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12 Juin 2026 à 01:42:19
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Without any Title...]

Auteur Sujet: [Without any Title...]  (Lu 1803 fois)

Edwin

  • Invité
[Without any Title...]
« le: 29 Juin 2009 à 00:10:22 »
Ca fait déjà quelques mois que j'ai écris ça, pensant ainsi commencer une sorte de roman, mais sans jamais avoir réussi à faire quelque chose de plus =/
Je sais toujours pas si un jour il y aura une suite, mais voilà l'introduction, si l'on peut dire, de cette soudaine envie qui m'avait prise.
J'étais en pleine lecture de Chattam ceci explique probablement le genre plutôt policier du texte.
Enfin à vous de juger je pense =)


Prologue

Les ruelles sombres d'une ville normande qui s'enchaînaient sans logique aucune à une heure tardive. L'homme avait pu l'apercevoir quelques minutes plus tôt en passant sous le gros horloge. Cinq heures du matin... Cette soirée s'était plus allongée qu'il ne l'aurait cru, et son état d'ébriété n'en semblait que pire. Il se l'était pourtant promis, cette soirée ne devait pas être passé sous le signe de l'alcool. Il n'avait pas pu résister, l'odeur alléchante de cet apéritif, la couleur sombre de ce Bordeaux qu'il appréciait particulièrement, et la force de cet alcool traditionnel à base de pomme... Ce fut comme si toute ses résolutions sautaient les unes après les autres, détruites par son hôte malin, ne se doutant de rien. A la fin du repas, le vice les avait même poussés à sortir les cartes, continuant ainsi d'augmenter leur alcoolémie sous le signe de la bière fraîche que renfermait le frigo. Samuel avait finalement réussi à retrouver un peu de sa volonté et quitter ses amis sur les coups de quatre heures et demie. Incapable de conduire, il s'était lancé dans les rues désertes de Rouen avec conviction...

Pourtant, il ne lui avait fallu que guère de temps pour oublier quelle route prendre et se diriger ainsi au hasard des routes qu'il rencontrait. L'air frais lui rendait peu à peu ses esprits, ne faisant qu'empirer ce sentiment de perdition qui se glissait peu à peu jusqu'à son cerveau. Ce fut un hurlement qui parvint à lui enlever toute sensation d'ivresse. Atroce ! Tranchant l'air glacée avec facilité, le rendant presque irrespirable. Que pouvait il faire ? Appeler aussitôt les secours sans savoir de quoi il retournait alors que n'importe quel éthylotest changerait son témoignage en celui d'un fou. Sans oublier l'état d'ivresse sur la voie publique ! Non il ne pouvait se le permettre, plus maintenant que ses responsabilités avaient augmenté. Le jeune homme prit alors son courage à deux mains et s'enfonça dans une ruelle sur sa droite d'où lui parvenaient encore quelques sons, mélangeant d'autres cris et des gémissements. Toute cette situation lui creusait l'estomac, rendant palpable la tension qui en émanait.

Il arriva au niveau de l'intersection et son regard se porta de chaque côté. Toujours rien ! Pourtant il était sur de ne pas avoir rêvé... S'avançant au milieu de la route, Samuel tendit l'oreille cherchant à réentendre ces petits bruits qui le guidaient encore peu de temps auparavant, mais c'était comme s'ils avaient disparu. Résigné et pensant que l'alcool lui avait encore joué un tour, il fit demi tour, repartant sur ses pas. Ce fut ce moment que les gémissements choisirent pour reprendre, comme si en l'entendant arrivé, ils avaient été atténués. Aucun doute désormais, il revint au niveau de l'intersection et vira vers la droite. Bientôt, il ne put distinguer qu'à une faible distance devant lui, aucun lampadaire n'éclairant le reste de la rue, qui, il le découvrit bientôt, était en fait une impasse... Un peu plus loin, un mur se dressait, immobile, menaçant dans l'obscurité. Mais ses yeux ne s'attardèrent pas plus longtemps sur ce monstre de pierre, descendant un peu pour découvrir l'origine de ces plaintes.

