quelqu'un d'important, quelqu'un de respectable, désormais ça se transformait en vraie foire !

Ce qu'il en pense le Giblu ? Pas grand chose. Il acquiesce c'est vrai, mais par habitude seulement – tous les mercredis pour être exact.
On est barbier de père en fils dans sa famille ; il n'y a jamais trop réfléchi mais il l'aime bien sa boutique. Elle est comme ça et elle l'a toujours été. Attention, ça ne veut pas dire qu'il ne se pose pas de question, il s'en pose. La hausse des barbiers ? Tant mieux ! C'est vrai il y a moins de clients, mais tout le monde devrait avoir accès à un bon barbier...
Tiens, c'est ce que lui disait une vieille connaissance du lycée, Servi, qui vient de temps en temps pour se faire dégager derrière les oreilles :

« Dans la vie, soit on suit totalement le modèle de notre éducation, soit on va totalement à l'encontre. »
Il est d'accord avec ça. Quand Servi vient, c'est en grand pompe. Il appelle généralement quatre minutes trente avant d'arriver et a des exigences particulières très précises : la boutique doit être plongée dans une semi pénombre éclairée aux bougies bios du Nepal bleus et vertes uniquement, les papiers des journaux de la semaine doivent être étalés partout sur le sol et Giblu doit lancer une symphonie de Beethoven - les numéros doivent se suivre à chaque fois qu'il vient. Une fois son ami a refuser de passer le pas de la porte car celui-ci avait lancé la n°4 au lieu de la n°3.
Servi vient rarement mais quand il vient Giblu sourit comme jamais - il ne lui montre pas, son ami est toujours un peu distant. Il attend fébrilement son coup de fil - immédiatement reconnaissable puisqu'il se caractérise par un cri d'animal suivi des tonalités d'un téléphone raccroché. Il a d'ailleurs toujours été impressionné par le répertoire animal quasi infini - et si justement exécuté - de Servi. Il l'aime bien, son ami Servi, avec son chapeau de Robin des bois à plume et son écharpe - un peu odorante - en tentacules de méduses. Il aime bien voir la petite moue de son ami quand celui-ci rentre dans la boutique, déclarant d'un air exagéré et pince sans rire : « Toujours aussi mal rangé. »
Il plaisante et en même temps il a raison, c'est cette justesse qu'il aime bien parce que Giblu il ne sait pas faire ça. Servi, il a fait beaucoup d'études, il a toujours été très intelligent - au lycée déjà il se taisait pour l'écouter discourir en levant les mains au ciel - il a tout le temps des théories sur tout. Tiens la solitude ? Forcée ou non, elle est la seule option de liberté véritablement humaine face au diktat de la copulation animale. Le refus de la normalité ? C'est normal. On est tout seuls à penser on est forcément unique mais ce n'est pas facile de le faire comprendre à tout ces gens qui n'existent que parce que nous on existe. Pourquoi la bière c'est des choses qu'on laisse pourrir et c'est bon ? Ca nous ennivre parce que ces choses fermentées nous rapprochent de l'état de décomposition du corps, c'est un bon vers la mort et l'oubli vertigineux, et on aime tous se faire peur de temps en temps non ? Les merdes de girafes sur le trottoir ? Bon ça c'est vraiment dégueulasse pour le coup, les gens font chier avec leur merde. Il est comme ça, son seul ami. C'est un original autant qu'un marginal un peu fou, toujours, non pas seulement en décalage, mais en opposition quasi systématique avec tout ce qui l'entoure. Servi est perruquier ; son père était imberbe

Quinze heures ? Mince c'est déjà l'heure du rendez-vous de Monsieur Jikolo... Où est ce maudit macaque ?
« Rhésus ? »
Rhésus, c'est son petit singe de compagnie ; Monsieur Jikolo ne sort pas sans son otarie, et Rhésus ne peux pas s'empêcher de lui sauter dessus pour jouer... Bref, quand le vieux monsieur vient, Giblu préfère le ranger dans sa cage.
« Rhésus ? »


