Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

17 Septembre 2026 à 17:19:48
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » effacements

Auteur Sujet: effacements  (Lu 7524 fois)

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
effacements
« le: 12 Octobre 2016 à 21:07:37 »
Effacements
Cf. la poésie doigts d’ailes

1

herbier cassant du souvenir



De ce qui s’est enfui à peine si l’herbier
cassant du souvenir nous restitue l’offrande,
pâle rose ternie, inodore lavande,
comme ténu l’écho d’un pas sur l’herbe sèche.











2

Ces bouquets asséchés par hier arrosés
Ces mots que tu me dis les nommerai silence
Car les yeux de l’oubli sont prêts à se poser
Sur ton visage aimé et déjà sans défense







3

Le deuil était dedans l’accueil
comme la rime dans le ver

Et le chagrin feuille après feuille
peint la victoire de l’hiver






4


Palais pâlis voix enrouées
photos jaunies cartes postales
charrette à bras femme au rouet
vagues figées larmes séchées
que reste-t-il de ces amants
que reste-t-il de leurs amours
pas un frisson pas un tourment
qu’ils sont légers tous les toujours



5

l’absence de regard des soldats
pétrifiés de l’empereur de Chine

la mer déjà mange tes pas
elle s’échine
sur toute chose sonne le glas
mais je devine
encore
là sous l’effacement
de tes lèvres la trace ainsi qu’effleurement




6

C’est à l’effacement que toute chose aspire.
Ne te hérisse pas, interroge plutôt
Ces trop brefs instants d’ivresses ou d’extase…
Ta mémoire infidèle a peine à te les dire ?

Nos riches heures sont comme vécues sans nous.
On s’échappe, on s’oublie, on jouit sans plus savoir
qui du tien et du mien s’enlace et se renoue
- Et l’on s’embrase enfin dan un infini noir.

Nous cherchons à nous perdre, à poser le fardeau
de la lucidité, du chagrin, du savoir,
de l’impensable fin qui blanchira nos os.
- Pousse toujours la mauvaise herbe de l’espoir.

Nous lisons, nous rêvons, plongeons dans l’aventure,
fuyant ce triste habit d’un quotidien soucieux.
Nous nous disons hantés, de cul, d’amour, d’azur !
Et nous croyons, enfants ! ensemencer les cieux…

S’échapper par le haut, s’échapper par le bas,
Voilà le résumé de la vie de tout homme.
Bêtement s’occuper, dans l’ennui morne et las,
Ou chercher ce qui vibre- dans nos vides résonne,

C’est le sexe et la marche et la mer, l’art, le sang !
Mais à l’Oubli total nous n’osons pas songer.
Au bord du gouffre, alors, un vertige nous prend,
le léger se fait lourd, nous ne pouvons plonger.


L’extrême est ce qu’on aime et qui nous dépossède
Alors, de sa voix d’or, peut chanter le poète
Et ses mots affolés sont autant d’alouettes
Volant vers après vers ce qui toujours excède


7

Tout tend vers l’effacement
Tous nos vers tous nos serments
Maigres bonheurs ou tourments
Le mot toujours toujours noue
ment




8

On dit : « la »vague à la vague succède
Mais c’est toujours une vague une
Sous l’œil jaune de la lune
Une vague qui va- et puis décède

9

L’abandon, bien plus que la paresse…
A quoi bon - quand la vie est tristesse
ontique, existentielle détresse
que n’étanche plus aucune ivresse.



10

Mélancolie.

Accroché, pitoyable, au radeau de ma feuille,
Je sens, visqueux, le poids de toute vie qui meurt.
De tous mes doigts tendus, je plonge mais n’y cueille
Qu’amertume et grisaille escortées de douleurs.

Que m’importent l’azur ou toutes les splendeurs
vaines d’un monde en trompe l’œil ?
L’Ombre s’est abattue, cette ombre floue du deuil,
(peut-être dévoilée,) abrasion des couleurs.

Que m’importe Bouddha, tout est vallée de pleurs,
Que m’importe Jésus, la fin n’est pas un seuil,
Que m’importent l’amour, les factices bonheurs,
Ce qui s’efface est nul. -Qu’y a-t-il que je veuille ?



