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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Défi] Berceuse pour une désillusion

Auteur Sujet: [Défi] Berceuse pour une désillusion  (Lu 3059 fois)

Verasoie

  • Invité
[Défi] Berceuse pour une désillusion
« le: 11 mai 2009 à 11:10:05 »
(Bon d'accord le titre correspond moyennement au texte ><)

Loredan m'avait gentiment interpellée :
Citer
Vera, je te défie d'écrire un texte sur la mâche de Rotterdam.

Hé, je tiens à te dire que c'est inhumain, ce genre de chose :mrgreen: Enfin c'est ce que j'ai pensé au début. Et puis finalement une idée m'est venue et je me suis bien amisée à la mettre en mots :D Je sais pas trop ce que ça vaut, c'est un peu plus absurde de ce dont j'ai l'habitude, mais, je vous laisse juges.

Edit : modifié le premier juin !


***

La poésie du monde a disparu. Et ça, c’est à cause de la mâche de Rotterdam.

Été

Je peux encore me souvenir des herbes folles qui poussaient à l’arrière de ta maison. Quand je ferme les yeux je me rappelle d’après-midis chauds, ensoleillés, qui me brûlaient les rétines. Le monde était empli de guêpes, de papillons jaunes - ta grand-mère, assise dans un transat, nous disait qu’ils annonçaient la pluie. Personne ne tondait la pelouse de ce bout de terrain, et il y avait dans les herbes drues tellement de fleurs qu’on ne pouvait pas marcher sans les piétiner. Des coquelicots, des boutons d’or et des myosotis. Dans un coin, d’anciens framboisiers poussaient sans entretien, les uns dans les autres, depuis des années. On mangeait leurs fruits rouges ou jaunes, je m’écorchais les mains contre le grillage rouillé planté là. Des fraises gorgées de trop de soleil pourrissaient au sol, parmi les marguerites. C’était autre chose que le jardin de tes parents, devant la maison : une terre impeccablement remuée où ne pointait aucune mauvaise herbe, où s’alignaient parallèlement des rangées de haricots, de carottes et d’oignons. Et de salade. Mais ils n’avaient jamais réussi à y faire pousser de la mâche, malgré leurs efforts. Il n’y avait pas assez de chaleur pour les graines. Si je dis ça, c’est parce que je me souviens qu’un jour, tu t’es coupé avec le grillage rouillé, et ils ont décidé d’arracher enfin les framboisiers retournés à l’état sauvage. Leur goût de l’ordre contre le chaos dans lequel on aimait jouer. Il y a eu un nouveau carré de terre meuble recouverte d’un plastique transparent, comme une petite serre, et là, leur salade a daigné pousser. Je lui en ai un peu voulu d’être responsable des changements à l’arrière de ta maison. Elles m’ont manqué, à moi, ces framboises.

Automne

Je déteste cette ville où on vit, ses rues qui se transforment en rivière chaque fois qu’il pleut, et son tramway sordide. J’ai souvent du mal à me souvenir que j’ai grandi dans ton sourire d’herbes sauvages, avec un soleil qui nous brûlait les yeux. Mais je viens d’y repenser en sortant de mon sac le Tupperware que tu m’as préparé ce matin, une salade - de la mâche. Tu as oublié que je n’aimais pas ça, et depuis deux semaines je me force à la manger, juste parce que c’est toi qui l’a préparée. C’est trop tard pour te l’avouer, maintenant. Je picore les feuilles avec les doigts en regardant autour de moi. Un type parle à la barre métallique du tram. Un autre fait de grands sourires à son reflet dans la vitre. Devant moi, une jeune fille rousse, avec des yeux magnifiques, sanglote. J’ai du mal à arrêter de la regarder pleurer, alors je ferme les yeux. Au bout d’un moment, j’imagine que j’embrasse ses lèvres pâles. Tu as mal nettoyé la salade, il y reste de la terre, je crois, et ça croque sous mes dents. La mâche brouille mon image mentale. J’essaye de me dire que son arrière-goût bizarre est la saveur des larmes ; la terre serait l’amertume de quelqu’un qui pleure dans les transports en commun… Non. C’est désagréable. La prochaine fois que j’imaginerai un baiser, ce sera en mangeant quelque chose de meilleur.

