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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT n°8 | T05] Vue sur le Passager d'En Face

Auteur Sujet: [AT n°8 | T05] Vue sur le Passager d'En Face  (Lu 3074 fois)

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[AT n°8 | T05] Vue sur le Passager d'En Face
« le: 05 Septembre 2016 à 10:38:41 »
Vue sur le Passager d'En Face


   La tête penchée contre la vitre, Rémi regardait défiler le décor morne et sans intérêt du tunnel de métro. Quelques lumières de signalisation venaient parfois animer les lieux, sans jamais inquiéter l'hégémonie tranquille des ténèbres. Son front commençait à se faire douloureux et le jeune homme se détourna du plexiglas. Devant lui, la tête basse, le dos courbé par le poids de leur journée, les bras laissés à l'abandon pendant à moitié sur leur cuisses, se tenaient les même hommes et les même femmes que la veille, inchangés. À force, il les reconnaissait tous. Chacun restait à peu de choses près prostré à la même place chaque soir, comme faisant attention à ne pas déranger le ballet immuable des rames de métro.
   Assis exactement en face de lui, un homme d'une cinquantaine d'années qui se trouvait là tous les soirs attendait dans le silence du wagon uniquement perturbé par le roulement continuel du métro. Le jeune homme détourna rapidement les yeux pour les fixer à nouveau dans le vide du tunnel. Quelque chose d'indicible attira pourtant son regard qui retomba  sur le passager.
   En l'observant de plus près, Rémi saisit finalement ce qui l'avait perturbé. Plus il regardait l'homme face à lui, plus celui-ci semblait se dérober à son regard, comme voulant échapper à son examen subit. Disparaître en somme. C'était très léger, presque imperceptible. La banquette occupée par le voyageur se profilait à demi derrière lui, se dévoilant, dans un sursaut d'impudeur, aux yeux de Rémi.
Le jeune homme se frotta instinctivement les yeux, mais rien n'y fit, l'homme restait translucide dans la pénombre de la rame, défiant avec insolence la réalité.
   Rémi regarda autour de lui, mais personne ne semblait avoir rien remarqué, chacun continuant silencieusement son voyage solitaire. L'homme lui-même ne semblait guère se soucier que l'on puisse observer la vitre du métro à travers sa tête et, respectueux des habitudes, descendit à la station suivante. Il s'agissait également de la destination de Rémi, qui se hâta de le suivre.
   Cependant, le jour déclinait déjà et au moment où sa route et celle de sa cible divergèrent, le jeune homme dut se résoudre à abandonner la poursuite. Pendant sa brève filature, il avait tout de même pu observer que comme dans le métro, personne ne semblait remarquer que l'homme n'était pas tout à fait opaque.