11

te souviens-tu de ce jour où
je t’avais pris la main
ce n’était rien mais c’était doux
l’imparfait tue les lendemains
te souviens-tu de ce jour-là
où tu m’avais donné la main
dans la tiédeur de mes jours las
je me réchauffe de ce vin

il est passé, mais son bouquet
bouquet de doigts de nos deux mains
a conservé pâle parfum
le triste et chaud de nos étés




12

(le temps est un rideur de gestes)
 (le temps est un videur de sens)







13

Tracer du doigt dans la poussière,
des cœurs, qui ne l’a fait ? ou sur la buée.
Le doigt sera aussi poussière
et nos amours vite effacées.
Comme on le sait, on dit : « Et puis après ? »
Puis après rien. Sur cette vitre, un rai.
On voudrait croire à la mémoire
de la buée.





14

Oh je voudrais qu’infiniment
la vague à la vague succède
mais par mes mots médiocrement
je l’aplatis et la rends laide



15

… La barque glisse au fil de la rivière
Ni les joncs, les roseaux, les algues ni les ponts,
Ne savent retenir, s’effaçant comme lierre,
La barque s’en allant sans supporter de nom.

Où va-t-elle ?
                     Si ce n’est vers le fleuve et la mer…
A l’origine étaient la source et la cascade
Mais à la fin ? Quel port ? Rien ! Rien, ni baie, ni rade,
Mais le voyage encor, vers le fade et l’amer.

Plus de joncs, de roseaux, non plus de spectateurs.
Les flots rongent le bois, les vagues l’exaspèrent,
L’oubli tiède nivelle, désagrège la peur.

Tout se noie, se noiera avec elle : paysages,
Vols d’oiseaux, cris soudains, berges, pensées, images,
La barque glisse au fil de la rivière.




16

La mer est un instant étale
Là, l’éternité dans l’éphémère se mire
Et moi, copeau de bois, sachant déjà le pire
Face à elle cherchant ce bref instant létal





17
CREDO

Deux comètes se croisent et les cieux sont bénis
le poème est ce lieu où la rencontre advient
pied de nez au néant, à l’infernal déni
L’homme est dans le désert le seul agent du bien






18

C’est un vieux qui s’en va, pauvrement, dans son lit,
Sa main s’agrippe aux draps, ses yeux cherchent en vain
Qui l’accompagnerait jusqu’au bout de la nuit,
Encore lui tendrait, pour s’oublier, la main.

C’est l’ange leucémique, aux yeux noirs et blessés,
Tandis que ses parents, foudroyés de chagrin,
Se peignent un sourire à faire damner les saints
Qui meurt. Qui meurt ! qui meurt sans même avoir été.

Ce qu’on aime bientôt nous sera arraché
Et nous-mêmes marchons vers ce trop noir secret




19

Rimer le mal-être avec les peines
prendre plaisir, pervers, au chagrin
être frivole, accepter sans haine
de versifier le vil, le malsain…

Le non-être n’est pas. Il n’est rien
de dicible à son propos. Nul mot.
Rejeter l’acrobate au cerceau !

Ce bouffon qui, par ses pauvres vers,
espérait obturer la lumière
noire, atroce solution du lien.




20

Qui peut dire à quoi s’abreuvent
les regrets des amours veuves
Tout s’effleure et puis s’englue
ce qui est déjà n’est plus








21

Contre l’effacement la lutte est chose vaine.
Retourne-toi. Que reste-t-il ? Quelques fragments
Quelques tableaux figés que la mémoire à peine
Parvient à caresser de son aile qui pend.

De ce si court chemin qui vers la mort nous mène
Je n’aurai conservé, isolés, fulgurants
Que des cailloux épars, à ton front une veine
De l’aïeule un sourire, un bouquet de printemps…

S’entrecroisent ces fils, se nouent ces filaments
L’enfant dans son berceau, les Parques souveraines,
Nos amours, mon Hélène, ont le parfum des vents.

