Dieu a créé l'homme pour qu'il s'épanouisse sur cette planète, puis, l'homme a créé Dieu pour trouver un prétexte à l'exécution de cette harmonie.
Istamboom, adossé au mur du peloton d'exécution, n'a pas eu droit à une dernière cigarette...
Il y a des amusements populaires qui devraient avoir la décence de ne pas fanfaronner. Il y a des minutes de silence qui ne suffisent plus...
Il y a aussi des Vuvuzelas qui s'expriment en crécelle de mitrailleuses, sous les regards inexpressifs de supporters merlan frits, l'œil scotché au tableau des scores...
God : 1
Istamboom : 0
Il n'y a, à ma connaissance, aucun mouvement artistique portant sa réflexion sur les déviances pseudo religieuses et leurs manifestations explosives... La seconde guerre mondiale a eu son lot d'écrivains et de penseurs contestataires qui n'hésitaient pas, malgré la menace Damocles, à user de leur verve pour renverser le temps d'un film, d'un livre ou d'une chanson l'ordre établi par le Reich. Le contexte actuel semble plus grave et la menace aveugle, permanente. L'ennemi ne teutonne plus ses ordres et sa haine envers des cibles bien définies mais est capable de faucher dans ses propres troupes pour la victoire d'un Bien Suprême, indiscutable, immuable...
C'est une lutte hémisphérique. L'Orient affronte l'Occident pour, une fois de plus, comme dans un mauvais scénario de série B, devenir le maître du monde. Dans cette entreprise tous les moyens sont louables, il n'y a plus ni morale, ni équilibre, ni possibilité de désertion, le champ de bataille est large comme le monde. Certain ont depuis longtemps agité un drapeau blanc en guise de reddition, l'ennemi s'en est servi pour se torcher le cul, on ne négocie pas avec son bourreau, on tend simplement la tête en espérant que la lame est bien affûtée, que la carotide sera tranchée du premier coup...
Tu donnes rendez-vous à des amis pour aller boire un café, un simple café. Tu n'es pas un chien de consommateur de boissons alcooliques. Il n'y a plus de Tic Tac nous sommes à l'ère du numérique, la bombe sous ton siège est parfaitement silencieuse. Elle ne dit rien, ne revendique rien, n'a pas plus de légitimité à éparpiller tes membres que ceux qui l'ont posée à juger tes différences. Leur uniformité me rappelle les costumes nazis, la nécessité du tout le monde pareil, la norme devant laquelle on éteint son individualité au pied du grand totem, celui érigé par des voyageurs du temps en provenance direct d'un moyen âge dont ils sont nostalgiques...
Notre bonne vieille marseillaise, obsolète depuis longtemps, retrouve un air de noblesse. Ce bon vieux chant patriotique, annoné à l'infini jusqu'à en perdre tout son sens, se découvre une nouvelle jeunesse. Il s'agit bien en face d'une forme cruelle de tyrannie et notre étendard, ensanglanté par la barbarie impure, devrait peut être à nouveau abreuver nos sillons ? A moins que la bonne moitié de la population française soit incapable de me donner la définition de " sillon " ? Non monsieur, il ne s'agit pas de fendre des bûches, mais merci pour cette intervention...