***


   Une semaine avait passé et rien n'avait changé dans la ronde quotidienne des rames de métro. Chaque soir, Rémi s'asseyait à la même place, face au même voyageur, révélant le même siège derrière lui.
   Le jeune homme s'apprêtait à l'observer discrètement comme il en avait pris l'habitude. Il s'assit à sa place et attendit. À la station suivante, celui qu'il avait finit par appeler pour lui-même le « spectre » devrait lui aussi prendre part au spectacle journalier.
   Le métro s'arrêta dans un crissement de pneus et les portes s'ouvrirent. Le flot des passagers s'engouffra dans la rame, avant de se tarir précipitamment pour laisser repartir le véhicule. Rémi remarqua, surpris, que la place devant lui était restée vide. L'homme avait sûrement dû rater son métro ou entrer dans un autre wagon. Cependant, personne, parmi les passagers restés debout, ballotés par les mouvements du train, ou parmi ceux agglutinés les uns contre les autres sur les sièges, ne semblait vouloir prendre la place laissée inoccupée. Personne ne prêtait attention à cette place vide, comme si, justement, elle ne l'était pas.
   Rémi ne pouvait que se débattre intérieurement pour rejeter la première explication qui s'imposait à lui. Et pourtant, les faits étaient là. L'homme était devenu tout à fait transparent à ses yeux. Mais malgré cette anomalie dans le trajet quotidien du jeune homme, chacun restait paisiblement éteint, éreinté par sa longue journée. Le jeune homme prit une grande inspiration et regarda de nouveau autour de lui. Il vit avec horreur que d'autres passagers étaient devenus translucides. Certains avaient peut-être même également disparu, sans que Rémi puisse en être tout à fait sûr.
   Dans le wagon bondé, le phénomène ne concernait que quelques uns, mais à l'échelle du  métro entier, des dizaines de passagers pouvaient être touchés. Rémi se sentit assailli par une profonde détresse. Les lumières de la rame tournoyèrent un instant autour de lui. À l'heure actuelle, la ville toute entière pouvait être atteinte. Le pire se trouvait peut-être dans l'apparente cécité de tous les autres passagers quant à ces lentes disparitions. À mesure que se présentaient à ses yeux de nouvelles banquettes à moitié vides ou d'autres places délaissées, la solitude et l'impuissance envahissaient un peu plus le jeune homme.   
   Des gouttes de sueur perlaient le long de ses tempes tandis que le métro hoquetait vers sa destination. Tous ces gens entourant le jeune homme et qui laissaient progressivement la lumière les traverser, bientôt réduits à l'état de simples silhouettes et voués à disparaître entièrement, semblaient propager leur étrange anormalité autour d'eux. Embrassant la rame du regard, il craignait de trouver derrière chaque homme ou femme encore opaques un nouveau spectre, qui viendrait s'ajouter à la liste déjà longue qu'il tenait inconsciemment dans son esprit. Il n'osait plus utiliser les accoudoirs de son siège, redoutant de frôler une main ou un bras translucide. Après de longues minutes, même regarder autour de lui le pétrifiait. La peur l'avait entièrement gagné.


   Le métro arriva enfin à la station du jeune homme. Il voulut sortir, mais se cogna à quelque chose d'invisible qui lui barrait la route. Ses joues virèrent au rouge vif lorsqu'il se résigna à s'excuser auprès du vide. Il essaya à nouveau de passer et réussit à s'extirper de la rame comme d'un cauchemar, au moment où le signal sonore du départ résonnait. Rémi tenta tant bien que mal de se calmer et de marcher tranquillement jusqu'à la sortie et, déjà, les battements de son cœur commençaient à réfréner leur rythme endiablé. Son regard vagabondait sur le quai lorsqu'il tomba brutalement sur la scène qui s'offrait à lui. Un homme, encore dans son bleu de travail, disparaissait sous ses yeux. De ses extrémités déjà évaporées s'étendait un mal invisible, rongeant ses jambes et ses bras, grimpant le long de son torse, avant de consumer sa tête.
   Rémi resta un instant prostré, ses jambes refusant de répondre à son envie soudaine de sortir le plus vite possible du lieu souterrain. Les yeux écarquillés, une voix le sortit de sa torpeur :
   – Eh bah quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
   Le jeune homme tourna la tête, mais personne ne semblait avoir parlé.
   – Alors ? demanda la voix, qui paraissait s'impatienter.
   Il ne voyait plus qu'une explication. C'était celui qui venait de disparaître qui lui adressait la parole. N'y tenant plus, Rémi se mit à courir vers la sortie, bousculant l'homme invisible. Les portes automatiques passées, il se dépêcha de rentrer chez lui.


***


   Le lendemain matin, Rémi se résigna à prendre le métro, n'osant confier ses peurs à quiconque. Pas même à sa mère, qui lui accorda un léger sourire en le voyant partir. Sans emploi depuis maintenant six mois, elle ne sortait plus, accablée par les tâches domestiques que le père de Rémi, presque toujours absent, lui laissait sur les bras.
   Elle au moins n'avait pas disparu, pensa Rémi. Se retournant avant de passer la porte, il vit cependant les rides qui, chaque jour, creusaient un peu plus son front empli de soucis ainsi que les longs cernes qui s'agrippaient à ses yeux chargés de fatigue, se demandant un instant si cela n'était pas comparable au phénomène qui semblait atteindre tous ceux qui l'entouraient.