***


Rhésus en a marre. Rhésus le jour porte une veste rouge et une casquette bleu que Giblu lui a acheté ; Rhésus la nuit revêt un blouson de cuir et saute de toit en toit sous la lune toujours pleine – en rêves seulement.
Le macaque tourne en rond dans sa cage. Continuellement. Le macaque se morfond sous le contrôle permanent de son maître, gentil mais si idiot : comme un oiseau refusant de voler, Giblu semble vouloir refuser sa condition de bête de foire humaine. Cent vingt kilos de muscles naturels et une voix si faiblarde qu'une gamine de douze ans à la voix fluette pourrait lui rabattre son caquet. En bref, il n'a pas de couille le Giblu. Lui, Rhésus, il en a mais bon sang, c'est un putain de macaque. Il se le répète ça et il rage, il trépigne le Rhésus.

Il a envie de voir tout cet équilibre hypocrite éclater, tout ce si bien rangé, tout ce si bien à sa place, régulier comme une boucle où les jours n'ont plus comme distinction que le nom qu'on leur donne. Il sait qu'à force de les voir ces objets hideux sont devenus la matérialisation même de l'écoulement propre du temps. Chaque jour le monde n'existe que parce qu'eux sont là. Statique. Et il a envie qu'il avance le temps, que l'horloge se débloque, que le journalier arrache sa sempiternelle même page hautaine, qu'il se marque, qu'on ajoute des minutes ou qu'on en oublie, peu importe du moment que le temps se matérialise là devant en un mouvement refusé, un mouvement divin. Alors parfois, pour faire bouger les choses, il casse des verres, des assiettes, des pots en céramiques – oups, tombé, quel macaque maladroit... Que des choses qui peuvent casser car les autres n'ont pas d'intérêt : elles sont immortelles.

La nuit, enfin, il se peut laisser aller, quitter toute cette routine contrôlée, il peut mourir joyeusement éreinté de sa propre existence. Il meurt chaque nuit et se maudit chaque matin à l'aube de s'être réveillé. Certains soirs cette quiétude lui échappe, il ne dort pas et alors ces soirs-là, il picole. Il va dans le placard et tape dans le whisky que Giblu ne touche jamais - bien qu'il achète, parce que ça fait bien. Au début il y va par petites doses, il y va prudemment pour que Giblu ne remarque pas qu'il en manque, le lendemain. Et puis au fur et à mesure il oublie et à la fin, il lance de toutes ses forces la bouteille vide au sol. Cette seconde en suspens avant de toucher le sol... comme un instant de jouissance où l'on retient son souffle et puis, l'éclatement, la destruction, l'orgasme. Tous les petits morceaux de verre éparpillés partout, disséminés un instant en chaos jusqu'à ce qu'une logique apparaisse, en cercles concentriques de façon sporadique autour d'un centre d'impact ; les petits bouts étincelants trempent dans une flaque coulante orangée, jouant avec les rainures du carrelage couleur crème. Ensuite, Giblu dévale les escaliers de ses gros pieds lourds et lisses comme ceux d'un bébé et il l'engueule avec des sons qu'il ne comprend déjà plus depuis longtemps. Il l'enferme dans sa cage et Rhésus s'en fout parce qu'il peut y dessaouler tranquille.

Le reste du temps, la journée, il tourne en rond. Il tourne dans la maison et il plante ses griffes dans les murs, il aimerait rentrer véritablement au coeur des choses, y entrer brusquement, y rester longtemps, s'y délecter d'avoir creusé son trou... Il veut baiser, terriblement baiser, ça oui. Alors il fait des trous dans les murs - mais il est intelligent, il le fait derrière les tableaux pour que ça ne se voit pas.
Et puis il y a cette otarie... Bon sang qu'elle l'aguiche. Il aimerait se la faire – avec ces petits yeux noirs tout mignons, ses grandes palmes si lisses et si douces et son petit anus en forme de fleur qu'il aimerait défoncer sauvagement pour entendre son cri de sirène en détresse l'implorer –, ah ce qu'il aimerait ! Mais non, la cage. Toujours la cage.