Hiver

Toi aussi tu as changé. Quand je suis rentré à l’appartement, il faisait déjà nuit, j’ai voulu nous faire du thé pour oublier qu’il faisait froid dehors et qu’il pleuvait sur les pavés glissants. Je t’ai demandé ce que tu désirais, tu as répondu « n’importe ». N’importe. Tu aurais pu trouver autre chose. « Emmène-moi ailleurs, un thé à la menthe pour m’évoquer la chaleur du Maghreb ». « Du jasmin, la ville est fade, elle a besoin d’un parfum plus entêtant ». « Verveine, s’il te plaît. Je me sens un peu triste ce soir ». Je ne te demande qu’un petit effort poétique, cher colocataire. La salade a dû te monter à la tête. Comme elle t’a terni ! C’est du thé que je te propose, pas une tisane de mâche de Rotterdam. Je me serais même contenté d’un simple « Je te fais confiance ». J’ai besoin de ta confiance. Je choisis du thé noir, feuilles broyées, je le laisse infuser trop longtemps et je viens m’assoir avec toi sur ton lit, pour regarder la pluie dégouliner sur la fenêtre. Tu grimaces en portant la tasse à tes lèvres : « Encore celui-là. Tu broies du noir ? ». Je savais ce que tu allais dire. Tu ne manques jamais ce jeu de mots ridicule. Je te réponds par un pauvre sourire et t’écoute déplorer l’amertume de mon thé. « Une fois, tu était tellement fatigué que tu t’es endormi sur le canapé, avec ta tasse devant toi. Elle a infusé la moitié de la nuit. Quand je me suis levé et que je t’ai trouvé comme ça, je l’ai bue en te regardant dormir. Il a un goût immonde, mais malgré ça je l’aime bien. » Tu continues à parler, ta logorrhée est  intarissable, tu veux combler le vide entre nous deux, et moi je bois silencieusement tes paroles en me demandant si ce sont elles qui laissent cette sensation amère dans ma bouche.

Printemps

Ce week-end, tes parents nous ont proposé de venir dîner chez eux. C’est le début du printemps. Pendant qu’ils mettent la table, nous traînons à l’arrière de la maison, profitant de l’air encore doux, et de la nuit qui commence à tomber. L’herbe est courte, à présent. Ta grand-mère n’occupe plus le transat depuis un ou deux ans. Par terre, il y a des violettes. Je les cueille en t’écoutant parler, je détache un à un leurs pétales pour les mettre dans ma bouche. Je t’en propose, et tu les acceptes, comme toujours, m’adressant ce regard perplexe et amusé qu’on réserve aux enfants. La silhouette de ta mère se découpe dans la porte-fenêtre, à contre-jour devant la lumière du salon. Je n’avais pas vu qu’il commençait à faire si sombre dehors. Elle nous hèle comme quand nous étions petits :
« C’est prêt, vous pouvez venir. Qu’est-ce que vous faites ?
- On mange des violettes, tu as répondu.
- Faut en mettre dans la salade », j’ai lancé.
Je te suis dans la maison, des pétales de violette dans la main. À table, je me laisse servir. Pour taquiner tes parents, je lance comme d’habitude « j’espère qu’elle est du jardin ! ». Réponse automatique de ton père : « De la mâche de Rotterdam, allons. Tu sais que c’est pas la saison. » Poésie, 0 ; Mâche, 1. Il aurait aussi bien pu ajouter qu’il l’avait achetée chez Carrefour. D’ailleurs, je pense que c’est un tic de langage qu’ont tes parents, de dire que leur salade vient de Rotterdam. Je ne sais pas où c’est, mais ça m’étonnerait qu’ils aient des serres plein la ville, juste pour quelque chose d’aussi mauvais.
J’éparpille des pétales dans mon assiette. Violet, vert. C’est joli, et c’est atypique. Poésie, 1. Égalité. Je perçois un froncement de sourcils de ta part. Pardon, mais quand tu m’abandonnes dans ce monde froid et brut, j’ai besoin d’un peu de lyrisme.
« Alors, tes études, ça se passe bien ? »
Couci-couça. Mais je réponds que oui, pour ne pas avoir à m’étendre. La littérature, pour eux, c’est un mirage, l’étudier, une velléité. J’aurais peut-être dû choisir la botanique, on se serait mieux entendus. Tu viens à mon secours avec une diversion sur ce qu’on mange, et j’enchaîne. « Super bon. C’est pas des salades, hein. Je mâche mes mots. » Les calembours, ça compte pour de la poésie ? Dommage que je laisse échapper les mêmes à chaque fois. Il n’y a aucune surprise dans ton sourire. Tes parents n’ont qu’à varier leur menu.
Je ne comprends pas votre enthousiasme. Si encore elle avait poussé dans votre jardin… mais vous l’avez sortie sans aucune considération d’un sachet en plastique sous vide. Il n’y a pas de sentiment, aucune élégance dans votre façon d’apprécier votre fichue salade. On a réussi à faire des poèmes sur le pain, mais à ma connaissance, personne n’a pu rendre la mâche charmante. J’ai essayé, moi, mais il faut bien se rendre à l’évidence : elle a tué les framboises, les jolies rousses, les boissons chaudes. Je dois être trop sensible ; elle a froissé ma susceptibilité. Cette fois, c’en est trop. Si vous vous alliez à elle, je n’ai plus le pouvoir de la retenir.