   Le jeune homme entra dans le wagon avec un hoquet de surprise. Celui-ci était vide, à l'exception de quelques passagers, une vieille dame, probablement à la retraite et deux étudiants, l'un somnolant sur son siège et l'autre tournant sans cesse la tête autour de lui. En s'asseyant, il sentit avec effroi le souffle chaud de ses deux voisins habituels contre son visage. Rémi leva à nouveau les yeux vers l'étudiant au comportement étrange, et croisa son regard. Il reconnut le même effroi pétrifié que dans le sien. La pire de toutes les théories qui l'avaient assailli pendant son sommeil semblait se réaliser. Les gens autour de lui disparaissaient, ne laissant derrière eux qu'un corps transparent comme du verre, perdant leur apparence même, et avec, tout ce qui les fixait dans le monde de Rémi, sans qu'il en comprenne la raison.


   Une sonnerie retentit soudainement dans la rame silencieuse. L'étudiant qui dormait jusqu'alors se réveilla et sortit précipitamment un téléphone de sa poche. L'approchant avidement de son oreille, il hocha la tête avec un sourire en écoutant son interlocuteur. Le grésillement de la voix semblant s'être arrêté, Rémi put clairement entendre l'homme lui répondre :
   « J'accepte avec joie, M. Bertier ! Je suis très heureux d'enfin rentrer dans votre entreprise ! »
La voix gazouilla encore quelques temps, avant que le futur employé ne conclue d'un ton enjoué :
   « Très bien ! À lundi ! »
Rangeant son portable, il regarda autour de lui et ferma tranquillement les yeux, sa respiration régulière rejoignant bientôt le roulis du métro.

   Rémi l'observa un instant, incrédule, avant de se détourner. Dans la faible lueur du wagon, quelque chose attira pourtant son regard. Sur la main du jeune employé, à l'endroit où il tenait plus tôt le téléphone, venait d'apparaître comme un coin de banquette.
« Modifié: 18 Janvier 2017 à 07:18:22 par Zacharielle »
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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #1 le: 05 Septembre 2016 à 19:23:39 »
Salut Mout !

J'ai beaucoup aimé ton texte. J'adhère totalement à ton style qui est fluide et naturel. La fin, sans me surprendre, m'a prise au dépourvu et ça ne m'arrive pas souvent, alors merci ! C'est une métaphore très habile, réussie et terrifiante, bravo.

Pour le bémol :
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les longues cernes
Cerne est masculin, il me semble  ;)

Merci pour cette lecture, au plaisir !
Tel esprit qui croyait se pendre.

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #2 le: 05 Septembre 2016 à 21:06:54 »
Bonsoir, ChoucrouteEstivale.

Le but du texte n'était en effet pas de surprendre, mais plutôt de questionner, avec cette métaphore un assez simple. Tu le vois ravi.e que la sauce ai prise et que la métaphore soit compréhensible (c'était ma grande crainte pour sur ce texte).
Merci d'avoir signalé cette petite faute, j'étais pourtant persuadé.e que cerne était féminin.

Merci de ton passage et de ton commentaire.
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

Nocte

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #3 le: 06 Septembre 2016 à 23:59:37 »
C'est indéniablement maîtrisé, j'ai trouvé le style un brin froid et détaché parfois, mais ça va, rien de bien grave. J'aime aussi bien l'idée et ce qui est suggéré avec, plaisante lecture  ;)

Hors ligne Kerena

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #4 le: 07 Septembre 2016 à 10:42:17 »
Bonjour Mout !

Citer
  Assis exactement en face de lui, un homme d'une cinquantaine d'année dont Rémi ignorait le nom, mais qui se trouvait là chaque soir

je pense que cette précision est inutile. A partir du moment où on parle d''un passager du métro", implicitement on comprend bien que c'est un inconnu du narrateur.

Eh bien ! Sinon, j'ai bien aimé ce texte. Néanmoins, il y a quelques petites choses qui me chiffonnent :
- j'attendais vraiment une chute. Pas de chute ? Ou alors je ne l'ai pas comprise ? C'est dommage.
- pourquoi le narrateur n'est-il pas touché par le phénomène ? Il va travailler comme tout le monde, mais pourtant il semble rester "entier".

Bref, j'ai bien aimé l'histoire et l'idée, mais j'aurais vraiment aimé un petit plus : une chute, une raison, ou quelque chose qui arrive au narrateur à la fin.