Rhésus en a marre. Il y pense depuis des mois, il échafaude des plans mais rien à faire : impossible de sortir de la boutique d'une quelconque façon. Il a déjà essayé une quantité de subterfuges : faire le mort, se rendre malade, laisser une fenêtre ouverte, pisser partout pour exiger une promenade, hurler à tue tête pendant des heures... rien à faire le grand colosse veille au grain et toutes les possibles situations de fuite sont avortées par sa vigilance. Sans doute ne s'en rend-il même pas compte, cet idiot, il doit le faire par simple réflexe animal.
Il y pense de plus en plus à sa fuite car depuis quelques temps la boutique est devenue de plus en plus insupportable : les quelques clients qu'il appréciait avaient déserté les lieux. Les derniers à se pointer ici étaient les pires, les nuisibles, les raseurs comme il les appelle. Les raseurs, c'est cette catégorie de sociopathes égocentriques ventilant des paroles toutes plus creuses les unes que les autres simplement pour conforter leurs égos en mal d'amour. Ils s'écoutent parler parce qu'ils ont plein de trucs intéressants à dire - ils le savent car ils y pensent tout le temps, matin midi et soir, amen. – mais l'entendre dire de leur propre bouche, c'est pour eux une consécration, une réalisation de leur univers – étriqué – intérieur, c'est l’avènement, c'est la naissance de ce qu'ils sont et de ce qu'ils deviennent. Et tout ça se passe chez le barbier. Une torture ; ils n'ont sans doute pas d'amis qui puissent les supporter et se sont persuadés soit qu'ils sont trop bien pour les autres, soit que de toute façon, ils n'aiment pas les gens.

Et Giblu. Ce grand bêta. Il les écoute, patiemment il opine du chef, en bon petit soldat merdeux du vide intersidéral de l'être humain. Alors qu'il pourrait être un comète, un truc qui détruise la Terre comme ça, BAM. Il a la force, le charisme, la prestance, mais il n'a pas de couille. Son petit macaque de compagnie lui sait ce qu'il ferait si tous les jours comme Giblu il portait cette lame sur le cou de ces nuisibles... Tous les jours le grand dadet secoue sa grosse tête et tremble à l'idée de, par mégarde, trop tirer la peau et être un peu brusque avec un de ses clients. Tous les jours la lame claire passe sur leur peau, au ras, elle racle les poils noirs protubérants, elle assèche l'épiderme de son bruit sifflant et - rencontre métallique et organique - menaçant, Shrrink. Tous les jours, le barbier se fait en réalité lui-même raser l'esprit par ces nuisibles armes léthalement lentes ; ils vont finir par le tuer, d'épuisement.
Mais tout ça, c'est fini parce que maintenant Rhésus porte un manteau en cuir, qu'il est debout sur sa cage et qu'il tient dans sa petite patte une grande lame.


***


« Bien le bonjour l'ami Giblu ! Est-ce que... »
Monsieur Jikolo s'arrête ; l'otarie grogne. Pantois, devant lui Giblu tout seul hurlant, une main tirant le col de son maillot, l'autre serrant une lame de rasoir sous son menton – une goutte rouge coule sur le métal. Un instant ; et puis il remarque le vieillard.
« Ah ! Monsieur Jikolo, bonjour ! Comment allez-vous ? »
De l'extérieur, on peut voir que Giblu s'est mit à transpirer abondamment. Idiot de Rhésus, il a failli lui faire perdre un précieux client.
Intérieurement Rhésus se calme peut à peu, il retrouve sa patience habituelle : il sait maintenant que le grand maître est vulnérable. Il sait que son heure viendra. Tôt ou tard.
« Modifié: 22 Février 2018 à 14:59:49 par Ben.G »
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Re : Rhésus le macaque rusé et la hausse des raseurs [défi tic-tac]
« Réponse #1 le: 03 Novembre 2016 à 16:43:46 »
Citer
Il a une petite boutique près de la grand place
la grand place genre… la Grand-Place ?