Aujourd’hui que demain s’enfuit à perdre haleine
Draper mon âme nue dans un regard d’enfant
A la fois me chavire à la fois me gangrène…




22

La mort est ce secret qui à jamais nous hante
Il nous remonte aux lèvres à nos lèvres d’enfants
Et nous le ravalons d’un geste triomphant
taraudés par la honte comme chienne mendiante


La mort est ce possible que nous frôlons sans cesse
Se pourrait-il qu’en fin nous achevions en liesse
Ce long chemin de croix que le vinaigre aiguise
Que fusent vers l’éther nos pauvres tours de Pise





23

Ils ont aimé se sont aimés
c’est dire assez
Les mots gravés dedans la pierre
vont s’effacer
Déjà ne reste plus d’hier
qu’un espace et
inscrit en creux dans la poussière
la cécité





24
Le vieux à ses enfants

Je veux croire qu’un jour
le chant lourd de la pierre
se posant sur hier
réveillera l’amour




25

Un jour, je descendrai au paradis
L’âme légère, à tout jamais ravie.
Fasse qu’en fin, en m’allongeant, ma main
Rencontre et serre une autre main, amie,
Qu’alors la terre efface mon chemin
En paix, je descendrai au paradis





26

Les enfants de Ramsès II sont morts
Et leur père et leurs chats et leurs dieux
Mais leurs jouets nous regardent encore
De leurs yeux de lapis  - leurs yeux bleus-.





27

Le trésor à l'huître n'échappe pas.
On le lui arrache, parfois; rarement. Dans la plupart des cas, j'imagine, elle disparaît avec, malle à jamais fermée, trésor englouti, bouteille brisée, parole noyée.
 
Pourtant, nous autres, huîtres rêveuses de perles, (aux grossesses le plus souvent imaginaires,) sommes gagnées parfois par ce sentiment d'évidement.



28

Défaillir...
Oui, sans doute, la défaillance est elle la marque de l'humain. Et c'est cette défaillance même que nous tentons de combler, de remplir, avec nos perles de pacotille, notre verroterie, nos mots-bibelots, nos éclats d'azur...
Et puis les flots, impavides, aveugles et sourds, les flots nous recouvrent, nous enterrent- et c'est fini.
Et c'est enfin fini.





29

pourquoi faut-il maille après maille
qu’émail de nos amours s’en aille ?


30

Le grain de la peau

Une main sur un drap, une main sous la table
Une main qu’une main du bout des doigts appelle
Contact de deux peaux que n’usa pas le sable
Râpeux du sablier- Être ce grain rebelle.






31

chansonnette

J’ai amassé dit la fourmi
Pour jouir plus tard de mon butin
Voici venu le bout d’ la vie
Je n’ai plus goût pour le festin

J’ai tant chanté, dit la cigale,
Que je m’en suis cassé la voix
Mais parvenu au bout d’ la voie
La fin me prend comme une fringale.

« J’ai toujours su mes chemins faux. »
Pauvre monnaie de l’après-coup,
Quand siffle au loin l’air de la faux.
Ainsi s’admire le vieux loup.

Je n’ai jamais douté de rien
Le bélier n’est pas un loup
Me voici au bout du chemin
Je n’y ai rien compris du tout.



32

Catalogue

La hyène qui attend, sournoise et volubile
Le bonhomme repu tout à sa digestion
L’imbécile arrogant que sa folie aveugle
L’honnête homme indigné devant lequel il meugle
Vers un même néant unis en procession

Socrate sur sa croix Jésus et sa ciguë
L’enfer et ses pavés le serpent et sa mue
Le crapaud que des mains mains blanches d’enfants tuent
La gamine vendue la bêtise qui pue
L’impossible salut qu’à tout prix on oublie
Le confort et ses morts quotidiennes qui lient
L’envie qui comme un cœur peu à peu s’amollit





33

La ferme faux qui vient, le doux sommeil des flots,
Oui, la mort, magnanime, offre à sa chacun son lot :
L’effacement complet ; laissant même à autrui
La chandelle veilleuse et l’œil au fond du puits.




34

Que reste-t-il -sinon les larmes
moi que la vie a mis à nu
très pauvrement je rends les armes
face au néant qui tait qui tue
je me souviens pourtant d’un charme
qui me clouait au plus pointu






35

Sous le poids du comment le silence bavard
inocule
le poison des mots vains, l’oubli et le brouillard
crédules.
Le Roi Pêcheur est mort. Éteintes les questions,
sous les calculs.
L’origine noiseuse, ainsi qu’un horizon,
m’accule.