Merci néanmoins pour ce texte ! Y'a du bon =)

Autre chose : je trouve que ton texte mérite un meilleur titre :huhu:
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #5 le: 07 Septembre 2016 à 11:19:51 »
Bonjour Mout,

Citer
Assis exactement en face de lui, un homme d'une cinquantaine d'année dont Rémi ignorait le nom, mais qui se trouvait là chaque soir, attendait dans le silence du wagon uniquement perturbé par le roulement continuel du métro.
Typiquement, c’est le genre de phrase qui me perturbe.
Le lieu est un wagon de métro en marche et doit être bruyant.
Mais le personnage attend dans le silence du wagon.

Une formalisation « l’homme attendait sans dire un mot » me semble plus appropriée.

Citer
En l'observant de plus près, Rémi saisit finalement ce qui l'avait fait perturbé. Plus il regardait l'homme face à lui, plus celui-ci semblait se dérober à son regard, comme voulant échapper à son examen subit. Disparaître en somme. C'était très léger, presque imperceptible. La banquette occupée par le voyageur se profilait à demi derrière lui, se dévoilant, dans un sursaut d'impudeur, aux yeux de Rémi.
Je ne comprends pas.
L’homme se trouve en face de Remi.
Mais la banquette ou l’homme (à cause de l’impudeur) à la première lecture se trouvait derrière Remi.
À la réflexion et relecture, l’homme est assis sur une banquette qui se trouve derrière l’homme, puisqu’il est assis dessus.
Géographiquement cela tient la route, mais je ne comprends pas l’effet recherché.


Citer
   Cependant, le jour déclinait déjà et au moment où sa route et celle de sa cible divergèrent, le jeune homme dû se résoudre à abandonner. Pendant sa brève filature, il avait tout de même put observer que comme dans le métro, personne ne semblait remarquer que l'homme n'était pas tout à fait opaque
Où les chemins des protagonistes se séparaient, divergèrent me parait inapproprié.
Je ne suis pas fan du « pas tout à fait opaque ». L’homme étant transparent ou translucide.



Citer
Le jeune homme entra dans le wagon avec un hoquet de surprise. Celui-ci était entièrement vide, à l'exception de quelques passagers, une vieille dame, probablement à la retraite et deux étudiants, l'un somnolant sur son siège et l'autre regardant autour de lui, tout aussi apeuré que Rémi.
Tiens un comme Rémi, me dis-je en lisant « tout aussi apeuré que Rémi. » et en début de paragraphe, cela casse le déroulement de l’histoire. Car je sais que Rémi n’est pas le seul à ne pas voir les gens autour de lui. Donc la ligne narrative suivie jusqu’à présent qui pose la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel » est brisée.
Donc pour moi, Rémi voit effectivement un étudiant apeuré. Mais c’est lorsqu’il s’assoit que Rémi se pose la question « est-il dans mon cas ? ».  Et pour laisser planer le mystère, n’ose pas parler à cet étudiant.

Au début, du texte j’ai été dérangé par certaines tournures de phrases comme « Quelques lumières de signalisation venaient parfois animer les lieux sombres, sans jamais inquiéter l'hégémonie tranquille des ténèbres. » ou l’on peut remplacer « venaient parfois animer » par « animaient parfois ».
Mais très rapidement, je me suis rendu compte que l’effet de lenteur était recherché pour ce texte et cela ne m’a plus dérangé par la suite.

J’ai apprécié le texte, mais malheureusement la chute qui se voulait ouverte et réflective a été fermée  préalablement. Il m’a fallu relire la fin pour trouver que tous travaillent dans cette société et non celle établi précédemment « Les gens disparaissent, mais pourquoi ? ».

Merci pour ce texte.

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #6 le: 07 Septembre 2016 à 13:25:05 »
Salut mout,

Il est très chouette ton texte ^^
Je n'ai pas grand chose de constructif à dire, c'est un peu tranquillou au niveau du style et de la progression, mais comme dit weg je n'y trouve rien de grave ; ça fait son travail de manière efficace, et je trouve le thème joliment exploité.

Merci pour la lecture :)
« Modifié: 07 Septembre 2016 à 14:43:52 par extasy »

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #7 le: 07 Septembre 2016 à 14:26:29 »
Bonjour à tous et merci de votre passage.

