Je viens de lire ton poème et de l'analyser. Il m'a semblé important de t'en dire quelques mots sur la forme, sans toutefois aucune prétention.
Pour commencer, je dois signaler l'absence de plusieurs majuscules en début de strophe, ce qui, si ça n’est une erreur, n’est pas conventionnel.
Regardons ensuite ta première strophe:
Je me penche et plonge mon regard,
sur l’eau le soleil s’est baigné
le feu de sa courbe s’est voilé
mélange de gris perlé de soir.
Le premier vers fait 9 syllabes, le deuxième 8 syllabes, et le troisième et quatrième 9 syllabes à nouveau. Soit, tu as voulu cette métrique, soit tu as du faire une erreur dans le comptage des syllabes, avec les [e] muets de "plonge" v.1, "courbe" v.2, et "mélange" v.4. Pour la règle du [e] muet, ce site est assez explicite :
http://www.ralentirtravaux.com/lettres/cours/versification2.php#compteIci petite coquille
la brise descendu des nuées
Sauf erreur de ma part, "descendu" s’écrit "descendu
e" puisqu’il s'accorde à l’auxiliaire être, qui est ici sous-entendu : "La brise (est) descendue des nuées"
Petite coquille ici aussi:
Oublier une promesse si noir,
Sauf erreur de ma part, "noir" s'ecrit "noir
e" puisque l'adjectif s'accorde au nom "promesse"
Ici, c'est purement subjectif,
le ciel gris et noir est broyé.
mais la répétition de la sonorité [é] me semble un peu lourde, surtout en fin de poème. Après, c’est peut-être une assonance voulue.
Sur le fond, je trouve qu'il manque de cohérence, parfois les idées ne se raccrochent pas bien l'une à l'autre, mais ce n'est que mon point de vue. Peut-être que l’utilisation de plus de ponctuation aiderait à faire passer les idées autrement.
J'aime bien la musicalité du poème que vient compléter une très belle photo, bravo!