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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT n°8 | T17] Heureux événements

Auteur Sujet: [AT n°8 | T17] Heureux événements  (Lu 3277 fois)

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[AT n°8 | T17] Heureux événements
« le: 05 Septembre 2016 à 10:20:31 »
Heureux événements


Deux cent quarante kilomètres par heure, et déjà la quatrième collision depuis que nous sommes partis. Celui-là était un sacré morceau : la trainée de sang nous masque une bonne partie de la vue. Ma dulcinée éclate de rire.

— Vraiment énorme le bestiau !

Le système de nettoyage automatique fait son œuvre avec célérité et notre champ de vision se dégage. Jusqu’au prochain impact. J’accélère.

— Tu tiendras jusque là-bas ?
— Il le faudra bien, mais ils veulent sortir, je le sens.

Son ventre est énorme, du coin de l’œil je crois le voir tressaillir. Les lampadaires au sodium défilent de chaque côté de notre véhicule et dans cette lumière orange notre peau prend des teintes verdâtres. Au loin, j’aperçois les lumières du complexe de soin qui doit nous accueillir ; en théorie, ils nous attendent. Un flux brun s’écoule sous le corps de ma compagne qui s’en amuse :

— Je crois bien que nos sièges n’auront plus la même couleur après ça.
— Tu changes la décoration ?
— Oui, mais je n’ai pas choisi la teinte.

De nouveau son rire résonne dans l’habitacle, et de nouveau nous percutons une masse qui ensanglante le vitrage juste devant nos yeux.

— Et de cinq !
— Nous battons un record, c’est de bon augure.

§ § §

Un soignant en combinaison pervenche m’a prise en charge dès que nous sommes entrés dans le bâtiment. Sur les murs des couloirs suinte un liquide visqueux dont le parfum aigre caresse mes narines. Ils ont laissé mon conjoint m’accompagner sans poser de questions – ce n’est pas toujours le cas –, je suis ravie. Mon ventre menace d’exploser et je suis littéralement trempée, mais rien ne pourrait m’enlever mon sourire : comme on dit, c’est le plus beau jour de ma vie. Maintenant, on m’installe au-dessus du bassin. Sans hésiter, je me laisse aller. Ma peau se déchire et mes fluides corporels s’échappent en jets continus. Je me dis qu’il faudra recoudre tout ça proprement si je veux être à nouveau étanche. Je voudrais faire une vanne – c’est le cas de le dire – mais mon amoureux est en pleine discussion avec le soignant à propos de la tuyauterie et du système de vidange de l’installation. Lorsque commence la délivrance, je soupire de soulagement en faisant signe pour attirer l’attention des deux apprentis plombiers. Ils s’approchent. Mon premier rejeton tombe dans le liquide, éclaboussant l’homme en bleu qui s’agace.

— Faites attention, vous en mettez partout !
— Je fais de mon mieux !
— Baissez-vous un peu, que ça tombe de moins haut.

Je sens que mon compagnon se retient de corriger le goujat. Sa voix se fait douce et il veut me rassurer.

— C’est bien, continue comme ça.
— Oui, encore un peu plus bas et vous éviterez les projections, se permet le malappris.
— Ça suffit maintenant, laissez-la, vous voyez bien qu’elle est en plein travail.
— Moi je dis ça…
— Ça suffit maintenant ! Ne m’obligez pas à me répéter !

La voix caverneuse l’a calmé, le malotru, et mon petit deuxième montre sa tête avant de plonger lui aussi dans la grande bassine. Je regarde le soignant, sur le côté. Quel empoté, il n’a toujours pas réagi.

— Faudrait peut-être les repêcher maintenant ! que je lui crie dans l’oreille.

Du coup, il s’active, ouvre le placard et en sort une épuisette ; en un instant mes deux petites merveilles sont au sec, posée chacune dans un petit nid douillet. Le garçon à gauche et la fille à droite. Je suis déjà bien soulagée, mais je sens que ça remue encore dans mes entrailles. Ma peau se déchire un peu plus et ma progéniture augmente de deux unités qui tombent au même moment dans l’eau, sous mon ventre. Pas besoin de réclamer cette fois, en deux coups d’épuisette les deux nids reçoivent chacun un nouveau-né. Je jubile. Et puis une dernière venue, plus petite, glisse et atterrit dans les mailles du filet resté en place.

— Les filles ont de la chance, elles sont trois.