A cette distance, il n'aurait pu dire avec certitude ce dont il s'agissait. La peur s'emparait doucement de son âme, ne se préoccupant pas de l'alcool qui grisait son esprit. Il aurait voulu fuir, tout de suite, ne pas savoir ce qu'était cette silhouette sur le sol, pourtant, sans qu'il ne pusse les retenir, ses jambes se mirent en mouvement, avançant avec lenteur dans l'obscurité. Un dernier pas dans un bruit d'éclaboussure et il se trouva à trois mètres de la forme qui se dégageait dans l'obscurité... Et l'horreur prit sa constitution la plus pure !

Deux yeux blancs, injectés de sang, le fixait avec insistance, tout un visage qui appelait à l'aide. Cherchant doucement à apercevoir le reste du corps, un frisson glaça le corps de Samuel. Au niveau du cou, il y avait comme un espace. Non une zone d'ombre... Son cœur s'emballa, mais dans un nouveau clapotis, il avança un peu plus et cette fois la terreur le saisit au plus profond de lui. Il recula rapidement en s'emmêlant les jambes, tombant à la renverse dans ce liquide qui recouvrait le sol. Il ne voulait même pas vérifier ce dans quoi il était tombé, sa vision précédente lui confirmait déjà. Cette chair meurtrie... Toutes ces rivières qui s'en échappaient, oui, il venait de tomber dans le sang de celle qui avait hurlé. A cette idée, tout son corps se mit à frémir, des tremblements incontrôlables. Son visage devint livide. Il avait devant lui une victime qui venait d'être assassinée ! D'ailleurs...

Un bruit de pas étouffé se fit entendre sur sa droite. Il le regrettait, cette personne n'avait pu gémir ainsi, si peu de temps auparavant si son agresseur se trouvait déjà loin... Or il était parvenu à cet endroit seulement deux minutes après le dernier cri, et il n'avait croisé personne... Ce fut comme la réflexion de trop. Ses jambes se contractèrent le poussant en arrière, glissant dans ce sang qui n'avait eu le temps de sécher, avant d'être aider par ses bras parvenant à le soulever du sol. Aussitôt debout, Samuel se mit à tituber, entendant derrière lui des froissements de vêtements lui indiquant qu'il était poursuivi. Oubliant son ivresse, le jeune homme se mit à courir, prenant une rue au hasard, ne cherchant rien d'autre que mettre le plus de distance entre lui et ce corps mutilé. Il avait toujours été bon à ce sport d'endurance, mais aujourd'hui, tout était différent : il n'arrivait à sentir ses jambes, si lourdes, son alcoolémie lui coupait le souffle aidée par la peur qui lui tiraillait l'estomac, et surtout, ses pas précipités qui le suivaient de près. Qui se rapprochaient même !

Non je ne veux pas... Plus maintenant... S'il vous plaît...

Un appel... Le désespoir d'un homme courant pour sa vie, sentant chaque instant son ennemi gagner du terrain. Sa course le poussa à tourner le plus souvent possible espérant semer cet adversaire qui ne peinait pas autant que lui. Sa respiration devenait haletante, ses côtes le meurtrissaient, chaque partie de son corps semblait endolorie par l'effort, menaçant de céder à chaque instant. Jusqu'à ce que les sons eussent cessés. Surpris de ce soudain silence, Samuel en profita pour se reposer un instant, appuyé contre un mur, la main sur son flanc, tentant de reprendre sa respiration, de retrouver son calme... Il devait prévenir la police, le plus vite possible. Leur dire qu'un malade s'amusait à torturer et décapiter des personnes dans la rue, leur dire que... Tout son corps se figea. Il venait de comprendre pourquoi il n'entendait plus rien. Inconsciemment, il était revenu à son point de départ, il reconnaissait ce croisement qui, sur la droite, se finissait en cul-de-sac. La panique s'immisça de nouveau en lui, encore plus violemment, faisant battre son cœur encore plus fort si c'était possible... Il était tombé dans un piège, ne pouvant plus retourner en arrière, mais n'osant pas avancer, le souvenir de la scène gravé dans son esprit. Pourtant, il ne devait rester ici, son esprit bouillonnant de le savoir, mais son corps refusant tout mouvement, paralysé par la peur.

Bouge !

Le bruit de pas venait de reprendre, venant du bout de la ruelle...

