Le siège du Gondor est toujours aussi longuet que dans mon souvenir, mais bon, maintenant ça va bouger davantage

(Oui je suis très lente à relire le SDA)
Kerena --> C'est bien,
La Guerre des mondes ? J'ai beaucoup aimé La machine à explorer le temps, et je garde un souvenir lointain mais plutôt positif de L'homme invisible. Je me demandais quoi lire d'autre, pour continuer avec HG Wells...
Sinon entre temps j'ai lu
Huis clos, de Sartre (pris au hasard dans la bibliothèque ; pour moi Sartre c'était de la philo avant tout

), et... j'ai trouvé ça vachement bien !
Ça se lit de façon très fluide, j'aime les pièces où la tension se noue petit à petit, les relations qui se dégradent, les personnalités sans coeur qui laissent peu à peu tomber leur vernis... Le concept même est vachement intéressant et, vraiment, j'ai tout lu d'une traite en étant absorbée !
Par contre après j'ai essayé de lire
Les Mouches qui était dans la deuxième partie du même volume, mais j'ai beaucoup moins accroché. J'ai lu que le début, mais j'ai trouvé ça bien moins immersif, et puis ça crée d'emblée une sensation de malaise qui rebute (alors qu'avec
Huis clos le malaise vient avec la montée de la tension, donc on est embarqués efficacement dedans). En plus j'ai pas lu
Electre, du coup je pense que des trucs vont m'échapper - ou alors rien avoir ?
J'ai aussi voulu lire du Egar Poe. On avait étudié une nouvelle au collège (
Le portrait ovale), qui m'avait marquée. Du coup j'avais peur d'avoir peur ("ridikulus !". Pardon, réflexe), mais j'avais envie d'en savoir un peu plus sur ce classique du fantastique. Je pensais trouver des nouvelles de fantastique dans le plus pur style, vu que c'est comme ça qu'on présente d'habitude Poe.
Ben j'ai été vaaaachement déçue. J'ai lu que la première nouvelle,
Double assassinat dans la rue Morgue (elle est longue, dans les 70 pages). J'ai trouvé ça vieillot dans le style (ça c'est pardonnable), déjà vu dans la structure (on dirait du Conan Doyle : le narrateur à la première personne qui n'a pas trop de caractère, et qui suit partout son ami doté d'un sens de la déduction surpuissant, qui lit un fait divers dans le journal, va visiter deux minutes les lieux du crime, et élucide tout...), et alors, l'élément de résolution, c'était n'importe quoi. Le XIXe siècle devait avoir un délire collectif à propos
des singes (j'ai lu une nouvelle de Kipling sur le même thème y a pas longtemps. Mais Kipling c'était plus réussi, parce que ça mettait mal à l'aise - ce qui était l'effet voulu). Du coup, pas de suspense et rien d'inquiétant. Tout juste du bizarre, et peut-être que la description clinique d'un assassinat avec sévices physiques donnait des frissons au XIXe siècle, mais de nos jours ça fait juste hausser un sourcil blasé, étant donné qu'on voit pire avec la moindre série policière en allumant la télé. (Et l'époque n'est pas une excuse : dans ladite nouvelle de Kipling, il avait réussi à produire cet effet chez moi ; pas Poe).
Bref, je sais pas si je lirai le reste (c'est long, quand même, les
Histoire extraordinaires).