§ § §

Je pourrais passer des heures à les regarder, mes enfants. Qu’est-ce qu’ils sont mignons, avec le sang caillé sur leur peau fripée et leur odeur musquée qui emplit la pièce. Leur mère pousse de jolis cris stridents et je me laisse bercer par sa voix délicieuse, gardant ma tête au-dessus des berceaux. Je rêve à leur avenir : l’un sera équarisseur, l’autre artificière. Il découpera des cadavres d’animaux, elle arrosera nos ennemis d’obus. Ma dulcinée se repose, sur le dos. Une ligne de sutures lui dessine, en pointillés, comme un trajet secret sur un parchemin de carte au trésor. Je caresse sa peau et les fils qui dépassent.

— Jaloux ! Ne touche pas à mes jolis stigmates.
— Tu es si belle.
— Flatteur.

Je l’embrasse, la cajole, lorsque du bruit se fait entendre dans le couloir ; la porte de la chambre s’ouvre en grand. Je crains un instant que ce soit le soignant et je suis plus dépité encore en voyant apparaître ma belle-sœur.

— Coucou les amoureux !

Qu’elle est laide ! Particulièrement aujourd’hui, avec ces couleurs qu’elle s’est peinte sur la bouche et autour des yeux.

— Regardez ce que j’apporte.

Des fleurs ! Elle a osé. Un parfum immonde se répand dans la pièce, mélange de rose et de chèvrefeuille. Je n’ai pas envie de prendre des pincettes, j’ouvre la fenêtre en grand avant même de la saluer. Ma merveille est plus conciliante.

— Bonjour chère sœur, comment vas-tu ?
— C’est à toi qu’il faut demander ça. Tout s’est bien passé ?
— Quarante-trois points de suture.

Je suis certain qu’elle est impressionnée, mais madame se veut toujours meilleure que tout le monde, elle ne relève pas.

— Bien. Tu seras remise pour le cocktail que j’organise dimanche, j’imagine.
— Bien sûr.
— Parfait. Venez pour dix-neuf heures, si cela vous convient.
— Nous serons là.

Elle s’apprête à repartir, comme elle est venue, mais avant de nous quitter, elle sort de son sac deux peluches affreusement rondes et douces, l’une bleue et l’autre rose.

— J’allais oublier, voici pour les petits.

La garce !

— Quand est-ce qu’ils vont s’unifier ?
— Ça devrait commencer ce soir ou cette nuit, lui répond ma chérie, comme si de rien n’était.
— Tant mieux. Tu me tiendras au courant ?
— Oui.

Je ne tiens pas à desserrer les dents, alors je regarde ailleurs tandis qu’elle tourne les talons et disparaît.

— Tu crois vraiment que ce sera si tôt ?
— Certainement, regarde-les, ils ont l’air précoce.
— Oui, tu as raison.

La larme à l’œil, j’admire mes bébés, encore si chétifs et si désunis.

§ § §

Nous avons veillé une bonne partie de la soirée et puis nous nous sommes endormis. J’ai été tirée du sommeil la première par leurs cris. Je me suis levée, toute contente et me voilà devant les deux berceaux. Chez les garçons comme chez les filles on s’agite.

— L’unification va commencer, réveille-toi !

Seules les mères ont cet instinct, qui permet de réagir en un instant, en pleine nuit, quand les enfants font le moindre bruit. Leur papa va tout rater, s’il continue de ronfler.

— Allez, debout !

En grommelant un peu il se lève, se frotte les yeux, s’étire et enfin s’approche, curieux et souriant.

— J’ai raté beaucoup ?
— Non, ça débute tout juste.

En effet, dans les berceaux, nos chérubins s’activent. D’abord les danses démarrent : les garçons en duo et les filles tantôt formant une ronde, tantôt s’emmêlant toutes les trois. Chacun crée son propre rythme et les sons inarticulés s’organisent en polyphonie. Nous reniflons les âcres fragrances qui émanent du spectacle magique de leurs jeunes corps en plein rituel. Je suis consciente que leurs chorégraphies ne sont guère originales, et pourtant je m’en émerveille sans retenue : mes enfants vivent leur cérémonie d’unification. Une pointe de tristesse s’est glissée dans le regard de leur géniteur.

— Ça va ?
— Oui, bien sûr que ça va. C’est magnifique !

Une larme perle dans le coin de son œil.

— Ils sont si beaux.