Citer
Il y en à un paquet
a

Citer
Madame Gerbier – qui vient tous les mercredi faire raser sa moustache
:D

Citer
Des barbiers, il y en a un paquet. A tous les coins de rues désormais on peut se faire enlever les poils. Devantures fleuries à outrance, néons encadrant l'encablure de porte, musique hard rock ou électro-industrielle, barbier salon de thé, barbier bar à huître, barbier chocolaterie, barbier mise en beauté de sourcil, barbier pour aisselles féminines de moins de cinquante ans uniquement, barbier pour animaux, bref le barbier est partout de nos jours et il se décline sous toutes les formes les plus farfelues.
:D :D :D :D
(idem réaction avec l'otarie)
j’aime bcp la description, on s'y croirait

Pour le § en dessous, Serbi ou Servi ?

Citer
balayés d façon chaotique
de

Citer
concentrés de façon sporadique atour d'un centre névralgique d'impact
autour

Citer
Et tous les jours, le barbier se fait lui même raser l'esprit par ces nuisibles armes léthalement lentes ; ils vont finir par le tuer, d'épuisement.
:coeur:

Vu ma réaction sous forme de smileys le long du texte, tu pourras deviner que j’ai bien aimé. Y a plein de chouettes trouvailles et tes 2 persos ont une personnalité bien campée. Là où je suis admiration c’est le fait de pouvoir transmettre une émotion, je veux dire, on sent vraiment le ras le bol de Rhésus dans la 2e partie du texte, et la morne attitude de Giblu dans la première partie. Bref c'est très vivant. J’ai juste pas capté tout de suite la fin mais en dehors de ça chapeau !

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Re : Rhésus le macaque rusé et la hausse des raseurs [défi tic-tac]
« Réponse #2 le: 03 Novembre 2016 à 17:54:15 »
Citer
Il rase, c'est sa raison d'être
J'aime cette courte phrase, elle sonne bien.

Citer
Tiens c'est ce que lui disait encore Madame Gerbier – qui vient tous les mercredi faire raser sa moustache
J'ai aussi ri évidemment  :D

Citer
Pardon, il s'égare le Giblu, ce n'est pas à ça qu'il voulait penser – il y revient – elle parle beaucoup Madame Gerbier.
Du coup, on est dans la tête de Giblu? Pas très clair..

Citer
A tous les coins de rues désormais on peut se faire enlever les poils. Devantures fleuries à outrance, néons encadrant l'encablure de porte, musique hard rock ou électro-industrielle, barbier salon de thé, barbier bar à huître, barbier chocolaterie, barbier mise en beauté de sourcil, barbier pour aisselles féminines de moins de cinquante ans uniquement, barbier pour animaux, bref le barbier est partout de nos jours et il se décline sous toutes les formes les plus farfelues.
Yes, méga cool ce passage! Le genre d'imagination qui me rend heureuse  :D

Citer
mais tout le monde devrait avoir accès à bien se faire raser par des mains biens faites...
avoir accès à se faire raser? ça se dit? Plutôt avoir accès à un bon barbier je dirais

Citer
Il a envie de voir tout cet équilibre, si bien rangé, si bien à sa place, si régulier, comme un boucle où les jours ne sont qu'une et qu'à force de les voir, ces objets hideux, ils sont devenus l'écoulement propre du temps
ça j'ai pas compris