La poésie du monde a disparu. Et ça, c’est à cause de la mâche de Rotterdam.

« Modifié: 04 décembre 2009 à 12:16:14 par Verasoie »

Hors ligne ernya

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Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #1 le: 11 mai 2009 à 13:44:27 »
mdr
si ça peut te rassurer ton défi est typiquement loredanien :mrgreen:

pour le texte, j'ai bien aimé ! :)
j'ai bien aimé l'humour, le match poésie/mâche et aussi le passage avec le thé et les paroles amères (il n'est pas dans le même ton que le reste du texte mais j'ai bien aimé, enfin surtout l'idée)

le seul reproche que je ferais, ça serait le début que je trouve un peu long ou un peu moins bien écrit

mais sinon je trouve que c'est un bon texte!
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Hors ligne Milora

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Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #2 le: 11 mai 2009 à 14:28:52 »
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après midis
tiret

Citer
c’est toi qui l’a préparée
j'ai toujours un doute, mais je crois que c'est "as", non ?

Citer
tu était tellement fatigué
étais


Incroyable : j'ai... pas trop accroché. Je crois que c'est bien la première fois avec un texte de toi  :o C'est pas que ce soit désagréable à lire, hein ! Très bien écrit. Comme ernya, j'ai bien aimé le duel Mâche/Poésie. Mais, je ne sais pas, j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas trop de lien, que tu parlais de la mâche parce que c'était le thème imposé, mais que ça ne structurait pas vraiment l'histoire - que tu aurais pu mettre n'importe quel autre élément à la place, ça aurait fait pareil.
Pis c'est pas très optimiste, lol.

Et en plus, moi, j'adore la mâche :mrgreen:
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Verasoie

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Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #3 le: 12 mai 2009 à 17:22:11 »
ernya : Merci ^^. Je suis d'accord pour le début, plus je le relisais et plus il me paraissait long et HS... j'essayerai de revoir ça !

Mil : je corrige les fautes ^^
C'est vrai que ça peut donner cette impression avec la mâche, (j'avais peur que ça le fasse en fait xD). C'est peut être parce que j'ai volontairement essayé de donner de l'indépendance au texte, qu'il soit "plus" qu'une réponse au défi... mh j'essayerai de relier mieux en commençant par réécrire le début ^^ merci d'avoir lu en tout cas !