Les danses ont cessé. Dans les berceaux, nos petits s’observent : les garçons face à face et les filles en triangle. Soudain, notre plus petite plante ses dents dans le flanc de l’une de ses sœurs.

— Les filles ont choisi, murmure leur père.
— Oui.

En effet, dans le berceau des filles, deux d’entre elles sont maintenant immobiles tandis que la troisième leur arrache des lambeaux de chair. Les chants féminins s’intensifient.

— Je suis vraiment étonnée que ce soit elle.
— Moi aussi.
— Quel caractère !
— Oui, regarde comme elle grossit rapidement.

Ses deux sœurs se font bien vite déchiqueter, des giclées de sang m’éclaboussent le visage.

— Te voilà remaquillée !

Je comprends bien que c’est pour évacuer l’émotion qu’il plaisante ainsi, je préfère ne pas réagir. Il s’en rend compte et, en guise d’excuse, il me félicite.

— Tu as fait un travail superbe, elle est resplendissante.
— Elle sera adorable, j’en suis sûre.
— Oh, regarde, les garçons s’y mettent.

Tandis que, bouchée après bouchée, l’unification se termine chez les filles, un des garçons à son tour commence à dévorer son frère dont le chant ondule et s’épanouit avant de s’éteindre. Nous restons tous les deux absorbés jusqu’à la fin du spectacle, emplis de bonheur mais un peu triste lorsqu’il s’achève et que nos enfants s’endorment, repus.

— Voilà, c’est terminé.
— Le garçon est splendide aussi.
— Ce sont les plus beaux enfants du monde.

§ § §

L’aube pointe à peine, j’ai l’impression d’avoir fermé les yeux quelques secondes et déjà nos petits me réclament.

— Papa ! Papa !

Qu’il est difficile d’être jeune père. Je me dirige au radar jusqu’aux berceaux, leur mère s’y est appuyée et me regarde approcher.

— Papa, où est-ce qu’on est ?
— Au centre de soin.
— Et pourquoi pas à la maison ?
— Parce que vous êtes nés hier.

Ils digèrent l’information et je me tourne vers ma dulcinée.

— Ils parlent depuis longtemps ?
— Depuis la fin de la nuit, il y a une heure environ.
— Ils progressent vite.
— Oui.
— L’intégration aura lieu avant le coucher du soleil.
— Si tôt ?

Sa voix tremble, elle me regarde, l’œil humide.

— Ne pourrait-on pas attendre un peu ? Jusque demain ?
— Non, tu sais bien que l’intégration doit être réalisée dans le même cycle solaire que l’unification.

De la poubelle entrouverte s’échappe l’odeur nauséabonde des roses et du chèvrefeuille. Je m’en approche et la referme correctement.

— Il faut rentrer à la maison maintenant.
— Papa, c’est loin la maison ?
— On y sera vite.
— C’est grand ?
— Il y a un jardin ?
— Vous verrez bien en arrivant sur place.

Les enfants sont curieux, dès qu’ils savent parler ils interrogent le monde. Ils n’ont pas fini de poser des questions.

§ § §

Je suis contente d’être rentrée. Oui, la maison est grande, et oui il y a un jardin. Les enfants y batifolent à peine arrivés et égayent tout le voisinage de leurs cris rauques. Lorsqu’ils se sont dépensés tout leur saoul, ils s’allongent au sol, continuant leurs taquineries. Puis, redressant la tête, notre fille interroge son père.

— Papa ?
— Oui ?
— Pourquoi ai-je toujours envie de me bagarrer avec mon frère ?
— Parce qu’il est ton frère.
— Est-ce grave ?
— Non. C’est dans notre nature de vouloir affronter nos semblables. Tu apprendras à canaliser ton énergie.

Elle reste silencieuse et son frère demande à son tour :

— Mais quand nous rencontrerons des jeunes de notre âge, on aura envie de se battre aussi ?
— Oui, et sûrement aurez-vous des blessures. Mais elles seront superficielles et vos cicatrices feront votre identité.
— Comme celle qui traverse ton visage ?
— Exactement.
— Et celle sous la bouche de maman ?
— Oui, ce sont les traces des premières confrontations sociales.

Tous les trois restent silencieux, les enfants réfléchissant sous le regard bienveillant de leur père. Je m’approche.

— Il est une chose importante que vous devez savoir néanmoins.
— Oui ?
— Qu’est-ce que c’est, maman ?
— Jamais vous ne devrez choisir les cicatrices sur votre corps, et jamais vous ne devrez vous les infliger vous-même.
— Pourquoi ?
— Ce serait trahir votre identité et donc mentir à vos semblables, en permanence.