WEG, je n'ai pas grand chose à ajouter à ton commentaire, simplement merci d'avoir lu ce texte et de l'avoir compris.



Citer
je pense que cette précision est inutile. A partir du moment où on parle d''un passager du métro", implicitement on comprend bien que c'est un inconnu du narrateur.
Effectivement, ça me semble judicieux.

Citer
- j'attendais vraiment une chute. Pas de chute ? Ou alors je ne l'ai pas comprise ? C'est dommage.
Il me semble pourtant qu'il y en a une, ou du moins une explication : la raison des disparitions des personnages.

Citer
- pourquoi le narrateur n'est-il pas touché par le phénomène ? Il va travailler comme tout le monde, mais pourtant il semble rester "entier".
Il ne me semble jamais signifié que le narrateur travaille, bien au contraire. Il vit chez ses parents, et il est souvent qualifié de "jeune homme". Ce n'est peut-être pas assez clair.

Citer
Autre chose : je trouve que ton texte mérite un meilleur titre :huhu:
Oui, je suis tout à fait d'accord, mais je n'ai su trouver mieux et les anciens titres étaient pire. (le premier étant "Des Fantômes dans le Métro" ...)



Citer
Typiquement, c’est le genre de phrase qui me perturbe.
Le lieu est un wagon de métro en marche et doit être bruyant.
Mais le personnage attend dans le silence du wagon.
Il est pourtant dit que le silence du wagon (silence des gens, ambiant) est perturbé par le "roulement du métro", le côté bruyant auquel tu fais donc référence, Kanimp.

Citer
Mais la banquette ou l’homme (à cause de l’impudeur) à la première lecture se trouvait derrière Remi.
Je ne vois pas vraiment où cela est dit. Je fais simplement signifier que la banquette (qui est donc derrière l'homme) se dévoile, puisque ce qui la cachait disparait.

Citer
Où les chemins des protagonistes se séparaient, divergèrent me parait inapproprié.
Je ne suis pas fan du « pas tout à fait opaque ». L’homme étant transparent ou translucide.
Les aléas de la fuite des répétitions...

Citer
Tiens un comme Rémi, me dis-je en lisant « tout aussi apeuré que Rémi. » et en début de paragraphe, cela casse le déroulement de l’histoire. Car je sais que Rémi n’est pas le seul à ne pas voir les gens autour de lui. Donc la ligne narrative suivie jusqu’à présent qui pose la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel » est brisée.
C'est principalement parce que je n'ai jamais signifié que cette question devait se poser (enfin en y réfléchissant, peut-être un peu), ou en tout cas qu'elle devait être centrale. La grande interrogation étant "Pourquoi les gens disparaissent-ils ?". Si la question avait été de la réalité ou non de ce phénomène, j'aurais induit plus d'élément faisant pencher le doute d'un côté, ou de l'autre.
Ce passage est également vers la fin du texte et il me parait normal, à un moment, de répondre à ces questions, où au moins d'en donner les clés de leur réponse.

Citer
Donc pour moi, Rémi voit effectivement un étudiant apeuré. Mais c’est lorsqu’il s’assoit que Rémi se pose la question « est-il dans mon cas ? ».  Et pour laisser planer le mystère, n’ose pas parler à cet étudiant.
Mais peut-être est-ce la bonne solution pour dissiper ce doute, en effet.

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J’ai apprécié le texte, mais malheureusement la chute qui se voulait ouverte et réflective a été fermée  préalablement. Il m’a fallu relire la fin pour trouver que tous travaillent dans cette société et non celle établi précédemment « Les gens disparaissent, mais pourquoi ? »
Je dois bien avouer ne pas avoir compris ta dernière phrase.


Merci pour la lecture :)
Merci à toi, extasy pour ton commentaire  très encourageant !