Bouge !

Il se rapprochaient, lentement, comme se délectant de cet instant magique où sa proie se sentait prise au piège, cette jouissance de sentir en soi le pouvoir...

Bouge !

Il était tout proche, mais cette fois, le jeune homme parvint à se mouvoir. Ses membres se mettant en mouvement, maladroitement, essayant de rejoindre un coin de lumière, lui tournant le dos. Erreur fatale, il ne put voir venir ce coup puissant contre sa tempe. Sonné et aveuglé par la douleur, Samuel tenta d'avancer, rampant en titubant jusqu'à la lumière salvatrice qui lui avait fait si peur. Espérant que telle ces créatures mythiques qu'étaient les vampires, ce monstre ne supporterait pas cette intensité. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ! Espoir infime parvenant à la faire progresser, oubliant la souffrance... Jusqu'à ce qu'elle le frappât à nouveau. Cruelle et impitoyable. Son corps s'affaissa alors sans retenue contre le sol goudronné. La peau de son visage céda en plusieurs endroits laissant apparaître sa chair, preuve de la violence du coup. Cette fois, il lui sembla que toute force l'avait abandonné. Son esprit lui même s'était résigné, parvenant tout juste à lui faire articuler quelques mots.

- "Je vous en supplie..."

Aucune réponse. Simplement l'entente d'une respiration se rapprochant, de lui, de son corps.

- "S'il vous plaît..."

Sa voix se fit plus tremblante, suppliante aussi... Cette sensation de puissance vint dessiner un sourire sur le visage de son agresseur, dévoilant des dents blanches qui vinrent refléter la lumière. Les yeux contre le sol, sans le courage de remonter la tête, Samuel sentait tout son corps se liquéfier. Des larmes quittant ses yeux, la sueur s'échappant de ses pores, sa vessie se vidant sans qu'il ne pusse la retenir. L'humiliation était totale ! Finir ainsi, sentant l'urine et l'alcool dans une rue déserte. Jamais il n'aurait pensé que cette soirée fût sa dernière. Jamais il ne pourrait s'imaginer qu'il allait mourir...

Non... Pitié...

Sa gorge se délia soudainement dans un cri effroyable. Quelque chose venait de pénétrer sa peau, de s'enfoncer au plus profond de son être. Un objet qui n'était pas vraiment pointu, juste assez piquant pour pouvoir glisser ainsi parmi la viande crue qui le composait. Un deuxième coup et à nouveau le hurlement qui l'accompagnait. Son agresseur remontait... D'abord son mollet, à présent, il visait sa cuisse. Seulement le côté droit. Bientôt le phénomène s'accéléra et les coups plurent, sans jamais dépasser cette limite de symétrie. Du sang s'échappant de chacune de ces plaies béantes, de sa bouche entrouverte, de ses yeux écarquillés... Sa respiration devint difficile, son sang empêchant l'air de pénétrer ses poumons, il s'étouffait, se noyait dans celui ci, fluide de sa vie l'emportant dans la mort... Bientôt ce fut l'apnée, un voile noir glissant sur ses yeux, son cœur palpitant difficilement, son cerveau s'éteignant... Puis le néant...

Tout avait été si rapide. Aucun au revoir ! Aucune possibilité d'amnistie, rien que la sentence inévitable et arbitraire qu'un individu avait choisi. La mort ! La fin de sa vie qui avait pris ce tournant merveilleux seulement deux mois auparavant. Il venait de tout abandonné, tranché par un destin cruel, son corps attendant d'être découvert dans cette position inconfortable... Derrière lui, les pas de son agresseur résonnèrent pendant quelques secondes avant de disparaître dans la nuit, laissant derrière lui ce macabre spectacle. Celui de deux corps détruits, patientant dans le froid, sans d'autres possibilités...

Il en avait décidé ainsi...

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Re : [Without any Title...]
« Réponse #1 le: 29 Juin 2009 à 06:30:18 »
J'ai pas mal aimé, on se laisse prendre par l'histoire malgré quelques tournures de phrases un peu bizarres  ;D

Quelques remarques :

Citer
le gros horloge

La grosse horloge

Citer
par son hôte malin, ne se doutant de rien

C'est son hôte qui ne se doute de rien ?
Dans ce cas je trouve que le mot malin ne correspond pas trop avec l'idée.