Le frère et la sœur se regardent, les estafilades qu’ils se sont faites ce matin ne laisseront peut-être pas de trace à long terme.

— Est-ce que l’on peut dire que notre apparence est le reflet de ce que nous vivons avec les autres ?
— Sommes-nous vus à travers le prisme de notre relation avec nos semblables ?

Décidément, ils apprennent très vite. Je laisse leur père répondre à ces questions similaires et me positionne en retrait, sur une grosse pierre. De mon poste d’observation, j’admire le trio durant ces précieuses heures de construction. Dans le ciel, le soleil poursuit sa course, à chaque instant inexorablement plus proche de l’horizon.

§ § §

Nous avons passé tout l’après-midi ensemble et mes enfants se sont considérablement enrichis. Leur mère est restée à l’écart à nous couver du regard. Je contemple le ciel et lui dit :

— Je leur ai expliqué.
— L’intégration ?
— Oui.
— Et ils ont compris ?
— Oui.

Face à face, nous savons bien qu’une période de notre vie s’achève. Des sentiments contradictoires me traversent.

— Après ça, ils seront encore plus épanouis.
— Je le sais, mais j’ai du mal à m’y résoudre.

L’horizon commence à se colorer, il ne nous reste plus que quelques minutes.

— Je voulais te dire…
— Oui ?

C’est bien plus difficile que je ne l’avais imaginé jusqu’ici. Je bafouille.

— Tu sais, nous serons toujours ensemble.

Ma merveille me répond sans quitter des yeux le ciel rougissant.

— Mais ce ne sera plus comme avant.

J’aimerais trouver les mots justes, je sais que c’est impossible et pourtant au fond de moi je sens qu’elle en a besoin.

— L’intégration renforcera nos identités.

Cette fois elle pose son regard humide sur moi et je vois bien qu’elle produit un effort incommensurable pour paraître enjouée.

— Les petits vont s’amuser, je n’en doute pas un instant.

Dans le jardin, nos enfants ont repris leurs jeux, nous surveillant du coin de l’œil. Je souris à ma dulcinée.

— Demain, ils seront incomparables. Mais l’heure est venue.

L’astre solaire entame sa disparition à l’horizon, jetant ses derniers feux sur les nuages qui flamboient. Je m’approche d’elle et l’embrasse tendrement. Puis, je m’écarte et appelle mes rejetons.

— Les enfants, venez !

Ils accourent sans tarder, me dévorant des yeux.

— C’est l’heure de l’intégration.

Alors, mon fils et ma fille se jettent sur moi et plantent leurs crocs dans mon corps, de façon symétrique, comme je leur ai expliqué cet après-midi. En quelques coups de dents, ils ont avalé chacun un de mes membres. Ils grossissent à vue d’œil.

— Doucement, vous devez partager équitablement.

Mon sang s’écoule en flots bruns qu’ils aspirent avidement, et déjà ils attaquent mes parties les plus charnues.

— Merci Papa.
— Oui, merci Papa.

Ma dulcinée me caresse une dernière fois la tête, sa douceur me fait frémir.

— Je commence déjà à voir par leurs yeux.
— Tu seras toujours avec moi.

Pendant quelques instants, ma perception est triple. Mon ancien corps survit encore un peu, félicite ses enfants, fait ses adieux à sa femme tandis qu’à travers les yeux de mes petits un nouveau monde s’offre à moi. Avant de m’éteindre, j’aperçois une dernière fois une fraction du soleil, l’intégration est parfaitement réussie.
« Modifié: 18 Janvier 2017 à 07:22:57 par Zacharielle »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #1 le: 05 Septembre 2016 à 18:33:44 »
Salut Mout' !

Citer
Le système de nettoyage automatique fait son œuvre avec célérité
Hm, pas fan, je trouve ça un peu lourd.

Citer
— Tu tiendras jusque là-bas ?
— Il le faudra bien, mais ils veulent sortir, je le sens.
On comprends pas tout de suite qui parle à qui, tu pourrait être plus clair.