Citer
Et puis il y a cette otarie
Pauvre otarie  :D

Citer
Il s'écoutent parler parce qu'ils ont plein de choses supra intéressantes à dire. Il le savent car ils y pensent tout le temps – matin midi et soir, amen. - mais l'entendre dire de leur propre bouche, c'est comme une consécration, une réalisation de leur univers – étriqué – intérieur, c'est l’avènement, c'est la naissance de ce qu'ils sont et de ce qu'ils deviennent
:D bien dit, surtout le "ils le savent car ils y pensent tout le temps - matin midi et soir, amen"

Citer
Extérieurement, Giblu s'est mis à transpirer abondamment. Idiot de Rhésus, il a failli lui faire perdre un précieux client.
Intérieurement, Rhésus est calme, il s'en fout il est patient désormais et ce vieux n'a rien vu de toute façon, il a la maladie de l'oubli.
Bon, alors, je ne suis vraiment pas sûre d'avoir compris. En fait, Giblu a deux personnalités? L'une dark, qu'il essaie de cacher, l'autre docile et bête?

Alors, j'ai des fois du relire des passages parce que les phrases sont vraiment touffues. Mais il y en a de très cool . J'aime bien le mélange de deux "hausse des raseurs", celle des gens qui rasent, et celle des gens chiants  :)

Je pense que si tu défriches un peu tout ça, y remet un peu d'ordre, et y ajoute ces bouts drôles qu'on aime tant, ça peu devenir un texte vraiment chouette!!!

En tout cas, c'était trop bien de participer!!

"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
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Re : La gorille et le macaque [défi tic-tac 3/11]
« Réponse #3 le: 03 Novembre 2016 à 18:36:41 »
Citer
la grand place genre… la Grand-Place ?
Arf, oui, vive la Blegique

Citer
Du coup, on est dans la tête de Giblu? Pas très clair..
Oui on y est, on y entre, on en sort et le narrateur est évidemment extérieur à tout ça (mais c'est vrai que c'est la seule fois où je l'annonce aussi clairement, c'est ptet pas très clair en effet)

Citer
ça j'ai pas compris
Ouaip je me suis perdu dans ma phrase et j'ai mélangé des idées à en oublier la fin ^^

Citer
Bon, alors, je ne suis vraiment pas sûre d'avoir compris. En fait, Giblu a deux personnalités? L'une dark, qu'il essaie de cacher, l'autre docile et bête?
Exactement !  D'ailleurs je m'en vais renommer ce texte Le gorille et le macaque
(mais c'est pour ça qu'au final c'est pas très original, on a déjà lu ça 100 fois)



C'est vrai qu'on a tous les trois prit une orientation différente de raseur, très intéréssant ! ;D

Citer
Je pense que si tu défriches un peu tout ça, y remet un peu d'ordre, et y ajoute ces bouts drôles qu'on aime tant, ça peu devenir un texte vraiment chouette!!!
Hm, je pense pas le reprendre non. Je ne m'amuse plus autant à écrire des textes drôles, je le fais un peu par automatisme maintenant donc bon
Mais ça fait toujours du bien d'écrire un bon coup sans se prendre le tête - et si en plus ca peut en faire marrer d'autres, ça me va  :D

Merci à vous :)
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Re : La gorille et le macaque [défi tic-tac 3/11]
« Réponse #4 le: 03 Novembre 2016 à 20:23:42 »
Yo !

Citer
barbier bar à huître,
:D

On sent l'enflammage dans le passage où tu causes de Rhésus et de ses folles nuits. On sent l'exaltation, l'écriture frénétique et qui emporte. Ça le fait bien :)
Trop marrant le côté pervers qui veut se taper l'otarie !!!

Citer
Les raseurs, ce sont cette catégorie de sociopathes égocentriques ventilant des paroles toutes plus creuses les unes que les autres simplement pour conforter leurs égo en mal d'amour.
chouette

Bon, c'était un délire bien sympa qui tourne schizo comme il faut à la fin. Chouette moment de lecture.