Je vais donc veiller à effectuer toutes ces petites modifications dans l'après-midi, encore merci à vous pour vos lectures pertinentes.
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Re : Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #8 le: 07 Septembre 2016 à 15:37:46 »
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Mais la banquette ou l’homme (à cause de l’impudeur) à la première lecture se trouvait derrière Remi.
Je ne vois pas vraiment où cela est dit. Je fais simplement signifier que la banquette (qui est donc derrière l'homme) se dévoile, puisque ce qui la cachait disparait.
Je commente au fur et à mesure que je lis le texte. Je n’ai absolument pas compris à ce moment-là que la banquette devenait visible à travers l’homme.
Le mot pudique permet de le suggérer, mais lors de la lecture cela ne m’a pas effleuré l’esprit.
Bref, ne comprenant pas pourquoi voir une banquette est pudique ou non.
J’ai cherché à positionné la banquette par rapport à Rémi en fonction des indications données.
En résumé, j’ai pas trop compris ce passage.

Citer
Tiens un comme Rémi, me dis-je en lisant « tout aussi apeuré que Rémi. » et en début de paragraphe, cela casse le déroulement de l’histoire. Car je sais que Rémi n’est pas le seul à ne pas voir les gens autour de lui. Donc la ligne narrative suivie jusqu’à présent qui pose la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel » est brisée.
C'est principalement parce que je n'ai jamais signifié que cette question devait se poser (enfin en y réfléchissant, peut-être un peu), ou en tout cas qu'elle devait être centrale. La grande interrogation étant "Pourquoi les gens disparaissent-ils ?". Si la question avait été de la réalité ou non de ce phénomène, j'aurais induit plus d'élément faisant pencher le doute d'un côté, ou de l'autre.
Ce passage est également vers la fin du texte et il me parait normal, à un moment, de répondre à ces questions, où au moins d'en donner les clés de leur réponse.

Citer
Donc pour moi, Rémi voit effectivement un étudiant apeuré. Mais c’est lorsqu’il s’assoit que Rémi se pose la question « est-il dans mon cas ? ».  Et pour laisser planer le mystère, n’ose pas parler à cet étudiant.
Mais peut-être est-ce la bonne solution pour dissiper ce doute, en effet.

Citer
J’ai apprécié le texte, mais malheureusement la chute qui se voulait ouverte et réflective a été fermée  préalablement. Il m’a fallu relire la fin pour trouver que tous travaillent dans cette société et non celle établi précédemment « Les gens disparaissent, mais pourquoi ? »
Je dois bien avouer ne pas avoir compris ta dernière phrase.
Tu as écris ton texte avec cette question comme ligne directrice «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? ».
Comme lecteur j’ai suivi l’histoire sur base de la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel ? ».
Donc avant la chute je lis  « tout aussi apeuré que Rémi. ». Ce qui répond par l’affirmative à ma question de lecteur et de fait.
La chute qui reposait sur la question «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? » ne fonctionne plus, car elle confirme la réponse donnée à ma question de lecteur.

Ce n’est qu’après quelques minutes en voulant faire un commentaire général que j’ai relu la chute faute de me la rappeler. (même si je l'ai lu, je l'ai complètement zappée.)
Ce n’est qu’à ce moment-là, que j’ai pu corriger mon interprétation de « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel ? » en «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? ».
Et par la même occasion d’y répondre.

Le dérapage que j’ai eu comme lecteur repose uniquement sur  « tout aussi apeuré que Rémi. »


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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #9 le: 07 Septembre 2016 à 16:11:10 »
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Je commente au fur et à mesure que je lis le texte. Je n’ai absolument pas compris à ce moment-là que la banquette devenait visible à travers l’homme.
Le mot pudique permet de le suggérer, mais lors de la lecture cela ne m’a pas effleuré l’esprit.
Bref, ne comprenant pas pourquoi voir une banquette est pudique ou non.
J’ai cherché à positionné la banquette par rapport à Rémi en fonction des indications données.
En résumé, j’ai pas trop compris ce passage.
L'utilisation du mot pudique n'était pas forcément à prendre littéralement. Il est dit dans le texte que c'est la banquette qui se dévoile dans un sursaut d'impudeur. D'impudeur avec le réel, s'entend. Parce que voir la banquette alors qu'il y a quelqu'un devant, ça choque un peu, comme de l'impudeur.


Citer
Tu as écris ton texte avec cette question comme ligne directrice «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? ».
Comme lecteur j’ai suivi l’histoire sur base de la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel ? ».
Donc avant la chute je lis  « tout aussi apeuré que Rémi. ». Ce qui répond par l’affirmative à ma question de lecteur et de fait.
La chute qui reposait sur la question «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? » ne fonctionne plus, car elle confirme la réponse donnée à ma question de lecteur.