Citer
Son ventre est énorme, du coin de l’œil je crois le voir tressaillir.
le ou la du coup ? je suis perdu ><

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Tcho !
« Modifié: 05 Septembre 2016 à 20:19:04 par Zagreos »
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #2 le: 05 Septembre 2016 à 20:16:19 »
Salut Zagreos,

Citer
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Le système de nettoyage automatique fait son œuvre avec célérité
Hm, pas fan, je trouve ça un peu lourd.
je changerai sûrement (mais "rapidement" ne me plait pas ici)

Citer
Citer
— Tu tiendras jusque là-bas ?
— Il le faudra bien, mais ils veulent sortir, je le sens.
On comprends pas tout de suite qui parle à qui, tu pourrait être plus clair.
ça pourrait, j'y réfléchis

Citer
Citer
Son ventre est énorme, du coin de l’œil je crois le voir tressaillir.
le ou la du coup ? je suis perdu ><
là, c'est le ventre dont on parle. "ils veulent sortir" / "son ventre est énorme" le tout dans un véhicule à 240 km/h, ça me paraissait compréhensible. Je vais voir si je peux clarifier d'avantage.

Si tu pouvais mettre la fin de ton commentaire en spoiler, ce serait bien :) (surtout que tu as mis un mot clé super important en majuscule  :/)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci beaucoup pour ce commentaire :)
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #3 le: 05 Septembre 2016 à 20:28:38 »
Citer
Si tu pouvais mettre la fin de ton commentaire en spoiler, ce serait bien :) (surtout que tu as mis un mot clé super important en majuscule  :/)
Fait !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #4 le: 06 Septembre 2016 à 13:14:18 »
Bonjour Zagreos,
La nuit porte conseil.  :)
Les mots clés de la fin ont donc sauté et laissent l’ambiguïté, le lecteur verra ce qu'il veut dans les personnages donc.

Encore merci d'avoir pointé ces éléments importants, je pense que le texte est effectivement mieux ainsi  ;)
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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #5 le: 07 Septembre 2016 à 16:09:04 »
Whoaaaa... C'est génial O_O

J'ai repéré deux fautes je crois, mais je n'ai pas pris le temps de les noter, désolé, et je ne m'en souviens plus :-[

Bon, passons en spoiler^^
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 07 Septembre 2016 à 21:11:02 par extasy »

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #6 le: 07 Septembre 2016 à 20:59:26 »
Merci extasy, voici un commentaire qui donne le sourire au Mout que je suis :)
Tu me fais donc rougir, et un Mout rouge, c'est monstrueux  :moutunjour:  :-[
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #7 le: 08 Septembre 2016 à 16:22:22 »
Ben non c'est tout mignon un Mout rouge ^^

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #8 le: 08 Septembre 2016 à 16:32:06 »
Salut Mout !

Que dire ?

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Tel esprit qui croyait se pendre.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #9 le: 08 Septembre 2016 à 17:13:07 »
Merci ChoucrouteEstivale, ça fait plaisir  :-[

Extasy, tu as parfaitement raison, c'est une erreur de ma part, je corrige et mets le bon terme "intégration". Merci !!!
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #10 le: 09 Septembre 2016 à 19:40:03 »
Citer
et dans cette lumière orange notre peau prend des teintes verdâtres.
-> Là j'ai un peu du mal. Ça me parle pas, je ne me le représente pas. Peut-être affiner un peu, je ne sais pas. Ou alors c'est juste moi.

Citer
Une ligne de sutures lui dessine en pointillés comme un trajet secret sur un parchemin de carte au trésor.
-> La phrase, sans ponctuation, est un peu longue à avaler d'un trait, je trouve.

Citer
encore si chétifs et pourtant si désunis.
-> le "et pourtant" me taquine un peu. Ça veut dire qu'il n'est pas logique qu'ils soient désunis parce qu'ils sont chétifs ?

Citer
Je comprends bien que c’est pour évacuer l’émotion qu’il plaisante ainsi, je préfère ne pas réagir. Il s’en rend compte et, en guise d’excuse, il me félicite.
-> Je trouve la description du ressenti du personnage un peu maladroite, le dernière phrase est-elle vraiment nécessaire, puisque le dialogue qui suit est suffisamment explicite ?


J'ai bien aimé l'idée, ainsi que la manière d'écrire. Juste un petit regret pour ma part quant aux enfants, que j'ai trouvé beaucoup moins convaincants que les adultes comme personnages. Je ne veux pas dire qu'ils sont étranges ou peu réalistes, les adultes le sont aussi ; je veux dire qu'ils me semblent un peu superficiels, moins palpables dans mon esprit. J'ai l'impression de fantômes de personnages. Je ne sais pas si c'est souhaité...