36

Nourrisson vagissant jeté en proie au monde
enfançon ignorant du gouffre qui l’attend
puis la compréhension soudaine que le temps
qui régit nos destins se décompte en secondes

Alors l’oubli s’emploie à camoufler l’immonde
sous le fard le vernis mais l’os déjà qui saille
trahira le secret tendu comme une fronde
sous la chair et le sang il n’est que vins de paille


37

Tu le sais, c’était- ce n’est plus
et tout glisse ainsi que soleil
aux jambes des filles
oh l’herbe tendre sous la feuille
Le c’est n’était que du c’était
(cœur à l’envers et cécité)
(les eaux du Styx ou du Léthé)
et moi qui suis déjà me tais
demain couvert par une taie
écrasant mes maigres étais
tout ce qui est déjà c’était
tout ce qui fut déjà n’est plus

Mais une plume vole au vent
Mais cet oiseau au ciel d’argent
et ce qui est déjà m’entraîne
loin du chant gourd tristes sirènes




38

Je suis l’enfant du sable et de chemins perdus.
Un jour, je chanterai la torpeur de l’absence,
Le gouffre blanc qui gît au cœur de la substance,
Un jour, le temps patient m’aura poncé à nu.

Quand ma voix sera pauvre et à demi éteinte,
L’adjectif inutile à qualifier la nuit,
Quand j’aurai épuisé l’artifice et la feinte,
Je raclerai le fond d’une soupe d’ennui.


Magnanime, le temps effacera, mémoire,
Ce qui m’engourdissait dans ma quête incertaine :
Que l’étoile ne soit, dans l’absolu du noir,
Que sous l’espèce rare et que tout m’y ramène.

Égaré, hésitant, je tendrai mes yeux secs
Vers ce si peu restant, ce cosmique brouet,
Espérant y trouver un sens ou une Mecque…
- Qu’une improbable extase épouse mon arrêt !




39

pourquoi écrire, écrire encore
ces phrases qui toujours échouent
qui n’atteignent jamais l’aurore
ni l’improbable cœur d’un nous




Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : effacements
« Réponse #1 le: 15 Octobre 2016 à 06:12:29 »
lu: 36 fois
commentaires: 0.

Utis: lu 37 fois.
commentaires: 0

.

Létales:
78
2 (merci Manu et Milena)
.
« Modifié: 15 Octobre 2016 à 16:57:59 par pehache »

Hors ligne Winelån

  • Scribe
  • Messages: 62
Re : effacements
« Réponse #2 le: 15 Octobre 2016 à 10:00:39 »
Bonjour pehache,

J'ai beaucoup apprécié cette ribambelle de poèmes prompts. Certain plus que d'autres.
Tu as de belles images et un rythme intéressant. Par contre je ne sais pas si c'est un choix ou une habitude, tu haï les virgules et autres signes de ponctuation autre que le basique point ?

De très beaux vers... Merci du partage !


Winelån

Eveil

  • Invité
Re : effacements
« Réponse #3 le: 15 Octobre 2016 à 10:35:47 »
(petite précision, point de clanisme ici, mais simplement de la paresse. Plus c'est long et moins ça commente. Ensuite, il ne faut vraiment pas se fier au nombre de lectures, simplement parce qu'il existe ce qu'on appelle des "bots" (des entités informatiques qui ne sont pas des vraies personnes) qui ajoutent des lectures supplémentaires. Pour résumer, le nombre de lectures n'est pas représentatif des vraies personnes qui ont cliqué sur ton texte, et encore moins de celles qui l'ont lu jusqu'au bout. Mais dans le fond je suis d'accord, la paresse c'est le mal.)

Hors ligne Manu

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 551
Re : effacements
« Réponse #4 le: 15 Octobre 2016 à 13:08:51 »
.
« Modifié: 09 Juillet 2022 à 15:11:24 par Manu »

Hors ligne Tigrani

  • Calliopéen
  • Messages: 447
Re : effacements
« Réponse #5 le: 15 Octobre 2016 à 15:31:42 »
Championne en matière de commentaires indigents, je ne dirai pas grand chose.

Je me contenterai de dire que c'est beau et sensuel comme la neige, quelque chose d'admirablement pur et délicat, entre cristal et liquide.

Bref, continue. :-*
« Modifié: 25 Octobre 2016 à 20:07:02 par Tigrani »

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : effacements
« Réponse #6 le: 15 Octobre 2016 à 22:00:32 »
Merci à vous de votre mot.
Ecrire est chose solitaire, je suis facilement la proie du doute, un petit coup de main, d'épaule, une bourrade, un sourire font du bien.

Hors ligne Aïsha

  • Scribe
  • Messages: 92
  • Théoricienne
Re : effacements
« Réponse #7 le: 16 Octobre 2016 à 07:01:03 »
Hello !

pourquoi faut-il maille après maille
qu’émail de nos amours s’en aille ?