Ce n’est qu’après quelques minutes en voulant faire un commentaire général que j’ai relu la chute faute de me la rappeler. (même si je l'ai lu, je l'ai complètement zappée.)
Ce n’est qu’à ce moment-là, que j’ai pu corriger mon interprétation de « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel ? » en «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? ».
Et par la même occasion d’y répondre.

Le dérapage que j’ai eu comme lecteur repose uniquement sur  « tout aussi apeuré que Rémi. »
Je me retrouve du coup un peu le cul entre deux chaises, il y a d'une part des lecteurs qui ont compris la question comme je voulais qu'elles soit posée, et toi qui ne l'a pas vue en lisant le texte. Après je ne sais pas si cela vient d'un manque de clarté de mon texte, ou de ta vision en tant que lecteur (dans le doute, penchons pour la première option).
Je vais donc veiller à changer cette petite formulation qui a abouti à tout cela. Et après tout, si tu n'a pas eu la même compréhension du texte que celle que je voulais, ce n'est pas grave, une fois partagé, le texte n'appartient plus à l'auteur.
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

Hors ligne Manu

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #10 le: 08 Septembre 2016 à 20:39:26 »
.

« Modifié: 09 Juillet 2022 à 13:56:33 par Manu »

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #11 le: 09 Septembre 2016 à 21:27:01 »
Bonsoir, Manu.

Je suis heureux que tu ai apprécié ce simple texte et touché par la comparaison !

Merci à toi.
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #12 le: 12 Septembre 2016 à 13:57:05 »
Salut petit Mout !

c'est parti !

Citer
ce qui l'avait fait perturbé
il doit y avoir un mot en trop...
Citer
personne ne semblait avoir remarqué
avoir rien remarqué serait plus correct
Citer
Personne ne prêtai attention
prêtait
Citer
Rémi ne pouvait que se débattre intérieurement
vu le contexte, je me demande si tu ne veux pas dire "débattre" plutôt que "se débattre"
Citer
cette anomalie dans le trajet quotidien du jeune homme
pour le coup "anomalie" semble un peu léger pour qualifier le phénomène.
Citer
sans qu'il n'en comprenne la raison.
qu'il en comprenne

Voilà pour les broutilles.

Pour le reste pas grand chose à dire, le texte est maîtrisé, la langue fluide, la progression bien amenée.
Pour ma part je trouve ta chute révélatrice un peu trop artificielle... Je me demande, puisque tu évoques la mère de Rémi qui est au chômage, si ce n'est pas par là que j'aurais glissé cette histoire d'embauche suivie immédiatement d'un premier léger symptôme.
Ce serait encore plus dramatique de l'intégrer à l'intimité du jeune homme.

Voilà pour moi, bonne chance petit Mout !
« Modifié: 12 Septembre 2016 à 14:13:08 par gage »
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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #13 le: 12 Septembre 2016 à 21:34:03 »
Bonsoir, gage et merci à toi d'être passé par là.

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ce qui l'avait fait perturbé

il doit y avoir un mot en trop...
Effectivement...

Citer
Citer
Rémi ne pouvait que se débattre intérieurement

vu le contexte, je me demande si tu ne veux pas dire "débattre" plutôt que "se débattre"
J'avoue que j'hésite. C'est vrai que dans le contexte ça collerait peut-être mieux. Mais en même temps, après le flot de passagers, il semble normal que le narrateur se débatte, non ? J'avoue que je ne sais pas :\? Pour l'instant, je garde tel quel.

Citer
Citer
cette anomalie dans le trajet quotidien du jeune homme
pour le coup "anomalie" semble un peu léger pour qualifier le phénomène.
Oui, effectivement, il a peut-être un problème d'intensité. Cela dit, je crois que mon idée était de coller ici avec le caractère habituel et répétitif des trajets sous-terrains des personnages. Là, encore, tu me vois confus...