Bonne continuation.  ;)


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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #11 le: 11 Septembre 2016 à 10:42:11 »
Salut Erwan,
merci pour ce commentaire.

Citer
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et dans cette lumière orange notre peau prend des teintes verdâtres.
-> Là j'ai un peu du mal. Ça me parle pas, je ne me le représente pas. Peut-être affiner un peu, je ne sais pas. Ou alors c'est juste moi.
La phrase complète : "Les lampadaires au sodium défilent de chaque côté de notre véhicule et dans cette lumière orange notre peau prend des teintes verdâtres."
Ça me parait plutôt clair, sur ce coup-là je pense laisser tel quel.

Citer
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Une ligne de sutures lui dessine en pointillés comme un trajet secret sur un parchemin de carte au trésor.
-> La phrase, sans ponctuation, est un peu longue à avaler d'un trait, je trouve.
Cette phrase-là a été modifiée trois fois avant que je trouve cette formulation, bien vu donc de voir qu'il y manque encore des virgules. J'encadre "en pointillés" avec des virgules, ce sera mieux. Merci.

Citer
Citer
encore si chétifs et pourtant si désunis.
-> le "et pourtant" me taquine un peu. Ça veut dire qu'il n'est pas logique qu'ils soient désunis parce qu'ils sont chétifs ?
Tu as complètement raison, j'ai purement et simplement supprimé cet illogique "pourtant".

Citer
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Je comprends bien que c’est pour évacuer l’émotion qu’il plaisante ainsi, je préfère ne pas réagir. Il s’en rend compte et, en guise d’excuse, il me félicite.
-> Je trouve la description du ressenti du personnage un peu maladroite, le dernière phrase est-elle vraiment nécessaire, puisque le dialogue qui suit est suffisamment explicite ?
Là aussi je m'étais posé cette question, mais la description participe au rythme du récit et au changement de protagoniste dans la discussion. Et puis je voulais aussi appuyer le côté sensible du père pendant ce moment particulier de l'unification.

Citer
J'ai bien aimé l'idée, ainsi que la manière d'écrire.
Merci :)

Citer
Juste un petit regret pour ma part quant aux enfants, ... ...ils me semblent un peu superficiels, moins palpables dans mon esprit.
les enfants sont clairement moins présents pour plusieurs raisons : 1/ Ils ne sont dotés de la paroles que dans les 3 derniers sous chapitres et sont absents au début 2/ les narrateurs sont alternativement le père et la mère, ce sont leurs émotions qui importent 3/ je veux que chacun se représente les "enfants" comme il le souhaite (humain/pas humain ?) donc je ne les décris pas 4/ les enfants (même à la fin quand ils parlent) ne disent presque rien, mais leur parole est fondamentale :

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— Est-ce que l’on peut dire que notre apparence est le reflet de ce que nous vivons avec les autres ?
— Sommes-nous vus à travers le prisme de notre relation avec nos semblables ?

Voilà, encore bien vu cette remarque sur les enfants, ils sont effectivement plus abstraits, dommage si cela t'as frustré.

Merci encore pour le commentaire.
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #12 le: 13 Septembre 2016 à 10:53:00 »
Bonjour Mout,

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je ne sais pas trop commenter ce texte, je l’ai adoré.
Le seul point noir, c’est le changement de narrateur sans prévenir.

 


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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #13 le: 13 Septembre 2016 à 22:05:31 »
Salut Kanimp,
Pour les changements de narrateurs, oui je ne préviens pas mais j'ai essayé de les rendre très visibles/compréhensibles.
Merci pour ton commentaire qui me fait bien plaisir.
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [T17] Heureux événements
« Réponse #14 le: 22 Septembre 2016 à 22:14:50 »
Citer
je soupire de soulagement en faisant signe pour attirer l’attention
en faisant UN signe ?
Citer
Il découpera des cadavres d’animaux, elle arrosera nos ennemis d’obus.
j'ai pas relevé avant les passages qui m'ont fait rire mais j'aime xD


Ben j'ai rien de très intelligent à dire, j'aime beaucoup.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Bref voila c'est vraiment cool comme texte, je trouve que le ton très dynamique, très vif, ça va bien avec le fond, ça permet de ne pas le prendre au sérieux et de rire de situations assez horribles. Et de présenter sous un jour absolument normal une espèce totalement différente de nous.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

 


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