Un petit texte parce que je m'ennuyais xD
Un peu beurk donc si vous êtes en train de manger, attendez un peu

Je le cherche partout dans la maison. Je descends un escalier pour monter aussitôt. J'ouvre toutes les portes, allume les lumières des pièces plongées dans la pénombre. Il n'y a que des lits vides et des sacs empilés ça et là. J'appuie sur les interrupteurs et referme tout. Je redescends l'escalier. En bas, je suis pris d'un doute. Est-ce que j'ai vraiment regardé partout? Je doute. J'hésite à retourner en haut. J'évite un danseur et demande à son partenaire s'il n'a pas vu Alex. En tout cas, selon ceux qui braillent des chansons paillardes sur le canapé, il n'est pas là. Oui. Je le vois bien. Malgré les flots d'alcool qui brouillent mon regard, je le vois bien !
Je titube, sors du salon, de sa piste de danse et de son karaoké improvisé. Au son du "Duc de Bordeaux", j'entre dans la cuisine. Là, les fumeurs s'acharnent à transformer la pièce en hammam puant. L'aquarium âcre, rempli de tabac est étouffant. Mais la contre-soirée bat son plein. Si ces invités sont plus calmes que les autres, c'est qu'ils racontent les derniers ragots avec des voix qui se veulent basses. Surtout des filles mais les garçons semblent particulièrement attentifs aux dernières coucheries. Moi-même je sortirais bien une clope si on ne m'avait pas volé mon paquet. J'ai envie de rester avec eux mais il faut que je trouve Alex, et il n'est pas là. J'ouvre la porte vitrée gardée fermée à cause des basses.
Dehors, l'air est plus frais. Des cadavres de bouteilles traînent dans la pelouse, juste à côté d'un aérosol qui a fini sa carrière dans un spectacle de pyrotechnie. Il y a la troisième contre-soirée. Celles des philosophes qui refont le monde et parlent de l'amour en finissant des cocktails coupés avec tout ce qui passait. Ce sont sans doute les plus torchés et pourtant ils font presque bonne figure, se répondant entre deux monologues :
"C'est de la merde!"En braillant. Eux, ils ont vu Alex, ils savent même où il est. C'est la masse sombre dans le fond du terrain, entre la cabane à outils et l'arbre non-identifié. Ils m'indiquent d'un geste mou la direction. J'y vais, aussi vite que je peux, tentant de ne pas trébucher dans la pente douce. La forme est bien Alex. Il put le vomi et a du mal à ouvrir les yeux. Il est là parce qu'il voulait dessaouler. Il s'est saoulé parce qu'il s'est fait larguer. Il s'est fait larguer parce que c'est un gros con. Et il se met à pleurer. Je n'ai pas envie de le porter. De toutes façons je ne le pourrais pas. Je lui dis - en hurlant - de bouger son cul. A vrai dire, j'ai peur qu'il fasse un coma dans le fond du jardin et qu'on l'oublie là.
Il me suit dans une salle de bains. Avant de le mettre au lit sur les coups d'à peine minuit, il faut je m'occupe de lui.
Je suppose qu'on aime vraiment une personne quand on essuie le vomi de sa barbe.