J'aime beaucoup celle-ci !

Il y a de belles choses dans ce fouillis !

Hors ligne Luv

  • Prophète
  • Messages: 713
  • Aimer, c'est tout.
Re : effacements
« Réponse #8 le: 25 Octobre 2016 à 19:46:37 »
Bonsoir Pehache,

Je ne lis que très rarement les longs textes  sur l'écran (  malheureusement, à quand des écrans doux pour les yeux ? )
 
 Alors je pioche au hasard…
 Je tombe sur de vraies perles comme celle-ci :

"Que reste-t-il -sinon les larmes
moi que la vie a mis à nu
très pauvrement je rends les armes
face au néant qui tait qui tue
je me souviens pourtant d’un charme
qui me clouait au plus pointu"

(Je lirais bien la suite  s'il en existait une ! )

ou bien :
"Palais pâlis voix enrouées
photos jaunies cartes postales
charrette à bras femme au rouet
vagues figées larmes séchées
que reste-t-il de ces amants
que reste-t-il de leurs amours
pas un frisson pas un tourment
qu’ils sont légers tous les toujours"

Merci de ces moments magiques  vraiment.
De mon ressenti, "la vague succède à la vague "dans tes poèmes . Ils sont ciselés, énigmatiques juste ce qu'il faut, questionnant au plus près et … tristes.  (Ceux que j'ai lu ) . Honnêteté de la plume et de l'humeur...

Je repasserai .

Merci beaucoup.

Luv




Hors ligne Syntaxerror

  • Scribe
  • Messages: 82
Re : effacements
« Réponse #9 le: 25 Octobre 2016 à 20:48:29 »
C'est très fort, et maîtrisé. Plus encore, il y a de l'intelligence dans ces mots. Sans doute, ici, l'une de mes plus belles expériences de lecture.

Je verrais néanmoins deux bémols - parce que là je t'ai quand même bien enguirlandé : d'une part la contrainte de l'alexandrin te porte quelquefois à des tournures un brin désuètes, auquel cas le texte perd en force d'expression ce qu'il gagne en fluidité. D'autre part, certains passages, en particulier lors des débuts concernant le ressenti amoureux, font un peu office de lieux communs (l'érosion de l'amour, la vanité des "toujours", etc.), ce qui est d'autant plus dommage que d'autres passages, en revanche, notamment vis à vis de la solitude et de la mort, sont particulièrement marquants.

À mon sens, ce genre de texte mérite d'être connu au delà du cercle fermé d'un site d'écriture. Ce qui peut-être est déjà le cas, après tout, j'en sais rien.

Merci pour ce partage.

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : effacements
« Réponse #10 le: 26 Octobre 2016 à 07:10:36 »
Merci pour vos encouragements.

Hors ligne Luv

  • Prophète
  • Messages: 713
  • Aimer, c'est tout.
Re : effacements
« Réponse #11 le: 31 Octobre 2016 à 20:56:24 »

Bonjour Pehache,

Voilà , je repasse pour lire deux, trois de tes poèmes.  Ce sont  les  textes les  plus maitrisés que je lis sur le forum, en matière de poésie, vraiment. Je suis toujours saisie par la densité et la richesse  de chaque vers.   Leur beauté .
Est ce que tu as publié un recueil ?
Si oui, j'aimerais en offrir un…

Merci
Luv :-*



Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : effacements
« Réponse #12 le: 01 Novembre 2016 à 06:00:15 »
J'aurais de quoi en composer plusieurs, mais je n'ai jamais eu le courage d'affronter l'édition.
Merci de tes encouragements, ça réchauffe, au petit matin .

Hors ligne Luv

  • Prophète
  • Messages: 713
  • Aimer, c'est tout.
Re : effacements
« Réponse #13 le: 01 Novembre 2016 à 21:07:55 »
Bonsoir Pehache,

 Je suis  pratiquement sûre que tout bon éditeur aura du respect pour ton travail, que certains même  t'orienteront, te conseilleront, dialogueront, voire  peut-être  plus. 
Si je peux me permettre,  tu n'as rien à craindre et tout à y gagner… non ?   

Luv  :-*


Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 468
Re : effacements
« Réponse #14 le: 23 Mai 2017 à 07:40:29 »
Deux petites retouches, alors je hoppe.

 


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