Citer
il ne lui avait fallu que guère de temps

Le "que" n'est pas indispensable et l'enlever facilitera même la lecture.


Citer
quelle route prendre et se diriger ainsi au hasard des routes qu'il rencontrait

Répétition de route, tu peux en remplacer un par "rue" ou "chemin".



Citer
Tranchant l'air glacée avec facilité, le rendant presque irrespirable

Là j'avoue j'ai pas vraiment compris. C'est le cri qui rend l'air irrespirable ?


Citer
s'enfonça dans une ruelle sur sa droite
...
Il arriva au niveau de l'intersection
...
S'avançant au milieu de la route

J'ai du mal à suivre son parcours =/


Citer
l'entendant arrivé

arriver

Citer
Bientôt, il ne put distinguer qu'à une faible distance devant lui, aucun lampadaire n'éclairant le reste de la rue, qui, il le découvrit bientôt, était en fait une impasse...

J'ai l'impression qu'à la fin de la phrase t'a oublié de quoi parlait le début. En lisant la phrase suivante on comprends que c'est un mur qui se dressait mais je pense que tu devrais modifier cette phrase.

Citer
sans qu'il ne pusse les retenir

put les retenir

Citer
Et l'horreur prit sa constitution la plus pure !

Je trouve çà bizarre comme formulation mais j'imagine que çà peut quand même se dire =)


Citer
D'ailleurs...

D'aileurs quoi ? On comprends pas trop où est-ce qu'il mène celui-là ... Tu pourrais l'éliminer si tu n'as pas l'intention de l'expliciter plus.

Citer
Il le regrettait, cette personne n'avait pu gémir ainsi, si peu de temps auparavant si son agresseur se trouvait déjà loin

Il regrettait quoi ? Je suppose qu'il regrettait d'être resté là mais alors dans ce cas même remarque que précédemment, on dirait qu'à la fin de la phrase  t'oublie de quoi tu parlais au début.


Citer
Il était tombé dans un piège,

Tombé dans un piège ? C'est un fait ou c'est le sentiment de Samuel ? Dans le deuxième cas tu devrais préciser que c'est son point de vue sinon on comprends pas trop =/


Citer
Il se rapprochaient, lentement, comme se délectant de cet instant magique où sa proie se sentait prise au piège, cette jouissance de sentir en soi le pouvoir...

C'est Samuel qui pense tout çà en entendant les pas se rapprocher ? J'trouve çà bizarre qu'il ait le temps de penser tout çà alors qu'il est terrorisé, çà colle pas avec l'urgence de la situation.


Citer
à la faire progresser,

le

Citer
ce monstre
...
Jusqu'à ce qu'elle

Tu parles d'un monstre avant et ensuite tu utilises un féminin ? =/


Citer
Simplement l'entente d'une respiration se rapprochant

Tu voulais dire l'attente ? Ou le son ?


Citer
Les yeux contre le sol

Bonjour les poussières dans les yeux ... :D ... non sérieusmeent j'pense que c'est un expression à revoir avec le verbe fixer par exemple ...


Citer
Derrière lui, les pas de son agresseur résonnèrent pendant quelques secondes avant de disparaître dans la nuit, laissant derrière lui ce macabre spectacle.

Je pense qu'un point quelque part ne serait pas de trop, en évitant la répétition de "derrière lui".


Je trouve aussi qu'il y a beaucoup trop de point de suspension, pour ma part je les évite au maximum depuis qu'une de mes prof de français m'a dit un jour que mon usage abusif de ces points masquait mon manque d'imagination (j'ai été vexée comme un pou) alors depuis j'les évite comme la peste. Surtout qu'ils n'apportent pas forcémenr grand chose au récit.

comme ici :

Citer
Non je ne veux pas... Plus maintenant... S'il vous plaît...

Citer
Non... Pitié...

Citer
Il en avait décidé ainsi...

Citer
Puis le néant...



C'est une liste non-exhaustive de ce que j'ai remarqué à la première lecture  :)
« Modifié: 29 Juin 2009 à 06:33:00 par Niaouli »
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