Citer
Pour ma part je trouve ta chute révélatrice un peu trop artificielle... Je me demande, puisque tu évoques la mère de Rémi qui est au chômage, si ce n'est pas par là que j'aurais glissé cette histoire d'embauche suivie immédiatement d'un premier léger symptôme.
Il me fallait un évènement assez clair pour que le lecteur comprenne et qui soit dans le déroulement logique du texte (apparition du phénomène, intensification, acmé, et enfin, vision du "mode opératoire"). D'où le côté en effet, un peu artificiel.
J'ai pensé à voir le phénomène atteindre la mère et peut-être finir par là. Mais d'une part, je me voyais mal en si peu de mot, et sans entrer dans un champ trop large et rébarbatif, ajouter un peu plus d'épaisseur à la relation entre Rémi et sa mère. Les objectifs de ce passage étaient aussi d'entrer un peu plus dans l'intimité de Rémi, et surtout de parler un peu des autres formes de souffrance due à une entité supérieure (hiérarchiquement ou socialement – dans le sens ou comment cette supériorité est entendue par la société), dans des formes de travail différentes de celles qu'on entend d'un point de vue financier.

Merci pour cet avis éclairé, gage, en tout cas.

(PS : j'en profite pour dire que toutes les corrections sont effectuées)
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

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Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
« Réponse #14 le: 12 Septembre 2016 à 23:15:00 »
Salut Mout !
( :o un Rémi dans ton texte !)

Citer
un homme d'une cinquantaine d'année
années

Citer
mais personne semblait avoir rien remarqué,
manque pas un "ne" ? (j'ai un doute)

Citer
Il se trouvait qu'il s'agissait également la destination
il s'agissait de

Citer
le jeune homme dû se résoudre à abandonner.
manque pas un complément ? (l'abandonner ? abandonner sa poursuite ? sa quête... ?)

Citer
il avait tout de même put
pu

Citer
Cependant, personne, parmi les passagers restés debout, ballotés par les mouvements du train, ou parmi ceux agglutinés les uns contre les autres sur les sièges, ne semblait vouloir prendre la place laissée inoccupée.
tu dis avant que tous les soirs les gens prennent la même place, et là, c'est blindé de monde... pas logique

Citer
Rémi se sentit assaillit
assailli

Citer
Il n'osait plus utiliser les accoudoirs de son siège,
des accoudoirs dans le métro ?

Citer
et réussit s'extirper de la rame
réussit à

Citer
les battements de son cœur commençaient à soulager leur rythme endiablé.
pas fan de "soulager"

Citer
Son regard vagabondait sur le quai lorsqu'ils tombèrent brutalement sur la scène qui s'offrait à lui.
son regard est singulier, le "ils tombèrent" ne cadre pas

Citer
Celui-ci était entièrement vide, à l'exception de quelques passagers, une vieille dame, probablement à la retraite et deux étudiants,
pourquoi dire "entièrement vide" ?

Citer
l'autre regardant tournant sans cesse la tête autour de lui.
"regardant" est en trop, non ?

Citer
Rémi regarda à nouveau vers l'étudiant au comportement étrange, et croisa son regard.
répétition pas top

Citer
Une sonnerie de téléphone retentit soudainement dans la rame silencieuse. L'étudiant qui dormait jusqu'alors se réveilla et sortit précipitamment le téléphone en question de sa poche.
je supprimerais "de téléphone"

Citer
Rémi l'observa un instant, incrédule, avant de se détourner. Dans la faible lueur du wagon, quelque chose attira pourtant son regard. Sur le bras du jeune employé, venait d'apparaître comme un reflet.
je comprends la chute mais le mot "reflet" ne me semble pas le plus judicieux.

Bon, la métaphore est intéressante, l'histoire aussi, mais sur la forme je ne suis pas conquis. Je ne sais pas pourquoi, je trouve que ça manque d'impact. Peut-être les coquilles qui ont freiné ma lecture et les petites incohérences, la quasi absence de dialogue, l'apparition très très rapide du contexte familial en plein milieu du texte et la chute que j'ai "comprise" ou "devinée" plus qu'elle m'est tombée dessus (je pense qu'il faudrait plus clairement faire comprendre que l'étudiant commence à disparaître au coup de fil. Et pourquoi y a-t-il deux étudiants ? ça apporte quoi le deuxième ?).

Je relirai après modifications, bonne continuation,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

 


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