Hors ligne Plume d'argent

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #4 le: 13 mai 2009 à 14:57:23 »
Allez, j'ai lu et relu, je me lance :

- Première ligne du texte : Les premières phrases se veulent furtives, dans l'idée d'attiser la curiosité du lecteur et à mon avis, comme la première, dans sa lecture est brève et légère, la seconde fait mouche parce qu'elle est lourde à lire par : "Et c’est à cause de"

-C'est vrai que le premier paragraphe est un peu lourd, même si j'aime bien la description du début.

-"Tu as oublié que je n’aimais pas ça et ça fait des semaines" => répétition de ça.

-J'aime bien l'ambiance de la suite, surtout entre les deux amis et l'idée des jeux de mots.

-"profitant que l’air est encore doux alors que la nuit commence à tomber."=> on dit profiter de, non ? ou alors profitant que l'air soit encore doux ? Mais la première formulation serait mieux, non ?

- Je n'aime pas trop ces phrases : "J’abandonne le combat, je rends les armes. Vous pouvez vous gaver de salade si ça vous chante." Peut-être parce que dans un texte aussi atypique, on se serait attendu à quelque chose de différent et je sais pas comment expliquer mais j'aime pas. J'aurais aimé une fin avec des phrases moins usuelles.

Voilà dans l'ensemble : j'aime bien, c'est sympa à lire surtout vers la seconde moitié du texte, avec les jeux de mots. Si j'ai retenu une chose, c'est qu'il y a une salade qui s'appelle la mâche au goût affreusement désagréable. Ça m'évitera les surprises xd

Edit de Milora (pour éviter un message totalement HS) : Mais non, c'est très bon, la mâche ! lol
« Modifié: 13 mai 2009 à 15:04:20 par Milora »

Verasoie

  • Invité
Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #5 le: 13 mai 2009 à 16:17:35 »
Oui, j'avoue que la mâche n'a pas un goût immonde en soi, en fait j'aime bien, quand elle est dans une salade composée ^^ Mais je la trouve pas assez "fraîche", la laitue c'est meilleur, mdr.

Merci pour ton commentaire, en tout cas, Plume :

La première ligne, je l'ai reformulée plusieurs fois aussi parce que je voulais une phrase "légère", enfin qui se lise rapidement... J'avais commencé par "c'est de la faute de" mais c'était pire xD, etc. Je verrai si je trouve mieux. Peut être juste enlever le "et" ?

Je change avec "profitant de l'air encore doux", tout simplement.

Je suis assez d'accord pour la fin, j'essayerai aussi de rendre ça meilleur si je le retravaille.

Hors ligne Kailiana

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Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #6 le: 15 mai 2009 à 13:06:27 »
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La poésie du monde a disparu. Et c’est à cause de la mâche de Rotterdam.
sans lire la suite et sans savoir ce que ça veut dire, j'adore pourtant ces deux phrases xD
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Le sol était recouvert de tellement de fleurs qu’on ne pouvait pas marcher sans les piétiner.
tant à la place de tellement ? (très perso donc à toi de voir)
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ces framboisiers sauvages qui ne donnaient plus rien
mais avant et après tu dis que "je" cueillais encore des framboises  ???
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C’est trop tard pour te l’avouer de toute façon.
j'aime pas trop "de toute façon"
Citer
La prochaine fois que j’imaginerai un baiser, ce sera en mangeant quelque chose de meilleur.
  :D
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Je sais pas où c’est
vu le ton à côté, j'aurais préféré "ne sais pas"
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seulement vous l’avez sortie d’un sachet en plastique sous vide.
j'aime pas trop "seulement"
Citer
On a réussi à faire des poèmes sur le pain, mais à ma connaissance, personne n’a pu  rendre la mâche charmante.
xD C'est un défi ?  :mrgreen:



Au final, j'ai trouvé ça marrant, on sent que c'est du Verasoie avec la relation entre je et tu, certaines phrases m'ont bien fait rire. C'est bien écrit (c'est du Vera') mais il y a quelques phrases qui accrochent un peu (j'ai essayé de relever celles que j'aimais pas trop à la fin), surtout parce que la plupart du temps tu utilises un langage assez soutenu mais tout d'un coup il y a des expressions plus "communes". Mais bon j'ai tendance à faire pareil parfois ><
Par contre, tout le long du texte je me demandais où tu allais en venir, j'aimais bien la lecture, mais au final la fin m'a déçue. Peut-être que si tu ne mettais pas "La poésie du monde a disparu. Et c’est à cause de la mâche de Rotterdam." au début, mais uniquement à la fin, la fin ferait plus "chute" ? Je sais pas.

Bref c'était sympa, marrant, mais ça m'a laissé un gout d'inachevé.

(et moi aussi j'aime bien la mâche, mais pas en salade, enfin, quand ma mère en fait une salade ce que j'adore faire c'est grignoter dans le plat, par contre j'aime pas trop en prendre dans mon assiette et manger "normalement"  :mrgreen: bref  :-¬?)
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Verasoie

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Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #7 le: 17 mai 2009 à 19:48:34 »
Ai pas le temps de corriger pour le moment mais je le ferai dès que possible ^^ merci pour ce que tu as relevé. Pour les framboisiers, hum, tu as raison, enfin, ceux que je "vois" sont tellement empêtrés les uns dans les autres qu'on ne peut pas "récolter" les framboises proprement dit, mais quand même en cueillir. Enfin du coup l'expression "ne donnaient plus rien" est mal choisie quand même, je changerai en corrigeant.

Pour la "chute", je pensais que dès la première partie, puisque c'est à cause de la mâche que les framboisiers sont arrachés, le narrateur commençait à en avoir contre elle ? Enfin j'avais essayé de ne pas faire vraiment une chute mais une sorte de progression dans le texte... je tiendrai compte de ça en plus quand je réécrirai le début (décidément xD)

Et, tiens, je mange la mâche plus ou moins comme toi :mrgreen:

Verasoie

  • Invité
Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #8 le: 01 juin 2009 à 12:36:11 »
J'ai posté une nouvelle version du texte. Enfin, c'est quasiment la même chose, mais j'ai surtout réécrit et raccourci le début, changé quelques phrases au milieu et réécrit la fin. J'espère que ça fait moins lourd et plus centré sur le sujet (et les raisons pour laquelle la mâche doit être offerte en sacrifice lors d'un rite païen xD)

Hors ligne Gros Lo

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Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #9 le: 11 septembre 2009 à 17:53:34 »


Hin-hin-hin, je le lis enfin, il est cool ce texte, tu t'en es très bien tiré, défi relevé :-¬?


J'trouve un peu bizarre le fil conducteur mâche/poésie, mais le dégoût de la mâche est marrant et tout est fluide, c'est bien joué.

Voilà ^^
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Ambriel

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Re : [Défi] Berceuse pour une désillusion
« Réponse #10 le: 02 octobre 2011 à 21:13:00 »
Ambriel saisit sa pelle et, bravant l'avertissement en rouge, déterra le texte  :mrgreen:

Ploop ! J'imagine que deux ans après tu ne dois même plus t'en souvenir, mais tant pis. J'avais envie de lire du Vera, j'ai lu du Vera. Et comme c'est Gibet, ben je commente vite fait.

J'ai trouvé tout un tas de phrases et d'images chouettes, mais l'histoire m'a affreusement laissée sur ma faim, plus ou moins tout n'est que survolé et vlà. Mais c'était vraiment agréable à lire, y a tout plein de chouettes trucs, pis t'avais relevé le défi  :mrgreen:.
Valaa !

Ambriel s'enfuit en courant.
Mais les copains suivaient le sapin le coeur serré
En rigolant, pour faire semblant de ne pas pleurer
Et dans nos cœurs pauvre joueur d'accordéon
Il fait ma foi beaucoup moins froid qu'au Panthéon

- Georges Brassens -

 


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