Citer
Hm, je pense pas le reprendre non. Je ne m'amuse plus autant à écrire des textes drôles, je le fais un peu par automatisme maintenant donc bon
à toi de voir, mais tu peux faire un truc sympa avec ce genre de texte ;)

++
RdL
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Le macaque et le gorille
« Réponse #5 le: 08 Novembre 2016 à 19:08:54 »
Hop, merci Rémi !

Du coup je suis passé faire un peu de ménage, corrections (il doit en rester) et clarification tout ça, c'pas grandiose mais plus abouti au moins
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Re : Le macaque et le gorille
« Réponse #6 le: 12 Novembre 2016 à 18:16:26 »
Je poursuis ce que tu as commencé  :huhu:

Citer
tous les mercredi
heu… mercredis ?

Citer
les champignons elle n'a jamais aimé
aimés :mrgreen:
(peut-être à confirmer par qqn)

Citer
Il apelle
appelle

Citer
quatre minutes trente avatn
avant

Citer
Il l'aime bien, son ami Servi avec son chapeau de Robin des bois à plume et son echarpe - un peu odorante - en tentacules de méduses.
virgule après Servi ?
écharpe

Citer
elle est la seul option de liberté
seule

Citer
de le faire comprendre à tout ces gens qui n'existe que parce que nous on existe
n’existent

Citer
peut importe du moment que le temps se matérialise
peu importe (je pense)

Citer
c'est vraiment déguelasse
dégueulasse

Citer
les jours n'ont plus comme distintction que le nom qu'on leur donne
distinction

Citer
Il sait, qu'à force de les voir ces objets hideux sont devenus la matérialisation même de l'écoulement propre du temps.
virgule en trop ?

Citer
jusqu'à ce qu'une logique apparaisse, en cercle concentriques concentrés
cercles
concentriques + concentrés = redondant ?

Je sais pas si tu as modifié le texte mais je l'ai trouvé plus sombre que pour ma première lecture. Le passage sur la solitude et la normalité étaient déjà là dans la V1... ? Si ça se met c'est juste moi qui bug. Et mention spéciale à ce passage que je trouve vraiment bien écrit

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.





Hors ligne Kailiana

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Re : Le macaque et le gorille
« Réponse #7 le: 27 Novembre 2016 à 15:24:36 »
Citer
Il apelle généralement quatre minutes trente avatn d'arriver
appelle, avant
Citer
Une fois son ami à refuser de passer
a refusé
Citer
déjà au lycée déjà il se taisait
Citer
qu'on ajoute des minutes où qu'on en oublie,
ou

Le singe qui aimerait se faire l'otarie ça me fait penser aux textes de WEG, je sais pas ce que ça peut signifier exactement...  :mrgreen:

Citer
ils n'ont sans doute pas d'amis qui puissent les supportent



Je suis pas sûre d'avoir compris la fin. En fait Rhésus=Giblu ? mais je trouve la formulation du dernier paragraphe un peu bizarre/trompeuse alors :
Citer
Pantois, devant lui Giblu tout seul hurlant se tire par le col de son maillot et se serre avec tension une lame sous le menton
j'aime pas trop les "se tire" et "se serre"
Citer
Intérieurement Rhésus est calme, il est patient, il a trouvé sa solution.
je comprends aps ce que c'est la solution

Hum je sais pas trop. j'ai trouvé l'ensemble très vivant, tu poses bien les personnages, leurs pensées, tu crées un monde en pas énormément de mots, ça se lit très bien.
Mais pendant tout le texte j'attendais un peu de voir où tu voulais en venir, et finalement la chute, ben, ok, je comprends que Rhésus c'est la personnalité dark et "j'en ai marre je veux tuer tous ces gens chiants" de Giblu, mais j'ai trouvé ça mal amené/exprimé.
Modifier juste la fin, quand on comprend que les deux sont en fait un, améliorerait beaucoup le texte je pense. Ca resterait un petit texte "comme ça", car il manque je trouve un enjeux, mais je pense qu'il y a moyen de faire mieux sans faire trop de modifications.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

 


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