J'écrirai un poème,
Où je chanterai des louanges.
J'y dépeindrai tes yeux de diadèmes,
Agrandissant ton front d'ange.
Je rapporterais, fiévreux,
Le détail de nos murmures.
Je chanterai, heureux
L'absence de deuil et de blessure.
De tes lèvres de fraise
Je gouterai l'ivresse ;
Dans ton regard de braise
Je répandrai mon âme en liesse.
Et alors, heureux comme enfant,
Je défierai le ciel et l'enfer.
Je plaindrai les puissants,
Je mépriserai les flots amers.
Tu seras pour moi, déesse,
L'azur et le feu, la lumière et la nuit,
L'épouse et la maitresse.
Tu seras l'étoile qui luit
Dans mon noir firmament.
Rendant mon sort prospère,
Tu prodigueras des baisers de diamants.
Et, si mon âme se perd,
Si au milieu du tumulte mon cœur se noie,
Je te retrouverai toujours a mes côtés ;
Me souriant sans crainte et sans effroi !